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Mac Miller, un artiste que j’ai découvert trop tard…



Voilà un énorme gâchis de talent et un gros raté de ma part musicalement parlant, je parle du jeune mc de Pittsburgh, décédé ce 7 Septembre, Mac Miller. Je reconnais être totalement passé à côté de Miller, depuis son début de carrière jusqu’à récemment et son passage au Tiny Desk de NPR music, une vidéo que vous pourrez voir plus bas.
Bien sûr, j’avais entendu des tracks par ci par là, des featurings aussi, mais je sais pas, je ne suis jamais vraiment entré dans son univers sans non plus m’expliquer pourquoi. Quoi qu’il en soit, sa performance dans ce petit coin de paradis musical que sont les Tiny Desk m’a marqué et d’autant plus depuis son décès. En réalité, c’est le dernier morceau du set qui m’a fait craqué, “2009”, j’y ai découvert un artiste bien plus profond que je ne l’imaginais et son attitude durant ce dernier, change totalement du reste du set et de ce que je connaissais de ce jeune homme en général. Une mélancolie soudaine le prend et avec le recul et son décès, on a l’impression qu’il sait, comme si il avait compris que sa route s’arrêterait bientôt, trop tôt…
Quoi qu’il en soit, j’ai décidé de me plonger un peu dans sa discographie et je n’ai pas été déçu, avec cinq albums studios et une dizaine de mixtapes à son actif, Mac a posé son empreinte sur le hip hop depuis la moitié des années 2000 et son début de carrière à 15 ans avec But My Mackin’ Aint Easy en 2007. Au fil des disques et des collaborations, il a su peaufiner son art jusqu’à proposer “Swimming” cet été, d’où est issu le morceau “2009” dont je vous parlais plus haut.
Alors, voilà, je vais pas en faire des tonnes comme si j’étais familier de sa musique depuis des années ce n’est pas le cas, mais je dois reconnaître que j’ai des regrets de ne pas avoir découvert cet artiste plus tôt et vu les témoignages au suite de son décès, de Black Thought à Kendrick Lamar, en passant par J.Cole ou Talib Kweli et bien d’autres encore, on ne peut qu’admettre que ce petit gars de Pittsburgh avait du talent et qu’il nous a quitté trop tôt, alors RIP Mac Miller

Laurent

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Jorja Smith, nouvelle pépite de la Soul Anglaise.


 

A mi-chemin entre une Sade 2.0 et une Amy Winehouse moins déjantée, devant nos yeux ébahis, voici la future reine de la Soul Anglaise, la jeune Jorja Smith. Avec son “Lost and found”, elle nous propose, ce qui est pour moi, le plus beau disque de l’été.

A seulement 20 ans, Jorja Smith démontre une maîtrise impressionnante de sa musique, de sa voix empreinte de mélancolie, mais de sensualité aussi. Ce premier album studio ressemble plus à une confirmation qu’à un début de carrière tant le disque est un sans faute. Il faut dire que la jeune Anglaise a pris son temps pour le sortir et que depuis le premier single “Blue lights” en 2016, qui la montrait comme une artiste engagée avec le sujet brûlant des violences policières, elle a, de session studio en collaboration, peaufinée son art et son disque pour nous proposer cette petite merveille.

Composé de douze titres, “Lost and found” ne nous fait pas ressentir de temps faibles, pas de raté, il fait parti de ces disques qu’on peut laisser tourner sans se poser de question, qui va ambiancer vos soirées autour d’un bon repas ou vous bercer sur le chemin de vos vacances.

Jorja Smith est déjà encensé par les plus grands artistes actuels de la musique urbaine noire, de Kendrick Lamar à Drake, tout le monde se l’arrache et ce disque devrait vraiment la révéler au yeux du grand public.

Je ne vais pas en écrire des tonnes parce que si vous n’avez pas déjà eu l’occasion de tomber sur une chronique du disque ou sur une interview de la belle Jorja, je pense que ça ne va pas tarder, je préfère donc mettre en avant les 3 morceaux que j’ai préféré, à savoir “Blue lights” bien sûr, son sample envoûtant et l’inspiration de la chanteuse ont suffit à lancer l’album 2 ans auparavant. “On your own” qui est mon morceau favori du disque, la simplicité de la mélodie ne fait que mettre en lumière la superbe voix de miss Smith et puis “Teenage fantasy”, qui malgré un thème déjà abordé avec Alicia Keys par exemple ou Stacy Latisaw, ne semble pas redondant, mais alors pas du tout.

Je vous laisse maintenant vous perdre et vous retrouver avec Jorja Smith, mon coup de coeur de l’été…

 

Laurent

SZA prend le CTRL.


Après plusieurs mixtapes et différentes apparitions sur les disques des artistes de Top Dawg Entertainment, le label entre autres de Kendrick Lamar, Solana Rowe, alias SZA sort enfin son premier album studio: CTRL.

Couvée par Anthony Tiffith, le boss de TDE, qui ne souhaitait pas lui brûler les ailes en sortant trop tôt son disque, SZA a eu le temps de faire ses armes auprès des géants de l’industrie musicale US. Elle écrit des morceaux pour Rihanna sur “Anti”, collabore avec des artistes tels que Chance The Rapper, la révélation de l’an dernier, mais aussi 50 cent ou encore Isaiah Rashad.

Elle propose 2 mixtapes nommées “S” et “Z” qui fonctionnent très bien et du coup, le 3ème opus devait s’appeler “A”, compléter son nom et il aurait été son premier album studio. En définitive, le projet se nommera donc “CTRL” et est donc sorti au mois de Juin de cette année 2017. Le disque est assez proche de son premier projet musicalement avec des influences très variées, la native de St Louis cite aussi bien Common que Björk, les Red hot chili peppers ou Billie Holiday, grand écart musical ou pas?

Difficile donc de la classer dans une case même si le disque sonne hip hop/Nusoul avec des influences trap, un soupçon d’électro et les vocalises de SZA nous ramène également à des aspects plus pop, voir rock parfois, nous dirons donc que c’est un disque éclectique.

Quoiqu’il en soit “CTRL” est un premier album très réussi avec un univers musical bien à lui, assez mélancolique dans son ensemble. Je vous propose les vidéos des excellents singles, mais mes gros coups de cœur sont “Doves in the wind” en featuring avec Kung-fu Kenny (Kendrick Lamar) et “The weekend”.

Je vous invite vivement à découvrir cette artiste, car vous risquez fortement d’en entendre parler dans les années à venir.

Laurent

Kendrick Lamar, encore un cran au dessus…


Etant donné les contraintes de temps pour recevoir l’album, j’ai un peu trainé pour pouvoir chroniqué “DAMN.” de Kendrick Lamar et vous avez probablement déjà tout lu sur ce disque si spécial, je ne m’étendrais donc pas à faire une longue chronique, mais impossible pour moi de passer à côté.

Ce 4ème opus (si l’on compte “Section 80”) est pour moi un cran dessous des deux précédents, mais le talent et la supériorité de Kung fu Kenny est indéniable à l’écoute du disque. Entouré des meilleurs à la prod. (mais sans Dr.Dre), il brûle les beats un à un, tantôt trap, tantôt boom bap, le flow de Kendrick s’adapte à tous les styles.

Côté featurings, peu de guests au programme, mais des géants: U2 et Rihanna, inattendu me direz-vous? C’est peu dire, mais même là, ça fonctionne!

Visuellement, vous allez vous régaler aussi avec les clips de “Humble” et “DNA”, contrairement à la pochette minimaliste de l’album, les clips sont très travaillés et collent parfaitement à la musique, du très très bon!

Voilà, j’avais promis de ne pas m’éterniser, je préfère vous laisser profiter du talent de celui, qui est, pour moi, le meilleur rappeur actuellement, ne cherchez pas à extraire un track plutôt qu’un autre, le disque est pensé comme une histoire qui commence avec le meurtre (fictif) de Kendrick et finit par ce qui aurait pu être l’assassinat de son père par Anthony Tiffith, aujourd’hui directeur du label de Kendrick, Top Dawg entertainment, drôle d’histoire non?

 

Laurent

Nos samples rendez-vous #2 : Kendrick Lamar et Boom clap bachelors


KendrickLamarSi dans la 1ère édition, je faisais un flashback dans ma jeunesse au collège et mes insomnies pour enregistrer mes clips préférés sur VHS (Coup de vieux instantané !!!), cette fois, je retourne dans le présent, la « Youtube era », avec un de mes artistes favoris actuellement : K.Dot, le seul et l’unique KENDRICK LAMAR !!!

Le nouveau king de la West coast, petit protégé de Dr.Dre a été bercé aux sons de son mentor, des Snoop Dogg et autres Ice Cube, tous des fervents utilisateurs de samples dans leurs morceaux (à part Dre qui a pris l’habitude de rejouer les boucles qui lui plaisaient, le petit malin !) Pourquoi alors ne pas reprendre une formule qui marche pour le nouveau prodige du rap US ?

Je vais donc vous parler d’un des morceaux qui l’a fait exploser au grand public, sur son 1er album « Good Kid Maad City », le fameux « Bitch don’t kill my vibe » où K.dot parle de cette mauvaise énergie qui l’entoure due à son succès fulgurant, il est soudainement aimé de tous, lui, le petit gars lambda de Compton, qui essaie juste de s’en sortir, il sent bien, que tout ce nouvel entourage est intéressé et lui causera plus de soucis qu’autre chose.

Pour ce morceau, au départ prévu avec Lady gaga, le natif de Compton s’est servi d’une boucle d’un groupe de pop/électro Danois, les Boom Clap Bachelors et leur chanson : Tiden Flyver. Vous allez voir, c’est troublant comme la même boucle peut sonner si différente selon l’artiste qui l’utilise. En tout cas, je vous invite à découvrir l’univers de ce groupe méconnu dans l’hexagone, mais bien sympa.

Comme quoi, le hip hop sait encore piocher le talent là où il est, même bien caché, surtout quand c’est Dr. Dre qui est aux manettes. A savoir, qu’un excellent remix avec Jay-Z est sorti quelque temps après, sur la réédition de l’album.

Laurent