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Uzeb, power trio du Jazz-rock!


Né en 1977 à  Montréal, de la rencontre entre Michel Cusson (guitare) et Alain Caron (basse), auquel viendra s’adjoindre Pierre Brochu (batterie), le trio Uzeb, va rapidement se faire une solide réputation sur son territoire d’abord, puis au-délà de ses frontières. Jusqu’en 1987, des membres viennent se greffer, avant que Uzeb ne prenne véritablement son envol au début des années 90. L’album « World Tour 90 », restitue parfaitement le climat des compositions imaginées par le trio. Fluides, équilibrées, laissant la place aux solistes, le tout dans un équilibre qui ne faiblit jamais. La machine tourne bien rond.

« World Tour 90″, un double cd, offre à l’auditeur qui découvrirait ce groupe, un beau panel de la musicalité de ces virtuoses québécois. N’hésitant pas, dans la grande tradition de genre musical (voir Mahavishnu Orchestra, John Mac Laughlin, Pat Metheny, Al di Meola, Weather Report…), à nous servir des morceaux longs (près de 8 minutes), mais jamais fastidieux!

Sorti de leur contrée québecoise pour aller vers l’ancien monde (L’Europe), ils y font leur première tournée en 1981, puis enchainent avec une prestation à l’Olympia en 1983 au Festival Jazz de Paris, qui sera d’ailleurs enregistrée et publiée en 1986.

Après avoir tourné et écumé les scènes du monde entier, le trio québécois se sépare et chacun vaque alors à des projets différents. Le plus prolixe sera Alain Caron qui travaillera pour Céline Dion »tellement d’amour pour toi », Maurane « ami ou ennemi », Lynda Lemay « du Coq à l’âme ».. sans oublier le jazz avec « Basse contre basse » (1992) ou il retrouvera Paul Brochu et Don Alias, ou l’album « Caron-Ecay-Lockwood » (2001) qui le voit collaborer avec deux instrumentistes de haut vol.

Alors si vous aimez le jazz-rock inventif et parfois planant, la virtuosité sans égocentrisme, le trio guitare-basse-batterie, cet album est fait pour vous!

3 albums à également découvrir : « Between the lines » (1986) ; « Absolutely live  » (1986) ; « Uzeb Club » (1989).

Guillaume.

 

Simon Phillips, batteur sans protocole.


Protocol_image« Protocol III » est le dernier chapitre d’un triptyque musical élaboré par le batteur britannique Simon Phillips, dont le premier volet est sorti en… 1988, et qui fait suite au second volet « Protocol II » sorti en 2013.

Simon Phillips, batteur qui a la particularité d’être ambidextre, mène une carrière de musicien-producteur  riche et variée, puisqu’il a accompagné par le passé côtoyé aussi bien Véronique Sanson que Peter Gabriel, Mick Jagger que Mike Oldfield, des groupes de rock comme les Who, Toto, mais aussi les guitaristes Gary Moore, Jeff Beck, Joe Satriani. Ces dernières années, il a accompagné, aux côté du bassiste Anthony Jackson, la pianiste japonaise Hiromi.

Pour élaborer ce « Protocol III »,  le batteur anglais s’est entouré du guitariste Andy Timmons, du bassiste Ernest Tibbs, du pianiste Steve Weingart.  Le résultat de cette collaboration en quartet est un album de jazz-rock puissant, élégant, où les musiciens sont à parts égales. S’il ne comporte hélas que 8 morceaux, c’est un régal de jeu subtil, d’ambiances mélangées, le tout mené par le métronome aux baguettes magiques. Tout au long du disque, Simon Phillips nous trimballe dans son sillage, nous emmène dans cet univers qu’il maitrise parfaitement, mélange de jazz subtil et de rock très rythmé, aidé en cela par ses compères, qui cisèlent de jolies ambiances. Les morceaux, qui durent tous plus de 5 minutes, laisse l’auditeur profiter de ces joutes musicales, de ce dialogue instrumental et de la dextérité affichée. Plaisant sans jamais être lassant.

Guillaume.

 

 

Stanley Clarke, la Basse dans tous ses états.


Stanley Clarke est un musicien qu’on ne présente plus. A 63 ans, celui qui a révolutionné le jazz rock dans les années 70 avec Herbie Hancock, Chick Corea, a toujours évolué entre 2 univers : Le jazz acoustique et le jazz électrique. Pour l’avoir vu cet été à Marciac en duo acoustique avec Chick Corea au piano, l’homme est en pleine forme, le musicien toujours aussi éblouissant. Sa version à la contrebasse de « la cancion de Sofia », morceau composé en l’honneur de sa femme, fut un moment de pur bonheur musical. Outre la subtilité de son jeu, Clarke passa en revue toutes les techniques de jeu sur son instrument. Magique!

Sur la pochette de « Up« , Stanley Clarke est debout, son instrument en main. Il annonce la couleur. « Up », démarre sur le tonique « Pop Virgil », histoire de convaincre l’auditeur que le bassiste américain a encore des choses à dire, à écrire, à jouer. La suite, avec le très beau « Last train to Sanity », mélange de jazz rock, de musique classique, illustre à merveille cet ecléctisme dont Stanley Clarke a toujours fait preuve. « Up » qui donne son nom au disque, est un pur morceau de jazz-rock. « Brazilian love affair », nous plonge dès l’entame dans l’univers musical brésilien, avant de revenir à un jazz rock de bonne facture comme les aimaient son ami George Duke, décédé l’an dernier. Le triptique « Bass Folk Song » tantôt acoustique, tantôt électrique, est un régal, tant Stanley Clarke y étale sans esbrouffes son talent, son sens musical. En clôture de ce magnifique disque, la fameuse « Cancion de Sofia », enregistrée avec son compère pianiste Chick Corea.

Merci de ce beau moment, Mr. Clarke!

Guillaume.

Spyro Gyra, 35 ans de Jazz-rock.


SpyroGyra_pochette30 albums en 35 ans de carrière. Un jolie constance. Ainsi est Spyro Gyra, groupe de jazz-rock, jazz-fusion, fondé en 1978 à Buffalo, aux Etats-Unis, par le saxophoniste alto Jay Beckenstein, et le pianiste Tom Schuman, seuls rescapés de la formation du début.  Aujourd’hui ils sont aujourd’hui épaulé par un trio de haut vol : le guitariste  Julio Fernandez, le bassiste Scott Ambush, et le spectaculaire batteur-percussionniste (pour l’avoir vu a l’oeuvre cette année à Marciac), Bonny Bonaparte. « Rhinebeck Sessions« , dernier album, sorti en 2013, sert de support à leur tournée actuelle.

A Marciac, cette année, ils ouvraient pour le saxophoniste américain Kenny Garrett (décevant ce soir-là). Spyro Gyra, face à une salle qui s’est rempli au fur et à mesure, comme dirait Liane Foly, nous agratifié d’un set de 90 minutes sans fioritures, ni esbrouffes,  juste rempli de belle et bonne musique, servi par des musiciens heureux de jouer ensemble (cela se voyait sur scène), et dont c’était la première apparition  dans le cadre prestigieux du festival gersois. Des morceaux riches, enlevés, une doublette basse-batterie qui tient la route, un guitariste virevoltant, et les 2 anciens, Tom Schumann et Jay Beckenstein qui s’en donnent à choeur-joie.

Weather Report, Return to Forever, Mahavishnu Orchestra n’existent plus, mais Spyro Gyra maintient haut le flambeau de ce genre qu’est le jazz-rock, jazz-fusion. Tant mieux pour nos oreilles. « Rhinebeck Sessions » est une belle galette musicale, qui s’écoute, s’écoule, facilement, réservant ça et là quelques jolies pépites que je vous laisse bon soin de découvrir.

Allez, osez, vous ne serez pas perdants…!

Guillaume.

Intense !


Dès la première plage, je dresse l’oreille et je marche downtown sur la rythmique explosive de ce trio ! Denis Girard (Piano, Fender Rhodes, orgue Hammond), Laurent David ( basse) Xavier Girard( batterie)  Un album étonnant, qui mêle les climats musicaux, mais qui s’affirme par des lignes musicales puissantes et incisives.

A l’espace musique,  vous trouverez EOL classé en jazz rock

C’est vraiment bien !      

Enitram