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Quand l’electro ressuscite la funk!!!


Qui aurait cru que j’écrirais quelque chose sur la musique electro? Clairement pas ma came au départ, je dois reconnaître que j’y connais pas grand chose non plus. Bien sûr, quand j’allume la radio (chose très rare) et que je tombe sur les hits qui font bouger le dancefloor, j’éteins pas instantanément, mais disons que je cours pas après non plus.

Alors, comment j’en suis venu là? Et bien, c’est avec la bande annonce de la deuxième saison d’Insecure, vous vous rappelez, une des séries dont je vous ai parlé il y a quelque temps. Donc, dans une vidéo de promo, on voit l’héroïne déambuler dans les rues de L.A sur un morceau funky absolument génial, donc je Shazam et la je tombe sur Calvin Harris!

Calvin Harris?!? Mon téléphone doit débloquer, c’est bien trop groovy pour que ce soit un DJ electro, donc je creuse un peu et finalement je vois qu’il a fait un projet avec toutes les stars du Hip Hop et du R’n’B actuel, “Funk wav bounces vol.1”.

En fait, le DJ Ecossais nous a fait un disque, un peu à la DJ Khaled, il a réuni toutes les stars du milieu hip hop mainstream et du R’n’B aussi, lui, s’occupe de la musique et il a voulu que ça sonne Funky! Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça fonctionne très bien! Du coup, j’ai fait quelques recherches sur ce qu’il avait fait précédemment et franchement, ça collait pas si bien, bref, revenons aux vagues de Funk qui bougent…

Porté par deux singles qui ont cartonnés instantanément, “Slide”, dont je vous parlais plus haut, avec Frank Ocean et les Migos, le groupe rap à la mode chez les ados et “Feels” avec trois monstres des ventes, Katy Perry, Big Sean et l’incomparable Pharrell Williams. C’est le genre de titres qui vous donnent envie de baisser les vitres de votre voiture et de mettre le son à fond ou de brûler les pistes de danses, c’est de la vraie funky musique!!!

Comme le disque est en réalité une compil’ de titres, je vais pas vous en faire des tonnes sur la conception de l’album, mais plutôt vous donner quelques noms supplémentaires pour continuer de vous mettre l’eau à la bouche, je vous ai dit, tout le gratin est là et le mélange des genres fonctionne très bien.

On retrouve Future et Khalid, Snoop et John Legend, des chanteuses plus pop comme Ariana Grande ou Nicki Minaj, on a du hardcore aussi avec le compère de Kendrick Lamar, l’excellent Schoolboy Q ou Lil’ Yachty.

Bref, vous avez capté le concept, des gros noms, une grosse basse groovy et un DJ de renom dans l’electro, secouez le tout et vous obtenez une belle compil’ de chansons qui vous feront danser pendant encore un bon moment.

Laurent

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Nos samples rendez-vous #21: Arsenik et William Bell


Villiers le Bel, Juin 2002, Lino et Calbo, les frangins du groupe Arsenik, nous offrent leur vision du monde sur leur second album “Quelque chose a survécu”. Le track en question, c’est “Regarde le monde” ou les deux mc’s ouvrent leurs coeurs à leurs enfants respectifs. Les deux papas font un speech à leurs bambins sur ce qu’est le monde dans lequel ils vont grandir, sur leurs propres parcours aussi. C’est l’un des textes les plus poignants du groupe, si vous voulez mon avis.

Le morceau produit par l’historique Djimi Finger reprend le sample d’un classique de la soul de la fin des années 60, le fameux “I forgot to be your lover” de William Bell ou le chanteur de Memphis, l’une des stars du label Stax, présente ses excuses à sa bien aimée pour l’avoir mise de côté, pas considérée à sa juste valeur et promet de se rattraper.

Au delà du texte qui bien que joli, est assez classique pour ce type de balade, c’est bien la mélodie qui marque les esprits, les arrangements de Booker T. Jones sont intemporels.

Et si les rappeurs du secteur A ne s’y sont pas trompés en utilisant cette boucle, ils ne sont pas les premiers artistes hip hop à s’en servir, 1 an plus tôt, en Californie, Alchemist concocte un beat quasi identique pour ceux qui allaient devenir l’un des groupes phare du hip hop underground west coast: Dilated peoples.

Le morceau c’est “Worst comes to worst” et même si, franchement j’adore le track d’Arsenik, celui-ci est encore un cran au dessus, Evidence et Iriscience se régalent au rythme des scratchs de leur DJ Babu et se payent le luxe d’être accompagné par l’incomparable Guru, qui dit mieux? C’est tout simplement pour moi, le meilleur morceau de Dilated, qui possède pourtant une discographie bien fournie, mais y’a pas, dès que j’entends les premières notes, quinze ans après, je monte toujours le son et ma tête bouge, c’est instantané!!!

 

Laurent

Tyler, the creator se réinvente avec Flower boy.


 

Pas spécialement fan d’Odd Future au départ, ou de la carrière solo de Tyler, the creator son lead, mais ce nouvel opus a fait tellement de bruit que je me suis dit que j’allais lui donner sa chance. J’avoue que j’avais un peu peur que l’annonce du coming out de Tyler, chose assez rare dans le milieu hip hop, pour être mentionnée, ait eu un tel effet de buzz que le disque n’avait été survendu. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas le cas!!!

“Flower boy”, dont le titre au départ, était “Scumfuck flower boy” (je me passerais de traduire…) est, je pense, le meilleur produit du rappeur Californien.

Le titre a donc été un peu édulcoré, ce qui n’est pas vraiment l’habitude de l’artiste et ça aussi, ça a attiré mon attention, Tyler, the creator et son ancien groupe était plutôt un collectif assez trash, avec des paroles assez tranchées et surtout un côté visuel très travaillé et bien hardcore!!! Alors, pourquoi ce revirement? Tyler a t-il changé?

En fait, non pas vraiment… Il a mûri, c’est sûr, mais au fond, le gars reste le même, ce personnage décalé, mais hyper talentueux du hip hop Californien. C’est plutôt l’ambiance du disque qui est différente, moins dark, même si sur certains morceaux comme “Who dat boy?” on retrouve l’atmosphère films d’horreur qu’on pouvait ressentir sur “Cherry bomb” ou sur les projets d’Odd future. C’est plus mélodieux, plus intimiste aussi et franchement l’écoute n’en est que facilité pour ceux qui, comme moi ne sont pas particulièrement adeptes du style de Tyler. Le disque est aussi plus court, environ 50 minutes et a du coup, moins de temps faibles, ce qui me dérangeait aussi sur l’opus précédent.

Les acolytes habituels sont présents avec Frank Ocean évidemment, mais aussi Lil’ Wayne et ASAP Rocky qui ont déjà été crédités sur les albums précédents de Tyler. Quelques petits nouveaux cependant, notamment avec la sublime voix d’Estelle qui vient accompagner le morceau central du disque “Garden shed”, où Tyler parle sans ambiguïté de sa sexualité.

“911/Mr. Lonely” avec son sample de Gap band est mon autre gros coup de coeur du disque, avec encore une fois Frank Ocean en featuring, mais aussi l’excellent guitariste de The internet, Steve Lacy.

Voilà, en conclusion, un disque qui m’a fait changé d’avis sur un artiste et c’est tant mieux, je vous laisse vous faire votre avis avec ces deux morceaux ci-dessous et bien sûr, le disque dans les bacs de la médiathèque.

 

Laurent

Queen sugar, une douceur visuelle et musicale…


Queen sugar, c’est ma nouvelle découverte série de cette rentrée, tiré du livre du même nom de Natalie Baszile, créée par Ava Duvernay, (Selma) et co-produite par Oprah Winfrey, qu’il n’est plus nécessaire de présenter.

L’histoire, c’est celle de la fratrie Bordelon, Charley, Nova et Ralph Angel qui, suite au décès de leur père, doivent reprendre la production de canne à sucre durement gagné par leurs ancêtres, sauf que ceux-ci n’y connaissent pas grand chose et n’en n’ont pas nécessairement l’envie, l’une est une journaliste activiste dans un journal local, l’autre est une femme d’affaire à succès, mariée à une star du basket et le cadet, sort tout juste de prison, avec son jeune fils à charge, dont la mère est une ex-toxicomane.

Bon, vous l’aurez compris, c’est du Oprah, donc le drame est au rendez-vous, préparez vos kleenex, mais c’est de très bonne facture, le drame familial ne tombe pas trop dans le pathos et les acteurs qui sont quasi tous inconnus du grand public, sont parfaits.

Oui, la musique, j’y viens, ne vous inquiétez pas… pourquoi j’ai choisi de vous parler de cette série, c’est évidemment que la bande son est de qualité, de très bonne qualité même. Certains ont critiqué ça, mais la direction a pris le parti de presque toujours laisser un fond musical et personnellement, je trouve que c’est très bien pensé et que ça accentue l’aspect dramatique de l’histoire.

Dès le générique (qui ressemble furieusement à celui de Power), j’ai été conquis, la sublime voix de Me’shell N’degeocello m’a envoûté sur le champ (mauvais jeu de mots je sais…), nous retrouverons d’ailleurs l’artiste aux multiples facettes plusieurs fois sur ce soundtrack car c’est elle qui a été choisie pour composer la musique de la série.

Ce choix d’Ava Duvernay et Oprah est une vraie réussite, un véritable melting pot musical, bien sûr, la Nu-soul est à l’honneur avec des artistes tels que Michael Kiwanuka, Jacob Banks, j’y ai découvert Lion Babe aussi, une artiste aux sonorités proche d’Erykah Badu, donc côté Soul, on se régale. Le hip hop aussi est bien représenté avec Jidenna et son “Long live the king” ou encore Odissee et j’en passe…

La série se déroule en Louisiane, donc le Blues est obligatoire aussi avec du John Lee Hooker pour “Sugar mama”, on a du rock aussi avec U2, Fleetwood mac et bien d’autres… Comme je vous le disais plus haut, le choix d’accompagner la série en musique quasiment constamment est un parti pris de la direction et tous les artistes que je viens de citer semblent ne faire qu’un avec les héros du show.

Si vous n’avez pas eu l’occasion d’y jeter un oeil je vous conseille vivement de partir pour St Josephine en Louisiane, vous ne serez pas déçu.

 

Laurent

Insecure, le soundtrack le plus hype du moment!!!


Soyons clair tout de suite, Insecure, c’est l’un de mes coups de coeur séries de 2017, j’ai mis un an avant de m’y mettre, mais sur le conseil d’experts (si vous me lisez, vous vous reconnaitrez…), je m’y suis et j’ai binge watcher les 2 saisons en quelques jours!!!

L’histoire, c’est celle d’Issa et Molly, deux jeunes trentenaires californiennes à la recherche d’une stabilité professionnelle et sentimentale. Ce qui pourrait paraître une histoire très classique de comédie romantique et en fait bien plus que ça, un peu à la manière d’Atlanta, dont je vous avais parlé dans le post sur Childish Gambino, les sujets sont traités avec une telle finesse et beaucoup d’humour, qu’Insecure peut se permettre de toucher un peu à tous les sujets sensibles, des inégalités hommes/femmes, aux conflits inter-raciaux et j’en passe… Tout ça sur une bande originale du feu de dieu et c’est bien sûr de ça dont on va parler aujourd’hui!

Ce soundtrack, justement, c’est l’oeuvre d’un des monstres du R’n’B de ces 20 dernières années, MONSIEUR Raphael Saadiq, l’ancien lead de Tony! Toni! Toné! est l’architecte de la musique derrière la série et croyez moi, elle fait partie intégrante du show!

Saadiq a réuni, pour la B.O de ces deux premières saisons, la crème de la scène rap et R’n’b Californienne du moment car la série se déroule à Los Angeles et ils ont voulu mettre en valeur les artistes du lieu où vivent nos héroïnes, d’autres artistes sont également à l’affiche et je vais vous faire un petit tour rapide de ce que l’on peut entendre en regardant les tribulations d’Issa.

Le pilote d’Insecure débute sur “Alright” issu du mythique “To pimp a butterfly” de Kendrick Lamar, donc d’entrée ça vous met dans l’ambiance et après ça, c’est une avalanche de talents, un savant mix entre old et new school, du légendaire Ice Cube et son “You know how we do it” jusqu’à la dernière sensation du rap féminin, Cardi B. On retrouve également SZA, dont je vais également vous parlé très bientôt, pour la sortie de son premier disque “CTRL”, Erykah Badu, Raphael Saadiq, lui-même est également de la partie, ça c’est pour les têtes d’affiches, mais j’en passe bien évidemment.

La ou la B.O est vraiment sympa, c’est qu’elle nous fait découvrir une tonne de nouveaux talents tels que Lion Babe, qui a participé également à la B.O de Queen Sugar (un autre article à venir très bientôt), Shy Carter, Dawn ou encore St Beauty, croyez moi, vous risquez d’entendre parler de cette nouvelle vague.

Quelques guests prestigieux apparaissent aussi dans la série et sa bande originale tels que Jidenna ou Ty Dollar Sign, je vous laisse découvrir ces petits caméos bien sympathiques. Et ce que je ne peux pas me permettre d’oublier, ce sont les talents de rappeuses de l’actrice principale Issa Rae, qui, dans la série a une grosse tendance à freestyler seule, devant son miroir et ça vaut souvent son pesant de cacahuète. Elle va aussi s’essayer à un open mic, pour l’un des moments les plus hilarants de la série sur le “Bossy” de Kellis, faites moi confiance, vous n’êtes pas prêts.

Voilà j’espère vous avoir donné envie de voir Insecure, je pense que vous ne le regretterez pas, en attendant la troisième saison l’an prochain, vous pouvez découvrir Issa et ses copines sur OCS ici. et pour l’intégrale des morceaux que vous pourrez entendre, je vous invite à jeter un oeil ici.

Laurent

50 cent a toujours le Power!!!


Non, ce n’est pas une chronique à propos de 50 cent, pas uniquement en tout cas! A vrai dire ça fait un moment que je voulais vous parler de la série qu’il co-produit: POWER, donc la diffusion de sa quatrième saison, actuellement aux USA semblait le moment tout indiqué pour ça. Comme chaque série dont je vous ai parlé jusque-là, il s’agira principalement de sa bande originale, bien sûr, mais avant tout, voyons voir de quoi il s’agit.

James St Patrick (Omari Hardwick), est le gérant d’une boîte de nuit New Yorkaise, mais ce n’est qu’une partie de sa vie, dans la rue, il est Ghost, l’un des plus gros distributeurs de drogues de la grosse pomme. Avec son ami d’enfance Tommy (Joseph Sikora), ils gèrent d’une main de fer le trafic New Yorkais. Seulement, Ghost veut sortir de ce cercle vicieux, protéger sa famille et investir dans le monde de la nuit (légal). Evidemment, tout ne va pas se passer comme prévu, surtout quand son amour d’enfance, qui travaille pour le FBI pointe le bout de son nez.

Bref, Power est un peu un Scarface moderne dans le milieu de la nuit de New York, le casting est très solide et Courtney Kemp Agboh, la créatrice du show est une valeure sûre et gère ce beau petit monde à merveille. Certains diront que c’est un show “bling bling”, tourné comme un clip hip hop à rallonge, personnellement je n’ai pas du tout cette sensation, l’histoire bien qu’assez classique me tient en haleine depuis quatres saisons et a fait de Power l’une de mes séries préférées actuellement.

Voilà pour la mise en bouche, maintenant parlons musique et comme une partie de l’histoire se déroule dans des clubs hype et que Fifty est derrière les choix musicaux, autant vous dire tout de suite qu’on est gâtés!!! Le générique nous mets direct dans le bain avec l’excellent “Big rich town” de 50 cent et Joe, mais ce n’est qu’un avant goût du régal Hip hop/ Rn’B qu’on nous propose, à tel point que je n’ai pas pu me résoudre à beaucoup cutter, je vous ai préparé une playlist d’une quarantaine de morceaux, merci Tunefind!!!

Au programme, le patron de G-Unit est évidemment à l’honneur, mais on retrouve aussi Erykah Badu, 2pac ou encore Angie Stone et même du Smokey Robinson, ça c’est pour les anciens. Pour la nouvelle école, du lourd aussi avec Schoolboy Q, Mack Wilds, qui jouait Mike dans The Wire, Wiz Khalifa, Lil’Wayne, bref que des pointures du hip hop actuel.

Le R’nB et la Nu-soul ne sont pas en manque non plus, on retrouve SZA, la nouvelle perle de TDE, Chris Brown, Lalah Hathaway, pour ne citer qu’eux.

Mais je dois que cette B.O m’a fait découvrir deux pépites, que je souhaitais mettre en avant plus spécialement, Jacob Banks, dont la chronique est à venir sur Sème la zic et Jones, qui pourrait devenir l’une des nouvelles voix de la Pop/Soul Londonienne avec le titre “Indulge” que j’ai adoré!

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de découvrir la série et sa B.O car elle valent vraiment le coup, le lien vers l’intégrale des morceaux de la série se trouve ici et vous pouvez retrouver la série sur OCS.

 

Laurent

Guts, du rap français de bonne facture!


Hé oui cher Laurent, une fois n’est pas coutume, je m’aventure hors des sentiers du jazz, du rock, pour chroniquer un disque de Rap/ Hip-Hop!…. Bon, passé ce clin d’œil à mon acolyte blogueur, je me lance.

Ceux qui étaient à la salle Jacques Brel en décembre 2016 pour venir notamment y applaudir le gang funky Electro Deluxe, ont eu le plaisir de découvrir le rappeur Guts, accompagné de son Live Band, au sein duquel figurait Beat Assailant et la talentueuse Mary May. La soirée, ouverte par le trio Dani Terreur, vainqueur du Tremplin Jeunes Aventuriers, avait été aussi chaude que réussie, tant le public était nombreux et heureux de pouvoir festoyer en ce frais mois de Décembre.

A cette occasion, Guts et ses complices avaient présentés des titres figurant sur l’album « Stop the Violence« , qui s’ouvre d’ailleurs avec le titre éponyme chanté par le rappeur américain Beat Assaillant. Ce titre est un véritable plaidoyer pour la paix, un appel à la tolérance, au respect entre les gens. L’album est coupé en deux parties, d’abord les 5 titres (!:-() du combo, et par la suite les versions instrumentales de ces mêmes morceaux…. Ca me semble un peu trop … PEU!

« Pick me up », est un morceau qui mélange les voix masculines et féminines, de Wolfgang et Mary May, des boucles de synthés, de la rythmique parfois proche du reggae-ragga… c’est dansant et frais! « Everybody wants to be a star », est une plongée dans le rétroviseur, époque 80’s,  cheveux gominés, vêtements flashy, avec ces nappes de synthés qui font passer ce morceau pour une aimable bluette, sur des rythmes résolument disco, sur lesquels (n’est-ce pas Laurent?!:-) ) il était possible d’enflammer le dancefloor, dans les discothèques de Paris et d’ailleurs! « Ain’t  perfect », duo vocal entre Beat Assaillant et Mary May (au chant parfois très jazzy), est un morceau tout en douceur! Enfin le final « Drummer’s delight » est un morceau laissant la place aux rythmes issus de batteries, percussions, sur lesquels les voix de Beat Assaillant en lead secondé par Mary May et Wolfgang, viennent se poser.

« Stop the violence » est un bon album, rempli de fraicheur et de bonnes idées de compositions. A découvrir.

Guillaume.

Kendrick Lamar, encore un cran au dessus…


Etant donné les contraintes de temps pour recevoir l’album, j’ai un peu trainé pour pouvoir chroniqué “DAMN.” de Kendrick Lamar et vous avez probablement déjà tout lu sur ce disque si spécial, je ne m’étendrais donc pas à faire une longue chronique, mais impossible pour moi de passer à côté.

Ce 4ème opus (si l’on compte “Section 80”) est pour moi un cran dessous des deux précédents, mais le talent et la supériorité de Kung fu Kenny est indéniable à l’écoute du disque. Entouré des meilleurs à la prod. (mais sans Dr.Dre), il brûle les beats un à un, tantôt trap, tantôt boom bap, le flow de Kendrick s’adapte à tous les styles.

Côté featurings, peu de guests au programme, mais des géants: U2 et Rihanna, inattendu me direz-vous? C’est peu dire, mais même là, ça fonctionne!

Visuellement, vous allez vous régaler aussi avec les clips de “Humble” et “DNA”, contrairement à la pochette minimaliste de l’album, les clips sont très travaillés et collent parfaitement à la musique, du très très bon!

Voilà, j’avais promis de ne pas m’éterniser, je préfère vous laisser profiter du talent de celui, qui est, pour moi, le meilleur rappeur actuellement, ne cherchez pas à extraire un track plutôt qu’un autre, le disque est pensé comme une histoire qui commence avec le meurtre (fictif) de Kendrick et finit par ce qui aurait pu être l’assassinat de son père par Anthony Tiffith, aujourd’hui directeur du label de Kendrick, Top Dawg entertainment, drôle d’histoire non?

 

Laurent

C’est qui le patron??? C’est Jay!!!


Alerte blockbuster!!! Voilà 4.44, le 13ème album de Jay-Z, a t-on encore besoin de lui faire de la promo, me direz-vous? C’est vrai! Seulement quand l’une des légendes du hip hop sort un album pour la première fois depuis 4 ans et que celui-ci est sans doute ce qu’il a produit de mieux depuis une décennie, je pense que oui, ça vaut le coup d’en parler.

Bon, avant toute chose, pour nos adhérents, qui souhaiteraient se ruer à la médiathèque pour emprunter la pépite, ce ne sera pas possible tout de suite, l’album n’est (pour le moment) disponible que sur TIDAL, la plateforme de streaming musical de Jay, heureusement j’ai pensé à vous et vous ai mis le lien plus bas, dans la partie “Blogroll”, mais dès que ça sort en CD, c’est promis, on le commande!

Revenons à ce qui nous intéresse, le contenu du disque: 4.44 est une véritable porte ouverte sur la vie personnelle du mogul de Brooklyn, ses dérapages extra conjugaux avec “Becky with the good hair”

  

 ainsi que ses excuses à son épouse Beyoncé, ainsi qu’à Solange, la soeur de celle-ci, suite l’incident de l’ascenceur, les brouilles avec Kanye West etc… Des ragots, oui c’est vrai aussi et ça serait surement moins intéressant si, musicalement, l’opus n’était pas si abouti.

L’artisan de cette réussite, hormis Hov bien sûr, c’est No I.D, mentor de Kanye West et producteur historique et meilleur ami de Common, d’ailleurs, pour l’anecdote, dans un de ces anciens morceaux, Jay-Z dit : If skills sold, Truth be told I’d probably be, Lyrically Talib Kweli Truthfully, I wanna rhyme like Common Sense…” et bien c’est chose faite! No I.D étant l’unique producteur de 4.44 (fait très rare de nos jours) et son empreinte est telle sur les instrus, qu’on se croirait parfois sur des morceaux de Common.

Ce style soul avec beaucoup de samples (Donny Hathaway, Fugees…) colle parfaitement à Jay-Z et quand il ne parle pas de sa vie, il se montre très engagé dans la cause “Black live matters”, comme dans “The story of O.J” ou “Moonlight” avec des propos parfois controversés.

Pas de rappeurs en featurings pour Hov, seuls Frank Ocean et Damian Marley pour les refrains et les voix des femmes de sa vie, Blue, sa fille, Gloria Carter, sa mère et bien sûr, Queen B, son épouse.

Voilà, faites-vous votre idée sur 4.44 (le lien ici), personnellement, je dirais que c’est l’un des albums de l’année! The Roc is forever…

Laurent

 

2Pac, All eyez on me…


A l’occasion de la sortie du biopic sur sa vie, le moment semble opportun pour revenir rapidement sur la carrière de celui qui changera le cours de l’histoire de la musique rap dans les années 90, Tupac Shakur.

Fils d’une black panther, qui l’a porté durant son emprisonnement, 2pac était destiné à vivre une vie hors du commun, bercé dans les problèmes judiciaires de sa maman et son addiction à la drogue, le jeune Tupac grandit très vite, trop vite peut être…

Malgré tout, il étudie entre autres à l’école des arts de Baltimore et s’oriente rapidement et naturellement vers une carrière d’artiste, ses talents d’acteur et d’orateur sont vite évident pour tout le monde et Pac commencera par être un des danseurs du groupe Digital Underground, mais tout ça est vite trop petit pour lui et sa carrière solo débute en fanfare avec le disque “2pacalypse now” et son titre phare “Brenda’s got a baby”. Suivant ceux qui l’ont élevé, 2pac offre un premier opus engagé, cru, qui dépeint la réalité des noirs des ghettos dans les années 90. L’album est un succès et les controverses qui s’en suivent ne font qu’apporter de l’eau au moulin de l’artiste.

2 ans plus tard, il sort “Strictly 4 my N.I.G.G.A.Z” et les polémiques s’accumulent et les démêlés judiciaires aussi, la carrière de 2pac est définitivement lancé, le disque contient des pépites tels que “Keep ya head up” ou “I get around”, un classique!!! Même succès pour l’album “Thug life” en collaboration avec le groupe du même nom qui comporte l’un de mes titres préférés de Pac: “How long will they morn me?” avec le refrain du légendaire Nate Dogg.

Le grand tournant de la vie du rappeur c’est ce soir du 30 Novembre 1994 où il est agressé dans un studio New Yorkais, où il était censé enregistrer l’un des titres de son futur album. Il se fait tirer dessus à cinq reprises et est tout proche d’y rester. La suite, on la connaît, c’est le début de la rivalité East coast/West coast, Biggie et Puff Daddy sont soupçonnés d’avoir commandité la tentative d’assassinat de 2Pac, mais ce ne sera jamais prouvé. Cela dit, Shakur s’en sort, purgera une peine de prison pour une affaire de viol et sortira dans la foulée, l’album “Me against the world”, premier chez Death Row avec des titres comme “Dear mama” ou “Temptations” qui sont encore aujourd’hui inoubliables.

Le dernier chapitre de son vivant, c’est le double album mythique “All eyez on me”, véritable machine à hits, ce disque sera le dernier avant son meurtre tragique en 1996, à la sortie du combat de Mike Tyson.

Plusieurs disques verront le jour à titre posthume, sous la houlette d’Afeni Shakur, la mère de 2pac, mais je ne m’attarderais pas sur ceux-la, bien que plusieurs d’entre eux sont vraiment excellents, je vous laisse avec la bande annonce du film et une playlist bien fournie de celui qui restera peut être, comme le plus grand rappeur de l’histoire.

 

Laurent

Les véritables origines du hip hop…


hip-hop-evolutionVoilà le documentaire à voir absolument pour tout amateur de hip hop!!! Disponible uniquement sur Netflix et HBO aux US, voilà donc « Hip hop evolution » où la véritable histoire du mouvement hip hop racontée par ses acteurs.

De la fin des années 70 avec les fameuses soirées de DJ Kool Herc, jusqu’ à l’avènement du rap West coast et le fameux « Chronic » de Dr. Dre en 1991, ce documentaire se divise en 4 parties :

Le point de départ au 1520, Sedgwick avenue dans le Bronx avec Kool Herc qui animait les toutes premières soirées hip hop de l’histoire, la perfection du scratch par Grandmaster flash et les battles entre les différents crews de chaque quartier.

Ensuite, on découvrira l’ouverture du hip hop underground vers les rues de Manhattan par le biais d’Afrika Bambataa qui mixait parfois dans les soirées Punk. L’arrivée de Run DMC et la création de du label Def Jam par Russell Simmons et sa rencontre avec Rick Rubin, qui va révolutionner le son de l’époque. La musique évolua ainsi que le style vestimentaire, fini les habits clinquants des premières heures, place aux Adidas Superstar et aux Kangols.

A la fin des années 80, le rap conscient verra le jour avec les morceaux à textes écrit par des groupes tels que Public Enemy, Queen Latifah et autres Eric B & Rakim. Le rap devient activiste et commence à faire peur de par son message et son esprit critique de la politique de l’époque.

Pour finir, Shad, l’hôte du documentaire traversera les Etats Unis pour nous parler du rap Californien, le fameux « Gangsta rap » des NWA, Cypress Hill, Ice T etc… Un rap aussi violent que festif, plus adapté au climat de la côte ouest et en lien avec l’actualité de l’époque à Los Angeles, comme l’affaire Rodney King et les émeutes qui s’en suivirent. La vie des gangs ultra présentes dans la cité des anges, y est décrite comme si on y était.

Evidemment, on pourrait toujours ajouter des choses à ces quatre segments, mais les anecdotes sont tellement nombreuses et racontées par les protagonistes de l’époque, avec beaucoup d’images d’archives, c’est un vrai régal ! Tout ce que je peux souhaiter, c’est une suite, merci Netflix !!!

Nos samples rendez-vous #14


Une spéciale pour Guillaume, avec un de ses groupes préférés Toto et son tube interplanétaire « Africa ». Sorti en 1983 sur leur album TOTO IV, ce titre incontournable pour tous les fans des 80’s, a été inspiré à David Paich le clavier du groupe par un documentaire traitant de la pauvreté en Afrique, qui l’aurait profondément marqué. On pourrait croire en regardant le clip (exceptionnellement kitsch !!!) qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre un Américain et une Africaine, mais a priori, l’idée originelle était la première.

Le sampleur, si je dois en citer un parmi les nombreux qui ont réutiliser ce célèbre synthé, c’est Nas, le maestro du Queensbridge qui rappe dessus à merveille sur « New world », tiré de l’album « Nastradamus » en 1999 et produit par L.E.S. Le morceau traite de l’évolution du monde actuel et notamment de la percée de toutes les nouvelles technologies, internet, smartphones etc et de leur emprise sur notre quotidien. Nas compare aussi certaines personnalités passées et leurs « équivalents » contemporains.

Laurent

Cette année, on pense tous Monae, Monae!!!


2017 sera l’année des débuts cinématographiques pour Janelle Monae avec des apparitions dans deux films très remarqués: Moonlight (Oscar du meilleur film) et Les figures de l’ombre. L’occasion pour moi de faire une petite séance de rattrapage sur Janelle, la chanteuse, c’est quand même sa carrière première après tout!

Pour ceux qui seraient passés à côté du phénomène, Janelle Monae (Robinson), c’est l’une des nouvelles reine du R’n’B/Soul Américaine. Découverte par Big Boi d’Outkast, puis signée par Puff Daddy chez Bad Boy records, pour qui elle a déjà signé un EP et deux albums, Janelle, c’est la dernière poule aux oeufs d’or de Diddy.

Personnage quelque peu excentrique, elle aime à dire qu’elle a grandi en s’inventant un monde fait de musique et de science fiction, elle s’est d’ailleurs créé un alter-ego androide: Cindy Mayweather, qui revient régulièrement dans ses morceaux, elle est le fil conducteur des trois projets de Janelle: Metropolis Suite 1 (The chase), The Archandroid (Suites 2 et 3) et The electric lady (Suites 4 et 5).

C’est de ce dernier dont je vous parlerais aujourd’hui, sorti en 2013, The electric lady est pour moi l’un des albums les plus marquants de ces dernières années. L’artiste y est très inventive, diversifiée, passant par tous les styles qu’elle affectionne: Soul/Funk, Rn’B, Hip hop et Rock, elle excelle à mélanger les genres et s’est entourée des meilleurs pour ce faire.

Au casting de cet opus, ni plus ni moins que l’une des dernières apparitions de Prince himself, la reine Erykah Badu et les stars montantes du milieu Solange et Miguel, ainsi qu’Esperanza Spalding sur “Dorothy Dandridge eyes”, le tout coproduit par ses 2 mentors Big Boi et Diddy. Le CD se termine par le morceau “What an experience” et ce titre ne pouvait pas être mieux trouvé tant le plaisir est total.

Pour conclure il ne me reste qu’une chose à dire, à quand les prochaines aventures de Cindy Mayweather et je vous laisse profiter du génie de Janelle…

Laurent

Bibo, à Toulouse entre Hip Hop et Soul


Dans l’idée de vous faire découvrir des artistes indépendants, voilà mon premier choix et ceux qui me lisent se douteront qu’il s’agit de hip hop évidemment, mais pas que, car Bibo est un artiste aux talents multiples. Le Toulousain alterne rap et chant sans complexe et avec une facilité déconcertante! Poser un seize mesures, c’est une chose, mais quand en plus, on peut se permettre de chanter ses propres refrains, voire des tracks entiers et ça sans auto-tune, c’est une autre performance quand même!

Finalement, peu d’artiste s’essayent à cet exercice, sans auto-tune et comme n’est pas Lil’Wayne qui veut, l’utilisation à outrance de cet outil par les rappeurs/chanteurs actuels est un beau raté de l’histoire du rap, si vous voulez mon avis, bref…

Quand j’ai commencé à écouter Bibo, j’ai retrouvé un flow et un timbre de voix qui m’ont immédiatement fait penser à Vibe, alors je sais, je remonte loin et les plus jeunes ne connaîtront pas forcément, mais les 2 chanteurs ont vraiment des similitudes. Outre Atlantique, on pourrait citer aussi Ryan Leslie ou les Fugees dans les années 90/2000, tout ça pour dire qu’allier le rap et le chant n’est pas un exercice facile et qu’ils ne sont pas des millions non plus à réussire et Bibo fait partie de ceux-là.

Il baigne dans le son depuis tout jeune et comme pour beaucoup, sa carrière est faite de haut et de bas, il chantait dans l’église de son quartier tout en façonnant ses rimes dans son coin et après plusieurs apparitions au sein de divers collectifs, il sort son premier opus « Blues 2 bitume » en 2002 qui est plutôt bien accueilli. Partant de ce modeste succès,  Bibo fera les premières parties d’artistes comme Disiz, Daddy Mory ou encore Singuila. Depuis, le mc Toulousain continue son petit bonhomme de chemin et accumule les projets solo ou en collaboration sur des mixtapes avec, pour n’en citer que quelques uns Antilop-Sa, Al Peco ou encore DannyBoss.

Pour en revenir à #20, le dernier album en date de Bibo, il est composé de vingts morceaux, dont seize inédits et quatre mix de ses anciens couplets d’une dizaine de minutes chacun (le gars en a sous le pied quand même!!!), le concept est vraiment sympa, on est presque sur du recyclage musical et ça aurait été dommage de perdre de la qualité comme ça.

L’album est principalement orienté Nu-Soul, notamment  les morceaux produit par Le Nuage, mais Bibo montre sur quelques morceaux comme #Corner ou #J’aiPerduMonRap qu’il n’a rien perdu des qualités de mc qu’il affichait sur #LesCoupletsOubliés. Perso mes gros coups de coeur sont #LouangesEtAcclamations et #PopcornMode produits respectivement par Chris Lou et Al bandito, qui produit cinq autres tracks sur le CD.

Pour résumer, voilà un petit gars d’1m65 qui a une bien belle plume, une belle voix et une grosse frappe derrière le mic! Souhaitons lui une belle carrière.

Pour découvrir l’album en intégralité, c’est par ici.

Laurent