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Walter Trout, le blues en bandoulière.


Walter Trout, à l’instar de Curtis Salgado, est un vétéran de la scène blues nord-américaine. Ce guitariste-chanteur-auteur a débuté dans les années 60 dans le New-Jersey ( terre chère à Bon Jovi et Bruce Springsteen), avant de s’envoler vers Los Angeles. Au début des années 70, il joue aux côtés  du bluesman John Lee Hooker, du pianiste-chanteur de blues Percy Mayfield et du chanteur-organiste de Soul music Deacon Jones.

Pour son nouvel album « We’re all in this together« , l’homme du New Jersey a fait appel à la crème des as de la 6-cordes. Jugez plutôt du Casting : John Mayall, vétéran du british blues (école par laquelle passèrent Jeff Beck, Mick Taylor, Mick Fleetwood, Peter Green, Eric Clapton….), Warren Haynes membre du Allman Brothers Band, mais aussi les solistes Joe Bonamassa, Robben Ford, Joe Louis Walker, Edgar Winter, frère cadet du regretté Johnny Winter, enfin le chanteur-harmoniciste de blues Charlie Musselwhite…! et un certain Jon Trout, qui n’est autre que le fils de Walter.

Le résultat? une joyeuse réunion de laquelle se dégage un plaisir et une énergie évidente dans la manière qu’on chacun des intervenants,  par leur styles propres, de traiter, honorer, partager, leur vision de la musique blues, et l’héritage qu’ils en ont reçu. Personne, ici, ne souhaite se montrer plus démonstratif que le voisin, là n’est pas le sujet. Tout est dans la notion de partage, sous le regard et la gouverne de Walter Trout, qui a rassemblé ces joyeux drilles. Oui du début à la fin, pour moi qui aime le blues, autant celui qui se veut épuré, simple, acoustique, que celui qui sonne gras, qui respire la difficulté de vie dans les Etats du sud des Etats-Unis, de Nashville à Bâton Rouge, de Chicago à Memphis, de Clarksdale à La Nouvelle-Orléans, ce disque est un plaisir de bout en bout. Il permet de découvrir des styles de jeu différents de la part des musiciens présents et c’est fort agréable.

« We’re all in this together » peut avoir selon moi, plusieurs sens : « Nous sommes tous là ensemble (pour jouer du blues) »… ou bien « Nous jouons tous ensemble avec grand plaisir ». En tous cas, le mien fut réel à écouter ce disque. Une cuvée de blues à consommer sans modération!!

Mes morceaux favoris : « Ain’t goin’ back » (avec Sonny Landreth), « Mr. Davis » (avec Robben Ford), « Crash and burn » (avec Joe Louis Walker), « Blues for Jimmy T. » (avec John Mayall).

Guillaume.

 

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Larry Carlton & Robben Ford tiennent haut le manche.


Larry Carlton, guitariste-chanteur américain de folk-rock-blues, et son compère et ami Robben Ford, autre as du manche à 6 cordes, élevé au biberon jazz de Miles Davis notamment, se sont retrouvés LarryCarltonRobbenFord_pochettel’an dernier sur la scène du célèbre club jazz parisien du New Morning, pour un récital tout acoustique.

Soutenu par une rythmique aussi discrète qu’efficace, composée de Fifi Chayeb à la basse et de Claude Salmieri aux baguettes, le duo nous livre un récital tout en touché, en légèreté, où leur  dextérité éprouvée  fait merveille, tout au long des 8 morceaux (j’en aurais volontiers écouté davantage!!!) du disque. « Unplugged« , regroupe des morceaux intimistes, reprises de blues, swing, morceaux chantés par l’un ou l’autre, tout y passe, et c’est un vrai régal, car ici point de rivalité d’égos (une norme chez les manieurs de 6 cordes)…. rien que le bonheur de jouer ensemble, de partager, d’échanger, un moment rare, devant un auditoire conquis et ravi de voir ces virtuoses s’en donner à coeur joie. Ce disque, pour moi, prend place aux côtés du fameux « Unplugged » de Eric Clapton.

Vous aimez la guitare, en version acoustique ?. Précipitez-vous sur ce moment musical, une perle rare, un bonheur dont je ne me suis pas lassé. Merci messieurs Carlton & Ford !

Guillaume.