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Eddy Mitchell a réuni sa grande tribu


Eddy Mitchell, après la tournée triomphale des « Vieilles Canailles » avec ses deux compères de la Trinité, Jacques Dutronc et Johnny Hallyday, a sorti un album, « La même tribu… Volume 1 » (donc il y aura une suite), réunissant autour de lui une tribu d’artistes venus d’horizons très divers et représentant des générations différentes : Johnny Hallyday, Julien Clerc, Alain Souchon, Christophe, Laurent Voulzy, Arno, Renaud, Pascal Obispo, Ibrahim Maalouf, Charles Bradley, Keren Ann, le duo féminin Brigitte, sa fille Maryline Moine, . L’objectif ? Donner l’occasion à ces artistes de reprendre en duo des chansons de Mr. Eddy.

Au menu, une jolie palette des classiques : « c’est un rocker », en duo avec son ami de toujours Johnny Hallyday, « On veut des légendes » avec Alain Souchon (chanté à l’origine par Mitchell et Hallyday sur l’album « Jambalaya »), « Sur le route de Memphis » en compagnie du revenant Renaud (la voix abîmée de ce dernier est difficile à écouter), « J’ai oublié de l’oublier » (reprise d’un duo qu’ils avaient déjà formé sur ce même titre dans les années 70’s) ave Julien Clerc, « Toujours un coin qui me rappelle » en version franco-anglaise(initialement prévue pour être chantée avec Tina Turner, remplacée talentueusement par Keren Ann qui vient poser son joli timbre de voix. Suit le bel hommage à Gainsbourg fait dans « Le Bar du Lutétia » autrefois fréquenté par le noctambule homme à tête de chou, ici en duo avec Jacques Dutronc. A noter la participation toute en finesse du trompettiste Ibrahim Maalouf sur « M’man », chanté en solo par Eddy Mitchell.

Sans oublier le sublime « Otis » en hommage à la musique noire américaine, porté la voix chaude et soul du regretté Charles Bradley, décédé l’an dernier. Ou encore « Un portrait de Norman Rockwell » (dessinateur américain que chérit Eddy Mitchell, voir la pochette de l’album « Mr Eddy » de 1996, avec la chanson qui ouvre l’album), ici chanté par le vétéran Christophe. Enfin, pour clore ce chapitre de la saga Mitchell-Moine, le vétéran chante « Et la voix d’Elvis » avec sa fille, Maryline Moine.

Dans l’ensemble, loin des disques du genre qui réservent souvent de mauvaises surprises et semblent décousus, « La même Tribu » enregistré aux Etats-Unis et en France (Studio Guillaume Tell) est un enchainement de belles surprises, d’orchestrations soignées comme toujours, servies par un casting de musiciens top niveau parmi lesquels les fidèles Basile Leroux, Leeland Sklar, Claude Salmieri, Jena-Yves D’Angelo, charles Mac Coy, Greg Szlap,, Michel Gaucher.

Un bel écrin. Qui donc, devrait être suivi d’un second chapitre. J’ai hâte!

A signaler que la pochette, qui rassemble tous les protagonistes de l’album, est l’œuvre du dessinateur français Ralph Meyer. ( https://www.facebook.com/ralph.meyer.79 ).

Guillaume.

 

 

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La playlist de janvier : les prénoms


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Quelle Nathalie n’a pas entendu fredonner sans discontinuer cette chanson dans son oreille ! Toutes ces Alexandra, Lucie, Elisa et autres prénoms devenus célèbres grâce à la musique. C’est ainsi que l’on peut se rendre compte de l’impact de la chanson dans nos vies, de ce qu’elle transmet. La comparaison sera presque spontanée.
Nous avons sélectionné dans cette playlist un très grand nombre de chansons. Et au-delà d’un prénom, ces chansons représentent des hommages à des personnes connues ou non, des caractères, des personnages, des personnalités.

 

Bonne écoute

Carine

Mourir d’amour enchaîné…


Voilà, aujourd’hui, nous saluons la carrière et la vie de la plus grande icône musicale Française, qu’on l’aime ou pas, on ne peut que reconnaître l’impact de Johnny Hallyday sur le paysage musical hexagonal.

Alors, je ne vais pas revenir sur sa vie, qui a été raconté des milliers de fois et que vous allez entendre encore un peu partout ces prochains jours, je pense que c’est plus intéressant de se concentrer sur ce qui compte vraiment, son immense discographie.

Plus de 50 ans de carrière et au moins autant d’albums studio, selon Wikipédia, une quarantaine de disques d’or et près de 200 tournées, qui dit mieux?

Des titres inoubliables comme « Que je t’aime », « Laura », « Gabrielle » et j’en passe… Le plus simple pour illustrer cette incroyable carrière, c’est une petite playlist non?

Alors, au revoir MONSIEUR Johnny Hallyday… 15 Juin 1943 – 6 Décembre 2017

 

LA PLAYLIST ICI ———————————> 

3 Vieilles Canailles…. qui défient le temps!


Du haut de leur 222 ans (!) cumulés, ils se connaissent depuis la (sainte) Trinité…! Non je ne parle pas ici de la station balnéaire bien connue des amateurs de bateaux à voiles, mais de ce endroit parisien très prisé de la jeunesse dans les années 60 (oui ça fait un bail diront les plus anciens), où se rencontré Jacques Dutronc, Jean-Philippe Smet alias Johnny Hallyday et Claude Moine alias Eddy Mitchell.

Puis le trio s’est retrouvé au fameux Golf Drouot, véritable quartier général des rockeurs de l’époque. Début d’une solide et longue amitié même si les 3 artistes, qui évoluent alors dans des registres musicaux très différents (dandy crooner pour Dutronc, tandis qu’Eddy et Johnny, se cantonnent alors à chanter du rock, ou du moins des reprises de tires américains adaptés en français, pratique très courante à l’époque!).  3 carrières parallèles, avec chacune leur lot de succès et passage à vide. Si Dutronc n’est pas un grand voyageur et admirateur de l’Amérique, à l’inverse, Eddy Mitchell (pour ses grands espaces, ses dessinateurs BD, son cinéma, période 40-60, ses styles musicaux tels le jazz , la country) et Johnny Hallyday pour la vie tranquille, les studios d’enregistrements de qualité, et les références à Elvis, Chuck Berry et consorts, tous les 3 ne se sont jamais perdus de vue.

Outre la musique, les gaillards partagent le goût de la fête et du cinéma que ce soit en tant que spectateur averti, présentateur (Eddy et sa « dernière séance » depuis un cinéma qui depuis a été détruit!), ou acteur. En effet vous pouvez les retrouver dans « Le bonheur est dans le pré » de Chatilliez, « Coup de torchon »  de Tavernier, notamment pour Eddy Mitchell ; « Détective de Godard pour Johnny Hallyday ; « Van Gogh » de Pialat pour Jacques Dutronc).

Aussi quand, en 2014, est annoncée une série de concerts à Bercy-Arena intitulée « Les Vieilles Canailles » réunissant ce trio, entouré d’un orchestre de musiciens hors-pair, la surprise est totale, mais le résultat est là : Les concerts afficheront complets! Sur le mode du Rat Pack cher à Frank Sinatra-Dean Martin-Sammy Davis Jr. , ils vont interprétés en solo, duo, trio, les chansons des uns et des autres, entrecoupées de pause ou les vannes, plaisanteries (pas toujours du meilleur goût je l’avoue, pour y avoir assister en 2014). Mais ce qui frappe, à l’époque, outre la naturelle complicité de ces gaillards, c’est l’aisance vocale, particulièrement chez Johnny Hallyday, même si Dutronc et Mitchell ne furent pas en reste.

Alors, la recette (au propre comme au figuré, vu le prix des places, et ce que la nouvelle tournée 2017 a généré comme gains pour chacun des artistes) ayant tellement bien fonctionné, une quinzaine de dates a donc été programmé entre juin et juillet 2017.  Pour le grand plaisir des fans de ces 3 artistes!

Guillaume.

 

Un musicien se confie…


Nous avons rencontré José Pierry, musicien professionnel qui a longtemps habité notre ville. Il nous fait partager ces quelques réflexions sur l’interprétation musicale.

Dis maman, pourquoi c’est une valse ?
Ce petit garçon se pose une question intéressante : comment l’auteur a choisi le rythme, le style de sa chanson. Je vais me servir de mes trente-quatre années de musicien de scène et de mon ressenti de compositeur pour traiter ce sujet et tenter de vous démontrer qu’il aurait été préférable dans certains cas, de choisir un autre style…ou pas !
Lorsque l’on commence à composer, il nous vient « un air en tête », quelque chose qui nous poursuit pendant plusieurs jours. C’est durant cette période qu’un compositeur s’imagine le rythme de la chanson. Il peut changer durant l’élaboration, une fois que l’auteur a posé ses paroles dessus, ou bien que l’arrangeur ait trouvé une orchestration originale et convaincante. Lire la suite