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Il était une fois… 1970!


1970. Année charnière. Une nouvelle époque s’ouvre, suite aux différents mouvements sociétaux, musicaux, politiques, qui ont secoué la France et le Monde dans les années 60. L’année qui ouvre une nouvelle décennie est marquée par différents évènements qui concernent le monde du travail (le SMIC remplace désormais le SMIG), la politique (décès du Général de Gaulle en France, élection de Salvador Allende au Chili…), la science faisait faire des bonds en avant considérables à certains pays, comme le Japon et la Chine, avec le lancement de leur premier satellite. C’est aussi le retour sur terre, après de très grosses difficultés, de la mission Apollo 13 (qui inspirera à Ron Howard, en 1995, le film « Apollo 13 » avec Tom Hanks, Kevin Bacon, Bill Paxton, Ed Harris). En musique, Paul Mac Cartney annonce la séparation des Beatles. C’est également une année marquée par des disparitions de personnalités du monde de la culture : Elsa Triolet, Jean Giono, François Mauriac, Luis Mariano, Jimi Hendrix, John Dos Passos, Mishima. En sport, cette année est marquée par la victoire éclatante en finale de la coupe du monde au Mexique, de l’équipe du Brésil emmenée par le génial Pelé, face à l’Italie (photo ci-contre).

 

 

 

Mais revenons à notre désormais fameux rébus musical, perdu dans le dédale d’une histoire inventée. Prêt(e(s)? Lisez maintenant!

Je m’appelle John. J’habite en France depuis 10 ans. Je possède une maison, situé en bordure de l’océan atlantique. J’aime sa sauvagerie, ses gros rouleaux, la couleur changeante de l’eau, sa lumière particulière, qui ne sont pas sans me rappeler ma terre natale irlandaise. J’adore me promener le matin comme le soir, me laisser aller à regarder la mer. Dans mon coin de villégiature, non loin de La Tremblade, les activités sont très limitées, à part la pêche en rivière ou en bateau à moteur, les balades à vélo. C’est tout juste s’il y a un ou deux bals populaires l’été venu, hormis celui, rituel, du 14 juillet. Quand je suis là-bas, je suis entouré de mes livres, de souvenirs d’histoires personnelles, de voyages effectués, et je rêve… oui je rêve à.. L’Amérique… ce pays que je ne connais pas mais qui fascine tant.

C’est décidé, je vais y aller. Peut-être demain. Prendre le bateau. Tels les immigrants, venus principalement d’Europe, de la fin du 19ème et début du 20ème siècles derniers, qui contribuèrent à construire ce pays, à l’enrichir. Je fredonnerai alors « Immigrant song »…en leur mémoire. Avec ma femme, que je surnomme affectueusement « My lady d’Arbanville », nous passons des jours et des nuits à nous aimer, follement.

Arrivés sur place, dans cette ville grouillante et multicolore, multilingue qu’est la Nouvelle-Orléans, ville du blues, berceau de la soul music, où paraît-il il est possible de croiser des travellin’ band, héritiers des fanfares qui dans les années 20’s, défilaient dans les rues de Chicago, Bâton Rouge, Memphis. Aux Amériques, il paraît qu’on trouve des rivières ou l’eau est presque jaune, on les appelle les yellow river. Le grand canyon (voir photo), la death valley, où si on lève la tête il est possible d’apercevoir des condors passer, la mythique route 66, autant d’endroits que nous irons visiter, à n’en pas douter. …. Pendant le summertime, on ira entendre des chorales de Gospel. « Everything is beautiful » se dit-on avec ma femme en regardant tous ce paysages et ces endroits que nous visiterons.

Nous emprunterons une Cadillac pour nous délecter de ces sublimes décors sur les « long and winding road » (routes venteuses) comme ils disent là-bas! La radio, passant de la musique… notamment « Wonder of you » du natif de Tupelo, Mississippi, « Let it be », des scarabées anglais, ou « the Love you save » de la fratrie Jackson. Sur la route 66, nous roulerons un peu au hasard, passant devant des décors dignes de « Paris-Texas ou « Bagdad Café », ses motels aux chambres pas toujours en très bon état clairsemés en bord de route, ses bars pour conducteurs des fameux Trucks, où la bière et les sandwiches sortaient des cuisines, comme des petits pains d’un four, ses cactus, contemplant sa nature sauvage et brut, son silence. Le voyage aux Amériques, pour ma femme et moi, s’avérera très agréable, intéressant, un véritable enchantement pour les yeux devant tant de grandeur, de démesure, comparé à ce que nous sommes habitués à voir en France.

Un voyage comme une dans une bulle, hors du temps, de notre temps. Des images pleins les yeux, des souvenirs à foison, et l’envie d’y revenir chevillée au corps. Il nous fût très dur alors de rentrer, après ce long, beau et joyeux périple. D’une même voix, nous nous sommes exclamés : « Vivement 1971« .

Guillaume.

 

 

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Il était une fois… 1967!


… Contrairement à mon ami et collègue Laurent, qui se concentre à vous faire découvrir, via une nouvelle série dont il a le secret, les musiques des années 80 (à partir de 1981), année par année, moi j’ai décidé de me concentrer sur la période de la fin des 60’s, soit à partir de… 1967 jusqu’en 1980…. Question de génération 🙂 ! Mais plutôt que de vous égrainer une série de titres ayant marqués cette fameuse année 1967, je vous propose un petit jeu en forme de rébus musical : A travers une petite histoire inventée de toutes pièces, ce sera à vous de retrouver les titres cachés et donc leurs interprètes, même si certains, j’en suis sûr, vous sembleront évidents. A vous de jouer donc! Et je procèderai ainsi pour les années qui suivront, jusqu’en 1980.

1967. Alors que j’étais en vacances à San Francisco, ville dont un ami m’avait dit un jour « si tu dois aller quelque part en vacances, alors… « Let’s go to San Francisco »! Cette ville, connue pour ses brumes et son pont rouge mythique (bizarrement nommé Golden Gate Bridge), entourée de collines, où furent tournés films et séries télévisées (« Bullit », « Street of San Francisco »…), allant même jusqu’à devenir le repaire des hippies, qui se donnaient tous rendez-vous en haut de la colline, devant une maison bleue, oui cette ville venteuse, m’avait-il dit, est magique! Là bas, quand le matin se lève, la lumière est belle, somptueuse, donnant aux maisons en couleurs tout leur éclat!

Un matin donc, au lever du soleil, en me promenant sur Penny Lane Avenue, je rencontrai une fille, prénommée Alice, qui marchait comme un garçon. Après avoir fait sa connaissance, au cours de longues discussions, nous avons vécu un bel amour d’été, fréquentant notamment le Strawberry Field Café, devenu notre quartier général. Un endroit superbe, cosy avant l’heure, avec aux murs des portraits des Beatles, de Jimi Hendrix, des Doors…. mais aussi d’artistes français comme Françoise Hardy, Eddy Mitchell ou Johnny Hallyday. Une brown-eyed girl comme disent les américains! Elle me répétait à tue-tête : « I’m waiting for my man »… Et moi, secrètement, d’espèrer que ce soit moi! Car oui… belle Alice… all you need is love, me disais-je ! Pour cela j’étais prêt à lui faire des déclarations, à lui écrire jour après jour des letters enflammées, pour lui prouver combien je l’aimais.

Mais Alice, fille appréciant plus que les paradis perdus, ne se détachait jamais de Lucy in the Sky with Diamonds… triste quotidien pour une aussi jolie fille constatai-je, écoeuré !!! c’était son côté obscur, son dark side comme on dit là-bas. L’été filait doucement à San Francisco. Bien qu’il me parut léger au début avec elle à mes côtés, je le voyais s’assombrir, davantage chaque jour devenir un enfer. Au point qu’un soir, elle se montra très sérieuse face à moi et sans se départir m’annonça : « Tu sais, ce soir est notre dernière valse… Je suis venue te dire « Bye Bye Prêcheur »…. Ne m’attendant certes pas à cette annonce, me retrouvant dans la position du boxeur sonné, acculé dans les cordes, je ne suis pas resté avec elle jusqu’au bout de la nuit. J’aurai dû. Le lendemain matin, elle fut retrouvée inanimée, sur le sol de sa chambre, le corps aussi dur que du bois. Triste, me sentant impuissant, je terminai cet été de la pire des façons. Un vol San-Francisco-Paris, et l’envie d’oublier ce rêve qui a viré au cauchemar. Le besoin de me reconstruire, with a little help from my friends. Je me suis dit : « Vivement 1968 ».

Guillaume.

Aux guitares-héros du (Hard) Rock!


Dès l’apparition du rock dans les années 50, aux Etats-Unis, les guitaristes tels Bill Haley, Carl Perkins, Screamin’Jay Hawkins, Chuck Berry, ont posé les bases du phénomène guitare-héros auprès du jeune public, alors en quête d’idoles à suivre.
Dans la décennie suivante, le festival de Woodstock en 1969, ce phénomène va s’accélerer. Le premier d’entre eux, la première star du genre sera Jimi Hendrix, virtuose et showman exceptionnel, à la carrière hélas bien trop courte. Programmé à l’occasion de ces 4 jours de musique, il fera de l’ombre aux excellents Pete Townsend (The Who), Carlos Santana, Johnny Winter,  qui comme lui vont devenir de vraies icônes du rock.

Le mouvement va s’accélérer dès les années 1970 : Keith Richards (Rolling Stones), David Gilmour (Pink Floyd), Richie Blackmore (Deep  Purple ; Rainbow), Jimmy Page (Led Zeppelin), Joe Perry (Aerosmith), ou encore Brian May (Queen) vont faire évoluer le rôle du guitariste au sein des groupes, passant de simple exécutant à véritable artisan, par leur technique et virtuosité, de la rénomée du groupe dans lequel ils évoluent. Jusqu’à devenir de véritables stars, à l’égo parfois très poussé, auprès du public, à mesure que les médias (presse écrite, radio, télévision) et la presse spécialisée (les revues « Best », Rock’n’Folk, « Hard Rock Magazine » en France, « Rolling Stone » en Angleterre ») s’emparent du phénomène. revues Best et Rock’n’Folk, dès les 70’s en France, puis Hard rock Magazine au milieu des 80’s, ou la revue anglaise Rolling Stone.

Dans les années 80, l’apparition du genre Hard-rock va ne faire que renforcer et installer définitivement le statut du guitariste. Je n’en citerai que quelques-uns : Michael Schenker (Scorpions, MSG), Dave Murray (Iron Maiden), Angus Young (ACDC), qui a repris le « duck walk » de Chuck Berry, Eddie Van Halen (Van Halen), Gary Moore (Thin Lizzy), Kirk Hammett (Metallica), ou Slash, (Gun’s’n’ Roses). Les groupes s’appuient sur le duo chanteur-guitariste, dédié à faire le show pendant que les partenaires de la section rythmique tiennent solidement la baraque derrière!

Avec les années 90, un nouveau genre de virtuoses va prendre le devant de la scène : ceux qui enregistrent des albums en solo, pouvant démonter l’étendue de leur capacité technique.. je pense à Patrick Rondat, ou Nono (ex guitariste de Trust), mais aussi à Joe Satriani, Steve Vaï (qui fut l’élève de Satriani). Chacun, au gré de leur talent, de leur univers (axé plus sur la mélodie ou sur la rapidité d’exécution selon les cas), utilisant les technologies du son à leur disposition, se fera une place dans le cœur du public toujours avide de ces magiciens de la guitare qui en, en 2017, sont partout dans les festivals et écument les salles du monde entier.

La guitare, instrument emblématique du rock et du Hard-rock, n’a pas fini de révéler des talents qui demain, enflammeront les adorateurs du genre!

Long Live Rock’n’roll! Long Live Hard-rock!

Guillaume.