Archives du blog

Nos samples rendez-vous #15


zhanePetit retour dans le passé, vers mes années collèges, plus précisément en 1993 avec l’un des groupes phares de Rn’B de l’époque, Zhané et leur titre « Hey Mr. DJ ».  A la base, les 2 chanteuses du groupe étaient des solistes, Jean Baylor et Renee Neufville, elles avaient déjà collaborés avant d’être un groupe et l’intervention du DJ de Will Smith himself (Eh oui ! avant d’être acteur, il rappait), Monsieur Jazzy Jeff, que les fans du Prince de Bel Air connaissent plus pour ses vols planés  que pour son talent derrière les platines.

Pour leur tube, les filles ont choisi un sample de Michael Wycoff, sur le titre « Looking up to you ».  L’ancien choriste de Stevie Wonder, malgré sa brève carrière, due à ses problèmes de drogues et d’alcool, a eu le temps de nous pondre quelques hits, dont celui-ci, sur son deuxième album « Love conquers all » en 1982.

Laurent

Publicités

Childish Gambino, artiste multi-taches !


childishNouvelle séance de rattrapage, cette fois avec Childish Gambino que je découvre une nouvelle fois à travers une série, décidemment, me direz-vous!!! Donald Glover à la ville, était Troy Barnes dans « Community », la comédie hilarante de NBC, mais c’est dans sa (il en est l’auteur et producteur) toute nouvelle série « Atlanta », où il tient le rôle de Earn Marks, manager/looser en devenir de son cousin Paper boi, lui-même, nouvelle star de la scène hip hop d’Atlanta que j’ai connu ce personnage atypique.

Gambino, c’est à la fois du rap et de l’electro, du Rnb et de la pop, bref autant dire qu’il s’essaie à tous les styles et se débrouille plutôt pas mal à ce petit jeu. C’est peut-être aussi ce qui fait que les avis sont parfois mitigés sur cet artiste. Trop lisse pour le public hip hop, mais malgré tout trop rap pour la pop.

Heureusement, Glover assume complètement ce rôle de « Hipster » du hip hop, personnage décalé, aux antipodes des Gangster du rap, Gambino est un enfant du net et a su en profiter pour se faire son autopromotion, étant donné que les médias hip hop ne lui ont pas toujours offert la diffusion qu’il  aurait méritée.

Pour revenir à cet album donc, « Camp », son premier et le plus orienté hip hop de tous, même si il garde quand même une sonorité pop sur certains morceaux, l’ensemble est cohérent, pas parfait mais c’était son premier disque, il n’a fait que s’améliorer depuis. Quelques morceaux tournent en boucle dans mon MP3 comme « Bonfire », « Firefly » et le meilleur selon moi, « Freaks and geeks », où, Gambino, survolté, nous fait apprécier ses qualités de kicker à une vitesse ahurissante.

Je vais donc continuer à m’intéresser à cet artiste/acteur/auteur de près et je vous recommande vivement de jeter un œil à la série « Atlanta », c’est drôle, très fin, engagé et en plus, doté d’un excellent soundtrack. Quant à son dernier opus « Awaken my love » qui vient de sortir cet hiver, n’hésitez pas et sautez dessus, c’est un petit bijou, mix entre P-funk et Hip hop groovy, unique en son genre. Et pour ceux qui se poseront la question, c’est bien sa voix (à peine pitché) sur l’album, preuve en live dans la vidéo ci-dessous.

Laurent

Coups de cœur 2016 !


43280-o3rhudMon année musicale aura été celle de la sensibilité, de l’émotion pure, celle qui vous prend aux tripes, qui vous fait battre le cœur très fort, vous donne des frissons, des larmes aux yeux… J’ai découvert des voix splendides, des musiciens fascinants  comme Or Solomon dont j’ai pu apprécier le talent en concert au Comptoir à la Halle Roublot de Fontenay-sous-bois.

Telle est cette magie de la musique, car elle peut tout autant vous faire danser, hurler, mais aussi vous faire vibrer de l’intérieur. Elle est trop forte la musique…

Carine.

 

Je n’ai pas dérogé à la règle en 2016, mes habitudes musicales sont restées très orientées hip hop / soul et cette année a été un très bon cru à ce niveau la, difficile pour moi de ne choisir que cinq morceaux pour illustrer cette belle année.

Le revirement funk de Childish Gambino était indispensable et la relève hip hop avec Joey Badass et Hassan Monkey également, mais la véritable révélation 2016 pour moi, c’est Chance The Rapper, qui, à mon avis sera le prochain phénomène dès qu’il se décidera à sortir son album. Hip hop is not dead…

Laurent.

 

Comme Carine et Laurent, je vous propose ma sélection, mon dernier regard personnel sur l’année musicale 2016. Entre coups de cœur et découvertes, les artistes ou groupes que j’ai aimé, apprécié.

Ils ont pour nom Kacem Wapalek, rappeur à la plume ciselée, Electro Deluxe et sa funk-soul cuivrée, vus lors de l’édition 2016 des Aventuriers, Richard Bona et son jazz-world aux accents cubains, Ibrahim Maalouf et sa trompette aussi à l’aise en mode oriental que plus intimiste, la chanteuse de R’n’B Emeli Sandé, et pour clore la liste, Leyla Mc Calla, chanteuse folk américaine.

Guillaume.

 

L’année de mon côté a été contemplative avec le piano de Quentin Sirjacq, enjôlante avec les refrains de Benjamin Biolay, et surtout … très festive !

2016 nous montre que l’on peut danser sur tout : la folie groovy de « Shoes », la mélancolie planante de « Halcyon bird » ou un hymne à l’énergie comme « Final song ».

Elsa.

 

Nos samples rendez-vous #10


biggiePour le 10ème de « Nos samples rendez-vous », je me devais de me réserver l’un de mes morceaux préférés : Juicy de Notorious B.I.G, chanson « feel good » par excellence du hip hop des années 90, Juicy est le tout premier single de Biggie Smalls, tiré de son premier album READY TO DIE.

Sur ce morceau, Biggie retrace sa jeunesse dans les quartiers difficiles de Bed-Stuy à New York et son ascension vers les sommets des charts avec son acolyte de  toujours Puff Daddy. Considéré comme l’un des meilleurs morceaux Rap de l’histoire, il est produit par Trackmasters et Puffy.

Le sample en question est tiré d’une chanson de Mtume : Juicy fruit, extrait de l’album du même nom en 1983. Le thème de celui-ci est beaucoup plus léger, puisqu’il parle comme tout bon morceau de Funk, d’amour et le compare à un fruit juteux.

Le Juicy de Notorious B.I.G a toujours été revendiqué par Pete Rock qui, jusqu’à aujourd’hui, prétend que P.Diddy lui aurait volé l’idée du sample après l’avoir entendu chez lui, lors d’une session studio. Pas rancunier, Pete Rock a quand même remixé le morceau pour Bad boy, clamant qu’il n’a jamais couru après l’argent, mais souhaitait simplement être reconnu pour son travail.

Laurent

Beck is Back !


jeffbeck

Marciac 2015. Une soirée aux sons de la guitare était programmée, réunissant Jeff Beck, guitar-hero anglais sorti des 60’s époque Yardbirds, en remplacement de… Eric Clapton (!), et le génial poly-instrumentiste (guitare-orgue Hammond, batterie, basse…) Lucky Peterson, vétéran du blues. Hélas!!  Jeff Beck ne vint pas, le corps malade lui indiquant le repos. Il fut remplacé par le virtuose américain Joe Satriani, dont le rock-fusion désempara quelque peu l’auditoire.

Un an plus tard, guéri de ses maux, revigoré, le génial et ténébreux guitariste nous revient avec « Loud Hailer » (Le haut-parleur, sur la pochette, comme pour hurler au monde son retour), un album de rock brut, gras, au gros son. Accompagné de 4 joyeux drilles dont deux jeunes femmes (une spécialité pour le Beck), il harponne l’auditoire d’entrée sur « The Revolution will be revisited ».. Slogan, ou prémonitoire ?… En tous cas, l’homme nous montre qu’il est en forme, n’ayant rien perdu de sa fougue, de son jeu. Et c’est TANT MIEUX ! Usant sans abus de la distorsion, y mêlant quelques boucles électro, Jeff Beck nous emmène sur des territoires sonores parfois très sombres, torturés.

Jusqu’à « Scared for the children » morceau lent emmené au chant par la voix éraillée de Rosie Bones (pas sans rappeler celle de Cindy Lauper), oui jusqu’à ce morceau, le bougon guitariste a mis la poignée à fond. Vient ensuite « Scared for the children », ballade aux accents de Flamand Rose, que n’aurait pas renié David Gilmour. Avec « Right now », les affaires reprennent, un son gras au menu, comme un hommage aux légendaires groupes du sud des Etats-Unis tels Lynyrd Skynyrd, ZZTop, Blackfoot, Allman Brothers Band et consorts. « Shame », une ballade qui figurerait sans problème au répertoire de Dire Straits, Tom Petty, Eric Clapton, voire Neil Young, Tony Joe White. « Oil », est un blues-funk de bonne tenue, qui donne envie de danser. Le dernier titre « Shrine » (tombeau) est une évocation un rien désabusée de l’espèce humaine, de son devenir, de son aptitude à croire en un lendemain meilleur. Le reflet de la pensée de Jeff Beck ?

Quoi qu’il en soit, le Beck est de retour de fort belle manière, et c’est toujours un bonheur d’écouter ce musicien.

Guillaume.

Nos samples rendez-vous #6


l-integrale-coffret-3-cds-1-dvd-tupac-shakur-2-pac-cd-album-882251708_LCompliquons un peu l’exercice pour cette nouvelle édition :

Nous allons décomposer l’un des morceaux mythiques de 2pac, dont un biopic  est à venir sur les écrans en fin d’année logiquement. Le track en question c’est « California love », LE single du double album du même titre que le film : ALL EYEZ ON ME.

Véritable hit indémodable, le morceau produit  par Dr. DRE (qui rappe aussi sur un couplet) est composé principalement de 2 samples :

Pour la mélodie, un classique de Joe Cocker : WOMAN TO WOMAN sur son album éponyme de 1972.

Et la piste vocale avec Ronnie Hudson & the street people pour : WEST COAST POPLOCK d’où Pac tirera son : «  California, no time to party » dans le refrain chanté par le regretté Roger Troutman de Zapp (précurseur de l’auto-tune), qui en profite pour faire aussi une apparition dans le clip.

Et pour ceux qui ne connaitraient pas le hit de Mr Shakur avec son clip à la Mad max, ENJOY…

Laurent

JazzaFont, une histoire d’amis.


Nomade_imageTroisième et dernière découverte estivale de musiciens-artistes fontenaysiens : JazzaFont.

JazzaFont, ou JAF pour les initié(e(s). Derrière ce patronyme à l’accent local, se cachent 6 musiciens, tous amis de longue date. Jean-Luc Fontaine (saxophones), Nicolas Durand (batterie), Bruno Tocco (congas, bongos), Christophe Rossignol (basse, contrebasse), Marc Fourmont (claviers), Pierre Lalanne (trompette), se sont retrouvés et unis autour de la passion commune pour le jazz, surtout s’il est de funk, de rock, de couleurs venues d’ailleurs.

Leur album « No made« , que l’on peut aussi comprendre comme « Nomade », en est la parfaite illustration. Sur les 8 titres présentés, hormis les 2 reprises, « Fever » de Otis Blackwell, et « Cantaloupe Island » de Herbie Hancock, ce sont Jean-Luc Fontaine et Nicolas Durand qui assure la composition-création des morceaux. Le sextet propose un jazz coloré, entrainant, tel l’introductif » Luca » ou le bluesy « Banana Blues ».

« Deep heart » est une ballade empreinte de nostalgie, ou le piano, maitre de cérémonie, nous offre un moment que l’on pourrait imaginé tiré d’une nuit passée à ressasser des idées noires, un  blues triste, entrecoupé de quelques verres d’alcool pour noyer un chagrin d’amour. Changement d’ambiance avec le dansant « Funky day », qui fleure bon la soul des années 70, empreinte à James Brown et consorts.

« Fever », tube de Otis Blackwell, créé en 1956, depuis repris par les plus grands noms du jazz et de la soul (Peggy Lee, James Brown, Michael Bublé, Elvis Presley, Ray Charles, Sarah Vaughan….. ) est livré ici dans une version assez déroutante à mon goût, loin de  l’esprit entrainant, swinguant, initial. Décevant. Je passerai sur « No quiero saber », qui manque de saveur latino. Dommage. Pour clore leur « No made », les membres de JAF nous offrent une version pour le moins très arrangée, version rythmique reggae, du standard de Herbie Hancock, « Cantaloupe Island ».

Au final, 8 morceaux différents, aux couleurs variées, aux inspirations éclectiques, qui, si elles ne m’ont pas toutes convaincues, méritent sûrement le coup sur scène. Ce que j’irai vérifier dès que l’occasion se présentera.

JazzaFont, JAF si vous voulez, honore à leur manière une musique sans cesse en mouvement(s), le Jazz.

A découvrir.

Guillaume.

 

 

Un groupe au poil !


pochette2_DeluxeMa collègue Alice vous avait présenté leur premier album en janvier 2014, les voilà revenus !

Le groupe Deluxe nous revient avec leur second album Stachelight. Toujours aussi funs, aussi groovy ces Aixois. Cet album est de la même veine, des mélodies entêtantes sublimées par la voix de Liliboy (qui rappelle Selah Sue), ultra vitaminée. Bonne humeur, joie de vivre.

Condensé d’influences, de styles, et d’intensités, le groovy est toujours là mais le groupe touche aussi à un univers un peu plus pop. Et puis ils ont invité du beau monde, des duos étonnants mais efficaces : M sur Baby that’s you, l’étincelante Nneka pour Bonhomme, et puis Akhenaton et Shurik’n pour un émouvant A l’heure où.

Pour cet opus Deluxe a choisi de créer leur propre label,  leur deuxième album sort donc sous Nanana Production, et c’est Chinese Man Records qui est en charge de la promotion et de la distribution.

Non vraiment un très bon disque, plus abouti encore que le précédent, rien à jeter, des rythmes endiablés pour faire la fête, à consommer sans modération surtout si on a besoin d’un bon coup de pêche et on en demande encore !

Michèle

Il pleut sur mon coeur purple


PrinceQuand je vois un blouson rouge, je pense à Michael, dès que je prononce le mot PURPLE, je pense à Prince, et aujourd’hui cette couleur est en pleurs…

Mais qu’est-ce qui se passe là-haut ? Ils avaient besoin de renouveler leur stock de génies créatifs, depuis le début de l’année combien nous ont quittés ? A l’Espace Musique la table, où l’on met en valeur les albums, les artistes, est devenue la table nécrologique… Ca suffit !!! Laissez-nous en encore un peu…

Aujourd’hui c’est Prince… Je m’en fiche de sa biographie, je m’en fiche de savoir comment il est mort. Il nous a quittés…

Prince c’est l’artiste qu’on a toujours sous le coude, on n’en parle pas mais il y a toujours un morceau à lui qui est dans le coin de notre tête. Personnellement c’est Purple Rain et oui c’est pas original, mais c’est le tube qui me l’a fait découvrir. Et quand je l’ai vu en vrai l’interpréter, j’ai tellement eu les poils, qu’ils se soulèvent encore rien que d’y penser, bien des années après… Un grand monsieur, un grand génie, qui devait être bien serré dans ce petit corps, il faut espérer qu’il va bien les faire danser là-haut.

C’est une bien triste journée, c’est une bien triste année…

Michèle

 

Sortez la boule à facettes


pochette_MonikaMonika (son nom de famille est Christodoulou), une célébrité dans son pays la Grèce, nous offre avec son 3ème album Secret in the Dark, une véritable renaissance d’une disco-funk-électro urbaine.

Cette chanteuse a abandonné ses ballades folk, qui n’ont eu du succès qu’en Grèce, et s’est envolée à New York pour travailler avec le batteur et producteur Homer Steinweiss (de chez Dap-Kings, le groupe qui jouait pour Amy Winehouse).

Monika est une miraculée, elle s’est inspiré du naufrage qu’elle a vécu en 2012. Un accident de bateau qui l’a forcée à nager dans l’océan pendant huit heures. Ce disque montre parfaitement son envie de vivre. C’est un album plein d’énergie des années 80, qui donne envie de danser.

Une voix déroutante, parfois grave ou bien aiguë. Des boucles de claviers, une basse prédominante, un groovy incroyable.

Allez… écoutez ce tube, et vous verrez votre bassin remuer, votre corps ne vous obéira plus…

Michèle

Snarky Puppy, Fanfare qui jazze en mode fusion.


Sylva_imageSnarky Puppy, ce nom ne vous dit peut-être rien… en tous cas, moi je ne connaissais pas ce groupe composé de 13 musiciens, basé à Brooklyn, mais qui vit le jour au Texas en 2004, jusqu’à ce que j’écoute « Sylva« , leur nouvel album, fait de jazz coloré, métissé.

Au sein de cet ensemble se côtoient guitares, cuivres, pianos, cordes, percussions, le tout nous emmenant dans un univers sonore des plus ouverts, puisqu’aussi bien le rock, le jazz fusion, le rock progressif, la funk. « Sylva« , leur récent album dont la pochette colorée à souhait (comme leur musique), rappelle la … forêt, est l’illustration parfaite de ce mélange des genres. Il a été enregistré en compagnie de l’ensemble hollandais du Metropole Orkest, qui fut fondé en 1945, et a collaboré avec les plus grands noms du jazz, de Ella Fitzgerald à Gregory Porter en passant par Al Jarreau, John Scofield.

Si seulement 6 morceaux sont proposés à nos oreilles, ce qui peut paraître peu, Snarky Puppy en nous offrant deux longues plages, « The Curtain » qui dure 15 minutes, ainsi que « The Clearing », qui nous emmène en voyage pendant près de 20 minutes. Mais dès « Sintra » qui ouvre l’album, l’auditeur entre sans difficultés dans cette forêt sonore et musicale, qui résonne comme une ode à la richesse de la diversité, celle des sons, des cultures, des continents, pour ne faire qu’un et définir une musique colorée, variée. Chaque titre est un chemin, plus ou moins long à fréquenter, qui réserve sa dose de surprises rythmiques, de références à des cultures, le tout avec talent et subtilité. L’auditeur est amené à s’imaginer des paysages , décors, ambiances, au gré des morceaux joués par les Snarky Puppy.

« Sylva », 9ème album de Snarky Puppy, est une belle réussite. A signaler la présence d’un dvd.

Bonne nouvelle, le groupe publiera son prochain album dès cette année 2016, sous le titre de « Family Dinner, volume 2 » (le premier volume est paru en 2013)!

C’est un vrai plaisir de les écouter. J’ai hâte désormais de les voir sur scène, où leur musique  doit donner toute sa mesure.

Guillaume.

 

Un peu d’énergie pour débuter l’année


pochette_charlie&thesoapoperaPremier album de ce groupe lyonnais Charlie & The soap opera, composé de 7 musiciens, Many People nous embarque dans une soul/funk dynamique, exubérante. Avec son chapeau haut de forme, Charlie fait preuve  d’une énergie communicative, bref il nous met la patate. « J’adore le côté folklorique du funk américain » confie Rémi Tchango, chanteur-pianiste, dans son rôle de dandy atypique et excentrique qui mène la danse.

Peu d’artiste ont réussi à percer en France dans ce style de musique : Ben l’Oncle Soul par exemple… Il faut espérer qu’ils maintiendront ce cap avec succès.

En attendant préparez-vous à dodeliner de la tête en écoutant cet album.

Michèle

 

Sfonx, ça groove !


Sfonxpochette_imageLa pochette du disque nous offre un gorille en costume sur fond de buildings new-yorkais… Aussi pouurait-on croire à un album d’un groupe issu de Big Apple… Erreur!

Sfonx est un groupe lyonnais composé de 9 membres, offre à nos oreilles un funk-soul cuivrée, groovy , avec des épices au gout d’électro, de rock. Les bons groupes de soul-funk-rock français ne sont pas légion… Alors quand nous avons la chance d’en découvrir un, ne boudons pas notre plaisir !!! Ce groupe fait partie d’un label, Grolektif (http://www.grolektif.com/), fondé en 2004, qui regroupe une quarantaine de membres et qui a produit à ce jour une dizaine d’albums dans des genres très différents : punk-jazz, funk-rock, électro-folk, soul-grooves…

« Like a Monkey » publié en 2010, est un album qui d’emblée vous embarque dans un univers funky, avec une rythmique et une section cuivres très efficaces. Le tout au service de vocalistes (Luc Sabatin, Laurence Fargeat) remarquables. Les morceaux s’enchainent sans jamais baisser en qualité, quand bien même les ambiances sont différentes. Il est clair que les musiciens de Sfonx ont écouté, digéré les codes de la funk-soul mis en place par James Brown, Prince, Bootsy Collins, Tower of Power…et bien d’autres… Le résultat est bluffant! Loin de  se cantonner à jouer une funk énergique gorgée de soul, de groove, les musiciens de Sfonx osent intégrer des boucles électro (écoutez « Bables of voices »), et des riffs de guitare que l’on entend d’habitude dans le rock. L’idée, étonnante au demeurant, s’avère judicieuse sans être surutilisée.

« Like a monkey » s’avère trop court (41 minutes de musique pour 10 titres)… c’est dommage car, au vu de la qualité des compositions, j’aurais aimé en écouter davantage. Les amateurs de funk bien cuivrée trouveront avec Sfonx de quoi se régaler.

Mes titres préférés sont « Happy People », qui vous mets tout de suite dans l’ambiance, « Babbles of voices » et ses boucles électro, et le subtil « Time for fever ».

Guillaume.

Get on up !… ou Quand James Brown révolutionne la Soul !


GetOnUp_affiche« Get on up! » (Debout!!) ! L’expression est de celui qui fut surnommé « The Godfather of Soul », Mister JB himself, James Brown, chanteur, producteur, danseur, également ardent défenseur de la communauté noire aux côtés de Martin Luther King, Jessie Jackson. Sa chanson « Say it Loud-I’m black and I’m proud »(1968) en est le témoignange.

Durant ses 60 ans de carrière, commencée comme chanteur de gospel dans les églises de Georgie, puis au sein du groupe « The Famous Flames« , qui lui permit de se faire remarqué par son sens inné du show et ses talents de chanteur-danseur, avant de devenir le patron de son propre orchestre (The JB’s), James Brown a marqué de façon indélébile la musique du 20ème siècle, et participé à l’émancipation de la communauté noire américaine, jeté les bases de ce que sera désormais la musique Funk-Soul.

Personnage autoritaire, excessif, rebelle, insoumis, colérique, charismatique, charmeur invétéré, chanteur incroyable à la voix rauque, danseur et showman infatigable (ses shows pouvaient durer plus de 3h!), figure emblématique et porte voix de la communauté noire américaine, James Brown était tout cela.

Il connut le succès dès les années 50, avec des ballades comme « Please, Please, Please », puis surtout dans les années 60 avec « Papa’s got a brand new bag », « I got you-I feel good », « It’s a man’s mans’man’s word ». C’ est lui qui  jeta les bases fondamentales de la musique Funk, par le biais de son groupe et sa section cuivre historique (Maceo Parker, Fred Wesley).

Au tournant des années 70’s, il lâche ses racines blues et gospel pour une musique funk-soul enfiévrée, très rythmée, qui lui donne l’occasion de prouesses vocales et dansantes qui fascinent son auditoire, notamment la gente féminine. Dans son sillage, d’autres noms vont émerger tels, Stevie Wonder, Marvin Gaye, Otis Redding, George Clinton, Sly and The Family Stone, Parliament.

Le film « Get on Up! » sorti en début d’année 2015, biographie filmée de ce géant disparu en 2006, montre l’ascension sociale, musicale, l’évolution du personnage, la face brillante (le showman, le chanteur-danseur, le citoyen engagé) comme celle plus sombre (l’homme tourmenté, colérique, brutal, autoritaire, tant auprès de ses conquêtes féminines que de ses musiciens), de James Brown, ici magistralement incarné à l’écran par le comédien Chadwick Boseman, dont les performances vocales et scéniques sont saisissantes, à l’égal de la prestation de Jamie Foxx dans « Ray » (2004), autre film dédié à une légende de la musique noire américaine, Ray Charles.

Ne ratez pas ce film, et redécouvrez celui qui a ouvert la voie du Funk, de la Soul music moderne, et influencé nombre d’artistes après lui, jusqu’à aujourd’hui.

Guillaume.