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Insecure, le soundtrack le plus hype du moment!!!


Soyons clair tout de suite, Insecure, c’est l’un de mes coups de coeur séries de 2017, j’ai mis un an avant de m’y mettre, mais sur le conseil d’experts (si vous me lisez, vous vous reconnaitrez…), je m’y suis et j’ai binge watcher les 2 saisons en quelques jours!!!

L’histoire, c’est celle d’Issa et Molly, deux jeunes trentenaires californiennes à la recherche d’une stabilité professionnelle et sentimentale. Ce qui pourrait paraître une histoire très classique de comédie romantique et en fait bien plus que ça, un peu à la manière d’Atlanta, dont je vous avais parlé dans le post sur Childish Gambino, les sujets sont traités avec une telle finesse et beaucoup d’humour, qu’Insecure peut se permettre de toucher un peu à tous les sujets sensibles, des inégalités hommes/femmes, aux conflits inter-raciaux et j’en passe… Tout ça sur une bande originale du feu de dieu et c’est bien sûr de ça dont on va parler aujourd’hui!

Ce soundtrack, justement, c’est l’oeuvre d’un des monstres du R’n’B de ces 20 dernières années, MONSIEUR Raphael Saadiq, l’ancien lead de Tony! Toni! Toné! est l’architecte de la musique derrière la série et croyez moi, elle fait partie intégrante du show!

Saadiq a réuni, pour la B.O de ces deux premières saisons, la crème de la scène rap et R’n’b Californienne du moment car la série se déroule à Los Angeles et ils ont voulu mettre en valeur les artistes du lieu où vivent nos héroïnes, d’autres artistes sont également à l’affiche et je vais vous faire un petit tour rapide de ce que l’on peut entendre en regardant les tribulations d’Issa.

Le pilote d’Insecure débute sur “Alright” issu du mythique “To pimp a butterfly” de Kendrick Lamar, donc d’entrée ça vous met dans l’ambiance et après ça, c’est une avalanche de talents, un savant mix entre old et new school, du légendaire Ice Cube et son “You know how we do it” jusqu’à la dernière sensation du rap féminin, Cardi B. On retrouve également SZA, dont je vais également vous parlé très bientôt, pour la sortie de son premier disque “CTRL”, Erykah Badu, Raphael Saadiq, lui-même est également de la partie, ça c’est pour les têtes d’affiches, mais j’en passe bien évidemment.

La ou la B.O est vraiment sympa, c’est qu’elle nous fait découvrir une tonne de nouveaux talents tels que Lion Babe, qui a participé également à la B.O de Queen Sugar (un autre article à venir très bientôt), Shy Carter, Dawn ou encore St Beauty, croyez moi, vous risquez d’entendre parler de cette nouvelle vague.

Quelques guests prestigieux apparaissent aussi dans la série et sa bande originale tels que Jidenna ou Ty Dollar Sign, je vous laisse découvrir ces petits caméos bien sympathiques. Et ce que je ne peux pas me permettre d’oublier, ce sont les talents de rappeuses de l’actrice principale Issa Rae, qui, dans la série a une grosse tendance à freestyler seule, devant son miroir et ça vaut souvent son pesant de cacahuète. Elle va aussi s’essayer à un open mic, pour l’un des moments les plus hilarants de la série sur le “Bossy” de Kellis, faites moi confiance, vous n’êtes pas prêts.

Voilà j’espère vous avoir donné envie de voir Insecure, je pense que vous ne le regretterez pas, en attendant la troisième saison l’an prochain, vous pouvez découvrir Issa et ses copines sur OCS ici. et pour l’intégrale des morceaux que vous pourrez entendre, je vous invite à jeter un oeil ici.

Laurent

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50 cent a toujours le Power!!!


Non, ce n’est pas une chronique à propos de 50 cent, pas uniquement en tout cas! A vrai dire ça fait un moment que je voulais vous parler de la série qu’il co-produit: POWER, donc la diffusion de sa quatrième saison, actuellement aux USA semblait le moment tout indiqué pour ça. Comme chaque série dont je vous ai parlé jusque-là, il s’agira principalement de sa bande originale, bien sûr, mais avant tout, voyons voir de quoi il s’agit.

James St Patrick (Omari Hardwick), est le gérant d’une boîte de nuit New Yorkaise, mais ce n’est qu’une partie de sa vie, dans la rue, il est Ghost, l’un des plus gros distributeurs de drogues de la grosse pomme. Avec son ami d’enfance Tommy (Joseph Sikora), ils gèrent d’une main de fer le trafic New Yorkais. Seulement, Ghost veut sortir de ce cercle vicieux, protéger sa famille et investir dans le monde de la nuit (légal). Evidemment, tout ne va pas se passer comme prévu, surtout quand son amour d’enfance, qui travaille pour le FBI pointe le bout de son nez.

Bref, Power est un peu un Scarface moderne dans le milieu de la nuit de New York, le casting est très solide et Courtney Kemp Agboh, la créatrice du show est une valeure sûre et gère ce beau petit monde à merveille. Certains diront que c’est un show “bling bling”, tourné comme un clip hip hop à rallonge, personnellement je n’ai pas du tout cette sensation, l’histoire bien qu’assez classique me tient en haleine depuis quatres saisons et a fait de Power l’une de mes séries préférées actuellement.

Voilà pour la mise en bouche, maintenant parlons musique et comme une partie de l’histoire se déroule dans des clubs hype et que Fifty est derrière les choix musicaux, autant vous dire tout de suite qu’on est gâtés!!! Le générique nous mets direct dans le bain avec l’excellent “Big rich town” de 50 cent et Joe, mais ce n’est qu’un avant goût du régal Hip hop/ Rn’B qu’on nous propose, à tel point que je n’ai pas pu me résoudre à beaucoup cutter, je vous ai préparé une playlist d’une quarantaine de morceaux, merci Tunefind!!!

Au programme, le patron de G-Unit est évidemment à l’honneur, mais on retrouve aussi Erykah Badu, 2pac ou encore Angie Stone et même du Smokey Robinson, ça c’est pour les anciens. Pour la nouvelle école, du lourd aussi avec Schoolboy Q, Mack Wilds, qui jouait Mike dans The Wire, Wiz Khalifa, Lil’Wayne, bref que des pointures du hip hop actuel.

Le R’nB et la Nu-soul ne sont pas en manque non plus, on retrouve SZA, la nouvelle perle de TDE, Chris Brown, Lalah Hathaway, pour ne citer qu’eux.

Mais je dois que cette B.O m’a fait découvrir deux pépites, que je souhaitais mettre en avant plus spécialement, Jacob Banks, dont la chronique est à venir sur Sème la zic et Jones, qui pourrait devenir l’une des nouvelles voix de la Pop/Soul Londonienne avec le titre “Indulge” que j’ai adoré!

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de découvrir la série et sa B.O car elle valent vraiment le coup, le lien vers l’intégrale des morceaux de la série se trouve ici et vous pouvez retrouver la série sur OCS.

 

Laurent

Guts, du rap français de bonne facture!


Hé oui cher Laurent, une fois n’est pas coutume, je m’aventure hors des sentiers du jazz, du rock, pour chroniquer un disque de Rap/ Hip-Hop!…. Bon, passé ce clin d’œil à mon acolyte blogueur, je me lance.

Ceux qui étaient à la salle Jacques Brel en décembre 2016 pour venir notamment y applaudir le gang funky Electro Deluxe, ont eu le plaisir de découvrir le rappeur Guts, accompagné de son Live Band, au sein duquel figurait Beat Assailant et la talentueuse Mary May. La soirée, ouverte par le trio Dani Terreur, vainqueur du Tremplin Jeunes Aventuriers, avait été aussi chaude que réussie, tant le public était nombreux et heureux de pouvoir festoyer en ce frais mois de Décembre.

A cette occasion, Guts et ses complices avaient présentés des titres figurant sur l’album « Stop the Violence« , qui s’ouvre d’ailleurs avec le titre éponyme chanté par le rappeur américain Beat Assaillant. Ce titre est un véritable plaidoyer pour la paix, un appel à la tolérance, au respect entre les gens. L’album est coupé en deux parties, d’abord les 5 titres (!:-() du combo, et par la suite les versions instrumentales de ces mêmes morceaux…. Ca me semble un peu trop … PEU!

« Pick me up », est un morceau qui mélange les voix masculines et féminines, de Wolfgang et Mary May, des boucles de synthés, de la rythmique parfois proche du reggae-ragga… c’est dansant et frais! « Everybody wants to be a star », est une plongée dans le rétroviseur, époque 80’s,  cheveux gominés, vêtements flashy, avec ces nappes de synthés qui font passer ce morceau pour une aimable bluette, sur des rythmes résolument disco, sur lesquels (n’est-ce pas Laurent?!:-) ) il était possible d’enflammer le dancefloor, dans les discothèques de Paris et d’ailleurs! « Ain’t  perfect », duo vocal entre Beat Assaillant et Mary May (au chant parfois très jazzy), est un morceau tout en douceur! Enfin le final « Drummer’s delight » est un morceau laissant la place aux rythmes issus de batteries, percussions, sur lesquels les voix de Beat Assaillant en lead secondé par Mary May et Wolfgang, viennent se poser.

« Stop the violence » est un bon album, rempli de fraicheur et de bonnes idées de compositions. A découvrir.

Guillaume.

Kendrick Lamar, encore un cran au dessus…


Etant donné les contraintes de temps pour recevoir l’album, j’ai un peu trainé pour pouvoir chroniqué “DAMN.” de Kendrick Lamar et vous avez probablement déjà tout lu sur ce disque si spécial, je ne m’étendrais donc pas à faire une longue chronique, mais impossible pour moi de passer à côté.

Ce 4ème opus (si l’on compte “Section 80”) est pour moi un cran dessous des deux précédents, mais le talent et la supériorité de Kung fu Kenny est indéniable à l’écoute du disque. Entouré des meilleurs à la prod. (mais sans Dr.Dre), il brûle les beats un à un, tantôt trap, tantôt boom bap, le flow de Kendrick s’adapte à tous les styles.

Côté featurings, peu de guests au programme, mais des géants: U2 et Rihanna, inattendu me direz-vous? C’est peu dire, mais même là, ça fonctionne!

Visuellement, vous allez vous régaler aussi avec les clips de “Humble” et “DNA”, contrairement à la pochette minimaliste de l’album, les clips sont très travaillés et collent parfaitement à la musique, du très très bon!

Voilà, j’avais promis de ne pas m’éterniser, je préfère vous laisser profiter du talent de celui, qui est, pour moi, le meilleur rappeur actuellement, ne cherchez pas à extraire un track plutôt qu’un autre, le disque est pensé comme une histoire qui commence avec le meurtre (fictif) de Kendrick et finit par ce qui aurait pu être l’assassinat de son père par Anthony Tiffith, aujourd’hui directeur du label de Kendrick, Top Dawg entertainment, drôle d’histoire non?

 

Laurent

C’est qui le patron??? C’est Jay!!!


Alerte blockbuster!!! Voilà 4.44, le 13ème album de Jay-Z, a t-on encore besoin de lui faire de la promo, me direz-vous? C’est vrai! Seulement quand l’une des légendes du hip hop sort un album pour la première fois depuis 4 ans et que celui-ci est sans doute ce qu’il a produit de mieux depuis une décennie, je pense que oui, ça vaut le coup d’en parler.

Bon, avant toute chose, pour nos adhérents, qui souhaiteraient se ruer à la médiathèque pour emprunter la pépite, ce ne sera pas possible tout de suite, l’album n’est (pour le moment) disponible que sur TIDAL, la plateforme de streaming musical de Jay, heureusement j’ai pensé à vous et vous ai mis le lien plus bas, dans la partie “Blogroll”, mais dès que ça sort en CD, c’est promis, on le commande!

Revenons à ce qui nous intéresse, le contenu du disque: 4.44 est une véritable porte ouverte sur la vie personnelle du mogul de Brooklyn, ses dérapages extra conjugaux avec “Becky with the good hair”

  

 ainsi que ses excuses à son épouse Beyoncé, ainsi qu’à Solange, la soeur de celle-ci, suite l’incident de l’ascenceur, les brouilles avec Kanye West etc… Des ragots, oui c’est vrai aussi et ça serait surement moins intéressant si, musicalement, l’opus n’était pas si abouti.

L’artisan de cette réussite, hormis Hov bien sûr, c’est No I.D, mentor de Kanye West et producteur historique et meilleur ami de Common, d’ailleurs, pour l’anecdote, dans un de ces anciens morceaux, Jay-Z dit : If skills sold, Truth be told I’d probably be, Lyrically Talib Kweli Truthfully, I wanna rhyme like Common Sense…” et bien c’est chose faite! No I.D étant l’unique producteur de 4.44 (fait très rare de nos jours) et son empreinte est telle sur les instrus, qu’on se croirait parfois sur des morceaux de Common.

Ce style soul avec beaucoup de samples (Donny Hathaway, Fugees…) colle parfaitement à Jay-Z et quand il ne parle pas de sa vie, il se montre très engagé dans la cause “Black live matters”, comme dans “The story of O.J” ou “Moonlight” avec des propos parfois controversés.

Pas de rappeurs en featurings pour Hov, seuls Frank Ocean et Damian Marley pour les refrains et les voix des femmes de sa vie, Blue, sa fille, Gloria Carter, sa mère et bien sûr, Queen B, son épouse.

Voilà, faites-vous votre idée sur 4.44 (le lien ici), personnellement, je dirais que c’est l’un des albums de l’année! The Roc is forever…

Laurent

 

2Pac, All eyez on me…


A l’occasion de la sortie du biopic sur sa vie, le moment semble opportun pour revenir rapidement sur la carrière de celui qui changera le cours de l’histoire de la musique rap dans les années 90, Tupac Shakur.

Fils d’une black panther, qui l’a porté durant son emprisonnement, 2pac était destiné à vivre une vie hors du commun, bercé dans les problèmes judiciaires de sa maman et son addiction à la drogue, le jeune Tupac grandit très vite, trop vite peut être…

Malgré tout, il étudie entre autres à l’école des arts de Baltimore et s’oriente rapidement et naturellement vers une carrière d’artiste, ses talents d’acteur et d’orateur sont vite évident pour tout le monde et Pac commencera par être un des danseurs du groupe Digital Underground, mais tout ça est vite trop petit pour lui et sa carrière solo débute en fanfare avec le disque “2pacalypse now” et son titre phare “Brenda’s got a baby”. Suivant ceux qui l’ont élevé, 2pac offre un premier opus engagé, cru, qui dépeint la réalité des noirs des ghettos dans les années 90. L’album est un succès et les controverses qui s’en suivent ne font qu’apporter de l’eau au moulin de l’artiste.

2 ans plus tard, il sort “Strictly 4 my N.I.G.G.A.Z” et les polémiques s’accumulent et les démêlés judiciaires aussi, la carrière de 2pac est définitivement lancé, le disque contient des pépites tels que “Keep ya head up” ou “I get around”, un classique!!! Même succès pour l’album “Thug life” en collaboration avec le groupe du même nom qui comporte l’un de mes titres préférés de Pac: “How long will they morn me?” avec le refrain du légendaire Nate Dogg.

Le grand tournant de la vie du rappeur c’est ce soir du 30 Novembre 1994 où il est agressé dans un studio New Yorkais, où il était censé enregistrer l’un des titres de son futur album. Il se fait tirer dessus à cinq reprises et est tout proche d’y rester. La suite, on la connaît, c’est le début de la rivalité East coast/West coast, Biggie et Puff Daddy sont soupçonnés d’avoir commandité la tentative d’assassinat de 2Pac, mais ce ne sera jamais prouvé. Cela dit, Shakur s’en sort, purgera une peine de prison pour une affaire de viol et sortira dans la foulée, l’album “Me against the world”, premier chez Death Row avec des titres comme “Dear mama” ou “Temptations” qui sont encore aujourd’hui inoubliables.

Le dernier chapitre de son vivant, c’est le double album mythique “All eyez on me”, véritable machine à hits, ce disque sera le dernier avant son meurtre tragique en 1996, à la sortie du combat de Mike Tyson.

Plusieurs disques verront le jour à titre posthume, sous la houlette d’Afeni Shakur, la mère de 2pac, mais je ne m’attarderais pas sur ceux-la, bien que plusieurs d’entre eux sont vraiment excellents, je vous laisse avec la bande annonce du film et une playlist bien fournie de celui qui restera peut être, comme le plus grand rappeur de l’histoire.

 

Laurent

Les véritables origines du hip hop…


hip-hop-evolutionVoilà le documentaire à voir absolument pour tout amateur de hip hop!!! Disponible uniquement sur Netflix et HBO aux US, voilà donc « Hip hop evolution » où la véritable histoire du mouvement hip hop racontée par ses acteurs.

De la fin des années 70 avec les fameuses soirées de DJ Kool Herc, jusqu’ à l’avènement du rap West coast et le fameux « Chronic » de Dr. Dre en 1991, ce documentaire se divise en 4 parties :

Le point de départ au 1520, Sedgwick avenue dans le Bronx avec Kool Herc qui animait les toutes premières soirées hip hop de l’histoire, la perfection du scratch par Grandmaster flash et les battles entre les différents crews de chaque quartier.

Ensuite, on découvrira l’ouverture du hip hop underground vers les rues de Manhattan par le biais d’Afrika Bambataa qui mixait parfois dans les soirées Punk. L’arrivée de Run DMC et la création de du label Def Jam par Russell Simmons et sa rencontre avec Rick Rubin, qui va révolutionner le son de l’époque. La musique évolua ainsi que le style vestimentaire, fini les habits clinquants des premières heures, place aux Adidas Superstar et aux Kangols.

A la fin des années 80, le rap conscient verra le jour avec les morceaux à textes écrit par des groupes tels que Public Enemy, Queen Latifah et autres Eric B & Rakim. Le rap devient activiste et commence à faire peur de par son message et son esprit critique de la politique de l’époque.

Pour finir, Shad, l’hôte du documentaire traversera les Etats Unis pour nous parler du rap Californien, le fameux « Gangsta rap » des NWA, Cypress Hill, Ice T etc… Un rap aussi violent que festif, plus adapté au climat de la côte ouest et en lien avec l’actualité de l’époque à Los Angeles, comme l’affaire Rodney King et les émeutes qui s’en suivirent. La vie des gangs ultra présentes dans la cité des anges, y est décrite comme si on y était.

Evidemment, on pourrait toujours ajouter des choses à ces quatre segments, mais les anecdotes sont tellement nombreuses et racontées par les protagonistes de l’époque, avec beaucoup d’images d’archives, c’est un vrai régal ! Tout ce que je peux souhaiter, c’est une suite, merci Netflix !!!

Nos samples rendez-vous #14


Une spéciale pour Guillaume, avec un de ses groupes préférés Toto et son tube interplanétaire « Africa ». Sorti en 1983 sur leur album TOTO IV, ce titre incontournable pour tous les fans des 80’s, a été inspiré à David Paich le clavier du groupe par un documentaire traitant de la pauvreté en Afrique, qui l’aurait profondément marqué. On pourrait croire en regardant le clip (exceptionnellement kitsch !!!) qu’il s’agit d’une histoire d’amour entre un Américain et une Africaine, mais a priori, l’idée originelle était la première.

Le sampleur, si je dois en citer un parmi les nombreux qui ont réutiliser ce célèbre synthé, c’est Nas, le maestro du Queensbridge qui rappe dessus à merveille sur « New world », tiré de l’album « Nastradamus » en 1999 et produit par L.E.S. Le morceau traite de l’évolution du monde actuel et notamment de la percée de toutes les nouvelles technologies, internet, smartphones etc et de leur emprise sur notre quotidien. Nas compare aussi certaines personnalités passées et leurs « équivalents » contemporains.

Laurent

Cette année, on pense tous Monae, Monae!!!


2017 sera l’année des débuts cinématographiques pour Janelle Monae avec des apparitions dans deux films très remarqués: Moonlight (Oscar du meilleur film) et Les figures de l’ombre. L’occasion pour moi de faire une petite séance de rattrapage sur Janelle, la chanteuse, c’est quand même sa carrière première après tout!

Pour ceux qui seraient passés à côté du phénomène, Janelle Monae (Robinson), c’est l’une des nouvelles reine du R’n’B/Soul Américaine. Découverte par Big Boi d’Outkast, puis signée par Puff Daddy chez Bad Boy records, pour qui elle a déjà signé un EP et deux albums, Janelle, c’est la dernière poule aux oeufs d’or de Diddy.

Personnage quelque peu excentrique, elle aime à dire qu’elle a grandi en s’inventant un monde fait de musique et de science fiction, elle s’est d’ailleurs créé un alter-ego androide: Cindy Mayweather, qui revient régulièrement dans ses morceaux, elle est le fil conducteur des trois projets de Janelle: Metropolis Suite 1 (The chase), The Archandroid (Suites 2 et 3) et The electric lady (Suites 4 et 5).

C’est de ce dernier dont je vous parlerais aujourd’hui, sorti en 2013, The electric lady est pour moi l’un des albums les plus marquants de ces dernières années. L’artiste y est très inventive, diversifiée, passant par tous les styles qu’elle affectionne: Soul/Funk, Rn’B, Hip hop et Rock, elle excelle à mélanger les genres et s’est entourée des meilleurs pour ce faire.

Au casting de cet opus, ni plus ni moins que l’une des dernières apparitions de Prince himself, la reine Erykah Badu et les stars montantes du milieu Solange et Miguel, ainsi qu’Esperanza Spalding sur “Dorothy Dandridge eyes”, le tout coproduit par ses 2 mentors Big Boi et Diddy. Le CD se termine par le morceau “What an experience” et ce titre ne pouvait pas être mieux trouvé tant le plaisir est total.

Pour conclure il ne me reste qu’une chose à dire, à quand les prochaines aventures de Cindy Mayweather et je vous laisse profiter du génie de Janelle…

Laurent

Bibo, à Toulouse entre Hip Hop et Soul


Dans l’idée de vous faire découvrir des artistes indépendants, voilà mon premier choix et ceux qui me lisent se douteront qu’il s’agit de hip hop évidemment, mais pas que, car Bibo est un artiste aux talents multiples. Le Toulousain alterne rap et chant sans complexe et avec une facilité déconcertante! Poser un seize mesures, c’est une chose, mais quand en plus, on peut se permettre de chanter ses propres refrains, voire des tracks entiers et ça sans auto-tune, c’est une autre performance quand même!

Finalement, peu d’artiste s’essayent à cet exercice, sans auto-tune et comme n’est pas Lil’Wayne qui veut, l’utilisation à outrance de cet outil par les rappeurs/chanteurs actuels est un beau raté de l’histoire du rap, si vous voulez mon avis, bref…

Quand j’ai commencé à écouter Bibo, j’ai retrouvé un flow et un timbre de voix qui m’ont immédiatement fait penser à Vibe, alors je sais, je remonte loin et les plus jeunes ne connaîtront pas forcément, mais les 2 chanteurs ont vraiment des similitudes. Outre Atlantique, on pourrait citer aussi Ryan Leslie ou les Fugees dans les années 90/2000, tout ça pour dire qu’allier le rap et le chant n’est pas un exercice facile et qu’ils ne sont pas des millions non plus à réussire et Bibo fait partie de ceux-là.

Il baigne dans le son depuis tout jeune et comme pour beaucoup, sa carrière est faite de haut et de bas, il chantait dans l’église de son quartier tout en façonnant ses rimes dans son coin et après plusieurs apparitions au sein de divers collectifs, il sort son premier opus « Blues 2 bitume » en 2002 qui est plutôt bien accueilli. Partant de ce modeste succès,  Bibo fera les premières parties d’artistes comme Disiz, Daddy Mory ou encore Singuila. Depuis, le mc Toulousain continue son petit bonhomme de chemin et accumule les projets solo ou en collaboration sur des mixtapes avec, pour n’en citer que quelques uns Antilop-Sa, Al Peco ou encore DannyBoss.

Pour en revenir à #20, le dernier album en date de Bibo, il est composé de vingts morceaux, dont seize inédits et quatre mix de ses anciens couplets d’une dizaine de minutes chacun (le gars en a sous le pied quand même!!!), le concept est vraiment sympa, on est presque sur du recyclage musical et ça aurait été dommage de perdre de la qualité comme ça.

L’album est principalement orienté Nu-Soul, notamment  les morceaux produit par Le Nuage, mais Bibo montre sur quelques morceaux comme #Corner ou #J’aiPerduMonRap qu’il n’a rien perdu des qualités de mc qu’il affichait sur #LesCoupletsOubliés. Perso mes gros coups de coeur sont #LouangesEtAcclamations et #PopcornMode produits respectivement par Chris Lou et Al bandito, qui produit cinq autres tracks sur le CD.

Pour résumer, voilà un petit gars d’1m65 qui a une bien belle plume, une belle voix et une grosse frappe derrière le mic! Souhaitons lui une belle carrière.

Pour découvrir l’album en intégralité, c’est par ici.

Laurent

Childish Gambino, artiste multi-taches !


childishNouvelle séance de rattrapage, cette fois avec Childish Gambino que je découvre une nouvelle fois à travers une série, décidemment, me direz-vous!!! Donald Glover à la ville, était Troy Barnes dans « Community », la comédie hilarante de NBC, mais c’est dans sa (il en est l’auteur et producteur) toute nouvelle série « Atlanta », où il tient le rôle de Earn Marks, manager/looser en devenir de son cousin Paper boi, lui-même, nouvelle star de la scène hip hop d’Atlanta que j’ai connu ce personnage atypique.

Gambino, c’est à la fois du rap et de l’electro, du Rnb et de la pop, bref autant dire qu’il s’essaie à tous les styles et se débrouille plutôt pas mal à ce petit jeu. C’est peut-être aussi ce qui fait que les avis sont parfois mitigés sur cet artiste. Trop lisse pour le public hip hop, mais malgré tout trop rap pour la pop.

Heureusement, Glover assume complètement ce rôle de « Hipster » du hip hop, personnage décalé, aux antipodes des Gangster du rap, Gambino est un enfant du net et a su en profiter pour se faire son autopromotion, étant donné que les médias hip hop ne lui ont pas toujours offert la diffusion qu’il  aurait méritée.

Pour revenir à cet album donc, « Camp », son premier et le plus orienté hip hop de tous, même si il garde quand même une sonorité pop sur certains morceaux, l’ensemble est cohérent, pas parfait mais c’était son premier disque, il n’a fait que s’améliorer depuis. Quelques morceaux tournent en boucle dans mon MP3 comme « Bonfire », « Firefly » et le meilleur selon moi, « Freaks and geeks », où, Gambino, survolté, nous fait apprécier ses qualités de kicker à une vitesse ahurissante.

Je vais donc continuer à m’intéresser à cet artiste/acteur/auteur de près et je vous recommande vivement de jeter un œil à la série « Atlanta », c’est drôle, très fin, engagé et en plus, doté d’un excellent soundtrack. Quant à son dernier opus « Awaken my love » qui vient de sortir cet hiver, n’hésitez pas et sautez dessus, c’est un petit bijou, mix entre P-funk et Hip hop groovy, unique en son genre. Et pour ceux qui se poseront la question, c’est bien sa voix (à peine pitché) sur l’album, preuve en live dans la vidéo ci-dessous.

Laurent

Biggie smalls, la vie après la mort…


Tout a probablement déjà été dit sur ce 9 Mars 1997 et le meurtre de Christopher Wallace alias The Notorious B.I.G alors à quoi bon y revenir? Pour les 20 ans de sa mort (Oui, lui il est vraiment décédé, G.), je préfère me concentrer sur ce qui a fait de lui ce qu’il a été, sa musique.

Quel autre artiste dans le hip hop peut prétendre, en si peu de temps avoir tant influencé cette musique? Son alter-ego 2pac (l’un ne va pas sans l’autre)me direz-vous? Oui, bien sur, mais lui a eu le temps durant sa courte carrière d’enregistrer six albums alors que Biggie Smalls n’en sortira que deux: “Ready to die” et “Life after death” (sorti 2 semaines après sa mort), à croire que les titres étaient prémonitoires. Deux autres albums sortiront après son décès: “Born again” et “Duets: The final chapter”, faits de featurings, de quelques inédits et principalement d’anciens couplets de Big réutilisés dans de nouveaux titres.

Le premier opus “Ready to die” est un des grands classiques du rap, lancé par la campagne mythique de Puff DaddyBig Mack” une cassette sous forme de boite Mcdonald’s, contenant dans la face A des morceaux de Craig Mack dont “Flava in ya ear” véritable hit du moment et sur la face B des titres de B.I.G tirés de “Ready to die” comme “Juicy” et “Me and my B***h”. La carrière de Wallace est lancé, celle de Puff aussi, Bad boy devient LE label rap New-Yorkais!!!

Nous sommes en 1994, 2pac et Biggie sont toujours amis, mais pas pour longtemps, après la tentative d’assassinat sur Shakur, son déménagement sur la côte ouest, ce sera le début de la fameuse rivalité East coast/West coast et les carrières des deux mc’s seront rythmés par cette guerre des “Coast”.

La suite, on la connaît, les deux rappeurs seront assassinés dans des circonstances douteuses, Puff Daddy sortira le deuxième album du Notorious BIG quinze jours après, il sera certifié disque de platine, double album en réponse au “All eyez on me” de Pac, avec des hits comme “Hypnotize”, « Mo’money mo’problems” ou encore “Sky’s the limit”, la légende de Christopher Wallace est écrite! Les deux opus suivants qui suivront auront également du succès et assureront l’avenir du label “Bad boy records”.

Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous recommande vivement le film “Notorious” sorti en 2009 avec l’excellent Jamal Woolard dans le rôle de Biggie qui retrace la vie du rappeur de Brooklyn. Woolard reprendra d’ailleurs son rôle dans le biopic de 2pac “All eyez on me” qui sortira au mois de Juin, cette année.

Un tel monument méritait une petite playlist non?

Laurent

Nos samples rendez-vous #12


gangstarrSi je vous dis Gang starr, difficile de mettre un titre en avant, tant la discographie de Guru et DJ Premier est faite de morceaux mythiques, albums après albums. Aussi compliquée fut-ce la mission, j’ai quand même tranché, j’ai choisi « You know my steez », l’un des égotrips les plus marquants de l’histoire du rap US selon moi. Issu du cinquième album et avant dernier album studio du duo New Yorkais, le morceau propulse l’album disque d’or aux Etats Unis en 1998 et marquera la signature musicale de DJ Premier pour les années à venir.

Pour en revenir à ce qui nous intéresse : Le sample! J’aurais pu en choisir plusieurs car ce track en est rempli, Primo est coutumier de la chose et l’utilise à merveille. Ici, j’ai choisi Joe Simon et son « Drowning in the Sea of Love », début de la collaboration entre le chanteur et les « hitmakers » Gamble et Huff, en 1972 sur l’album du même nom. C’est le morceau qui marquera la carrière de Joe Simon, Guru ne sera pas le seul à sampler ce morceau, d’autres tels que Ghostface Killah et Big K.R.I.T mais jamais rien d’aussi marquant que le duo New Yorkais.

Laurent

 

Welcome to The Get Down!!!


the-get-downA mi-chemin entre la fin du disco et les prémices du hip hop, dans le South Bronx de la fin des années 70, voilà le décor de la série de Netflix : THE GET DOWN. L’histoire d’un groupe de jeunes qui essaient de sortir de leur quotidien à travers la musique, la danse ou encore le graffiti.

Je ne m’attarderais pas trop sur la série en elle-même, n’ayant pas pu encore finir la première saison (la suite des épisodes ne sort que courant 2017). Cela dit, la première partie est déjà de très bonne facture, si le style de Baz Luhrmann (réalisateur de Moulin Rouge et Australia), excentrique et coloré, ne vous dérange pas. Le contexte historique, bien qu’en partie fictif, est bien documenté et avec Nas et Grandmaster flash comme consultant sur l’histoire du hip-hop, le sujet ne peut être que maitrisé.Quelques évenements marquants de cette époque New-Yorkaise viennent étoffer le tout, comme la fameuse panne de courant du 13 Juillet 1977, qui plongea la ville dans le noir pendant 2 jours.

Revenons donc à notre intérêt premier : la bande originale, qui selon moi, est l’une des meilleures de ces dernières années (avec Vinyl). Celle commercialisée, avec notamment les deux morceaux de Michael Kiwanuka remixés avec Nas : Rule the world et Black man in a white world ou encore les extraits de la série où les Get down brothers affrontent les Notorious 3 lors d’une battle enflammée, même Christina Aguilera réussit à nous pondre un morceau décent ! Egalement au programme, Janelle Monae, Lyn Collins et son légendaire « Think(About it) » ou encore Leon Bridges.

Ça c’est uniquement pour la version CD, en revanche, si vous prêtez l’oreille pendant la série, c’est là que l’atmosphère musicale de cette période est la plus interessante avec les classiques hip hop de Grandmaster Flash, Afrika Bambataa ou Sugarhill gang et en bonus des intros inédites de Nas pour chaque épisode, mais aussi de la Funk, du Disco, de la Soul et du Punk avec les Clash, Marvin Gaye, Celia Cruz pour n’en citer que quelques uns, hétéroclite vous avez dit ?

Avec une telle richesse musicale, difficile de se limiter à un ou deux morceaux, je vous ai donc concocté une petite playlist pour l’occasion.

Laurent