Archives du blog

Quand le Classique et le Hard-rock font bon ménage!


amphibiaQui n’a pas déjà entendu le morceau « Le Printemps« , concerto pour violon n°1 Op.8 en mi majeur composé par Antonio Vivaldi, violoniste et compositeur né à Venise en 1678 ? Peu de gens en vérité, entre les  mélomanes adeptes du célèbre compositeur italien, et la plupart des gens dans un passé récent, grâce aux plateformes de renseignement téléphonique, où, lors des mises en attente, ce sempiternel morceau est servi à nos oreilles pour nous faire patienter avant d’obtenir enfin le droit de parler à l’interlocuteur-trice recherché(e). Ce « Printemps » fait bien sûr partie des « 4 saisons » (avec « L’Eté », « L’Automne », « L’Hiver », ensemble de concertos pour violon, composé par Vivaldi.

Ainsi Uli Jon Roth, ex-guitariste de Scorpions (voir les premiers albums des gars de Hanovre, notamment Tokyo Tapes 78) fut le précurseur du genre métal-classique dans les années 70’s et 80’s (voir son album intitulé « Metarmorphosis of Vivaldi IV Seasons »). Régulièrement, les guitaristes de rock, spécialement de hard-rock, s’attaquent à des morceaux du répertoire classique. Au début des années 80’s est apparu Yngwie Malmsteen, jeune virtuose suédois, influencé très tôt par la découverte de Paganini, Bach et…. Vivaldi.  Son style virtuose, rapide, précis, a révolutionné en partie la façon de jouer des ses confrères, leur montrant qu’il était aussi possible de s’attaquer à des œuvres de compositeurs classiques.  Dans l’extrait ci-dessous, le génial suédois nous donne un aperçu de son talent!

malmsteen

En France, dans les années 80, si les groupes de Hard-rock talentueux se font une jolie place au plan hexagonal, les guitaristes de talent ne sont pas nombreux à cette époque là : Nono (Trust), est à lui seul le représentant d’un genre, et d’une virtuosité. Aussi lorsqu’en 1996, je découvris l’album « Amphibia » du guitariste Patrick Rondat, sur lequel figure une collaboration avec le fils de Maurice Jarre, Jean-Michel (vous savez l’homme des albums « Oxygène », « Champs Magnétiques » et j’en passe), je fus surpris de voir figurer un morceau intitulé « Vivaldi Tribute ».

Quid de Patrick Rondat et Jean-Michel Jarre?.. si l’album « Amphibia », que je continue régulièrement d’écouter tant il est brillant, inventif, le morceau de Vivaldi joué superbement par Patrick Rondat vaut vraiment le détour! le son est assez « énorme », la virtuosité du guitariste rend parfaitement hommage au Maître italien. Sur la vidéo qui suit, le mariage entre la talent de Rondat, et les nappes électroniques orchestrées par Jean-Michel Jarre, donne un résultat étonnant, une couleur nouvelle à ce « Printemps ».

Vivaldi, comme nombreux de ses confrères compositeurs, a légué une œuvre importante au patrimoine, qui a traversé les siècles pour arriver jusqu’à nos oreilles et continuera sans doute de le faire pour les générations à venir. Tant mieux!

Ces deux instrumentistes prouvent s’il était besoin, que la musique traverse le temps, les modes, et se réinvente en des alliages parfois inattendus. Pour notre plus grand bonheur!

Savourez!

Guillaume.

 

 

Avishai Cohen, du jazz au classique.


Avishaï Cohen, contrebassiste israélien débarqué sur la planète jazz, en 1998, possède une discographie riche de déjà 18 albums ! Le dernier en date, fraîchement sorti, s’intitule Almah. Là où il nous avait habitué à se produire en trio ou en quintet, ici il s’entoure d’une formation élargie avec une section de cordes (violon, violoncelle, viola), un hautbois. Le fruit de cet élargissement instrumental donne à Almah une couleur particulière, où la musique touche aux frontières du classique.

Souvent très mélancolique et s’apparentant parfois à des morceaux écrits pour des films, les ambiances ici livrées sont très ciselées. L’apport des cordes et du hautbois notamment offre un éclat particulier aux compositions de Avishaï Cohen. Loin de tirer la couverture à lui, le contrebassiste se fond dans l’ensemble instrumental. De « Overture Noam, op.1 » à  » Kumi Venetse Hasadeh » (seul morceau où il pose sa voix), le chemin musical offert est un plaisir de chaque instant.

A savourer, tranquillement.

Guillaume.

Nouvelles aventures musicales d’Eirem.


Contrairement aux précédents albums qu’il a composé, Eirem, musicien fontenaysien, dans son son nouvel opus intitulé « Couleur classique« , prend donc résolument le virage vers des compositions aux accents de musique classique. Ici, il s’entoure des autres membres du groupe Jall Blanc : Marie-christine Rétro, au piano et claviers, Philippe Grolleau, claviers. Eirem se chargeant lui des percussions et également des claviers.

En ouverture, « Aux rois d’Antan« ,un morceau qui renvoie au moyen-âge, puis il enchaine avec un titre « Hauts bois clairs« , où bien sûr les hautbois sont présents, mais aussi les voix féminines, et l’atmosphère nous donne à imaginer des ambiances de Cour royale, voire de scènes de danses.

S’en vient ensuite un « Droopy classique » déroutant, en rupture avec ce qui précède, puisque des boucles électroniques interviennent, dans une ambiance asiatique, zen.

Eirem revient à son thème principal, le classique, avec « Un point c’est tout« , « Mont St Michel« , le très beau « Voix blanches » avec ce choeur d’hommes et femmes, nous embarquant dans un univers clos, mystérieux.

Seul regret, le morceau « Ballade à Figueras« , hommage à la ville où habita Salvador Dali. Il eut mérité un brin de folie, de rythmes plus enlevés, à l’image de l’artiste.
Pour finir, Eirem nous offre une « Valse des pantins » (sans doute un hommage de cinéphile au film de Blake Edwards avec Robert de Niro),  qui eut là aussi mérité un autre sort.

Au final, un disque à mon sens inégal, mais qui réserve tout de même de jolies surprises.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient poursuivre la découverte de ce musicien, je les renvoie sur les sites suivants :

http://eirem.unblog.fr/

http://jallblanc.unblog.fr/

Guillaume.

Connaissez-vous François Rauber?


francois rauberFrançois Rauber est né en 1933 et est décédé en 2003. il était pianiste, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre. Son nom ne vous dit rien ?  Il était l’arrangeur de Jacques Brel, il a travaillé avec Anne Sylvestre, Charles Aznavour, Juliette et bien d’autres ! Il a aussi écrit de nombreuses musiques de films : Vacances en enfer, Les risques du métier, mon oncle Benjamin… etc. Ce disque nous présente une facette peu connue de son oeuvre : des suites d’orchestre, des concertos et aussi un oratorio : Jean de Bruges. Le tout interprété par Marcel Azzola, Damien Nedonchelle, Jean-Pierre Wallez, Guy Touvron… A découvrir.

Françoise.

Médecine douce pour psyché abîmée


Opéra méconnu de Tchaïkovski, « Iolanta » est un havre de bonheur retrouvé dans une vie où l’âme est déchirée. Au-delà du caractère psychanalytique qu’on lui attribue (un « opéra freudien »? C’est peut-être pousser le bouchon un peu loin…), c’est une ode à l’amour qui guérit les plaies d’un coeur tourmenté. La grâce du personnage de Yolande est incontestable. Mais le rôle-clé est, de toute évidence, dévolu au médecin maure Ibn-Hakia. C’est sa sagesse, sa compréhension des ressorts psychiques plus encore que sa connaissance des peines du corps, qui permettra la guérison de la fille du roi René. L’air d’Ibn-Hakia est l’un des plus beaux moments du dernier opéra du maître russe : une déclaration panthéiste et humaniste qui lève le voile sur l’aveuglement. Cette oeuvre est résolument tournée vers la lumière et l’apaisement.

Blogomil