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Gary Moore, virtuose écorché vif.


Né à Belfast (Irlande du Nord) en 1954, Gary Moore commence dès l’âge de 8 ans à jouer de la guitare, instrument qu’il a découvert par hasard, après avoir récupéré une guitare acoustique. Bien que gaucher, il apprendra à en jouer comme un droitier. Dès 1968, à 16 ans, il déménage pour Dublin.
Ayant découvert Albert King, entendu Elvis Presley chanter ou bien encore les Beatles, mais surtout après avoir vu Jimi Hendrix et John Mayall and the Bluesbreakers en concert à Belfast, Gary Moore décide que sa musique sera un savoureux mélange de blues et de rock. Plus tard il se lancera dans le hard-rock, au sein du groupe Thin Lizzy, dont le leader charismatique était le chanteur-compositeur-bassiste Phil Lynott. Sa véritable influence musicale, à qui il rendra hommage sur l’album « Blues for Greeny » en 1995, est le guitariste Peter Green, membre du groupe Fleetwood Mac.

Gary Moore démarrera réellement sa carrière à l’aube des 70’s avec le groupe Skid Row, dont Phil Lynott est également de l’aventure. Puis en de 1974 à 1983, toujours avec son compère Lynott, il joue au sein de Thin Lizzy. Le répertoire du groupe est basé principalement sur des morceaux teintés de blues-rock, servis à merveille par la voix rauque et très grave de Phil Lynott. Le groupe évolue très vite avec 2 guitaristes (Gary Moore bien sûr, mais aussi Scott Gorham, aujourd’hui leader de la formation actualisée). Lynott est d’ailleurs l’auteur du morceau le plus connu de Gary Moore, le sublime « Parisienne Walkaways« , avec « I still got the blues » qui paraîtra en 1990, sur l’album du même nom. Pendant ces neuf années, les compères vont graver une douzaine de disques, parmi lesquels les superbes : « Jailbreak » (1976), « Black Rose : a Rose Legend » (1979), « Renegade »(1981), et deux disques live sublimes qui restituent parfaitement l’énergie de ce groupe : « Live and Dangerous » (1978), « Life » (1983). « Thunder and Lightning », 12ème et dernier album du groupe, marquera la fin de cette aventure.


Dès le début des 80’s, Gary Moore réalisera des albums solo, avant de quitter définitivement Thin Lizzy : Ainsi naissent « Corridors of power » (1982), suivi d’un double album live « We want Moore » (1984). Deux disques qui ont longtemps tournés sur ma platine disque (oui je sais c’était un autre temps, que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre) tout comme « Live and Dangerous » et » Life » cités plus haut. Par la suite, en pleine péridode hard-rock FM, Moore signera « Run for Cover » (1985) et « Wild frontiers » (1987). « After the war » (1988) viendra clore cette période. Dès 1990, Moore revient à ses amours, le blues. 6 albums témoignent de cela : « Blues alive » (1993), « Ballad and Blues » (1994), « Blues for Greeny » (1995), « Power of the blues » (2004) et « Old new ballad blues » (2006).

Guitariste au jeu très mélodieux, n’hésitant cependant pas à jouer avec les effets de distorsions, ou à laisser traîner des notes pour leur plus d’importance, Gary Moore est aussi un excellent chanteur de blues, avec sa voix si particulière, celle d’un homme à fleur de peau, qui joue comme si sa vie transparaissait dans ses chansons. De nature timide, Moore était pourtant, sans être très expansif, très présent sur scène. Il savait capter une salle, se servir de l’énergie qui lui était communiqué.
Alors qu’il avait encore sans doute de belles pages musicales à écrire, Gary Moore est décédé trop tôt, en 2011, à seulement 58 ans. Il laisse une trace unique et indélébile dans le monde du rock des 40 dernières années.

Je vous laisse découvrir ou réentendre ce musicien talentueux, véritable écorché vif, à travers une sélection de ses plus grands succès avec Thin Lizzy, en duo avec Phil Lynott, et en solo.

Guillaume.

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Jeff Beck, ou le talent discret.


Troisième guitariste important des années 60’s, période d’éclosion du British blues boom, contemporain et ami d’ Eric Clapton et Jimmy Page, Jeff Beck, né à Londres en 1944, a suivi, au début de sa carrière le même chemin qu’eux : Un petit tour au sein des Yardbirds, une percée au moment du british blues boom à la fin des années 60, dans le sillage du mentor John Mayall. Véritable touche à tout, ce guitariste aussi discret que talentueux, va explorer le blues, le blues rock, le hard rock, et même le jazz fusion. Une palette très vaste donc.

Avant de se mettre à la guitare, qu’il a découvert lors d’un emprunt avant de s’en construire une lui-même, le jeune Jeff Beck est passé par l’école du chant choral dans une église. mais donc, très vite fasciné par cet instrument qu’il découvre, il décide d’en acquérir une absolument. Sans avoir vraiment eu le temps de faire la différence entre l’acoustique et l’électrique. Sa « religion » était faite : Ce sera l’électrique. Il se met alors à écouter différents musiciens comme Les Paul, Steve Cropper, B.B. King ou encore Cliff Gallup, le guitariste soliste de Gene Vincent. Puis vient le temps des études au Wimbledon College of Art. Sorti de là, Beck enchaîne différents petits boulots comme peintre-décorateur, jardinier. Rien de très joyeux quand on aspire à devenir guitariste de rock, à vivre de la musique. Puis le destin s’en mêle. Sa soeur le présente à Jimmy Page. Il devient alors musicien de studio, comme Clapton et Page. Idéal pour se faire la main, rencontrer des artistes. Prouver sa valeur. Développer son style.

En 1965, suite au départ d’Eric Clapton des Yardbirds, Jimmy Page le recommande et il est embauché. Ce duo est immortalisé dans une séquence du film « Blow up » de Michelangelo Antonioni, qui date de 1966. Fasciné par les possibilités sonores qu’offre la guitare électrique, il en découvre les effets comme la distorsion, le feed-back. Par sa vision de l’instrument et la place qu’il lui donne dans un groupe, au même titre que Keith Richards au sein des Rolling Stones ou Ritchie Blackmore au sein de Deep Purple plus tard, Jeff Beck aura une influence sur le jeu qui sera pratiqué par Jimi Hendrix. Ensuite, il décide de former le Jeff Beck Group, avec rien moins que Rod Stewart au chant et du guitariste Ron Wood (future membre des Rolling Stones, en 1975, remplaçant Mick Taylor), tous les deux, anciens membres des Small Faces, puis des Faces. En 1968, la parution de l’album « Truth » jettera les bases de ce qui deviendra le hard-rock au tournant des années 70’s avec Led Zeppelin et Deep Purple notamment. Preuve du talent du bonhomme, le groupe Pink Floyd, au départ de Syd Barrett en 1967, a voulu faire appel à lui, sans jamais oser, selon Nick Mason, membre du Flamant Rose.

Ensuite, il décide de former le Jeff Beck Group, en 1971, avec rien moins que Rod Stewart au chant et du guitariste Ron Wood (future membre des Rolling Stones, en 1975, remplaçant Mick Taylor), tous les deux, anciens membres des Small Faces, puis des Faces, mais également Cozy Powell aux baguettes (il sera aussi le batteur du Black Sabbath, de Rainbow. Il est connu pour sa frappe lourde), le chanteur et guitariste Bobby Tench, Clive Chaman à la basse, Max Middleton aux claviers. Le groupe enregistrera 2 albums, « Rough and ready » (1971) et « Jeff Beck Group »(1972), sur lequel figure une reprise d’un titre de Stevie Wonder « I got to have a song ».

A la dissolution de son groupe, et profitant de celle, un peu plus tard du projet Cactus, avec Carmine Appice et Tim Bogert, Jeff Beck les réunit pour former Beck Bogart & Appice. Le groupe enregistre un album éponyme en 1973 avant de se séparer en 1974, année au cours de laquelle Jeff Beck entame alors une carrière solo. Il rencontre et recrute le groupe Upp et enregistre avec eux « Guitar Workshop » la même année. L’année suivante, il enregistre des sessions plutôt orientées jazz-rock. Le résulat donnera le disque « Blow by blow », en mars 1975.
Par la suite, il va enchaîner les collaborations prestigieuses. Avec le bassiste de jazz Stanley Clarke en 1978, puis avec Tony Hymas et le batteur Simon Phillips. Le virtuose anglais continue sa route, publiant « There and Back » en 1980, « Flash », sur lequel Rod Stewart intervient, en 1985, « Guitar Shop » (1989), « Crazy legs » (1993). Sa carrière est marquée par des flashback à l’occasion de shows caritatifs donnés en l’honneur de Ronnie Lane, en compagnie de ses amis Eric Clapton, Jimmy Page. Fidèle en amitié, il participe aux quatre éditions du Crossroad Festival initié par Eric Clapton, entre 2004 et 2013.

En 2007, il donnera des concerts au Ronnie Scott’s Club. Invitant pour l’occasion des poinures comme Vinnie Colaiuta, Eric Clapton, Joss Stone, Jason Rebello. Les concerts seront captés en vidéo pour une sortie en dvd, qui ne manque pas de saveur.

Toujours très occupé, il s’associe en 2016 à Carmen Vandenberg et Rosie Bones, pour la sortie de l’album « Loud Hailer« . A bientôt 75 printemps, Beck est un guitariste à la carrière riche et bien remplie.

Je vous laisse découvrir plusieurs facettes du talent de ce guitariste. Bonne écoute!

Guillaume.

Didier Lockwood laisse son violon muet, orphelin.


Il venait tout juste de fêter ses 62 printemps le 11 février dernier. Une semaine plus tard,  sortant de scène après un concert, Didier Lockwood a succombé à une crise cardiaque. Musicien précocement talentueux, entouré d’une famille de musiciens (père violoniste, son frère Francis est un pianiste au talent reconnu), il entre à 13 ans au sein de l’orchestre lyrique du conservatoire de Calais. Bien qu’il fut d’abord attiré par le répertoire classique, c’est finalement vers le jazz, par l’influence de son frère Francis, qu’il se tournera. Repéré ensuite par le violoniste Stéphane Grappelli qui lui propose de l’accompagner en tournée, il va très vite se faire un nom, une réputation, ce qui lui vaudra des collaborations prestigieuses avec de très grands noms du jazz : Dave Brubeck, Gordon Beck, Michel Petrucciani, Miles Davis, Herbie Hancock, Marcus Miller, Elvin Jones, Martial Solal, Aldo Romano, André Ceccarelli ou encore la fratrie Marsalis…. que du beau linge, du talent au kilomètre…. et j’en passe.

En 1974, il intègre le groupe Magma (voir photo ci dessous), qui distille un jazz-rock puissant, plutôt que d’entrer au conservatoire national supérieur de musique et danse de Paris! C’est dire s’il a choisi son chemin!. Par la suite il va fonder un groupe de jazz-rock, DLG… (écoutez le disque DLG, paru en1993, avec Laurent Vernerey, Loic Ponthieux, Jean-Marie Ecay), puis rejoindre les membres de UZEB, groupe canadien formé de Alain Caron, Michel Cusson et Paul Brochu, qui évolue aussi dans la sphère jazz-rock. Il a également accompagné de nombreux artistes français : Claude Nougaro, Barbara, Richard Bohringer, Jacques Higelin ou Mama Béa entre autres.

En France, il va bénéficier de l’aide du label JMS (fondé par Jean-Marie Salhani), et pendant 15 ans, de 1980 à 1995, enregistrer et éditer 14 disques.

Outre qu’il soit un excellent musicien, capable de jouer tous les registres, il est aussi très attentif à la transmission, à la pédagogie de la musique. A cet effet il met en place en 2001, le Centre des musiques improvisées, à Dammarie-Les-Lys. Initiateur d’un festival « Violons croisés » en 2011, toujours dans la même ville, il sera la même année, le parrain d’un festival « Violons et chants du monde » à Calais.

Pour l’avoir vu sur scène en 2006 à Fontenay-sous-Bois, dans le cadre d’un spectacle en duo, intitulé « Le Jazz et la Diva » avec la soprano Caroline Casadesus, j’ai eu l’occasion d’apprécier son talent, son humour, et sa générosité sur scène. Pédagogue autant qu’homme de scène, il avait récemment arpenté la scène du festival de Marciac où il avait fêté ses 40 ans de carrière en 2014, avant d’y revenir l’année dernière.

Reste sa discographie, nombreuse et variée (41 albums publiés entre 1978 et 2017!!), qui permet de rendre compte du talent de Lockwood, et de son insatiable curiosité à se frotter à des univers toujours différents.

Je vous laisse découvrir une petite sélection des univers musicaux « fréquentés » par Didier Lockwood.

Guillaume.

 

 

 

 

 

Uzeb, power trio du Jazz-rock!


Né en 1977 à  Montréal, de la rencontre entre Michel Cusson (guitare) et Alain Caron (basse), auquel viendra s’adjoindre Pierre Brochu (batterie), le trio Uzeb, va rapidement se faire une solide réputation sur son territoire d’abord, puis au-délà de ses frontières. Jusqu’en 1987, des membres viennent se greffer, avant que Uzeb ne prenne véritablement son envol au début des années 90. L’album « World Tour 90 », restitue parfaitement le climat des compositions imaginées par le trio. Fluides, équilibrées, laissant la place aux solistes, le tout dans un équilibre qui ne faiblit jamais. La machine tourne bien rond.

« World Tour 90″, un double cd, offre à l’auditeur qui découvrirait ce groupe, un beau panel de la musicalité de ces virtuoses québécois. N’hésitant pas, dans la grande tradition de genre musical (voir Mahavishnu Orchestra, John Mac Laughlin, Pat Metheny, Al di Meola, Weather Report…), à nous servir des morceaux longs (près de 8 minutes), mais jamais fastidieux!

Sorti de leur contrée québecoise pour aller vers l’ancien monde (L’Europe), ils y font leur première tournée en 1981, puis enchainent avec une prestation à l’Olympia en 1983 au Festival Jazz de Paris, qui sera d’ailleurs enregistrée et publiée en 1986.

Après avoir tourné et écumé les scènes du monde entier, le trio québécois se sépare et chacun vaque alors à des projets différents. Le plus prolixe sera Alain Caron qui travaillera pour Céline Dion »tellement d’amour pour toi », Maurane « ami ou ennemi », Lynda Lemay « du Coq à l’âme ».. sans oublier le jazz avec « Basse contre basse » (1992) ou il retrouvera Paul Brochu et Don Alias, ou l’album « Caron-Ecay-Lockwood » (2001) qui le voit collaborer avec deux instrumentistes de haut vol.

Alors si vous aimez le jazz-rock inventif et parfois planant, la virtuosité sans égocentrisme, le trio guitare-basse-batterie, cet album est fait pour vous!

3 albums à également découvrir : « Between the lines » (1986) ; « Absolutely live  » (1986) ; « Uzeb Club » (1989).

Guillaume.

 

Simon Phillips, batteur sans protocole.


Protocol_image« Protocol III » est le dernier chapitre d’un triptyque musical élaboré par le batteur britannique Simon Phillips, dont le premier volet est sorti en… 1988, et qui fait suite au second volet « Protocol II » sorti en 2013.

Simon Phillips, batteur qui a la particularité d’être ambidextre, mène une carrière de musicien-producteur  riche et variée, puisqu’il a accompagné par le passé côtoyé aussi bien Véronique Sanson que Peter Gabriel, Mick Jagger que Mike Oldfield, des groupes de rock comme les Who, Toto, mais aussi les guitaristes Gary Moore, Jeff Beck, Joe Satriani. Ces dernières années, il a accompagné, aux côté du bassiste Anthony Jackson, la pianiste japonaise Hiromi.

Pour élaborer ce « Protocol III »,  le batteur anglais s’est entouré du guitariste Andy Timmons, du bassiste Ernest Tibbs, du pianiste Steve Weingart.  Le résultat de cette collaboration en quartet est un album de jazz-rock puissant, élégant, où les musiciens sont à parts égales. S’il ne comporte hélas que 8 morceaux, c’est un régal de jeu subtil, d’ambiances mélangées, le tout mené par le métronome aux baguettes magiques. Tout au long du disque, Simon Phillips nous trimballe dans son sillage, nous emmène dans cet univers qu’il maitrise parfaitement, mélange de jazz subtil et de rock très rythmé, aidé en cela par ses compères, qui cisèlent de jolies ambiances. Les morceaux, qui durent tous plus de 5 minutes, laisse l’auditeur profiter de ces joutes musicales, de ce dialogue instrumental et de la dextérité affichée. Plaisant sans jamais être lassant.

Guillaume.

 

 

Stanley Clarke, la Basse dans tous ses états.


Stanley Clarke est un musicien qu’on ne présente plus. A 63 ans, celui qui a révolutionné le jazz rock dans les années 70 avec Herbie Hancock, Chick Corea, a toujours évolué entre 2 univers : Le jazz acoustique et le jazz électrique. Pour l’avoir vu cet été à Marciac en duo acoustique avec Chick Corea au piano, l’homme est en pleine forme, le musicien toujours aussi éblouissant. Sa version à la contrebasse de « la cancion de Sofia », morceau composé en l’honneur de sa femme, fut un moment de pur bonheur musical. Outre la subtilité de son jeu, Clarke passa en revue toutes les techniques de jeu sur son instrument. Magique!

Sur la pochette de « Up« , Stanley Clarke est debout, son instrument en main. Il annonce la couleur. « Up », démarre sur le tonique « Pop Virgil », histoire de convaincre l’auditeur que le bassiste américain a encore des choses à dire, à écrire, à jouer. La suite, avec le très beau « Last train to Sanity », mélange de jazz rock, de musique classique, illustre à merveille cet ecléctisme dont Stanley Clarke a toujours fait preuve. « Up » qui donne son nom au disque, est un pur morceau de jazz-rock. « Brazilian love affair », nous plonge dès l’entame dans l’univers musical brésilien, avant de revenir à un jazz rock de bonne facture comme les aimaient son ami George Duke, décédé l’an dernier. Le triptique « Bass Folk Song » tantôt acoustique, tantôt électrique, est un régal, tant Stanley Clarke y étale sans esbrouffes son talent, son sens musical. En clôture de ce magnifique disque, la fameuse « Cancion de Sofia », enregistrée avec son compère pianiste Chick Corea.

Merci de ce beau moment, Mr. Clarke!

Guillaume.

Spyro Gyra, 35 ans de Jazz-rock.


SpyroGyra_pochette30 albums en 35 ans de carrière. Un jolie constance. Ainsi est Spyro Gyra, groupe de jazz-rock, jazz-fusion, fondé en 1978 à Buffalo, aux Etats-Unis, par le saxophoniste alto Jay Beckenstein, et le pianiste Tom Schuman, seuls rescapés de la formation du début.  Aujourd’hui ils sont aujourd’hui épaulé par un trio de haut vol : le guitariste  Julio Fernandez, le bassiste Scott Ambush, et le spectaculaire batteur-percussionniste (pour l’avoir vu a l’oeuvre cette année à Marciac), Bonny Bonaparte. « Rhinebeck Sessions« , dernier album, sorti en 2013, sert de support à leur tournée actuelle.

A Marciac, cette année, ils ouvraient pour le saxophoniste américain Kenny Garrett (décevant ce soir-là). Spyro Gyra, face à une salle qui s’est rempli au fur et à mesure, comme dirait Liane Foly, nous agratifié d’un set de 90 minutes sans fioritures, ni esbrouffes,  juste rempli de belle et bonne musique, servi par des musiciens heureux de jouer ensemble (cela se voyait sur scène), et dont c’était la première apparition  dans le cadre prestigieux du festival gersois. Des morceaux riches, enlevés, une doublette basse-batterie qui tient la route, un guitariste virevoltant, et les 2 anciens, Tom Schumann et Jay Beckenstein qui s’en donnent à choeur-joie.

Weather Report, Return to Forever, Mahavishnu Orchestra n’existent plus, mais Spyro Gyra maintient haut le flambeau de ce genre qu’est le jazz-rock, jazz-fusion. Tant mieux pour nos oreilles. « Rhinebeck Sessions » est une belle galette musicale, qui s’écoute, s’écoule, facilement, réservant ça et là quelques jolies pépites que je vous laisse bon soin de découvrir.

Allez, osez, vous ne serez pas perdants…!

Guillaume.

Intense !


Dès la première plage, je dresse l’oreille et je marche downtown sur la rythmique explosive de ce trio ! Denis Girard (Piano, Fender Rhodes, orgue Hammond), Laurent David ( basse) Xavier Girard( batterie)  Un album étonnant, qui mêle les climats musicaux, mais qui s’affirme par des lignes musicales puissantes et incisives.

A l’espace musique,  vous trouverez EOL classé en jazz rock

C’est vraiment bien !      

Enitram