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Il y a 20 ans, la Dame en Noir se tû.


Hé oui! Ca fait 20 ans déjà! 20 ans que cette voix singulière, particulière, légèrement chevrotante, ce timbre haut perché, ce personnage à part de la chanson française, s’est éteint, laissant derrière elle quelques titres emblématiques comme « L’aigle Noir » ou « Göttingen » (dont la version de Serge Reggiani reste à ce jour l’une des plus belles), mais aussi « Nantes », « Marienbad », « La solitude »pour les plus connues et reprises  par les générations suivantes. Oui Barbara, la Dame en Noir, personnage aussi timide que mystérieux, entretenait la distance avec son public, dont elle disait qu’il était sa plus belle histoire d’amour. Pour célébrer cette grande voix de la chanson française, et marquer cet anniversaire de sa disparition, Un disque vient de paraître, regroupant 13 chanteuses, qui à leur manière, revisitent et s’approprient les chansons de Barbara.

Au casting de cet hommage, figurent des voix elles-mêmes singulières, venant d’univers musicaux et artistiques différents (chanson, jazz, cinéma) : Si Zazie ouvre le bal avec « La Solitude », il est aussi possible de retrouver Jeanne Cherhal qui interprète « Nantes », la chanteuse Angélique Kidjo sur « Le soleil noir », Virginie Ledoyen sur « cet enfant là », Nolwenn Leroy qui nous gratifie de sa version « dis, quand reviendras-tu? » ou encore la chanteuse de jazz Melody Gardot qui ferme l’album avec « C’est trop tard ».

Pour celles et ceux qui souhaiteraient se replonger dans l’univers musical et théâtral de Barbara, n’hésitez pas, outre ses cd bien entendu, à vous plonger dans le DVD « Une longue dame brune », qui date de 2010.

Guillaume.

Ils ont osé décrocher les Téléphone.. à leur(s) Insu(s)!


TéléphoneVraimentNous

Ca devait bien finir par (leur) arriver ! Après Jean Ferrat en 2015 (Des airs de Liberté), chanté par Marc Lavoine, Hubert-Félix Thiéfaine et consorts, après Renaud (qui va de nouveau fouler les scènes de l’Hexagone à l’automne 2016 !), honoré par la génération des Cœur de Pirate, Bénabar et autres, après Brassens, mis en musique par Debout sur le Zinc, Aldebert, Yves Jamait, entre autres, c’est donc au tour des Téléphone (devenus les Insus depuis peu) d’être chantés, repris, réinterprétés par une nouvelle génération.. ! Une Victoire de la Musique d’Honneur, en somme, une entrée au panthéon musical français de leurs vivants !

Si encore une fois, la diversité des styles est assumée, histoire d’offrir des couleurs musicales nouvelles, les interprètes ici réunit sont issus de tous horizons : Valeurs sûres telles que Olivia Ruiz, Tété, Raphaël, Mademoiselle K, Zaz. et des petits nouveaux qui, soit ont connu les lumières de « The Voice » comme Igit en 2014, soit sont des artistes ayant un rayonnement plutôt régional tels que Likesberry (Aix-en-Provence), Navii (Seine et Marne), ou les tarbais de Boulevard des Airs, qui tournent désormais au niveau européen.

Sur les 15 titres proposés ici, repris, ré-orchestrés, arrangés à une nouvelle sauce vocale et musicale selon la personnalité de chacun(e) des interprètes, moi qui suit fan de Téléphone-Les Insus, j’ai aimé le travail de Olivia Ruiz sur « Faits divers », la version de Igit sur « Au cœur de la Nuit », la voix de Vianney sur « Un peu de ton amour »ou encore Tété et sa « Anna » revue et corrigée, ou Likesberry et Navii qui nous emmènent à « New-York » … avec eux!.. Côté déceptions, Raphaël sur « Le jour s’est levé », Mademoiselle K qui nous dit « J’sais pas quoi faire », Zaz qui chante dans « L’Hygiaphone » sans me convaincre, ou les Plasticines et leur « Electric Cité »… sans parler du ratage, à mon goût, de Gaëtan Roussel sur « La bombe humaine », qui introduit l’album. hommage musical, chacun y trouvera son plaisir (petit ou grand), sa perle, ou ses déceptions.

Il vous reste donc à écouter cet hommage musical (au rendu assez inégal) à un groupe de rock français qui a marqué plus de 3 générations, sans parler des carrières solos menées depuis par Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac.

Guillaume.

Un hommage à Jean Ferrat, entre réussites et déceptions


JeanFerrat_imageParti rejoindre les poètes au Paradis voilà cinq ans déjà, Jean Ferrat a marqué durant près de 5 décennies, par sa voix, sa plume, ses engagements citoyens, le monde de la chanson française, et laisse un patrimoine de chansons devenues des classiques.

Pour ne pas l’oublier, quelques artistes et non des moindres : Marc Lavoine, Cali, Patrick Bruel, Catherine Deneuve, Benjamin Biolay, Hubert-Félix Thiéfaine ou encore Patricia Petibon.. entre autres, se retrouvent sur un disque en hommage à l’homme d’Antraigues.

Difficile de rentrer dans les pas des classiques chantés par Jean Ferrat. Marc Lavoine, qui ouvre l’album avec Camarade offre une version sobre, avec sa voix profonde.

Certains, comme Dionysos avec Aimer à perdre la raison, Patrick Bruel avec Ma môme, Raphaël  avec J’arrive où je suis étranger, ou l’inattendu Patrick Fiori sur Que serais-je sans toi, Natasha St-Pier et son Nous dormirons ensemble, s’en tirent avec les honneurs. Surprenante association vocale que celle de la soprane Patricia Petibon et de Marc Lavoine sur La Matinée… qui au final, s’accordent au diapason. D’autres, comme Cali et sa version de La Montagne, et Sanseverino sur Je ne suis qu’un cri, à mon sens, ont raté leur coup.

Comme un clin d’œil, le disque se termine par Ma France chanté par Jean Ferrat.

Hormis donc les  deux fautes de goût citées ci-dessus, cet hommage est une réussite, avec des versions réorchestrées très joliment. L’homme d’Antraigues aurait sûrement apprécié.

Guillaume.

 

 

 

10 ans déjà que Nougaro s’est envolé !


Le petit taureau de Toulouse, le chantre occitan, défenseur acharné de la langue française, mélangeur patenté de rythmes et de sons, de couleurs musicales, j’ai nommé Claude Nougaro, est parti rejoindre le Paradis des manieurs de mots voilà 10 ans déjà !

De père baryton à l’Opéra de Toulouse et de mère professeure de piano, Claude Nougaro, très vite, va se tourner vers les mots, la musique, ayant découvert Louis Armstrong, Piaf ou encore Bessie Smith. Plus tard, la rencontre avec Georges Brassens sera déterminante, celui-ci devenant le mentor de Nougaro.

Nougaro aime écrire, pour les autres (Marcel Amont, Philippe Clay, Marguerite Monnot-compositrice de Piaf), mais aussi déclamer la poésie, un art majeur selon lui. Poète, auteur-interprète, peintre à ses heures, dessinateur, Claude Nougaro était un touche à tout.

Musicalement, il a « voyagé » également, s’inspirant de rythmes africains (album « Locomotive d’Or« ), de mélopées brésiliennes de Chico Buarque « Ah tu verras », du rock (Album Nougayork), de la musique jazz (adaptant notamment le Blue Rondo à la Turc -« A bout de souffle »- de Dave Brubeck. » Le jazz et la Java », « Toulouse », « Armstrong », « Paris Mai », « Le Coq et la Pendule », parmi tant d’autres, sont devenu des standards du répertoire.  De Michel Legrand à Michel Portal, de André Ceccarelli à Maurice Vander, Bernard Lubat, Didier Lockwoodd’Al Jarreau à Herbie Hancock,  ils ont tous apporté leur talent à l’univers de Nougaro.

Parti à 75 ans , l’enfant de Toulouse nous  laisse un héritage riche, en qualité comme en quantité. A (re) découvrir, savourer, sans modération !

Guillaume.

Hommage (réussi) au Pourpre Profond.


DeepPurple_pochette Souvenez-vous! Les années 70’s… 2 groupes anglais,   Led   Zeppelin et… Deep Purple sont les chefs de files de ce qui deviendra le… hard-rock ! Le Pourpre Profond, qui va connaître des formations diverses selon les périodes, produira des albums qui vont entrer au panthéon de la musique rock : « Made in Japan », « Made in Europe », « In rock » (et sa pochette avec les têtes des 4 premiers présidents américains, au Mont Rushmore), « Burn », et donc « Machine Head« , paru en 1972.

 Pour célébrer le 40 ème anniversaire de cet album de nombreux musiciens venus d’horizons variés, qu’ils les aient  inspiré (Carlos Santana, Joe Satriani, Iron Maiden, Metallica, Joe Elliott, chanteur de Def Leppard…), ou côtoyé (Glenn Hughes, basse / chant),  se sont donc réunis pour donner leurs versions  des titres qui composent  « Machine Head« .

La tâche s’annonçait ardue, le challenge excitant !

Force est de constater d’entrée de jeu, que le défi est relevé… Carlos Santana proposant en ouverture un « Smoke on the Water » de belle facture… suivront « Highway Star » version Chickenfoot, avec un Joe Satriani virevoltant, ce qui n’est pas le cas de Sammy Hagar au chant…Glenn Hughes, épaulé par Chad Smith, signera une version correcte de « Maybe I’m a Leo ». « Never Before » interprété par King Of Chaos (Joe Elliott, Steve Stevens, Duff Mac Kagan, Matt Sorum), « Lazy » avec Jimmy Barnes au chant et Joe Bonamassa, Brad Whitford aux guitares, n’ont pas à rougir des versions originales. Pour clore cet hommage rondement mené, la Vierge de Fer, emmenée par Bruce Dickinson, fournit un « Space Truckin' » énergique, et Metallica offre « When a blind mind cries », avec un James Hetfield tout en maîtrise vocale.

Pour une fois qu’un « hommage » musical n’est pas raté, ne boudons pas notre plaisir… Ecoutons-le !!!

Guillaume.

Fils de… Ouais mais quand même !


C’est très (trop) facile de tirer sur Lulu et son  « from Gainsbourg to Lulu ». Bon il paraît qu’il est bon musicien et bon arrangeur… Ce Tribute qui aurait pu être réussi, ne l’est pas. Je l’ai pourtant écouté, réécouté (je me disais sois objective, sois objective), mais non la magie n’opère pas. Les interprètes (prestigieux certes) en font trop, comme Rufus Wainwright, ou alors l’accent anglais est vraiment trop gênant (pour Sous le soleil exactement version Shane MC Gwan). La seule chanson dans ce cd qui a eu grâce à mes yeux (oreilles) c’est Couleur café interprétée par Ayo.

Bon pour résumer, l’écoute de ce cd n’a provoqué qu’une seule réaction chez moi, je me suis précipitée sur les originaux !! (Salut Serge).

Michèle