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David Lee Roth, chanteur virevoltant.


Avec son air désinvolte, enjôleur, et ce besoin quasi constant de faire le clown, tant dans la vie que sur scène, David Lee Roth, chanteur à la voix un brin éraillée ultra reconnaissable, a connu une carrière faite de hauts et de bas. Anciennement dénommé Mammoth qui était alors un trio composé des deux frères Van Halen, Alex à la batterie et Edouard « Eddie » à la guitare, du bassiste Mark Stone, le groupe s’appellera Van Halen (suite à une suggestion de David Lee Roth, membre du groupe entre 1974 et 1985, qui y trouvait un aspect « puissant »), rejoint par le bassiste Michael Anthony en lieu et place de Mark Stone,

Durant cette période dorée, le bondissant chanteur californien va accumuler les succès tels que « Eruption« , un solo génial de Eddie Van Halen, d’abord improvisé en studio puis gravé sur le premier album du groupe à la demande de leur producteur Ted Templeman, ensuite « You really got me », reprise d’un titre des Kinks, « Runnin’ with the devil », « Dance the Night away » (sur Van Halen II). Viendront ensuite sur l’album « Women and children first » avec des morceaux comme « Tora Tora », « Everybody want some », « And the cradle will rock », « Romeo delight », où le talent vocal, l’expressivité sont tout à fait marquants. Pour avoir eu la chance de voir le groupe sur scène à 2 reprises dans les années 80, je confirme que David Lee Roth, s’il avait un style vocal et un timbre très singulier et reconnaissable, était également une véritable bête de scène, occupant l’espace sans pareil, courant, sautant, toujours avec le sourire aux lèvres, un brin cabotin, enjôleur. Le bonhomme possède un art consommé de la scène, de la communion avec le public, un véritable showman.


Personnellement j’avoue m’être arrêté à cette période là. Je n’ai pas écouter ses récentes productions discographiques, à tort peut-être, mais surtout parce que celui de 1998 m’avait laissé sur ma faim.

Homme a forte personnalité, il va assez rapidement avoir des conflits avec Eddie Van Halen, sur les orientations musicales à donner au groupe. La réalisation des albums qui suivront, « Fair Warning » et « Diver down« , va s’en ressentir fortement. Musicalement ils seront de moindre qualité. L’album « 1984 » sera le dernier enregistré par David Lee Roth avec Van Halen. Le morceau phare de cet album très commercial sera le fameux « Jump » avec son intro au synthés et la guitare de Eddie Van Halen. Il laissera sa place à Sammy Hagar, chanteur-guitariste, puis viendra Gary Cherone. Roth fera son retour dans le groupe en 2007 jusqu’à sa sortie définitive en 2012. Les albums qui précèdent sa réintégration, « For Unlawful Carnal Knowledge » (1991), « Balance » (1995), « Van Halen III » (1998), auront une tournure très FM avec un son énorme, et des compositions pas toujours égales en qualité. A noter que Wolfgang Van Halen, fils de Eddie Van Halen, intègrera le groupe en 2007, pour remplacer Michael Anthony. Le tout dernier enregistrement de DLR avec VH sera « A different kind of truth » en 2012, un album avec un gros son.

Comme je le disais plus haut, Roth est avant un homme de show, ayant le sens de la fête. Suite à son départ de Van Halen en 1985, Roth va les mettre en avant sur son premier album solo, « Crazy from the heat » qui inclut la reprise, ici totalement déjantée, du classique « I’m just a gigolo »et dans la même veine, du célèbre « California girls » des Beach Boys. Le ton est donné, il apparaît comme libéré des contraintes au sein de Van Halen, s’en donne à coeur joie, et laisse son côté cabotin, enjôleur se développer. En 1986, il enregistre « Eat’em and smile » en compagnie du guitariste prodige Steve Vaï, du batteur Greg Bissonette, du bassiste Billy Sheehan. Au menu, des titres tels que « Yankee Rose », le swinguant « I’m easy », les emballants « Goin crazy » et « Tobacco Road ». Le disque se termine par une reprise d’un totre de Frank Sinatra, « That’s life », dans une version revisitée qui mérite l’écoute. En 1988, surgit l’album « Skyscraper », où figure « Calfornia Girls », « Just like paradise », mais aussi « Skyscraper ». Sur ce disque, comme sur le précédent « Eat em and smile », Steve Vaï déploie son talent de guitariste avec bonheur. Viennent ensuite « A little ain’t enough » (1994) et « Your filthy little mouth »(1998). DLR revient à un rock énergique, au gros son, qui plait tant au public américain et aux radios locales.

Pourtant David Lee Roth est un grand chanteur, capable aussi de faire le crooner. Il reste donc un chanteur à réécouter ou découvrir car il a marqué de son empreinte vocale et de sons sens du show les 30 dernières années, dans le monde du rock et du hard-rock. A écouter en priorité, les 3 premiers albums de Van Halen et le déconnant « Eat em’ and smile ».

Je vous laisse avec une sélection de vidéos pour apprécier le talent du bonhomme.

Guillaume.

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Gary Moore, virtuose écorché vif.


Né à Belfast (Irlande du Nord) en 1954, Gary Moore commence dès l’âge de 8 ans à jouer de la guitare, instrument qu’il a découvert par hasard, après avoir récupéré une guitare acoustique. Bien que gaucher, il apprendra à en jouer comme un droitier. Dès 1968, à 16 ans, il déménage pour Dublin.
Ayant découvert Albert King, entendu Elvis Presley chanter ou bien encore les Beatles, mais surtout après avoir vu Jimi Hendrix et John Mayall and the Bluesbreakers en concert à Belfast, Gary Moore décide que sa musique sera un savoureux mélange de blues et de rock. Plus tard il se lancera dans le hard-rock, au sein du groupe Thin Lizzy, dont le leader charismatique était le chanteur-compositeur-bassiste Phil Lynott. Sa véritable influence musicale, à qui il rendra hommage sur l’album « Blues for Greeny » en 1995, est le guitariste Peter Green, membre du groupe Fleetwood Mac.

Gary Moore démarrera réellement sa carrière à l’aube des 70’s avec le groupe Skid Row, dont Phil Lynott est également de l’aventure. Puis en de 1974 à 1983, toujours avec son compère Lynott, il joue au sein de Thin Lizzy. Le répertoire du groupe est basé principalement sur des morceaux teintés de blues-rock, servis à merveille par la voix rauque et très grave de Phil Lynott. Le groupe évolue très vite avec 2 guitaristes (Gary Moore bien sûr, mais aussi Scott Gorham, aujourd’hui leader de la formation actualisée). Lynott est d’ailleurs l’auteur du morceau le plus connu de Gary Moore, le sublime « Parisienne Walkaways« , avec « I still got the blues » qui paraîtra en 1990, sur l’album du même nom. Pendant ces neuf années, les compères vont graver une douzaine de disques, parmi lesquels les superbes : « Jailbreak » (1976), « Black Rose : a Rose Legend » (1979), « Renegade »(1981), et deux disques live sublimes qui restituent parfaitement l’énergie de ce groupe : « Live and Dangerous » (1978), « Life » (1983). « Thunder and Lightning », 12ème et dernier album du groupe, marquera la fin de cette aventure.


Dès le début des 80’s, Gary Moore réalisera des albums solo, avant de quitter définitivement Thin Lizzy : Ainsi naissent « Corridors of power » (1982), suivi d’un double album live « We want Moore » (1984). Deux disques qui ont longtemps tournés sur ma platine disque (oui je sais c’était un autre temps, que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre) tout comme « Live and Dangerous » et » Life » cités plus haut. Par la suite, en pleine péridode hard-rock FM, Moore signera « Run for Cover » (1985) et « Wild frontiers » (1987). « After the war » (1988) viendra clore cette période. Dès 1990, Moore revient à ses amours, le blues. 6 albums témoignent de cela : « Blues alive » (1993), « Ballad and Blues » (1994), « Blues for Greeny » (1995), « Power of the blues » (2004) et « Old new ballad blues » (2006).

Guitariste au jeu très mélodieux, n’hésitant cependant pas à jouer avec les effets de distorsions, ou à laisser traîner des notes pour leur plus d’importance, Gary Moore est aussi un excellent chanteur de blues, avec sa voix si particulière, celle d’un homme à fleur de peau, qui joue comme si sa vie transparaissait dans ses chansons. De nature timide, Moore était pourtant, sans être très expansif, très présent sur scène. Il savait capter une salle, se servir de l’énergie qui lui était communiqué.
Alors qu’il avait encore sans doute de belles pages musicales à écrire, Gary Moore est décédé trop tôt, en 2011, à seulement 58 ans. Il laisse une trace unique et indélébile dans le monde du rock des 40 dernières années.

Je vous laisse découvrir ou réentendre ce musicien talentueux, véritable écorché vif, à travers une sélection de ses plus grands succès avec Thin Lizzy, en duo avec Phil Lynott, et en solo.

Guillaume.

Jimmy Page, maestro au long cours.


Né en 1944, James Patrick Page, membre de l’ordre de l’Empire Britannique depuis 2005, plus connu sous le nom de Jimmy Page, est l’une des figures les plus importantes du rock anglais depuis les 60’s. Guitariste, compositeur, producteur, il a émergé à la fin des années 60’s, comme ses compères Eric Clapton, Jeff Beck, Mick Taylor, Keith Richards (les deux derniers cités étant membres des Rolling Stones), au moment où le courant du british blues boom, initié par un autre guitariste majeur, John Mayall, commençait à se faire une place dans le monde musical de l’époque. Il est surtout celui qui fut le guitariste du mythique groupe anglais Led Zeppelin.

Le jeune Jimmy dévoile très vite un talent certain et devient tout aussi rapidement un musicien très demandé pour les sessions de studios. Un statut qui va lui convenir, lui permettant de se frotter à tous les styles, blues, rock, rythm’and blues, et surtout d’observer comment se passe les enregistrements, comment ses confrères musiciens placent leurs micros pour obtenir un résultat le meilleur possible. Ce qui va le mener tout droit à intégrer les Yardbirds (en 1966, où il succède à son ami….Eric Clapton. Avec ce groupe il enregistre l’album « Little games ». 2 ans plus tard, le gaillard, qui sent venir le vent des prémices du Hard-rock, lors d’une tournée avec les Yardbirds aux Etats-Unis, quitte le groupe, et fonde, en compagnie d’un chanteur à la voix très aïgue, jusqu’alors quasiment inconnu, et d’un batteur à la frappe de bûcheron, respectivement Robert Plant et John Bonham, le groupe Led Zeppelin, nommé ainsi en hommage au fameux dirigeable. John Paul Jones, bassiste et connaissance de longue date de Page, finira de compléter le groupe. Le début d’une aventure musicale qui va frapper les esprits, le monde musical de l’époque et le public.

En effet, le son énorme du groupe, la frappe de John Bonham, alliées à la virtuosité guitaristique de Page et au talent vocal exceptionnel de Robert Plant, font de ce groupe une référence majeure au début des années 70’s. Si Robert Plant écrit la majeure partie des paroles, Jimmy Page en compose toutes les musiques. On lui doit « Stairway to Heaven », « Black dog », « Immigrant song », « The song remains the same », « Rock’n’roll », » Moby Dick », « Dazed and Confuzed », « Whole Lotta Love »et beaucoup d’autres… le guitariste est du genre prolifique.. sa créativité est alimentée par ses goûts personnels pour les musiques indiennes (en Inde il ira écouter le joueur de sitar Ravi Shankar), orientales. L’aventure du groupe, marquée par des albums sublimes, « Led Zeppelin », « Led Zeppelin II », « Led Zeppelin III », « Led Zeppelin IV », se terminera avec le décès de John Bonham, à 32 ans seulement, en 1980.

Le guitariste anglais est alors devenu un modèle et une influence majeure pour tous les guitaristes de l’époque (N’est-ce pas Eddie Van Halen, qui reprendra la technique du taping, qui fera sa gloire, après avoir vu et entendu Page sur le morceau « Heartbreaker » en 1973).

Après la fastueuse période zeppelinienne, Jimmy Page, toujours curieux de nouvelles collaborations, va, dans les années et décennies qui suivent, les multiplier : participation au Live Aid initié par Bob Geldof, à Londres en 1985, en compagnie de Phil Collins. En 1990, avec Robert Plant, il joue à Knebworth, dans le cadre d’un concert pour une fondation médicale. 1993 est l’année d’une collaboration avec David Coverdale, ex chanteur de Deep Purple et leader de Whitesnake . Un album « Coverale / Page », au son lourd et compositions un peu convenues, en résultera. 1994 marquera les vraies retrouvailles artistiques avec Robert Plant : concert acoustique au MTV Unplugged, album « No Quarter » avec une version sublime de « Kashmir« , agrémentée d’un orchestre gnawa marocain. Ce titre figurera sur la BO du film « Godzilla ». 1999 est l’occasion pour lui de côtoyer le groupe de blues-rock américain des frères Robinson, les Black Crowes.

A 75 ans, Jimmy Page est devenu un homme aux apparitions publiques rares. La dernière, très remarquée, eut lieu en 2008 lors de la cérémonie de clôture de JO de Pékin, pour passer le flambeau à la ville de Londres, hôte des JO 2012.

Je vous recommande d’écouter les albums de Led Zeppelin cités plus tout l’album réalisé avec les Black Crowes, « live at the Greek » en 2014, afin de redécouvrir le talent de cet immense musicien, qui aura marqué la musique rock mondiale des 50 dernières années.

Guillaume.

Ritchie Blackmore, le génie ombrageux.


Tout le monde connait le riff de guitare qui introduit la chanson « smoke on the water » (évoquant l’incendie du studio de Montreux dans lequel Frank Zappa enregistrait un album), du groupe anglais Deep Purple. Son auteur est le talentueux guitariste Ritchie Blackmore, né le 14 avril 1945. Personnalité timide mais caractère bien trempé, colérique, déroutant, voire tyrannique, Blackmore n’était pas un compagnon de route aisé pour ses camarades de Deep Purple, comme après au sein de Rainbow, groupe qu’il a fondé suite à son départ du Pourpre Profond, en 1975, je vais y revenir plus bas. Ces deux groupes, il va les fréquenter alternativement : Deep Purple d’abord, de 1968 à 1975 (Une seconde phase suivra, de 1984 à 1994). Rainbow, de 1975 à 1984, puis de 1994 à 1997. Après cela il fondera le Blackmore’s Night, duo musical avec sa compagne, la chanteuse Candice Night. Il s’embarquera alors dans une aventure musicale au accents médiévaux.

D’abord bien sûr le Pourpre, avec Rod Evans (auquel succèdera Ian Gillan, voir photo ci-dessus, le deuxième en partant de la droite) au chant, Nick Simper (plus tard remplacé par Roger Glover, à gauche sur la photo) à la basse, Jon Lord à l’orgue Hammond (au centre sur la photo), et Ian Paice (à droite) aux baguettes. Cette première époque ira de 1968 à 1975, période durant laquelle le groupe écrira des albums qui feront date et qui encore aujourd’hui s’écoutent avec plaisir. Ne pouvant prendre le pouvoir au sein du groupe, car Ian Gillan s’oppose frontalement à lui, il décidera de quitter le groupe pour fonder Ritchie Blackmore’s Rainbow. Néanmoins, sa contribution évidente au succès du groupe se retrouve dans de nombreux albums : Dans le désodre : « Live Made In Japan » (1972); « Made in Europe »(1976), « Paris Live 1975 » (avec David Coverdale au chant), « Machine Head »(1972), « Shades of Deep Purple »(1968), « In rock » (1970, avec sa fameuse pochette avec les têtes des 4 premiers présidents américains sur le Mont Rushmore), « Burn » (1974, avec des bougies aux effigies des membres du groupe), « Who do we think we are » (1973), « Fireball »(1971), « Stormbringer »(1974), « Perfect Strangers »(1984), « Nobody’s perfect » (1987). Les titres emblématiques ne vont pas manquer durant ce septennat musical : « Smoke on the water », « Hush », « Child in time », « Speed king », « Lazy », « Highway star », « Burn »…. autant de titres, qui encore aujourd’hui, font le succès du groupe, désormais composé des « historiques » Ian Paice, Roger Glover, Ian Gillan, auxquels se sont adjoint le guitariste Steve Morse, et le claviériste Don Airey. Après « Now What?! » (2013), et « Infinite » (2017), un album est prévu pour 2019, ainsi qu’une tournée! 5 De quoi revisiter le répertoire de ce mythique groupe).

Ensuite viendra l’aventure Rainbow, qui comportera plusieurs étapes, plusieurs compositions de groupes, au gré des humeurs intransigeantes du sombre guitare-héro. Des musiciens comme Gary Driscoll, Mickey Lee Soul, Ronnie James Dio seront de la première formation et enregistreront en 1975 l’album « Ritchie Blackmore’s Rainbow ». Tout est dit dans le titre.
Après les départs de Driscoll, Gruber et Soul, seul Dio reste aux côtés de Blackmore. Viennent les rejoindre Jimmy Bain, Tony Carey et Cozy Powell. Ils enregistreront 2 albums avec lui : « On stage » et « Rising ». 2 superbes albums soit-dit en passant qui montrent toute la qualité du groupe et les compositions superbes de Blackmore. La voix de Ronnie James Dio colle parfaitement à cet univers musical. En 1978, ce dernier quitte le groupe, remplacé par Graham Bonnett, pour se lancer dans une carrière solo, mais il est rattrapé par Black Sabbath. Ritchie Blackmore et ses acolytes enregistrent alors « Down to earth » en 1979. S’en suivra une période marquée par un son rock-FM, afin de séduire le public américain (et surtout les radios FM américaines!). 3 albums en sont le témoignage : « Difficult to cure » (1981), « Straight between the eyes »(1982), et « Bent out of shape »(1983).

Mais le plus intéressant pour vraiment se rendre compte du talent de Ritchie Blackmore et son rôle omnipotent à la tête de son groupe, c’est bien sûr en écoutant les albums live. A cet égard, l’album « On stage » sorti en 1977 en est le meilleur exemple. Il s’y exprime de façon vertigineuse, signant des solos sublimes, ou la captation de leur passage au festival rock « Monsters of Rock » de Donington en 1980. Oui Ritchie Blackmore est un grand, un excellent guitariste. Exigeant, autoritaire, presque dans l’outrance, il agace fortement ses collègues, qui finissent par quitter le navire. Durant cette période Arc-en-Ciel, vont émerger de nombreux morceaux qui vont devenir des standards du groupe : « Man of the silver mountain » (1975), « Starstruck »(1976), « Kill the King »(1976), « Sixteen Century Greensleeves » (1977), « Long live rock’n ‘roll » (1978), « Can’t happen here » (1981), « Stone Cold »(1982), Street of Dreams »(1983). Aujourd’hui encore, le groupe existe, sous une formation évidemment renouvelée.

Enfin libre de tout, il se lance, en 1997, dans Blackmore’s Night. Après avoir bourlingué dans le monde du hard-rock et contribué à la renommé de deux groupes comme Deep Purple et Rainbow, Ritchie Blackmore tourne définitivement la page de cette époque en se plongeant dans la musique folk médiévale. Sa rencontre avec la chanteuse Candice Night va le pousser à former un duo : Blackmore’s Night. Passionnés par la musique de la Renaissance, le duo se forme naturellement et enregistre un premier album en 1995, « Shadow of the moon ». S’en suivront 9 albums jusqu’en 2015 : « Under a violet moon » (1999), « Fires at midnight » (2001), « Ghost of a rose » (2003), « Village lanterne » (2006), « Winter Carols »(2006), « Secret voyage » (2008), « Autumn sky » (2010), « Dancer and the moon » (2013), « All our yesterdays » (2015).

Ritchie Blackmore a donc eu un parcours musical très varié. Nul doute qu’il nous réserve encore des surprises. Je vous laisse avec une sélection de vidéos qui retracent sa carrière. Savourez sans modération.

Guillaume.

Judas Priest, retour aux fondamentaux.


Le groupe anglais Judas Priest, originaire de Birmingham, qui a émergé dans les années 80, dans le sillage des Iron Maiden, Def Leppard notamment, a depuis mené une carrière aussi longue que dense, voyant ce groupe devenir un incontournable de la scène du heavy métal britannique et mondial. Mené par le charismatique Rob Halford au chant, ce groupe nous revient en force cette année avec un nouvel opus, « Firepower », concocté par son producteur historique, Tom Allom. Et le résultat est pour le moins détonnant.

Ce groupe, fondé en 1969, par le duo KK Downing (guitare) et Ian Hill (basse), ne démarrera sa vraie carrière qu’en 1974, avec l’enregistrement de l’album « Rockarolla ». Ensuite, de 1977 à 1984, le groupe, stabilisé dans sa formation la plus célèbre (Halford, Tipton, Downing, Hill, Holland), va voir sa popularité grandir, en Angleterre, en Europe et bientôt aux Etats-Unis. Il enchaine en effet pas moins de 6 albums, « Sin after sin », « Stained class », « Killing Machine », »Bristish Steel », « Screaming for  Vengeance », « Defender of the faith », qui vont asseoir la réputation du groupe évoluant dans un style  heavy metal très agressif mais où l’aspect mélodique n’est jamais loin grâce à la doublette de guitaristes Downing-Tipton. La voix puissante et aïgue de Rob Halford faisant le reste. 

Pour « Firepower« , le nouvel opus du groupe, ils ne sont plus que 3 à subsister de la formation historique du groupe : Rob Halford au chant, Ian Hill à la basse et Glenn Tipton à la guitare. A leurs côtés, la batteur Scott Travis arrivé en 1990, ainsi que le guitariste Richie Faulkner intégré en 2011, suite au départ de Downing, font plus que le job. Le groupe retrouve ici un son, une énergie brute, qui étaient sa marque de fabrique à ses débuts, notamment lors de sa période faste à la charnière des années 70-80.

Sur cet album, des titres comme « Firepower », « Evil never dies », « children of the sun », « Rising from ruins », ou encore « No surrender » et le final « Sea of Red », nous montrent qu’après quelques années à sortir des albums parfois discutables tels que « Turbo », « Ram it down », ou plus près de nous « Angel of Retribution », le groupe emmené par Rob Halford a enfin retrouvé toute sa verve et une envie décuplée. Cela s’entend et c’est très bon signe pour la suite.

Pour moi qui les avait délaissé tant scéniquement que sur albums, « Firepower » est une excellente surprise, qui me réconcilie avec Judas Priest. Il ravira sans doute les fans du groupe.  Pour celles et ceux qui voudraient découvrir ce genre musical et ce groupe, « Firepower » est une excellente porte d’entrée.

Guillaume.

Trust, la colère dans le sang.


Le duo Bernie / Nono est de retour! Pardon je veux dire le groupe Trust! Après une reformation voilà près de 2 ans suivie d’une tournée triomphale auprès d’un public impatient de retrouver ce groupe et son duo charismatique, accompagnés de comparses dont Bernie lui-même dit qu’ils sont enfin « les membres parfaits du groupe, chacun étant à sa réelle place » (cette remarque fera plaisir à n’en pas douter aux prédécesseurs passés au sein de ce groupe mythique). Ce groupe a toujours eu une histoire mouvementée. Sur la dernière décade, annoncé au HellFest en 2011, le groupe annule sa venue et se met en retrait de la scène pour une durée indéterminée.

Le retour sera pour 2016, année des 40 ans d’existence de Trust. Participant à l’affiche 2017 du festival précité, ils partageront l’affiche avec Aerosmith , Deep Purple entre autres. Un album live sobrement nommé « Live Hellfest 2017 » sera enregistré à l’occasion et sortira quelques temps plus tard. En 2018, forts de ce renouveau et épaulés par une nouvelle triplette de musiciens (David Jacob, basse ; Izo Diop, guitare ; Christian Dupuy, batterie), Nono et Bernie sortent « Dans le même sang« , enregistré en prise live, façon de garder l’énergie des concerts, le tout mixé par Mick Fraser, collaborateur d’Aerosmith ou ACDC. Un album plein de rage et d’énergie servie par l’écriture ciselée comme une lame de couteau de Bernie Bonvoisin.

Le chanteur n’en oublie jamais et l’on ne s’en plaindra pas ici, qu’il est avant toute chose un homme et un citoyen qui porte un regard sur l’époque dans laquelle il vit, le monde qui l’entoure. A bientôt 62 ans (il les aura le 9 juillet prochain) il a toujours besoin de crier ses révoltes, de dénoncer ce monde qui parfois le dérange. Ayant une plume ciselée, il lui arrive de les écrire parfois, comme c’est le cas dans son dernier livre « La danse du Chagrin » sorti aux éditions Don Quichotte en mai dernier (le thème du livre est sur les migrants, les camps dans lesquels notamment sont enfermés femmes, enfants, au Liban et en Syrie). Sa plume est à la mesure de sa voix, toujours aussi forte et virulente, rugueuse, le bonhomme ruant sans sourciller dans les barricades établies, dans les codes en vigueur, contre la pensée unique et policée omniprésente en ce début de 21ème siècle. L’homme est en colère. Le chanteur le fait savoir.

Bernie Bonvoisin le reconnait lui-même, son « sac à colères » est toujours bien rempli. A 4 décennies de distance il écharpe toujours les politiques, les décideurs, les faiseurs de guerre. La voix, toujours aussi puissante, comme aux premiers lueurs du groupe à la fin des années 70’s. Les titres des morceaux sonnent comme des coups de poings : « Ni Dieu ni maître », « Démocrassie », « Le gouvernement comme il respire », « Dans le même sang », « F-Haine »…

A ses côtés, l’éternel « Nono », Norbert Krief, aiguise sa 6-cordes de son talent, épaulé par les 3 nouveaux venus cités plus hauts. Le tout donne un groupe très soudé, une vraie machine de guerre musicale. Le son de l’album, énorme, donne une idée de ce que cela rendra sur scène lors de la tournée des festivals d’été. Du lourd!!!

Oui Trust est bel et bien de retour, à priori pour un bon moment! Cela devrait ravir les amoureux fidèles du groupe depuis son origine. Celles et ceux qui auraient pris l’histoire en route trouveront là une très bonne cuvée délivrée par le quintet français.

Guillaume.

 

Alice Cooper, Still alive…


Vincent Damon Furnier, ce nom ne va surement rien vous dire…. Alice Cooper sans doute davantage!  originaire de Detroit dans le Michigan, le presque septuagénaire (il aura 70 printemps en février 2018) est toujours bien vaillant, arpentant régulièrement les scènes du monde entier, et ce depuis plus de 5 décennies déjà.

Initiateur des show ayant des allures de grands-messes gore (il n’hésite pas à inclure des guillotines, des haches, et quelques animaux spectaculaires tels des Boas constrictors qu’il s’enroule autour du cou…!!! ), Alice Cooper marque aussi par sa voix un brin nasillarde mais puissante, et sa façon d’occuper la scène influencera des confrères tels Ozzy Osbourne, chanteur paronaiaque de Black Sabbath, qui lui piquera d’ailleurs quelques idées de mise en scène spectaculaires, ou bien encore le groupe américain de hard-rock, glam-rock, Kiss, qui reprendra l’idée de personnages maquillés! Un hommage en somme!

Alice Cooper se fera connaitra au grand public en 1971, à l’occasion de la sortie du 3ème album « Love it to death« , avec le single « I’m Eighteen« . En 1973, le titre « School’s out », puis l’album « Bilion Dollar babies« , finiront d’installer définitivement Alice Cooper comme un chanteur qui compte dans le paysage musical rock de l’époque.

En 1974, séparé de son groupe, Il entame une carrière solo, en conservant son pseudonyme, et publie « Welcome to my nightmare« , album qui fera un carton auprès du public. Les années passent, les courants musicaux tels le glam-rock, le hard-rock, le heavy métal, se succèdent mais Alice Cooper reste toujours d’actualité, produisant des albums régulièrement et je dois l’avouer de qualité inégale.

Personnellement, je n’avais plus écouté Alice Cooper jusqu’à la parution récente de « Paranormal », son dernier album paru en 2017, composé de 2 cd. Le premier cd est composé de titres neufs, dont la facture est assez bonne, avec des accents 70’s, une voix qu’il sait travailler à souhait, et des accents musicaux folks, rock, voire hard. un savoureux mélange des genres : A écouter : « Dead Flies », « Fireball », « Fallen in Love » ou encore « Holy Water ». Sur le second album, enregistrés en live en mai 2016, j’ai redécouvert des titres qui ont fait sa gloire tels que « No more Mr. Nice Guy », « Billion Dollar Babies », « Feed my Frankenstein » ou « School’s out ».

En somme, du bon Alice Cooper. A (ré) écouter avec bonheur. Car Alice Cooper est une figure incontournable de l’histoire du rock de ces 50 dernières années.

Guillaume.

 

 

Deep Purple…. infiniment….éternel


Sorti en avril dernier, « Infinite » est le nouvel album des vétérans anglais de Deep Purple.  La pochette, sobre (un bateau pris dans la banquise du Grand Nord), serait-elle un message caché?

Le Bateau « Deep Purple » en route vers le lointain, à l’écart de ce monde qu’ils sillonnent depuis 50 ans? Une retraite en somme? Autant de questions auxquelles le Pourpre Profond apporte une réponse. Evidente.

Moi qui suis fan de ce groupe depuis que j’avais découvert  « In rock » de 1970 (avec les têtes des 4 premiers présidents américains gravées dans le Mont Rushmore), « Machine Head » de 1972, ou le sublime live « Made in Japan » (1972 également) avec le morceau de bravoure « Child intime ».  Ayant été un brin déçu par les dernières productions musicales qui sentaient clairement la grosse fatigue, j’étais curieux de découvrir « Infinite ».

Et là, force est de constater que le groupe (Ian Gillan, Roger Glover, Ian Paice, les historiques depuis le début ; Steve Morse et Don Airey, qui sont là depuis 20 ans!) a retrouvé une certaine fraîcheur, une légèreté, qui fait plaisir. Le son rappelle les albums « Perfect Strangers » (1984) et le très beau « House of Blue Light » (1987). Si l’album démarre avec le beau « Time For Bedlam », le reste,  hormis le surprenant « Hip Boots », est à l’image de ce que sait le mieux faire le Pourpre Profond : Un rock solide, mélodieux, au sein duquel les guitares de Steve Morse, et le clavier de Don Airey, nous offrent de belles mélodies. La paire rythmique légendaire Paice-Glover joue les yeux fermés, dans une aisance tranquille. Là-dessus, le vieux lion Gillan, dont la voix perd un peu en hauteur, garde sa puissance et montre qu’il a encore de beaux restes vocaux. Ecoutez donc « One night in Vegas », « The surprising », « Johnny’s Band », sans parler de la reprise qui clôt l’album : le célèbre « Roadhouse Blues » des Doors du roi Lézard James Morrison. Bluesy, groovy, Gillan est parfait là-dessus.

Alors, oui, je sais, c’est pas, ce n’est plus, des compositions telles que l’on en a connu par le passé, mais c’est un excellent disque de rock qui s’écoute avec plaisir! Les puristes seront sans doute déçus, mais à titre personnel, je suis séduit. La tournée accompagnant ce disque s’appelle « The Long Goodbye« , dont le message semble clair.

Ce groupe mythique de l’histoire du rock des 50 dernières années, a engendré quelques groupes emmenés par certains de ses ex-membres (Whitesnake-David Coverdale ; Rainbow-Ritchie Blackmore, Joe Lynn Turner … ), semble avoir encore un peu d’essence dans le moteur. Profitons-en tant que ça dure !

Comme le dit la chanson « Roadhouse Blues » (magnifique version enregistrée en 10 minutes!!!, dixit Ian Paice, batteur du Pourpre) : Let it roll, let it roll, all night long !!!

Guillaume.

Shuffle, là haut sur la colline…


Au pays des rillettes et de la course auto-moto (24 heures… et grands prix moto), il existe aussi …  une quintette de hard-rock… dénommé Shuffle. Ce combo manceau nous offre un vent de fraicheur et une énergie puissante puisée aux sources de leurs groupes favoris tels que Porcupine Tree, Rage Against the Machine, Deftones. Sans oublier quelques références à des groupes de métal. Ca annonce donc un éventail musical, varié et riche. Leur premier album « Upon the hill« , (tiens ça me rappelle les paroles d’une chanson de Maxime Le Forestier.. non je dois rêver! 🙂 ), paru en 2015, composé de 10 titres démontre toute la capacité créatrice de ce jeune groupe. Une voix superbe et maitrisée, des guitares mélodiques et incisives, une partie rythmique sans faille!

Tout au long de l’album, les compositions proposés sont de très haute qualité et le chanteur tient plus que sa place au milieu de ce groupe! Je les avais découvert à Fontenay-sous Bois lors d’un tremplin rock il y a quelques mois. Une belle et vraie révélation musicale, qui me fait dire que le courant pop-rock français tient en Shuffle un ambassadeur de qualité.

A découvrir sans tarder, si le groupe passe près de chez vous.

 

Guillaume.

 

Tony Iommi, Prince du Sabbath Noir.


tonyiommiFrank Anthony Iommi dit Tony Iommi, guitariste anglais né à Birmingham en Angleterre, au caractère ombrageux (comme son collègue de Deep Purple, Richie Blackmore) et légendaire du groupe de hard-rock/heavy metal Black Sabbath, est un guitariste discret, voire secret, mais l’une des figures les plus marquantes du Hard-rock depuis les années 70’s.

Au sein du quatuor Black Sabbath, fondé en 1969, il a posé les bases du Heavy-Métal dans les années 70, aux côtés du chanteur Ozzy Osbourne, du batteur Bill Ward, et du bassiste Geezer Butler. 4 gaillards réunis pour servir la cause de ce qui serait le Heavy Metal, style musical qui fera des petits.

Guitariste qui faillit ne jamais l’être, la faute à une presse hydraulique qui lui sectionna 2 doigts à la main droite à l’âge de 17 ans seulement! Il trouva l’ingénieuse ressource de se fabriquer une prothèse en plastique, ce qui lui permit de jouer et donna à son jeu un style particulier, un son unique. Tony Iommi a influencé quelques-uns des plus grands guitaristes qui se sont révélés dans les années 80, 90… parmi eux, James Hetfield, chanteur-leader du groupe Metallica, Brian May, orfèvre de la 6-cordes au sein du groupe Queen, Gene Simmons, bassiste-chanteur de Kiss, ou encore Edouard « Eddie » Van Halen, le flying Dutchman de la guitare du groupe … Van Halen. Et j’en oublie forcément….

Sur scène, Tony Iommi apparaît immuablement vêtu d’une veste noire à frange renforçant son côté sombre, ténébreux, sans oublier une croix celte portée en pendentif, le moustachu guitariste laissait Ozzy Osbourne délirer, mener le show, embarquer les foules, pendant que lui se contentait de laisser parler sa Gibson SG… noire bien sûr! Outre Osbourne, Tony Iommi a côtoyé d’autres grands vocalistes tels que Ronnie James Dio (album « Heaven and Hell », 1980), Glenn Hughes (sur l’album « Black Sabbath featuring Tony Iommi : The Seventh Star », voire même Ian Gillan (sur « Born Again », album sorti en 1983), le mythique chanteur de Deep Purple.

En groupe, avec Black Sabbath puis Heaven & Hell, ou en solo, Tony Iommi laisse a posé sa griffe sonore sur une trentaine d’albums. De quoi découvrir ce guitariste hors-pair, unique!

Mes albums préférés : « Black Sabbath » et « Paranoid » (1970) ; « Never say die » (1978) ; « Mob Rules » (1981).

Guillaume.

 

 

 

Aux guitares-héros du (Hard) Rock!


Dès l’apparition du rock dans les années 50, aux Etats-Unis, les guitaristes tels Bill Haley, Carl Perkins, Screamin’Jay Hawkins, Chuck Berry, ont posé les bases du phénomène guitare-héros auprès du jeune public, alors en quête d’idoles à suivre.
Dans la décennie suivante, le festival de Woodstock en 1969, ce phénomène va s’accélerer. Le premier d’entre eux, la première star du genre sera Jimi Hendrix, virtuose et showman exceptionnel, à la carrière hélas bien trop courte. Programmé à l’occasion de ces 4 jours de musique, il fera de l’ombre aux excellents Pete Townsend (The Who), Carlos Santana, Johnny Winter,  qui comme lui vont devenir de vraies icônes du rock.

Le mouvement va s’accélérer dès les années 1970 : Keith Richards (Rolling Stones), David Gilmour (Pink Floyd), Richie Blackmore (Deep  Purple ; Rainbow), Jimmy Page (Led Zeppelin), Joe Perry (Aerosmith), ou encore Brian May (Queen) vont faire évoluer le rôle du guitariste au sein des groupes, passant de simple exécutant à véritable artisan, par leur technique et virtuosité, de la rénomée du groupe dans lequel ils évoluent. Jusqu’à devenir de véritables stars, à l’égo parfois très poussé, auprès du public, à mesure que les médias (presse écrite, radio, télévision) et la presse spécialisée (les revues « Best », Rock’n’Folk, « Hard Rock Magazine » en France, « Rolling Stone » en Angleterre ») s’emparent du phénomène. revues Best et Rock’n’Folk, dès les 70’s en France, puis Hard rock Magazine au milieu des 80’s, ou la revue anglaise Rolling Stone.

Dans les années 80, l’apparition du genre Hard-rock va ne faire que renforcer et installer définitivement le statut du guitariste. Je n’en citerai que quelques-uns : Michael Schenker (Scorpions, MSG), Dave Murray (Iron Maiden), Angus Young (ACDC), qui a repris le « duck walk » de Chuck Berry, Eddie Van Halen (Van Halen), Gary Moore (Thin Lizzy), Kirk Hammett (Metallica), ou Slash, (Gun’s’n’ Roses). Les groupes s’appuient sur le duo chanteur-guitariste, dédié à faire le show pendant que les partenaires de la section rythmique tiennent solidement la baraque derrière!

Avec les années 90, un nouveau genre de virtuoses va prendre le devant de la scène : ceux qui enregistrent des albums en solo, pouvant démonter l’étendue de leur capacité technique.. je pense à Patrick Rondat, ou Nono (ex guitariste de Trust), mais aussi à Joe Satriani, Steve Vaï (qui fut l’élève de Satriani). Chacun, au gré de leur talent, de leur univers (axé plus sur la mélodie ou sur la rapidité d’exécution selon les cas), utilisant les technologies du son à leur disposition, se fera une place dans le cœur du public toujours avide de ces magiciens de la guitare qui en, en 2017, sont partout dans les festivals et écument les salles du monde entier.

La guitare, instrument emblématique du rock et du Hard-rock, n’a pas fini de révéler des talents qui demain, enflammeront les adorateurs du genre!

Long Live Rock’n’roll! Long Live Hard-rock!

Guillaume.

Quand le Classique et le Hard-rock font bon ménage!


amphibiaQui n’a pas déjà entendu le morceau « Le Printemps« , concerto pour violon n°1 Op.8 en mi majeur composé par Antonio Vivaldi, violoniste et compositeur né à Venise en 1678 ? Peu de gens en vérité, entre les  mélomanes adeptes du célèbre compositeur italien, et la plupart des gens dans un passé récent, grâce aux plateformes de renseignement téléphonique, où, lors des mises en attente, ce sempiternel morceau est servi à nos oreilles pour nous faire patienter avant d’obtenir enfin le droit de parler à l’interlocuteur-trice recherché(e). Ce « Printemps » fait bien sûr partie des « 4 saisons » (avec « L’Eté », « L’Automne », « L’Hiver », ensemble de concertos pour violon, composé par Vivaldi.

Ainsi Uli Jon Roth, ex-guitariste de Scorpions (voir les premiers albums des gars de Hanovre, notamment Tokyo Tapes 78) fut le précurseur du genre métal-classique dans les années 70’s et 80’s (voir son album intitulé « Metarmorphosis of Vivaldi IV Seasons »). Régulièrement, les guitaristes de rock, spécialement de hard-rock, s’attaquent à des morceaux du répertoire classique. Au début des années 80’s est apparu Yngwie Malmsteen, jeune virtuose suédois, influencé très tôt par la découverte de Paganini, Bach et…. Vivaldi.  Son style virtuose, rapide, précis, a révolutionné en partie la façon de jouer des ses confrères, leur montrant qu’il était aussi possible de s’attaquer à des œuvres de compositeurs classiques.  Dans l’extrait ci-dessous, le génial suédois nous donne un aperçu de son talent!

malmsteen

En France, dans les années 80, si les groupes de Hard-rock talentueux se font une jolie place au plan hexagonal, les guitaristes de talent ne sont pas nombreux à cette époque là : Nono (Trust), est à lui seul le représentant d’un genre, et d’une virtuosité. Aussi lorsqu’en 1996, je découvris l’album « Amphibia » du guitariste Patrick Rondat, sur lequel figure une collaboration avec le fils de Maurice Jarre, Jean-Michel (vous savez l’homme des albums « Oxygène », « Champs Magnétiques » et j’en passe), je fus surpris de voir figurer un morceau intitulé « Vivaldi Tribute ».

Quid de Patrick Rondat et Jean-Michel Jarre?.. si l’album « Amphibia », que je continue régulièrement d’écouter tant il est brillant, inventif, le morceau de Vivaldi joué superbement par Patrick Rondat vaut vraiment le détour! le son est assez « énorme », la virtuosité du guitariste rend parfaitement hommage au Maître italien. Sur la vidéo qui suit, le mariage entre la talent de Rondat, et les nappes électroniques orchestrées par Jean-Michel Jarre, donne un résultat étonnant, une couleur nouvelle à ce « Printemps ».

Vivaldi, comme nombreux de ses confrères compositeurs, a légué une œuvre importante au patrimoine, qui a traversé les siècles pour arriver jusqu’à nos oreilles et continuera sans doute de le faire pour les générations à venir. Tant mieux!

Ces deux instrumentistes prouvent s’il était besoin, que la musique traverse le temps, les modes, et se réinvente en des alliages parfois inattendus. Pour notre plus grand bonheur!

Savourez!

Guillaume.

 

 

Buffalo Summer, Hard-blues en mode Gallois


BuffaloSummerBuffalo Summer. Avant de vous parler de leur album « Second Sun« , je ne connaissais pas ce groupe, formé de 4 musiciens, tous issus du sud du Pays de Galles. Gareth Hunt (batterie), Andrew Hunt (chant), Jonny Williams (guitare) et Darren King (basse). « Second Sun » est donc le premier album auto-produit de ce groupe dont le répertoire musical est un savant mélange de blues-rock, hard-rock, avec des influences aussi variées que Led Zeppelin, Free, Lynyrd Skynyrd. De quoi faire saliver à l’avance l’auditeur, à condition bien sûr d’aimer les groupes précités.

Dès « Money », premier des 12 titres de cet album, Andrew Hunt nous laisse entrevoir ses qualités vocales qui rappellent par moments Robert Plant, époque Led Zeppelin. La musique, elle, bien que pas très innovante (mais le peut-on vraiment dans un genre déjà très visité et marqué par tant de groupes devenus des références en la matière ?), est très maitrisée, basée sur des riffs de guitares simples et une rythmique bien en place, solide. Le tout donne un résultat convaincant, à l’image de groupes comme Buffalo Springfield, ZZ Top.

La suite des morceaux confirme l’impression première, avec « Make you mine » que n’aurait pas renié la paire Perry-Tyler d’Aerosmith, ou la bande de Chicken Foot, chère à Joe Satriani et Sammy Hagar.
Les 12 morceaux s’enchainent sans faiblir, la qualité est au rendez-vous, ce qui est bien agréable. Malgré leur origines celtiques, les Buffalo Summer n’ont pas intégré d’instruments ou mélodies typiquement galloises à leur répertoire. Dommage penseront certains, mais au final, ce « manque » ne nuit en rien à la musique mitonnée par nos gallois. Rien que Hard-Blues, savamment dosé!

Nul doute que ces gaillards gallois vont régaler les publics dans les mois prochains, lors de la tournée qui va suivre la sortie de « Second Sun »… Energie, musicalité, qualité vocale, tout est là pour satisfaire les amateurs de Hard-rock matiné de Blues-rock!

Oui le cocktail de « Buffalo Summer » est consistant, à découvrir et savourer, en toute tranquillité!

J’ai hâte de les voir sur scène à Paris.

Guillaume.

 

 

Lemmy s’en est allé….


Lemmy.Il devait se produire en février prochain à Paris. Mais le public français ne le verra plus.

En effet, la voix de Mötörhead s’est tu. Soudainement. Quelques semaines seulement après le décès du batteur historique du groupe, Phil « Animal » Taylor (novembre 2015), Lemmy Kilmister, voix fondatrice et historique du groupe britannique de hard rock Mötörhead, est parti, au tournant des fêtes de fin d’année, rejoindre la confrérie des hurleurs de métal déjà installée au panthéon paradisiaque : Bon Scott, Paul Di’Anno, Ronnie James Dio.

La première fois que j’ai entendu Lemmy, ce fut en écoutant, alors adolescent, le superbe « Aces of Spades », l’un des premiers albums de Mötörhead. Ce son, énorme, ces morceaux à la rythmique ultra rapide, et surtout cette voix, rauque, violente de Lemmy, silhouette au visage de vieux loup de mer tendance corsaire, invariablement habillé de noir, les mains couvertes de bagues à têtes de mort, la tête coiffée de son éternel chapeau, noir évidemment, aux armoiries sudistes. Je me souviens avoir acheté 3 albums :  » Mötörhead », « Bomber », « Ace of Spades ».

Il fonda Mötörhead en 1975, après avoir joué au sein de Hawkwind (de 1971 à 1975, composant 6 albums en 3 ans!), et avoir été roadie pour le Jimi Hendrix Experience à la fin des années 60. D’emblée, ce groupe impose un son très agressif, des morceaux très rythmés, imprégnés de la voix charismatique, rauque, presque gutturale, de Lemmy, qui joue aussi de la basse.

Depuis 1975, Lemmy, figure emblématique et leader charismatique, a mené son groupe au succès, partout dans le monde, au gré des 35 albums parus en 40 ans de carrière. Le dernier en date, « Bad Magic« , est sorti en 2015.

Homme au caractère bien trempé, séducteur avéré, amateur d’alcool (bière, mezcal et whisky bourbon avaient ses faveurs), il a contribué a popularisé un genre, le hard rock, sans renier ses goûts initiaux pour le punk ou le rock’n’roll américain et ses figures légendaires : Buddy Holly, Eddie Cochran, Elvis Presley, Johnny Cash.

Devenu, au fil du temps, une figure, une influence majeure pour les groupes de rock, tels Metallica, le guitariste Slash, le batteur Dave Grohl (Foo fighters), parmi bien d’autres.

Avec le décès, à 70 ans, de son fondateur, s’arrête définitivement l’histoire de Mötörhead, qui marqua un pan de l’histoire du rock britannique de ces 40 dernières années.

Nous reste à écouter les albums… Merci pour tout Mr Kilmister!

Guillaume.