Archives du blog

L’histoire d’une chanson: A gajota de Ipanema


Chose promise, chose due ma chère Michèle, j’ai trainé mais je vais m’essayer à ce petit exercice qu’est l’histoire d’une chanson et loin de mon univers musical habituel, je vais plutôt pencher pour la Bossa Nova avec la fameuse fille d’Ipanema.

J’ai entendu l’histoire de ce classique lors de mon voyage à Rio il y a quelques années de ça et j’ai été saisi par le fait qu’une anecdote aussi banale ait pu donner naissance à un tel mythe de la musique.

Août 1962, Tom Jobim et Vincius Da Moraes ont leurs habitudes au “Veloso”, un bar restaurant en face de la plage d’Ipanema à Rio De Janeiro, plusieurs jours durant, ils contempleront la beauté d’une jeune carioca qui emprunte cette route pour aller de chez elle à l’école. Subjugués et inspirés par leur nouvelle muse, ils décident d’en faire une chanson.

Les paroles de Da Moraes et la musique de Jobim sera jouée pour la première fois dans un club branché de Copacabana, “Au bon gourmet”, ils seront accompagnés par Joao Gilberto et les Os Cariocas.

C’est les débuts de la Bossa Nova et le morceau est connu un peu partout dans les endroits branchés de Rio, mais ne connaît pas de version studio avant 1964 et sa traduction en Anglais par Norman Gimbel pour l’album Getz/Gilberto, avec la voix d’Astrud Gilberto, la femme de Joao. Le titre et l’album sont un succès immédiat et reçoivent un Grammy l’année suivante.

Les auteurs de la chanson révèleront le secret de celle qui les a inspirés : Heloísa Eneida Menezes Paes Pinto et lanceront du même coup sa carrière, elle deviendra mannequin, puis styliste, mais restera à jamais la fille d’Ipanema.

Depuis, le bar “Veloso” a été renommé “A gajota de Ipanema” et c’est une adresse que je vous recommande vivement si vous avez l’occasion de passer par là. Vincius Da Moraes a donné son nom à l’ancienne rue Montenegro, où vivait “Helo Pinheiro”, la fille d’Ipanema. La chanson elle, sera reprise de nombreuses fois comme en témoigne la playlist ci-dessous.

Laurent

Publicités

Le Big Band ne fait pas tout !


MitchellBigBandPour son retour à la scène cette année (mais n’avait-il pas promis qu’il la quittait définitivement voilà 2 ans et demi?), Eddy Mitchell a décidé de le faire dans la formule qu’il adore : outre son groupe habituel, il est accompagné d’un big band (15 cuivres !) et 4 choristes ! C’est dans cette formation qu’il a enregistré l’album éponyme « Big Band ». Moi qui suit fan du chanteur, là j’avoue, j’ai été dérouté, sinon déçu, voire très déçu ! Oui le retour est raté !

La raison ? : des orchestrations qui sonnent très 5O’s-une voix qui hélas par moments fait défaut, et des textes pas toujours très intéressants ! Il n’est qu’à écouter « Quelque chose à changé », « Je n’ai pas d’amis » (sur le phénomène Facebook, Twitter…), ou le texte sur les journalistes et le métier des critiques en tous genres « Journaliste et critique »… pour s’apercevoir, que malgré le côté acerbe, désabusé qu’il aime à cultiver depuis longtemps, Claude Moine n’est pas plus en phase avec le monde qui l’entoure, à la manière d’un Jean Gabin qui détestait le monde tel qu’il changeait.

Alors bien sûr, les musiciens sont parfaits, bien sûr les arrangements encore et toujours opérés par le saxophoniste et complice Michel Gaucher, devraient nous transporter… mais cette fois-ci rien n’y fait, je n’ai pas été « embarqué » par cette cuvée musicale 2016. De plus, lui qui adore Franck Sinatra, le seul chanteur qui trouve grâce à ses yeux, il se permet de chanter « Fly me to the moon » dans une version francisée, qui devient alors « Promets-moi la Lune »… Et là, comme il le dit si bien dans « Couleur menthe à l’eau »…. le charme est tombé… la magie n’opère pas du tout!!!

Vous l’aurez compris, au final, « Big Band » un album qui me déçoit beaucoup!

Reste seule la magie de la scène, et des standards inaltérables tels que : « Sur la route de Memphis », « Couleur menthe à l’eau », « Le cimetière des éléphants », « La dernière séance » ou « Pas de Boogie Woogie ».

Guillaume.

 

Quincy Jones, producteur de légende(s)…


QuincyJones_imageNé en 1933 à Chicago, alors sous la loi de Al Capone, Quincy Jones a démarré comme trompettiste et arrangeur auprès de Lionel Hampton (avant d’être celui de Tommy Dorsey, Sarah Vaughan, Count Basie, Ray Charles, Dinah Washington).

En 1956, il rejoint  le big band de Dizzy Gillespie, pour une tournée au Moyen-Orient et en Amérique du Sud.

En 1957, il s’installe à Paris, étudie auprès de Nadia Boulanger, avant de rencontrer Eddy Barclay,  fan de jazz américain, fondateur-directeur du label Barclay. Reparti aux Etats-Unis, il intègrera le label Mercury,  travaillera avec Frank Sinatra, Barbara Streisand ou Tony Bennett.

Tout au long de déjà riche et longue carrière, il a côtoyé, produit, arrangé les musiques et chansons des grands noms de la musique du 20ème siècle.

Homme curieux, il sait dénicher les nouveaux talents. Ainsi en 1974, lors du tournage de « Wiz », il croise le jeune Michael Jackson, avec qui il enregistrera 3 albums entre 1977 et 1987 : « Off the Wall »,  « Thriller » et son tube mondial « Beat it », enfin « Bad ».

Plus récemment, de jeunes artistes ont eu droit aux conseils et bénéficié de la collaboration artistique du Maestro : les chanteuses de jazz Nikki Yanofsky, Andréa Motis (par ailleurs trompettiste comme Mister Jones), la française Zaz (pour qui il a écrit 3 morceaux sur l’album consacré à Paris, à paraître en novembre prochain).

Le monde du cinéma (comme de la télé, où il produira de nombreux show musicaux ou non), fera aussi appel à ses talents de compositeur-arrangeur : de Sidney Lumet « Prêteur sur Gages » (1964) à Lee Daniels pour « Le Majordome » (2013) sans oublier Norman Jewison « In the Heat of the Night » (1967), ni « La couleur Pourpre » de Steven Spielberg (1985), nombreux sont ceux qui ont bénéficié des talents de Quincy Jones.

Véritable légende vivante de la musique du 20ème siècle, témoin privilégié de l’évolution musicale, il reste une référence absolue, incontournable, un producteur très demandé.

Guillaume.

Crooneusement Vôtre !


La voix est donc un instrument qui fut de tous temps (sans remonter jusqu’à la préhistoire) pratiqué, développé. Pour parler, communiquer, mais également pour… chanter ! Qu’elle soit classique, country, rock, porteuse d’une tradition, en mode variété française ou jazz, la voix fait donc passer des émotions, des traditions, des histoires, de la vie, du sentiment.

Justement, une catégorie de chanteurs de jazz surtout, va durant la période 1940-1960, donner ses lettres de noblesse à une manière de chanter : le crooning (de l’anglais To Croon= Fredonner).

PaulAnka_imageLes crooners, qui chantent la plupart du temps accompagnés d’un orchestre ou big band, sur des orchestrations qui swinguent, seront très en vogue. Les voix  de Frank Sinatra, Dean Martin, Bing Crosby, Sammy Davis Jr, Nat King Cole, Louis Prima, Gene Kelly, Fred Astaire, Paul Anka (photo), Johnny Matis, vont alors  émerger. Tous ces noms, vous les connaissez, pour les avoir déjà entendus, vu à la télé, ou au cinéma également pour certains d’entre eux (je vous laisse chercher lesquels…).

HarryConnick_pochetteAujourd’hui, ces pionniers ont laissé leur place à une relève bien talentueuse allant de Harry Connick Jr.(photo) à Jamie Cullum, en passant par Kurt Elling, Michael Bublé, Robbie Williams, Bryan Ferry, Peter Cincotti.

Si vous aimez ce style, ces artistes vous raviront par leur façon de « crooner« . Vous pourrez aussi en retrouver certains dans l’exposition « Suivez la Voix« , qui a lieu jusqu’au 2 mai à la médiathèque.

Guillaume.

 

Le meilleur de The Voice !


Frank Sinatra, comédien-chanteur, disparu en 1998, laisse derrière lui un répertoire énorme de chansons, de ballades, de standards du jazz.

Fondateur et membre éminent du RatPack avec ses acolytes Sammy Davis Jr, et Dean Martin, homme d’influence, séducteur invétéré, ce crooner a traversé les décennies avec sa voix de velours inégalable, inoublliable.

Ce best of paru en 2011, permet de (re)découvrir des perles telles que Fly me to the moon, Strangers in the night, The lady is a tramp et bien d’autres encore. Bonus non négligeable, il offre à entendre Sinatra en concert, enregistré en 1957, sa meilleure période.

Une ballade dans le temps, un voyage musical magnifique offerte par l’un des plus grands chanteurs américains du siècle dernier.
A découvrir et/ou écouter sans modération.

Guillaume.