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Deep Purple…. infiniment….éternel


Sorti en avril dernier, « Infinite » est le nouvel album des vétérans anglais de Deep Purple.  La pochette, sobre (un bateau pris dans la banquise du Grand Nord), serait-elle un message caché?

Le Bateau « Deep Purple » en route vers le lointain, à l’écart de ce monde qu’ils sillonnent depuis 50 ans? Une retraite en somme? Autant de questions auxquelles le Pourpre Profond apporte une réponse. Evidente.

Moi qui suis fan de ce groupe depuis que j’avais découvert  « In rock » de 1970 (avec les têtes des 4 premiers présidents américains gravées dans le Mont Rushmore), « Machine Head » de 1972, ou le sublime live « Made in Japan » (1972 également) avec le morceau de bravoure « Child intime ».  Ayant été un brin déçu par les dernières productions musicales qui sentaient clairement la grosse fatigue, j’étais curieux de découvrir « Infinite ».

Et là, force est de constater que le groupe (Ian Gillan, Roger Glover, Ian Paice, les historiques depuis le début ; Steve Morse et Don Airey, qui sont là depuis 20 ans!) a retrouvé une certaine fraîcheur, une légèreté, qui fait plaisir. Le son rappelle les albums « Perfect Strangers » (1984) et le très beau « House of Blue Light » (1987). Si l’album démarre avec le beau « Time For Bedlam », le reste,  hormis le surprenant « Hip Boots », est à l’image de ce que sait le mieux faire le Pourpre Profond : Un rock solide, mélodieux, au sein duquel les guitares de Steve Morse, et le clavier de Don Airey, nous offrent de belles mélodies. La paire rythmique légendaire Paice-Glover joue les yeux fermés, dans une aisance tranquille. Là-dessus, le vieux lion Gillan, dont la voix perd un peu en hauteur, garde sa puissance et montre qu’il a encore de beaux restes vocaux. Ecoutez donc « One night in Vegas », « The surprising », « Johnny’s Band », sans parler de la reprise qui clôt l’album : le célèbre « Roadhouse Blues » des Doors du roi Lézard James Morrison. Bluesy, groovy, Gillan est parfait là-dessus.

Alors, oui, je sais, c’est pas, ce n’est plus, des compositions telles que l’on en a connu par le passé, mais c’est un excellent disque de rock qui s’écoute avec plaisir! Les puristes seront sans doute déçus, mais à titre personnel, je suis séduit. La tournée accompagnant ce disque s’appelle « The Long Goodbye« , dont le message semble clair.

Ce groupe mythique de l’histoire du rock des 50 dernières années, a engendré quelques groupes emmenés par certains de ses ex-membres (Whitesnake-David Coverdale ; Rainbow-Ritchie Blackmore, Joe Lynn Turner … ), semble avoir encore un peu d’essence dans le moteur. Profitons-en tant que ça dure !

Comme le dit la chanson « Roadhouse Blues » (magnifique version enregistrée en 10 minutes!!!, dixit Ian Paice, batteur du Pourpre) : Let it roll, let it roll, all night long !!!

Guillaume.

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Shuffle, là haut sur la colline…


Au pays des rillettes et de la course auto-moto (24 heures… et grands prix moto), il existe aussi …  une quintette de hard-rock… dénommé Shuffle. Ce combo manceau nous offre un vent de fraicheur et une énergie puissante puisée aux sources de leurs groupes favoris tels que Porcupine Tree, Rage Against the Machine, Deftones. Sans oublier quelques références à des groupes de métal. Ca annonce donc un éventail musical, varié et riche. Leur premier album « Upon the hill« , (tiens ça me rappelle les paroles d’une chanson de Maxime Le Forestier.. non je dois rêver! 🙂 ), paru en 2015, composé de 10 titres démontre toute la capacité créatrice de ce jeune groupe. Une voix superbe et maitrisée, des guitares mélodiques et incisives, une partie rythmique sans faille!

Tout au long de l’album, les compositions proposés sont de très haute qualité et le chanteur tient plus que sa place au milieu de ce groupe! Je les avais découvert à Fontenay-sous Bois lors d’un tremplin rock il y a quelques mois. Une belle et vraie révélation musicale, qui me fait dire que le courant pop-rock français tient en Shuffle un ambassadeur de qualité.

A découvrir sans tarder, si le groupe passe près de chez vous.

 

Guillaume.

 

Tony Iommi, Prince du Sabbath Noir.


tonyiommiFrank Anthony Iommi dit Tony Iommi, guitariste anglais né à Birmingham en Angleterre, au caractère ombrageux (comme son collègue de Deep Purple, Richie Blackmore) et légendaire du groupe de hard-rock/heavy metal Black Sabbath, est un guitariste discret, voire secret, mais l’une des figures les plus marquantes du Hard-rock depuis les années 70’s.

Au sein du quatuor Black Sabbath, fondé en 1969, il a posé les bases du Heavy-Métal dans les années 70, aux côtés du chanteur Ozzy Osbourne, du batteur Bill Ward, et du bassiste Geezer Butler. 4 gaillards réunis pour servir la cause de ce qui serait le Heavy Metal, style musical qui fera des petits.

Guitariste qui faillit ne jamais l’être, la faute à une presse hydraulique qui lui sectionna 2 doigts à la main droite à l’âge de 17 ans seulement! Il trouva l’ingénieuse ressource de se fabriquer une prothèse en plastique, ce qui lui permit de jouer et donna à son jeu un style particulier, un son unique. Tony Iommi a influencé quelques-uns des plus grands guitaristes qui se sont révélés dans les années 80, 90… parmi eux, James Hetfield, chanteur-leader du groupe Metallica, Brian May, orfèvre de la 6-cordes au sein du groupe Queen, Gene Simmons, bassiste-chanteur de Kiss, ou encore Edouard « Eddie » Van Halen, le flying Dutchman de la guitare du groupe … Van Halen. Et j’en oublie forcément….

Sur scène, Tony Iommi apparaît immuablement vêtu d’une veste noire à frange renforçant son côté sombre, ténébreux, sans oublier une croix celte portée en pendentif, le moustachu guitariste laissait Ozzy Osbourne délirer, mener le show, embarquer les foules, pendant que lui se contentait de laisser parler sa Gibson SG… noire bien sûr! Outre Osbourne, Tony Iommi a côtoyé d’autres grands vocalistes tels que Ronnie James Dio (album « Heaven and Hell », 1980), Glenn Hughes (sur l’album « Black Sabbath featuring Tony Iommi : The Seventh Star », voire même Ian Gillan (sur « Born Again », album sorti en 1983), le mythique chanteur de Deep Purple.

En groupe, avec Black Sabbath puis Heaven & Hell, ou en solo, Tony Iommi laisse a posé sa griffe sonore sur une trentaine d’albums. De quoi découvrir ce guitariste hors-pair, unique!

Mes albums préférés : « Black Sabbath » et « Paranoid » (1970) ; « Never say die » (1978) ; « Mob Rules » (1981).

Guillaume.

 

 

 

Aux guitares-héros du (Hard) Rock!


Dès l’apparition du rock dans les années 50, aux Etats-Unis, les guitaristes tels Bill Haley, Carl Perkins, Screamin’Jay Hawkins, Chuck Berry, ont posé les bases du phénomène guitare-héros auprès du jeune public, alors en quête d’idoles à suivre.
Dans la décennie suivante, le festival de Woodstock en 1969, ce phénomène va s’accélerer. Le premier d’entre eux, la première star du genre sera Jimi Hendrix, virtuose et showman exceptionnel, à la carrière hélas bien trop courte. Programmé à l’occasion de ces 4 jours de musique, il fera de l’ombre aux excellents Pete Townsend (The Who), Carlos Santana, Johnny Winter,  qui comme lui vont devenir de vraies icônes du rock.

Le mouvement va s’accélérer dès les années 1970 : Keith Richards (Rolling Stones), David Gilmour (Pink Floyd), Richie Blackmore (Deep  Purple ; Rainbow), Jimmy Page (Led Zeppelin), Joe Perry (Aerosmith), ou encore Brian May (Queen) vont faire évoluer le rôle du guitariste au sein des groupes, passant de simple exécutant à véritable artisan, par leur technique et virtuosité, de la rénomée du groupe dans lequel ils évoluent. Jusqu’à devenir de véritables stars, à l’égo parfois très poussé, auprès du public, à mesure que les médias (presse écrite, radio, télévision) et la presse spécialisée (les revues « Best », Rock’n’Folk, « Hard Rock Magazine » en France, « Rolling Stone » en Angleterre ») s’emparent du phénomène. revues Best et Rock’n’Folk, dès les 70’s en France, puis Hard rock Magazine au milieu des 80’s, ou la revue anglaise Rolling Stone.

Dans les années 80, l’apparition du genre Hard-rock va ne faire que renforcer et installer définitivement le statut du guitariste. Je n’en citerai que quelques-uns : Michael Schenker (Scorpions, MSG), Dave Murray (Iron Maiden), Angus Young (ACDC), qui a repris le « duck walk » de Chuck Berry, Eddie Van Halen (Van Halen), Gary Moore (Thin Lizzy), Kirk Hammett (Metallica), ou Slash, (Gun’s’n’ Roses). Les groupes s’appuient sur le duo chanteur-guitariste, dédié à faire le show pendant que les partenaires de la section rythmique tiennent solidement la baraque derrière!

Avec les années 90, un nouveau genre de virtuoses va prendre le devant de la scène : ceux qui enregistrent des albums en solo, pouvant démonter l’étendue de leur capacité technique.. je pense à Patrick Rondat, ou Nono (ex guitariste de Trust), mais aussi à Joe Satriani, Steve Vaï (qui fut l’élève de Satriani). Chacun, au gré de leur talent, de leur univers (axé plus sur la mélodie ou sur la rapidité d’exécution selon les cas), utilisant les technologies du son à leur disposition, se fera une place dans le cœur du public toujours avide de ces magiciens de la guitare qui en, en 2017, sont partout dans les festivals et écument les salles du monde entier.

La guitare, instrument emblématique du rock et du Hard-rock, n’a pas fini de révéler des talents qui demain, enflammeront les adorateurs du genre!

Long Live Rock’n’roll! Long Live Hard-rock!

Guillaume.

Quand le Classique et le Hard-rock font bon ménage!


amphibiaQui n’a pas déjà entendu le morceau « Le Printemps« , concerto pour violon n°1 Op.8 en mi majeur composé par Antonio Vivaldi, violoniste et compositeur né à Venise en 1678 ? Peu de gens en vérité, entre les  mélomanes adeptes du célèbre compositeur italien, et la plupart des gens dans un passé récent, grâce aux plateformes de renseignement téléphonique, où, lors des mises en attente, ce sempiternel morceau est servi à nos oreilles pour nous faire patienter avant d’obtenir enfin le droit de parler à l’interlocuteur-trice recherché(e). Ce « Printemps » fait bien sûr partie des « 4 saisons » (avec « L’Eté », « L’Automne », « L’Hiver », ensemble de concertos pour violon, composé par Vivaldi.

Ainsi Uli Jon Roth, ex-guitariste de Scorpions (voir les premiers albums des gars de Hanovre, notamment Tokyo Tapes 78) fut le précurseur du genre métal-classique dans les années 70’s et 80’s (voir son album intitulé « Metarmorphosis of Vivaldi IV Seasons »). Régulièrement, les guitaristes de rock, spécialement de hard-rock, s’attaquent à des morceaux du répertoire classique. Au début des années 80’s est apparu Yngwie Malmsteen, jeune virtuose suédois, influencé très tôt par la découverte de Paganini, Bach et…. Vivaldi.  Son style virtuose, rapide, précis, a révolutionné en partie la façon de jouer des ses confrères, leur montrant qu’il était aussi possible de s’attaquer à des œuvres de compositeurs classiques.  Dans l’extrait ci-dessous, le génial suédois nous donne un aperçu de son talent!

malmsteen

En France, dans les années 80, si les groupes de Hard-rock talentueux se font une jolie place au plan hexagonal, les guitaristes de talent ne sont pas nombreux à cette époque là : Nono (Trust), est à lui seul le représentant d’un genre, et d’une virtuosité. Aussi lorsqu’en 1996, je découvris l’album « Amphibia » du guitariste Patrick Rondat, sur lequel figure une collaboration avec le fils de Maurice Jarre, Jean-Michel (vous savez l’homme des albums « Oxygène », « Champs Magnétiques » et j’en passe), je fus surpris de voir figurer un morceau intitulé « Vivaldi Tribute ».

Quid de Patrick Rondat et Jean-Michel Jarre?.. si l’album « Amphibia », que je continue régulièrement d’écouter tant il est brillant, inventif, le morceau de Vivaldi joué superbement par Patrick Rondat vaut vraiment le détour! le son est assez « énorme », la virtuosité du guitariste rend parfaitement hommage au Maître italien. Sur la vidéo qui suit, le mariage entre la talent de Rondat, et les nappes électroniques orchestrées par Jean-Michel Jarre, donne un résultat étonnant, une couleur nouvelle à ce « Printemps ».

Vivaldi, comme nombreux de ses confrères compositeurs, a légué une œuvre importante au patrimoine, qui a traversé les siècles pour arriver jusqu’à nos oreilles et continuera sans doute de le faire pour les générations à venir. Tant mieux!

Ces deux instrumentistes prouvent s’il était besoin, que la musique traverse le temps, les modes, et se réinvente en des alliages parfois inattendus. Pour notre plus grand bonheur!

Savourez!

Guillaume.

 

 

Buffalo Summer, Hard-blues en mode Gallois


BuffaloSummerBuffalo Summer. Avant de vous parler de leur album « Second Sun« , je ne connaissais pas ce groupe, formé de 4 musiciens, tous issus du sud du Pays de Galles. Gareth Hunt (batterie), Andrew Hunt (chant), Jonny Williams (guitare) et Darren King (basse). « Second Sun » est donc le premier album auto-produit de ce groupe dont le répertoire musical est un savant mélange de blues-rock, hard-rock, avec des influences aussi variées que Led Zeppelin, Free, Lynyrd Skynyrd. De quoi faire saliver à l’avance l’auditeur, à condition bien sûr d’aimer les groupes précités.

Dès « Money », premier des 12 titres de cet album, Andrew Hunt nous laisse entrevoir ses qualités vocales qui rappellent par moments Robert Plant, époque Led Zeppelin. La musique, elle, bien que pas très innovante (mais le peut-on vraiment dans un genre déjà très visité et marqué par tant de groupes devenus des références en la matière ?), est très maitrisée, basée sur des riffs de guitares simples et une rythmique bien en place, solide. Le tout donne un résultat convaincant, à l’image de groupes comme Buffalo Springfield, ZZ Top.

La suite des morceaux confirme l’impression première, avec « Make you mine » que n’aurait pas renié la paire Perry-Tyler d’Aerosmith, ou la bande de Chicken Foot, chère à Joe Satriani et Sammy Hagar.
Les 12 morceaux s’enchainent sans faiblir, la qualité est au rendez-vous, ce qui est bien agréable. Malgré leur origines celtiques, les Buffalo Summer n’ont pas intégré d’instruments ou mélodies typiquement galloises à leur répertoire. Dommage penseront certains, mais au final, ce « manque » ne nuit en rien à la musique mitonnée par nos gallois. Rien que Hard-Blues, savamment dosé!

Nul doute que ces gaillards gallois vont régaler les publics dans les mois prochains, lors de la tournée qui va suivre la sortie de « Second Sun »… Energie, musicalité, qualité vocale, tout est là pour satisfaire les amateurs de Hard-rock matiné de Blues-rock!

Oui le cocktail de « Buffalo Summer » est consistant, à découvrir et savourer, en toute tranquillité!

J’ai hâte de les voir sur scène à Paris.

Guillaume.

 

 

Lemmy s’en est allé….


Lemmy.Il devait se produire en février prochain à Paris. Mais le public français ne le verra plus.

En effet, la voix de Mötörhead s’est tu. Soudainement. Quelques semaines seulement après le décès du batteur historique du groupe, Phil « Animal » Taylor (novembre 2015), Lemmy Kilmister, voix fondatrice et historique du groupe britannique de hard rock Mötörhead, est parti, au tournant des fêtes de fin d’année, rejoindre la confrérie des hurleurs de métal déjà installée au panthéon paradisiaque : Bon Scott, Paul Di’Anno, Ronnie James Dio.

La première fois que j’ai entendu Lemmy, ce fut en écoutant, alors adolescent, le superbe « Aces of Spades », l’un des premiers albums de Mötörhead. Ce son, énorme, ces morceaux à la rythmique ultra rapide, et surtout cette voix, rauque, violente de Lemmy, silhouette au visage de vieux loup de mer tendance corsaire, invariablement habillé de noir, les mains couvertes de bagues à têtes de mort, la tête coiffée de son éternel chapeau, noir évidemment, aux armoiries sudistes. Je me souviens avoir acheté 3 albums :  » Mötörhead », « Bomber », « Ace of Spades ».

Il fonda Mötörhead en 1975, après avoir joué au sein de Hawkwind (de 1971 à 1975, composant 6 albums en 3 ans!), et avoir été roadie pour le Jimi Hendrix Experience à la fin des années 60. D’emblée, ce groupe impose un son très agressif, des morceaux très rythmés, imprégnés de la voix charismatique, rauque, presque gutturale, de Lemmy, qui joue aussi de la basse.

Depuis 1975, Lemmy, figure emblématique et leader charismatique, a mené son groupe au succès, partout dans le monde, au gré des 35 albums parus en 40 ans de carrière. Le dernier en date, « Bad Magic« , est sorti en 2015.

Homme au caractère bien trempé, séducteur avéré, amateur d’alcool (bière, mezcal et whisky bourbon avaient ses faveurs), il a contribué a popularisé un genre, le hard rock, sans renier ses goûts initiaux pour le punk ou le rock’n’roll américain et ses figures légendaires : Buddy Holly, Eddie Cochran, Elvis Presley, Johnny Cash.

Devenu, au fil du temps, une figure, une influence majeure pour les groupes de rock, tels Metallica, le guitariste Slash, le batteur Dave Grohl (Foo fighters), parmi bien d’autres.

Avec le décès, à 70 ans, de son fondateur, s’arrête définitivement l’histoire de Mötörhead, qui marqua un pan de l’histoire du rock britannique de ces 40 dernières années.

Nous reste à écouter les albums… Merci pour tout Mr Kilmister!

Guillaume.

 

Perché sur sa Supernova, Satriani fait son grand retour.


JoeSatriani_pochette

La pochette de son nouvel album annonce la couleur : Joe Satriani,  traversé par les éclats météoriques de cet Univers qui semble le fasciner.

La musique ici offerte à nos oreilles est un voyage spatio-temporel, une ballade cosmique, telle que sait si bien les concocter ce génie de la guitare, ancien professeur notamment de Steve Vaï.

L‘alien de la six-cordes est de retour!  Après ses embardées musicales vers un hard rock musclé au sein de « ChickenFoot » (3 albums au menu) et  « Unstoppable Momentum », son précédent album paru en 2013, qui l’a vu tourner à travers le monde, jusqu’à remplacer au pied levé Jeff Beck à Marciac en août dernier, au cours de laquelle il a rejoint sur scène le légendaire bluesman Lucky Peterson pour un duo magistral, Joe Satriani, du lointain de sa galaxie musicale, nous revient en cette fin d’année 2015, avec dans sa besace le « Shockwave Supernova ». Si le précédent opus était plus heavy, « Shockwave Supernova » s’annonce comme un retour à des compositions plus aériennes, tout en gardant ce son de guitare inimitable.

Cet album, par son ambiance, renvoie à « Surfing with the Alien » (1997), ou « Crystal Planet » (1998). L’enchainement des morceaux tous composés par le guitariste californien se fait en douceur, et c’est un vrai plaisir que d’écouter Joe Satriani et son style aérien, fluide, soutenu par des compères de haut vol : Mike Kenneally aux claviers, Vinnie Colaiuta à la batterie et John Cuniberti aux percussions. Dès l’entame de l’album, le titre « Shockwave Supernova » nous embarque et nous montre que le guitariste est en grande forme!

Sur les morceaux qui suivent, de « Lost in Memory » à « On Peregrine wings », Satriani alterne les riffs très rock avec les envolées mélodiques dont il a le secret. Sans jamais perdre en qualité ni intensité de jeu, le virtuose reste très inventif, ses compositions partant dans des directions inattendues mais toujours intéressantes. Preuve en est avec  « Cataclysmic », aux allures de slalom entre les morceaux d’astéroïdes, qui ferme le premier tiers de l’album, en passant par le blues-rock de « San Francisco blue », jusqu’au virevoltant « Keep on movin' ».  « Butterfly and Zebra », petit joyau de légèreté, s’invite comme une rupture avant les 3 morceaux terminant ce magnifique album : « If there is no heaven » et sa rythmique rapide sur laquelle Satriani pose une mélodie crystalline, un morceau de rock progressif. « Star race across the sky », nous entrainant dans une ballade en compagnie des étoiles. « Goodbye SuperNova » qui clot l’album, est superbe.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce nouvel album concocté par Joe Satriani.

Pour les amateurs de guitare, de mélodies inspirées, il ne faut  pas le louper !

Guillaume.

Les Vampires D’Hollywood, une réunion entre amis musiciens…. qui déçoivent !


CooperDeppHollywood Vampires ! au pays du cinéma-roi, ce patronyme sonne comme le titre d’un film d’épouvante… vous dites-vous peut-être !

Pas du tout! Le nom vient d’un concept initié en .. 1969 par Alice Cooper, sur les marches du Rainbow bar & Grill Club. Le principe était simplissime : se réunir entre amis musiciens pour jouer, et boire plus vite que les autres convives! Passionnant, non?! En 2012, Alice Cooper, qui continue allègrement de se produire sur scène, dans son univers où s’entre-mêle boas, guillotine, effets pyrotechniques, décida donc de réactiver ce projet, aidé en cela de son ami et compère Johnny Depp.

Le casting réuni est alléchant : autour d’Alice Cooper et Johnny Depp, une association de musiciens venant d’horizons divers tels  Joe Perry (guitariste d’Aerosmith ; Dave  Grohl, ex-Nirvana, actuel guitariste de Foo Fighters ; Paul Mac Cartney, bassiste-pianiste-guitariste des Beatles, Wings…; Slash, as de la guitare au sein de Gun’s n’ Roses ; Robbie Krieger, ex-guitariste des Doors. Brian Johnson, hurleur en chef d’ACDC, se joint aussi à la joyeuse confrérie. Vous le voyez, le mélange est savoureux, total… inattendu. Le tout, dirigé par le vétéran producteur Bob Ezrin (Stones, Téléphone, Bowie….et beaucoup beaucoup d’autres), qui vient même jouer du piano et assurer des parties vocales!

2015 voit donc l’aboutissement de ce projet, avec la parution de l’album éponyme « Hollywood Vampires ».

L‘idée de départ : se faire plaisir entre amis, tout en rendant hommage à des musiciens disparus. Soit! Mais le résultat est assez décevant, car inégal en qualité, les associations inédites pour l’occasion des musiciens et chanteurs ne dégageant pas un esprit de groupe. Pourtant les titres choisis ici sont des standards comme : « Whole Lotta Love » (Led Zeppelin », « My generation »  (The Who), « Five to One » & « Break on through (The Doors), « Come and get it » (Paul Mac Cartney), « Manic depression » (Jimi Hendrix). A noter, l’hommage rendu à l’acteur Christopher Lee, qui incarna notamment Dracula de façon magistrale. Sa voix est utilisée en introduction au morceau « Raise and Dead » qui évoque… les Vampires.

A mon goût, trois titres se dégagent du lot : « Whole Lotta Love », emmené par le duo vocal Alice Cooper / Brian Johnson, et « Break on Through », et « Come and Get it ».

Au final, du rock  qui s’écoute sans grosse surprise. Bien que l’on devine le plaisir partagé par tous ces  musiciens, le résultat, au final, s’avère décevant. Dommage !

Guillaume.

« Book of Souls », une fresque sans faille !


IronMaidenGroupe_imageIron Maiden est de retour! Ceux qui pensaient que « Final Frontiers », leur précédent album, serait leur ultime œuvre, en sont pour leur frais. « Book of Souls » marque le grand retour de la Vierge de Fer. Finis les ennuis de santé de son chanteur-leader Bruce Dickinson, le groupe revient avec un double album studio sublime, inventif, nerveux, mélodique, bref tout ce qui fait la marque de ce groupe. Outre Dickinson, Steve Harris (bassiste) et Adrian Smith (guitariste) ont coécrit la majorité des titres. Habitué des fresques musicales, en référence à l’Histoire, Iron Maiden frappe cette fois très fort. En effet, cette fois-ci le groupe a concocté des morceaux très longs (de 6 à 18 minutes!). Une grande première pour La Vierge de Fer. Ici, il est question de légendes, de l’humanité,  de la guerre.
Dès les premières notes de « If Eternity should fail », qui dure 8’30 (!), Bruce Dickinson nous rassure et prouve qu’il a retrouvé toute sa voix, puissante et précise. Et l’on retrouve ce qui fait la marque de ce groupe, à savoir des mélodies très élaborées, servies par Janick Gers et Adrian Smith aux guitares, pendant que Steve Harris et Nico Mac Brain s’occupent de la section rythmique avec un brio retrouvé! Le plaisir est total!

Les morceaux s’enchainent sans lasser jamais l’auditeur, la surprise est toujours au rendez-vous. Les ambiances mélodiques font parfois penser aux landes d’Ecosse, d’Irlande (The Red and the Black »). Ce qui frappe, à l’écoute de ce disque, c’est la manière dont sont installés les morceaux, les ruptures de rythmes, de mélodies, sans jamais perdre en qualité, en fluidité. « Book of Souls », qui clos la première partie de cet album, composé et écrit par Janick Gers et Steve Harris, nous permet de retrouver Bruce Dickinson au top de son  expression vocale. La deuxième partie démarre en trombe avec « Death or Glory », qui évoque la guerre, les champs de batailles. « Tears of a clown »(dédiée à Robin Williams) et « The Man of Sorrows » ont tout pour devenir des hits du groupe, être repris en choeur par le public, à l’image d’un « Fear of the Dark » par exemple. Pour terminer, Iron Maiden nous offre le morceau de bravoure de « Book of Souls »… « Empire of the Clouds », écrit et composé par Bruce Dickinson. Au menu, 18 minutes de musique, qui démarrent doucement au son du piano et des cordes (violon, violoncelle), la suite est un pur régal, un résumé de ce qui fait la magie de ce groupe depuis plus de 30 ans.

« The Book  of Souls » est à mes yeux une totale réussite, l’un des meilleurs disques produit par Iron Maiden. J’ai hâte de voir le résultat sur scène, annoncé pour 2016 à Paris. Nul doute que les décors seront encore de haute tenue.

Guillaume.

 

 

 

 

 

 

1982, La Vierge de Fer débarque à Baltard !


IronMaiden_pochettePrintemps 1982, Pavillon Baltard de Nogent sur Marne. Jour de premier concert de Hard-rock de ma vie. Entouré d’amis, après avoir patienté longuement sous le chaud soleil printanier, je rentre, comme la foule nombreuse, dans cette superbe salle. En première partie, Blackfoot, emmené par le charismatique chanteur-guitariste et leader Ricky Meadlock, délivrera un blues rock de haute tenue.

Après la pause de rigueur, les lumières s’éteignent, et devant une foule déjà acquise à sa cause, la Vierge de Fer, pardon Iron Maiden, quintet anglais guidé par le bassiste-leader et principal auteur  du groupe, Steve Harris, et le nouveau chanteur Bruce Dickinson, prend possession de la scène.

Un choc, une claque, une révélation!

Le groupe démarre sur les chapeaux de roues et déroule les titres de son nouvel album « The number of the Beast » avec une maestria consommée. Je suis conquis par ce hard-rock mélodique et bien construit, je savoure chaque morceau : «  »Invaders », « The Prisoner », « Run to the Hills » ainsi que les 3 tubes que deviendront « Children of the Damned »,  » The Number of the Beast » (qui voit apparaître sur scène le personnage Eddie, mascotte du groupe, qui les accompagnera dès lors au gré de chaque tournée, tout comme sur toutes les pochettes des albums suivants du groupe) et « Hallowed be thy Name ». Vocalement, Bruce Dickinson tient son rang et fait forte impression au public par son dynamisme, son enthousiasme et sa voix puissante et précise, qui se fond parfaitment dans l’univers musical du groupe.

Je ressortirais de ce premier concert ravi, enchanté par l’univers de ce groupe, sa musicalité, son style. Plus de 30 après cette « rencontre » musicale, je les écoute toujours avec autant de plaisir.

Iron Maiden se pose alors en chef de file d’une nouvelle génération de groupes britanniques qui comptera dans ses rangs Def Leppard, Saxon, Judas Priest ou les irlandais de Thin Lizzy et leur  leader chanteur-bassiste Phil Lynott, notamment.

Alors si vous voulez découvrir Iron Maiden, l’album « The Number of the Beast » est parfait pour ça!

Guillaume.

Les Paul, pionnier d’une guitare légendaire (Gibson LesPaul)


LesPaul_image Quel est donc le point commun entre Les Paul (de son vrai nom Lester William Polsfuss),  né en 1915 aux Etats-Unis, et des guitaristes tels que Robert Johnson, Eric Clapton, Keith Richards, Paul Personne, Louis Bertignac, ou Bob Marley… parmi tant d’autres?

La réponse tient dans un modèle de guitare de la marque Gibson, qui depuis 1952, porte son nom, la fameuse Gibson LesPaul SG.

Après avoir testé l’harmonica puis le piano dès son plus jeune âge, Les Paul achète sa première guitare à l’âge de 12 ans, pour la modique somme de 5 dollars.

A 13 ans, il est un musicien semi-professionnel et à 17 ans, il intègre un groupe de country-music, le Rube Tronson’s Cowboys. Peu de temps après il quitte l’école pour devenir un musicien professionnel.

Musicien précoce, Les Paul s’avère aussi curieux pour tout ce qui touche aux instruments et aux méthodes d’enregistrement. A la fin des années 30, après des expériences en radios locales, dans des shows télé américains, il met au point une guitare « solidbody » (corps plein), qui portera le nom de « la Bûche », dans les locaux de la marque Epiphone. Au début des années 40, il accompagne Nat King Cole puis Bing Crosby.

En 1946 il signe avec la marque Gibson. Peu de temps après, soutenu financièrement par Crosby, Les Paul se lance dans les expérimentations et met au point le premier magnétophone multipistes, issu des ateliers de la marque Ampex (1947).

En 1949, il rencontre une chanteuse, Mary Ford, avec qui il formera un duo pendant 15 ans. Le duo connaitra  le succès avec « How High the Moon » en 1951, puis « May God be with you » en 1953. Ils cesseront de se produire ensemble en 1963.

En 1952, la marque Gibson lui fait signer un contrat lui proposant de développer une guitare qui porterait son nom. Acceptant l’idée puis demandant finalement que cela ne soit pas fait, Gibson passe outre. Le modèle Gibson « LesPaul » est né, faisant la fortune et la renommée du guitariste.

En 2009, Les Paul  s’éteint à 94 ans, laissant derrière lui un nom à jamais associé à un instrument qui fait désormais partie de l’histoire de la musique du 20ème siècle.

Ce modèle et ses héritières, nombre de guitaristes de rock, jazz, reggae ou blues, ont décidé d’en acquérir une, influencés par le son spécial autant que la forme de l’instrument. Parmi les plus célèbres détenteurs de Gibson LesPaul SG ou ses suivantes, on peut citer les bluesmen Robert Johnson, Albert Freddie et BB King, Eric Clapton, mais également l’icône du reaggae jamaïquain Bob Marley, les stoniens Mick Taylor et Keith Richards, les français Paul Personne, Louis Bertignac, sans oublier Mick Mars (Motley Crüe), The Edge (U2), David Gilmour (Pink Floyd) et Pete Townsend (The Who) parmi beaucoup d’autres!

Alors si vous souhaitez  écouter, découvrir cette guitare légendaire et qui traverse les générations et les styles musicaux, faites-le en écoutant  les musiciens nommés ci-dessus.

Guillaume.

 

 

 

 

 

 

Robert Mutt Lange, façonneur de son(s).


Robert Mutt Lange
Robert John « Mutt » Lange, né au Zambie il y a 67 ans, est un musicien (basse, guitare) qui très vite est devenu producteur de musique orienté vers la Pop music, la Country, le Hard-rock.

Comme ses confrères George Martin (producteur des Beatles), Dieter Dierks (Scorpions, Accept), Martin Birch (Deep Purple, Rainbow, Whitesnake, Iron Maiden…) ou Mike Varney (spécialiste dans les années 80 des albums de guitaristes virtuoses, tels Vinnie Moore), Robert John Mutt Lange est un producteur renommé, recherché, car il a pour particularité d’aimer le gros son, avec notamment des rythmiques très carrées, et un son de batterie énorme.

Ainsi les australiens d’ACDC sur les albums « Highway to hell » (79), Back in Black » (80)et For thouse about to rock »(81),  les anglais de Def Leppard (« High’n’dry »(81), « Pyromania » (83), « Adrenalize » (92) ), le canadien Bryan Adams en 1991 sur « Waking Up the Neighbours », sans oublier la chanteuse de country music Shania Twain, le groupe Foreigner (album IV), la chanteuse pop Lady Gaga (« Born this way » en 2011), et tout récemment les anglais de Muse pour leur dernier album « Drones », ont tous bénéficié des conseils, de l’oreille, du talent de ce producteur atypique, véritable caméléon, qui a façonné le son de chacun des groupes ou artistes qu’il a produit.

Si vous écoutez les albums précités, vous aurez une idée de son travail, de sa « patte » sonore si recherchée.

Guillaume.

 

 

 

 

 

 

Slash… n’a plus le feu sacré !


Slash, ancien membre de Gun’s ‘n’ Roses, groupe de hard-blues-rock dans les années 90, mène depuis cette période une carrière en solo, voire solitaire. Pour son nouvel album World on fire, ce talentueux manieur de cordes s’est adjoint les services de Myles Kennedy au chant, et du duo Todd Kerns (basse/ chant) Brent Fritz (batterie, percussions, claviers).

Le résultat, s’il est bien mis en boîte, n’est guère novateur tant dans les compositions proposées, que dans le jeu de guitare de l’homme au chapeau haut de forme. Les titres (17 au total !!! à croire que Slash avait des tiroirs à vider…) s’enchaînent et franchement rien ne se détache, ne survole le lot. L’auditeur que je suis, pourtant fan de ce musicien, s’en trouve déçu.

Cela sonne comme un retour dans les années 80-90, un son gras, des morceaux qui se ressemblent, sans réelle inventivité. Ayant écouté des groupes tels Ratt, Poison, White Lion ou Mötley Crüe à cette époque, je ne trouve rien de très différent, si ce n’est la date de publication de l’album…!! c’est dire !! Où est donc passé le jeu flamboyant, virevoltant, subtil de Slash…? apparemment, il l’a oublié ou pire, perdu en route… se contentant d’assurer, certes proprement, le service minimum.  Ses acolytes se donnent à fond, mais jamais cela ne décolle… jamais ! Et à ce compte-là, 17 morceaux à écouter, c’est beaucoup… trop !!!!

Alors Mr Slash, votre monde est peut-être en feu, mais vous, vous avez perdu le Feu… Sacré !!! Dommage !!!

Guillaume.