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1 an en musique : 1988


Comme ça passe vite, j’en suis déjà à 1988 dans mon petit retour vers le passé et cette année, n’est pas une année comme les autres pour moi, puisque c’est celle qui marque mon arrivée à Fontenay sous bois.

Je m’y revois très bien arriver dans la Peugeot 505 grise de mes parents, sur le parking de ma nouvelle demeure, la ville de Fontenay sous bois. A l’époque, venant des Yvelines, j’avais l’impression d’avoir parcouru la Terre entière pour arriver dans le Val De Marne, alors quoi de mieux qu’une bande bande son pour accompagner mon voyage?

Bien sûr, je triche un peu, parce que dans le Pioneer de mon père, il n’y avait pas de rap et à 7 ans, je n’avais même aucune idée de ce que mes goûts musicaux pourraient bien être dans quelques années, tout ce qui m’intéressait, c’était taper dans un ballon en attendant le mercredi matin et mon rendez-vous avec le Club Dorothée. J’ai d’ailleurs été obligé d’y faire un clin d’oeil avec l’inoubliable “Bioman” de Bernard Minet, il y aura donc,exceptionnellement, deux “inavouables” dans ma playlist, parce que je ne pouvais quand même pas passer à côté de David et Jonathan, qui ont rythmé l’été 88 avec “Est-ce que tu viens pour les vacances?”

Toujours du son estival avec les débuts de l’Australienne Kylie Minogue, encore loin de son personnage sexy, elle était beaucoup plus axée “teen music” avec son “I should be so lucky”, lancement de l’immense carrière qu’est la sienne. Comme je suis arrivé en été à Fontenay, j’ai favorisé des musiques qui donne le moral et qui sente bon la chaleur des vacances, des sons comme le “Gimme hope Joanna” d’Eddy Grant et puis un gros clin d’oeil à mon papa et son tube de l’été, chanté par le Zoulou blanc, le “Asimbonanga” de Johnny Clegg.

Je vous ai évidemment parlé de rap plus haut et cette sélection en est à moitié remplie étant donné que cette année 1988 a été le lancement de la carrière de quelques unes des légendes du Hip Hop. Je vous ai donc choisi six morceaux, six légendes qui ont marqué cette année. Par exemple, quand on parle de panthéon du rap, rare sont ceux qui ne mentionnent pas Big Daddy Kane, alors son “Ain’t no half steppin” devrait vous faire la démonstration de son talent et du pourquoi il est sans doute le mc préféré de ton mc préféré!!! J’aurais pu dire la même chose de Slick Rick et son “Children’s story” repris magistralement par Nas et Kanye West l’an dernier avec leur “Cop shot the kid”. Une certaine MC Lyte a également fait ses débuts sur la scène Rap, avec un talent qui est tout sauf “Paper thin” et que dire d’EPMD?!? Erick Sermon et Parish Smith restent encore aujourd’hui des incontournables de cette musique.

Enfin et toujours dans le même registre, je terminerais avec celui que vous connaissez sans doute plus pour sa carrière d’acteur que de rappeur, mais ce qui a bel et bien lancé Will Smith, c’est son duo avec son éternel pote Jazzy Jeff et cette version musicale de Freddy, dans les griffes de la nuit, à savoir “A nightmare on my street” est tout simplement géniale! Demandez à Quincy Jones, ce qui lui a donné envie de lui offrir le rôle du Prince de Bel-Air…

Voilà, c’est tout pour cette année 1988 et c’est déjà pas mal non?

Laurent


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Cory Seznec, profondément blues.


Comme je l’ai dit dans une précédente chronique, pour annoncer sa  venue à Fontenay le 11 mai 2019, en première partie du vétéran du blues américain Otis Taylor, Cory Seznec est un musicien franco-américain dont l’univers est aux confluences du blues et des rythmes africains. Ce qui peut sembler très logique, au regard de l’Histoire, et de la naissance de cette musique, dans les champs de coton où les esclaves noirs travaillaient durement pour de grands propriétaires blancs, à la charnière entre le 19ème et le 20ème siècle, aux Etats-Unis, puis après dans les églises, avec l’arrivée du gospel et des spirituals (chants religieux).

Ses 2 premiers albums « Beauty in the dirt » (2014) et le récent « Backroad Carnival » (2017) témoignent de cet amour du musicien pour cette musique qui a par la suite donné naissance au rythm’n’ blues, à la soul music, à la funk. Sa voix grave, son style de jeu de guitare très subtil permettent à Cory Seznec d’installer très rapidement l’auditeur dans une relative connivence.

Avec « Picayune Baliverne », Seznec nous met tout de suite dans le jus. Une voix légèrement nasillarde, un blues gras, swinguant, suintant, qui nous transporte aisément dans l’ambiance enfumée des bars ou clubs du sud des Etats-Unis où le blues est né et où il est encore et toujours joué, de Chicago à La Nouvelle-Orléans, en passant par Bâton Rouge, des rivières des Bayous aux abords des fleuves sur lesquels naviguent les steamboats (bateaux à vapeur). Ainsi se succèdent « Sell you my soul » et Hawk on a Haystack ». Avec « Tattered Flag », changement d’ambiance. Là, Seznec nous emmène en afrique, entre basse frénétique, kora, et rythmique saccadée. « Pigeon man », « Let it all go », nous permettent d’entendre la guitare dobro (guitare au corps et aux cordes en métal), l’harmonica, 2 autres instruments qui donnent au blues sa couleur, et ce son si particulier.
Seznec est à l’aise dans ce registre et c’est un bonheur de l’écouter, tellement il se positionne dans la lignée des pionniers, tel un conteur, un témoin, ce que fait aussi aujourd’hui Eric Bibb, qui mélange également blues traditionnels et origines africaines. « Zanzibar », sorte de parenthèse instrumentale dans cet opus, est un morceau très léger. « Colette bar & restaurant », morceau toujours en mode zouk chaloupé, nous prouve que Seznec, voyageur sans frontières, n’hésite pas à nous surprendre. « God will change your situation barbershop », et « the Parting Glass », terminent en beauté ce « Backroad Carnival », dont Cory Seznec ne manquera de nous livrer de belles versions sur scène en mai 2019.

Alors si vous voulez poursuivre la découverte et passer un agréable moment, vous savez ce qu’il vous reste à faire : écouter l’album et réserver votre soirée, car avec Otis Taylor après, cela s’annonce comme un joli moment de cette saison culturelle.

Guillaume.

Pour fêter le printemps, Avishai Cohen fait escale à Fontenay-sous-Bois!


Evènement à la salle Jacques Brel le 20 Mars prochain! En effet, pour la première fois, le grand contrebassiste (mais également pianiste et chanteur à ses heures) israélien Avishaï Cohen va venir nous régaler de son jazz qui résonne autant de sonorités orientales que de modernisme européen, de rythmes latins, ou d’improvisations dont lui seul a le secret. En trio, quatuor, l’homme est à l’aise. Ici il viendra en trio, seulement accompagné par Elchin Shirinov au piano, Noam David à la batterie. Autant dire que le menu musical varié et les musiciens qui seront sur le plateau de Jacques Brel le 20 mars prochain, nous promettent une belle soirée.

Ce compositeur sensible et virtuose aime à explorer des territoires sonores nouveaux, pour enrichir son registre, sa palette musicale de compositeur. Il n’a pas hésité à aller du coté du flamenco avec le projet Duende, sur lequel il était accompagné de son compatriote Nitaï Hershkovits au piano.

Avishai Cohen, je l’ai personnellement découvert avec l’album « Duende » sorti en 2012, puis par la suite avec le « Night of Magic : Avishai Cohen Trio Live »paru en 2007, et à la suite, « As if… live at Blue Note »(2007), « Gently disturbed » (2008), « Aurora »(2009), « Seven Seas » (2011), et « 1970 » (2017). Sa musicalité, son sens de la mélodie, les silences qu’il laisse aussi s’installer et la faculté qu’il a de dialoguer avec ses musiciens, sont tout à fait remarquables. Il n’y a jamais de choses inutiles, en trop, tout est à sa place. J’avais d’ailleurs pu me rendre compte de son talent lors de son passage, voilà quelques années à la Scène Watteau, à Nogent-sur-Marne, où il était venu se produire en quartet, avec notamment Shaï Maestro au piano. Une soirée magnifique!

Grâce à lui, j’ai découvert l’existence de la talentueuse scène jazz israélienne. A côté de lui, il y a également son homonyme trompettiste, le saxophoniste Eli Degibri, le contrebassiste Ehud Ettun, enfin le pianiste Shaï Maestro. Aujourd’hui Avishaï Cohen est sinon la tête de proue, en tous cas une figure importante du jazz israélien et international. Son succès depuis une quinzaine d’années, sur les scènes du monde entier, a réveiller l’intérêt pour ce jazz si particulier, si riche, par le mélange culturel qu’il offre.
C’est tout cela que Avishai Cohen, Elchin Shirinov et Noam David viendront partager avec nous. Le concert affiche complet! belle preuve de la cote d’amour et de fidélité dont bénéficie ce musicien en France.

Parmi sa discographie, je recommande absolument « Night of Magic : Avishaï Cohen Live » ; « As if… Live at blue note » ; « Gently Disturbed » ; « Seven Seas » ; « 1970 ». Ainsi que le disque « Road to Ithaca » de Shaï Maestro.

Guillaume.

JazzaFont, une histoire d’amis.


Nomade_imageTroisième et dernière découverte estivale de musiciens-artistes fontenaysiens : JazzaFont.

JazzaFont, ou JAF pour les initié(e(s). Derrière ce patronyme à l’accent local, se cachent 6 musiciens, tous amis de longue date. Jean-Luc Fontaine (saxophones), Nicolas Durand (batterie), Bruno Tocco (congas, bongos), Christophe Rossignol (basse, contrebasse), Marc Fourmont (claviers), Pierre Lalanne (trompette), se sont retrouvés et unis autour de la passion commune pour le jazz, surtout s’il est de funk, de rock, de couleurs venues d’ailleurs.

Leur album « No made« , que l’on peut aussi comprendre comme « Nomade », en est la parfaite illustration. Sur les 8 titres présentés, hormis les 2 reprises, « Fever » de Otis Blackwell, et « Cantaloupe Island » de Herbie Hancock, ce sont Jean-Luc Fontaine et Nicolas Durand qui assure la composition-création des morceaux. Le sextet propose un jazz coloré, entrainant, tel l’introductif » Luca » ou le bluesy « Banana Blues ».

« Deep heart » est une ballade empreinte de nostalgie, ou le piano, maitre de cérémonie, nous offre un moment que l’on pourrait imaginé tiré d’une nuit passée à ressasser des idées noires, un  blues triste, entrecoupé de quelques verres d’alcool pour noyer un chagrin d’amour. Changement d’ambiance avec le dansant « Funky day », qui fleure bon la soul des années 70, empreinte à James Brown et consorts.

« Fever », tube de Otis Blackwell, créé en 1956, depuis repris par les plus grands noms du jazz et de la soul (Peggy Lee, James Brown, Michael Bublé, Elvis Presley, Ray Charles, Sarah Vaughan….. ) est livré ici dans une version assez déroutante à mon goût, loin de  l’esprit entrainant, swinguant, initial. Décevant. Je passerai sur « No quiero saber », qui manque de saveur latino. Dommage. Pour clore leur « No made », les membres de JAF nous offrent une version pour le moins très arrangée, version rythmique reggae, du standard de Herbie Hancock, « Cantaloupe Island ».

Au final, 8 morceaux différents, aux couleurs variées, aux inspirations éclectiques, qui, si elles ne m’ont pas toutes convaincues, méritent sûrement le coup sur scène. Ce que j’irai vérifier dès que l’occasion se présentera.

JazzaFont, JAF si vous voulez, honore à leur manière une musique sans cesse en mouvement(s), le Jazz.

A découvrir.

Guillaume.

 

 

Hubert Dupont, passeur de musiques


Golan-ImageEn cet été, je vous propose une série de découvertes d’artistes-musiciens fontenaysiens.

La première découverte, concerne Hubert Dupont, contrebassiste. Pour celles et ceux qui ne l’ont jamais vu-écouté, il est régulièrement programmé à Musiques au Comptoir, Halle Roublot, ou plus récemment lors de Fontenay-Sous-Soleil, le 15 juillet dernier, ainsi bien sûr que dans des festivals en France ou à l’étranger.

Outre son instrument fétiche, qu’il manie superbement, Hubert s’avère être aussi un chef de bande, de Brass Band, directeur musical de différents groupes et projets (voir son blog). Il  habite Fontenay depuis très longtemps, y mène une action musicale, éducative, de transmission, d’échanges en tous genres, de rencontres, riches, variées, toujours avec le soucis de la qualité (http://www.ultrabolic.com/). Certains d’entre vous ont pu le découvrir, en 2014,  lors de la fête de la musique, lorsqu’il était venu diriger  son Brass Band, alors composé d’une douzaine de musiciens, sur le perron de la Médiathèque de Fontenay-sous-Bois.

Ici, il est partie prenante de l’Ensemble « Golan », accompagné de la flutiste traversière Naïssam Jalal et du percussionniste Youssef Hbeisch, entourés de Ahmad Al Khatib à l’oud, Zied Zouari au violon et Matthieu Donarier à la clarinette. Cet ensemble musical a enregistré un album, »Golan, Al Joulan, Vol.1 » (qui donc sera suivi d’un volume 2, en préparation), à Musiques au Comptoir, en octobre 2015. Ce projet musical a emmené le groupe en tournée en  Palestine, ou l’accueil réservé fut tout simplement « magique », d’après Hubert.

Sur « Golan », dès le premier morceau, on est embarqué dans les contrées moyen-orientales, avec ces musiques rythmées, chaloupées, et ces sonorités si reconnaissables, ici magistralement servies, par la bande de musicien réunies. Un vrai voyage musical, culturel, qui, à l’heure de la montée des radicalismes, des tensions communautaires réelles ou artificielles, fait un bien énorme à écouter, savourer. Oui l’ailleurs est source de richesse humaine, d’échanges.. c’est tout le sens de ce projet « Golan », et plus largement de l’aventure musicale que mène Hubert Dupont depuis des années, à travers ses différents projets.

Si le disque n’est composé que de 6 morceaux (ce qui peut paraître peu, mais bon, la qualité est au rendez-vous, alors ne boudons pas ce plaisir, savourons-le!), c’est une belle échappée que nous délivrent ici les membres de ce Golan Project. Vivement le second chapitre!!!

Hubert Dupont, à travers tous ses projets, se veut être un passeur de musiques, un homme de rencontres culturelles, artistiques, humaines.
Pour celles et ceux qui souhaiteraient découvrir cet artiste, ce musicien, les disques sont disponibles à la médiathèque.

Guillaume.

 

Les Aventuriers soufflent leurs 10 bougies…


Oyez, Oyez, chers amateurs, amatrices de rock, de pop-music, de découvertes de jeunes talents ! Cette année, le Festival des Aventuriers de Fontenay-sous-Bois fête ses 10 ans.

En 2004, l, tel un phénix, sous le parrainage de Richard Kolinka, ex batteur de Téléphone. En clôture des 3 éditions suivantes, le public aura le plaisir de voir Richard Kolinka inviter ses amis Cali, Jean-Louis Aubert, Alain Bashung, Brigitte Fontaine, Raphaël, à venir partager la scène. Grands moments !!!. Ils organiseront même un mini tournée de 5 dates en France baptisée « Les aventuriers d’un autre monde ». Mais le Festival des Aventuriers, c’est avant tout une histoire de découvertes  d’auteurs, de chanteurs-chanteuses, de musiciens, d’univers musicaux, de sonorités. Tout les courants ont leur place : rock, pop, électro, chanson. Ce festival a vu passer des artistes qui par la suite ont fait carrière, jugez plutôt : Mathieu Chédid (M), Claire Diterzi, Florent Marchet, Shaï no Shaï, Aqme, Hushpuppies, Jehan, Autour de Lucie, et plus récemment, Stuck in the sound, Skip and Die, Motorama, Rover, Naive New Beaters ou Dom La Nena.

Pour ses 10 ans, du 9 au 19 décembre 2014, le programme est encore une fois alléchant, marqué notamment par le retour des toulousains de Zebda, qui feront la clôture du festival, salle Jacques Brel, le 19 décembre.  Avant, vous pourrez  écouter et découvrir, à l’Espace Gérard Philipe, des groupes tels Black Lilys (duo lyonnais sélectionné lors de la soirée « Jeunes aventuriers en octobre dernier),  Gang of four, Tuxedomoon, François and the Atlas Mountains, Even If, Jawhar, entre autres.

Sachez que vous pouvez retrouver certains des albums des artistes programmés cette année comme antérieurement, à l’espace musique.

Bon festival à toutes et tous!

http://www.festival-les-aventuriers.com/site2014/pages/festival.html

Guillaume.

 

 

La musique, les musiques… en fête !


Le 21 juin, depuis 31 ans déjà (1981), est devenu le jour où la musique, sous toutes ses formes, acoustique comme électrique, ancienne comme moderne, classique comme contemporaine,  de même que  les chorales en tous genres, se mettent au diapason pour montrer leur variétés, leur richesse, leur inventivité.

En ce jour de fête musicale, tous les lieux sont investis par les musiciens (voir videos), amateurs comme professionnels, à la ville comme à la campagne, à Paris comme en province.

31 ans après, la douce folie engendrée par ce moment de fête, de partage, est devenue un rendez-vous balisé, avec des concerts sponsorisés…mais nombreux sont encores les endroits où le simple plaisir de jouer (voir vidéo), de partager, de pratiquer est resté la règle….

Aussi,  si vous assistez à un concert, une prestation, qui vous a plu, étonné, surpris, à Fontenay comme aux alentours, ou sur Paris, dont vous souhaiteriez témoigner, n’hésitez pas à nous en faire part sur le blog.

Bonne fête de la Musique à toutes et tous.

Guillaume.