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Tony Iommi, Prince du Sabbath Noir.


tonyiommiFrank Anthony Iommi dit Tony Iommi, guitariste anglais né à Birmingham en Angleterre, au caractère ombrageux (comme son collègue de Deep Purple, Richie Blackmore) et légendaire du groupe de hard-rock/heavy metal Black Sabbath, est un guitariste discret, voire secret, mais l’une des figures les plus marquantes du Hard-rock depuis les années 70’s.

Au sein du quatuor Black Sabbath, fondé en 1969, il a posé les bases du Heavy-Métal dans les années 70, aux côtés du chanteur Ozzy Osbourne, du batteur Bill Ward, et du bassiste Geezer Butler. 4 gaillards réunis pour servir la cause de ce qui serait le Heavy Metal, style musical qui fera des petits.

Guitariste qui faillit ne jamais l’être, la faute à une presse hydraulique qui lui sectionna 2 doigts à la main droite à l’âge de 17 ans seulement! Il trouva l’ingénieuse ressource de se fabriquer une prothèse en plastique, ce qui lui permit de jouer et donna à son jeu un style particulier, un son unique. Tony Iommi a influencé quelques-uns des plus grands guitaristes qui se sont révélés dans les années 80, 90… parmi eux, James Hetfield, chanteur-leader du groupe Metallica, Brian May, orfèvre de la 6-cordes au sein du groupe Queen, Gene Simmons, bassiste-chanteur de Kiss, ou encore Edouard « Eddie » Van Halen, le flying Dutchman de la guitare du groupe … Van Halen. Et j’en oublie forcément….

Sur scène, Tony Iommi apparaît immuablement vêtu d’une veste noire à frange renforçant son côté sombre, ténébreux, sans oublier une croix celte portée en pendentif, le moustachu guitariste laissait Ozzy Osbourne délirer, mener le show, embarquer les foules, pendant que lui se contentait de laisser parler sa Gibson SG… noire bien sûr! Outre Osbourne, Tony Iommi a côtoyé d’autres grands vocalistes tels que Ronnie James Dio (album « Heaven and Hell », 1980), Glenn Hughes (sur l’album « Black Sabbath featuring Tony Iommi : The Seventh Star », voire même Ian Gillan (sur « Born Again », album sorti en 1983), le mythique chanteur de Deep Purple.

En groupe, avec Black Sabbath puis Heaven & Hell, ou en solo, Tony Iommi laisse a posé sa griffe sonore sur une trentaine d’albums. De quoi découvrir ce guitariste hors-pair, unique!

Mes albums préférés : « Black Sabbath » et « Paranoid » (1970) ; « Never say die » (1978) ; « Mob Rules » (1981).

Guillaume.

 

 

 

Francisco Tárrega, père de le guitare classique moderne.


Rendre hommage à l’un des musiciens (guitariste) et compositeurs espagnols emblématiques (Francisco Tarrega, en l’occurrence) de la seconde moitié du 19ème et du début du 20ème siècle, n’est pas chose aisée. Pour cela, il faut de l’audace et avant tout, surtout, une bonne dose de talent. Le guitariste brescian contemporain Giulio Tampalini, s’est attelé à la tâche. Le tout regroupé sur un coffret de 4 CD « Tárrega, Guitar Edition » paru en 2015, contenant à la fois des œuvres originales de Tárrega (flamenco, mais aussi mazurkas, valses, polkas) et des transcriptions d’œuvres de compositeurs comme Beethoven (sonate pour piano n°3 op.13 dite « pathétique ; Symphonie n°7, op.92…) de Chopin (nocturnes, valses, préludes), de Berlioz (Ballet des Sylphes, La Damnation de Faust).

Mais qui était Francisco Tárrega ? Né en 1852 à Villareal, il apprend  dès 1862 la guitare et le piano à Barcelone. Après son entrée au conservatoire de Madrid en 1874, et des études très fructueuses, il enseigne la guitare, puis donne des concerts à travers toute l’Espagne. En 1881, il donne un récital au Théâtre de l’Odéon de Paris. Un triomphe. Parti pour s’installer à Londres, il n’y restera pas, ne se faisant pas du tout au climat, à l’ambiance. Il en tirera le morceau « Lagrima ». Rentré pour s’installer à Barcelone en 1885, il se liera d’amitié avec Albéniz, Granados ou Casals, grands compositeurs ibériques. Son talent, son style très moderne feront de ce compositeur ibère une référence, dont l’approche musicale de son instrument posa les bases de la guitare classique moderne. Il décèdera en 1909.

C’est donc à cette référence que Giulio Tampalini s’est attaqué, sur « Tárrega, Guitar Edition« , paru en 2015. Né en 1971, Tampalini est un instrumentiste brillant, qui après des études musicales au conservatoire de Brescia, fera des tournées en Europe, Asie ainsi qu’ aux Etats-Unis. Soliste, également capable de jouer en tant qu’accompagnateur avec des groupes ou auprès d’orchestres symphoniques, il publiera en 2003, « Francisco Tarrega : Complete works for guitar »  qui fut récompensé au titre du meilleur album de l’année.

Avec tact, précision et un jeu sans esbroufe, sans démonstration, il se glisse dans les œuvres de Tárrega avec bonheur, nous le faisant ainsi partager, de même que les transcriptions présentées.

Un joli voyage dans le monde de la guitare classique, à travers les siècles, les styles, les œuvres.

Guillaume.

 

 

 

 

 

Perché sur sa Supernova, Satriani fait son grand retour.


JoeSatriani_pochette

La pochette de son nouvel album annonce la couleur : Joe Satriani,  traversé par les éclats météoriques de cet Univers qui semble le fasciner.

La musique ici offerte à nos oreilles est un voyage spatio-temporel, une ballade cosmique, telle que sait si bien les concocter ce génie de la guitare, ancien professeur notamment de Steve Vaï.

L‘alien de la six-cordes est de retour!  Après ses embardées musicales vers un hard rock musclé au sein de « ChickenFoot » (3 albums au menu) et  « Unstoppable Momentum », son précédent album paru en 2013, qui l’a vu tourner à travers le monde, jusqu’à remplacer au pied levé Jeff Beck à Marciac en août dernier, au cours de laquelle il a rejoint sur scène le légendaire bluesman Lucky Peterson pour un duo magistral, Joe Satriani, du lointain de sa galaxie musicale, nous revient en cette fin d’année 2015, avec dans sa besace le « Shockwave Supernova ». Si le précédent opus était plus heavy, « Shockwave Supernova » s’annonce comme un retour à des compositions plus aériennes, tout en gardant ce son de guitare inimitable.

Cet album, par son ambiance, renvoie à « Surfing with the Alien » (1997), ou « Crystal Planet » (1998). L’enchainement des morceaux tous composés par le guitariste californien se fait en douceur, et c’est un vrai plaisir que d’écouter Joe Satriani et son style aérien, fluide, soutenu par des compères de haut vol : Mike Kenneally aux claviers, Vinnie Colaiuta à la batterie et John Cuniberti aux percussions. Dès l’entame de l’album, le titre « Shockwave Supernova » nous embarque et nous montre que le guitariste est en grande forme!

Sur les morceaux qui suivent, de « Lost in Memory » à « On Peregrine wings », Satriani alterne les riffs très rock avec les envolées mélodiques dont il a le secret. Sans jamais perdre en qualité ni intensité de jeu, le virtuose reste très inventif, ses compositions partant dans des directions inattendues mais toujours intéressantes. Preuve en est avec  « Cataclysmic », aux allures de slalom entre les morceaux d’astéroïdes, qui ferme le premier tiers de l’album, en passant par le blues-rock de « San Francisco blue », jusqu’au virevoltant « Keep on movin' ».  « Butterfly and Zebra », petit joyau de légèreté, s’invite comme une rupture avant les 3 morceaux terminant ce magnifique album : « If there is no heaven » et sa rythmique rapide sur laquelle Satriani pose une mélodie crystalline, un morceau de rock progressif. « Star race across the sky », nous entrainant dans une ballade en compagnie des étoiles. « Goodbye SuperNova » qui clot l’album, est superbe.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce nouvel album concocté par Joe Satriani.

Pour les amateurs de guitare, de mélodies inspirées, il ne faut  pas le louper !

Guillaume.

Les Paul, pionnier d’une guitare légendaire (Gibson LesPaul)


LesPaul_image Quel est donc le point commun entre Les Paul (de son vrai nom Lester William Polsfuss),  né en 1915 aux Etats-Unis, et des guitaristes tels que Robert Johnson, Eric Clapton, Keith Richards, Paul Personne, Louis Bertignac, ou Bob Marley… parmi tant d’autres?

La réponse tient dans un modèle de guitare de la marque Gibson, qui depuis 1952, porte son nom, la fameuse Gibson LesPaul SG.

Après avoir testé l’harmonica puis le piano dès son plus jeune âge, Les Paul achète sa première guitare à l’âge de 12 ans, pour la modique somme de 5 dollars.

A 13 ans, il est un musicien semi-professionnel et à 17 ans, il intègre un groupe de country-music, le Rube Tronson’s Cowboys. Peu de temps après il quitte l’école pour devenir un musicien professionnel.

Musicien précoce, Les Paul s’avère aussi curieux pour tout ce qui touche aux instruments et aux méthodes d’enregistrement. A la fin des années 30, après des expériences en radios locales, dans des shows télé américains, il met au point une guitare « solidbody » (corps plein), qui portera le nom de « la Bûche », dans les locaux de la marque Epiphone. Au début des années 40, il accompagne Nat King Cole puis Bing Crosby.

En 1946 il signe avec la marque Gibson. Peu de temps après, soutenu financièrement par Crosby, Les Paul se lance dans les expérimentations et met au point le premier magnétophone multipistes, issu des ateliers de la marque Ampex (1947).

En 1949, il rencontre une chanteuse, Mary Ford, avec qui il formera un duo pendant 15 ans. Le duo connaitra  le succès avec « How High the Moon » en 1951, puis « May God be with you » en 1953. Ils cesseront de se produire ensemble en 1963.

En 1952, la marque Gibson lui fait signer un contrat lui proposant de développer une guitare qui porterait son nom. Acceptant l’idée puis demandant finalement que cela ne soit pas fait, Gibson passe outre. Le modèle Gibson « LesPaul » est né, faisant la fortune et la renommée du guitariste.

En 2009, Les Paul  s’éteint à 94 ans, laissant derrière lui un nom à jamais associé à un instrument qui fait désormais partie de l’histoire de la musique du 20ème siècle.

Ce modèle et ses héritières, nombre de guitaristes de rock, jazz, reggae ou blues, ont décidé d’en acquérir une, influencés par le son spécial autant que la forme de l’instrument. Parmi les plus célèbres détenteurs de Gibson LesPaul SG ou ses suivantes, on peut citer les bluesmen Robert Johnson, Albert Freddie et BB King, Eric Clapton, mais également l’icône du reaggae jamaïquain Bob Marley, les stoniens Mick Taylor et Keith Richards, les français Paul Personne, Louis Bertignac, sans oublier Mick Mars (Motley Crüe), The Edge (U2), David Gilmour (Pink Floyd) et Pete Townsend (The Who) parmi beaucoup d’autres!

Alors si vous souhaitez  écouter, découvrir cette guitare légendaire et qui traverse les générations et les styles musicaux, faites-le en écoutant  les musiciens nommés ci-dessus.

Guillaume.

 

 

 

 

 

 

The Blues is Cryin’…


BBKing_imageA 89 ans, Riley B.King, alias BB King, aussi surnommé le « King of the Blues » a tiré définitivement sa révérence. Né en 1925 dans le Mississippi, il fut d’abord esclave dans les champs de coton puis conducteur de tracteur (une fierté qu’il racontera des années plus tard), celui qui incarna le Blues plus que tout autre musicien, fut un ambassadeur de la cause afro-américaine aux Etats-Unis,  influençant plusieurs générations de musiciens (Eric Clapton, John Mayall, Jeff Beck, Jimmy Page, Keith Richards, Buddy Guy, Robert Cray, Rolling Stones, U2…) laisse derrière lui un héritage musical immense, une trace très importante dans l’histoire de la musique noire américaine.

Durant sa carrière, qu’il a démarré à 15 ans, remarqué lors de ses passages dans l’émission de radio animée par l’harmoniciste Sonny Boy Williamson, BB King débuta très vite sur scène, sur laquelle il joua jusque 300 concerts par an pendant des années.

Devenu une référence du genre, aux côtés de Freddie & Albert King (aucun lien de parenté), de John Lee Hooker, de Buddy Guy, BB King a su développé un style, un son, reconnaissables dès la première écoute, mais il ne jouait jamais les accords des morceaux interprétés!. Il fut redécouvert  par un nouveau public, dans les années 80, lorsque les Rolling Stones, Eric Clapton ou encore U2 le firent venir sur scène lors de leurs tournées.

Personnellement, j’ai découvert BB King sur 33 tours (oui je sais, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre), avant d’avoir le plaisir de le voir en scène, en 1985, à l’Olympia, venu faire un duo avec le guitariste irlandais Gary Moore, qui après des années passées à jouer du hard rock, était revenu à ses premières amours musicales : Le Blues. Lorsque BB King apparu sur scène, Gary Moore est redevenu un enfant réalisant un rêve. Il côtoyait enfin son idole. Le moment fut absolument délicieux. Le duo, magique, inoubliable!

J’ai eu la chance de revoir BB King quelques années plus tard, dans le cadre du Festival Banlieues Bleues. Soirée magnifique, avec une légende qui ce soir-là était en très grande forme. Il maniait sa fameuse guitare qu’il nomma dès le début »Lucille » avec une dextérité, une aisance déconcertante. Bien sûr, outre sa virtuosité à la guitare, BB King avait une voix, chaude, profonde, parfois plaintive, une voix qui racontait le Blues, son histoire, l’histoire du peuple noir aux Etats-Unis.

Auteur de titres comme « The Thrill is gone », « 3’o clock blues », ou du célèbre « Every day I have the blues », BB King nous laisse un bel héritage, au moment où il rejoint les Hooker, Freeddie et Allbert King, Albert Collins, mais aussi Johnny Winter, au Panthéon du Blues.

Guillaume.

 

Hommage à Mr Mac Cartney, scarabée for ever.


PMCC_imageQu’est-ce qui peut réunir autour d’un micro des artistes aussi différents que Billy JoelChrissie Hynde, Willie Nelson, BB King, Def  Leppard, Cure, Alice Cooper, Kiss, ou encore Harry Connick Jr, Dr. John, Bob Dylan, Sly & Robbie ?… La réponse : un album en hommage au talent du célèbre scarabée Paul Mac Cartney,  qui poursuivit avec les Wings dans les années 70, avant de se produire en solo depuis les années 80-90. Musicien aux multiples facettes (il est donc bassiste, guitariste, pianiste, chanteur, mais aussi compositeur de musique classique, à preuve son oratorio « Ecce Cor Meum », paru en 2007), il accompagne depuis près de 50 ans notre vie, nos souvenirs.

Faire cohabiter autant d’univers musicaux pour un album-hommage peut s’avérer risqué parfois. Ici, hélas, le résultat n’échappe pas à la règle. Il y a certes de belles surprises, mais aussi quelques plantages, tout au long des 34 titres ici proposés (il fallait au moins ca pour honorer le scarabée).

Parmi les  belles surprises, je  vous suggère Billy Joel et son « Maybe I’m amazed », le « Yesterday » en version guitare-voix par le vétéran Willie Nelson, « Every night » à la sauce Jamie Cullum, « Helter Skelter » en version musclée par Roger Daltrey, la belle interprétation de « Hello Goodbye » par les Cure et le fiston Mac Cartney, James, guitariste, « Let it be » tout en délicatesse par la voix de Chrissie Hynde, « Lady Madonna »  par Allen Toussaint.

Au rayon des plantages ou déceptions, je note la version « Things we said today » de Bob Dylan (mais qu’es-t-il venu faire dans cette galère?), « My love » de Harry Connick Jr. , le « Helen Wheels » passé à la moulinette de Def Leppard, « Venus and Mars, Rock show », par les vétérans de Kiss.

Malgré quelques ratages donc, ce double album permet tout de même de replonger dans le riche répertoire de Paul Mac Cartney. Un bonheur qui fait du bien en ce début d’année.

Guillaume.

 

 

 

Slash… n’a plus le feu sacré !


Slash, ancien membre de Gun’s ‘n’ Roses, groupe de hard-blues-rock dans les années 90, mène depuis cette période une carrière en solo, voire solitaire. Pour son nouvel album World on fire, ce talentueux manieur de cordes s’est adjoint les services de Myles Kennedy au chant, et du duo Todd Kerns (basse/ chant) Brent Fritz (batterie, percussions, claviers).

Le résultat, s’il est bien mis en boîte, n’est guère novateur tant dans les compositions proposées, que dans le jeu de guitare de l’homme au chapeau haut de forme. Les titres (17 au total !!! à croire que Slash avait des tiroirs à vider…) s’enchaînent et franchement rien ne se détache, ne survole le lot. L’auditeur que je suis, pourtant fan de ce musicien, s’en trouve déçu.

Cela sonne comme un retour dans les années 80-90, un son gras, des morceaux qui se ressemblent, sans réelle inventivité. Ayant écouté des groupes tels Ratt, Poison, White Lion ou Mötley Crüe à cette époque, je ne trouve rien de très différent, si ce n’est la date de publication de l’album…!! c’est dire !! Où est donc passé le jeu flamboyant, virevoltant, subtil de Slash…? apparemment, il l’a oublié ou pire, perdu en route… se contentant d’assurer, certes proprement, le service minimum.  Ses acolytes se donnent à fond, mais jamais cela ne décolle… jamais ! Et à ce compte-là, 17 morceaux à écouter, c’est beaucoup… trop !!!!

Alors Mr Slash, votre monde est peut-être en feu, mais vous, vous avez perdu le Feu… Sacré !!! Dommage !!!

Guillaume.

Jeff Beck, discret esthète de la six-cordes.


Considéré à l’époque déjà (dans les années 60), comme l’un des plus doués de sa génération, le guitariste Jeff Beck, 70 ans cette année, contemporain des Rolling Stones, d’Eric Clapton, Jimmy Page (deux autres ténors du manche à 6 cordes), est toujours un musicien inventif, innovant, possédant une maîtrise consommée de son instrument.

Après avoir donc débuté au sein des Yardbirds en 1965,  côtoyé Jimmy Page, il fondera le Jeff Beck Group, au sein duquel il sera épaulé par Rod Stewart au chant et Ron Wood (futur Rolling Stones) à la basse. Très demandé, il multiplie les collaborations en studio, comme sur scène, enregistre l’album « Truth » en 1969, considéré comme posant les bases du hard rock à venir.

Venu du blues et ayant posé les bases musicales du hard-rock, il n’hésite pas à explorer d’autres sonorités, d’autres univers musicaux. Ainsi les années 70 le verront s’orienter vers le jazz-rock, le jazz fusion, collaborant avec Herbie Hancock, Stanley Clarke, le Mahavishnu Orchestra, groupe fortement inspiré par la musique hindou. Mais l’homme, indépendant, n’aime pas se fixer, allant toujours de l’avant. Aussi, passé le milieu des années 70, il se consacrera à une carrière solo, moins visible que celles de ses acolytes Clapton, Ron Wood, Keith Richards. Une bonne quinzaine d’albums solos plus tard (avec notamment « Wired », « Jeff Beck Guitar Shop » ou le « live Ronnie Scott Jazz Club »)… Jeff Beck possède l’un des plus jolis et riches parcours musicaux qui soient.  Reconnu par le public, par ses paires, l’oiseau se fait rare sur scène.Ses apparitions sont toujours un évènement. La prochaine prévue en France, aura pour cadre la scène de Jazz in Marciac, aux côtés de Lucky Peterson, pour l’ouverture du Festival.

Alors, si vous aimez les guitaristes, ou sivous voulez tout simplement le découvrir,  Jeff Beck est à ne pas louper, sur disque, comme sur scène.  A 70 printemps, le guitariste anglais nous surprend encore. Réjouissons-nous!!!

Guillaume.

Danse avec Scarlatti


ThibaultCauvin_DanseAvecScarlattiUne agréable surprise que ce disque. la découverte d’un jeune guitariste français mais dont le début de carrière s’est effectué à l’étranger.

Une heureuse rencontre entre le 18ème siècle et la guitare que Thibault Cauvin manie avec maestria. Si les sonates de Scarlatti ont été écrites pour le clavecin et reprises de nombreuses fois au piano, il me semble ici les découvrir pour la première fois.

Merci M. Cauvin pour cette interprétation superbe, sensible et moderne des sonates de Scarlatti.

Françoise

JJ CALE, le troubadour, parti vers les grandes prairies


JJCale_imageMusicien rare, homme discret,  guitariste et compositeur, John Weldon Cale alias  JJ Cale, créateur du style Laid back (dû à sa voix nonchalante, et à son jeu très « tranquille »), est parti sans laisser d’adresse, si ce n’est celle du Paradis, rejoindre nombre de ses compères de la six cordes. Le folk rock, la country, le blues, sont au choeur de son répertoire. Ses influences allaient de Hank Williams à Django Reinhardt, Les Paul ou encore Chet Atkins.

Fuyant les médias, se produisant rarement sur  scène, il laissera une trace importante tant son style de jeu, ses compositions,  ont inspiré les musiciens de tous genres confondus : Carlos Santana, Mark Knopfler, Francis Cabrel, Lynyrd Skynyrd, Johnny Cash, pour ne citer qu’eux, se sont nourri du style et de la musique de JJ Cale. « After midnight« , « Cocaine« , Travelin’light » sont les morceaux les plus connus de ce musicien discret.

Peu prolifique dans les années 70 et 80, il faudra attendre les années 2000 pour apprécier régulièrement son talent musical (4 albums entre 2004 et 2009 ! ). En 2006, il avait enregistré en compagnie de son disciple Eric Clapton, « road to Escondido« . Un joli moment musical, où la complicité est évidente entre les 2 artistes.

A 75 ans, JJ Cale s’en est allé, comme il a mené sa carrière musicale : en toute discrétion.

Vous retrouverez quelques uns de ses disques à l’espace musique, notamment :

Troubadour ; Anywhere the wind blows ; To Tulsa and Back ; Road to Escondido ; To Tulsa and back ; Roll On.

Guillaume.

Rory Gallagher, figure du Blues irlandais


RoryGallagher_pochetteA l’époque où le mouvement punk déferle sur l’Angleterre puis en Europe, un guitariste-chanteur irlandais, dont la carrière a démarré dans le crépuscule des 60’s ( au sein du groupe Taste, en 1967) se fait définitivement une place de choix sur la scène musicale britannique : Rory Gallagher.

Grandi à Cork, ayant débuté très tôt la guitare (8 ans), il s’avèrera également multi-instrumentiste (mandoline, harmonica, saxophone). Ce virtuose du manche à 6 cordes, baigné par le folklore irlandais, va se plonger dans le rock et le blues, avec pour repères Eddie Cochran, Muddy Waters, entre autres.  Son jeu, inventif, précis, sa sensibilité musicale, en font rapidement un musicien reconnu par ses paires (Eric Clapton, Jimi Hendrix, Jimmy Page…)

Outre l’Irlande, et l’Angleterre, l’Allemagne et la France seront ses autres terres d’adoption continentales. Ses disques les plus connus restent Irish Tour 74, Jinx (1982) et Defender (1987).

Sur le coffret (2 DVD, 1 CD) rassemblant ses prestations scéniques données à Montreux entre 1975 et 1994, nous retrouvons un Gallagher au sommet de son jeu… Un régal pour les amateurs de blues, pour ceux qui aiment la guitare.

Cet objet musical permet avec bonheur de remettre au jour ce guitariste génial, mort précocement (47 ans). A déguster sans modération aucune !

Guillaume.