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Miles… (still) ahead… !


MileAhead_imageDepuis des années, un film sur le trompettiste Miles Davis (1926-1991) était en gestation, mais encore fallait-il trouver un studio qui accepte de financer le projet mené par le comédien-réalisateur Don Cheadle. Une fois que ce fut fait, restait à trouver LA personne qui allait s’occuper de la musique de Miles Davis, pour le film. Un nom s’imposa très vite à Don Cheadle : Herbie Hancock. Le pianiste, qui fut un compagnon de route pendant de longues années de Miles Davis, s’occupa donc de la bande-son du film. Le film s’appellera « Miles Ahead« .. oui Miles Davis sera toujours devant.. les autres ! Un génie irremplaçable, un musicien hors norme, un révélateur de talents (Jaco Pastorius, John Scofield, Marcus Miller, Mike Stern, Bill Evans (le saxophoniste) et j’en oublie… Mais aussi une personnalité aussi mystérieuse qu’imprévisible et incontournable pour ce qui est du jazz des 60 dernières années !! La période choisie par Don Cheadle (réalisateur du film et rôle-titre) est celle de 1975 à 1981 qui précède le grand retour musical de Miles Davis sur scène et auprès du public.

Dès l’ouverture de cet album hommage,  l’auditeur entend la voix du maître trompettiste. S’en suit une revue des périodes musicales traversées ou innovées par Miles Davis, dans  de très belles versions. « Miles Ahead » bien sûr, qui ouvre l’album,  puis le subtil « So What », période bebop. Par la suite, sous la direction de Gil Evans, une pièce de de jazz expérimental, « Solea ». « Néfertiti », écrit par Wayne Shorter, fait la part belle à la trompette. Des compositions signées Miles Davis figurent bien entendu au menu musical de cet opus : outre le « So what » déjà évoqué, on trouve « Seven Steps to Heaven », « Frelon burn », « Duran », »Go ahead John, part 2″, « Black Satin », « Prelude » et « Back seat Betty ». Le pianiste Robert Glasper, grandi au son de Miles Davis y pose aussi sa patte musicale, sur « Junior’s Jam », « Franceessence », « What’s wrong with that », « Gone ».

Cette bande-son, à l’image du film, est une vraie réussite !

Bien sûr les connaisseurs éclairés du trompettiste ne découvriront sans doute pas grand-chose de nouveau, mais c’est une belle introduction au génial musicien, pour celles et ceux qui le découvriraient aujourd’hui.

Guillaume.

 

Ennio Morricone, chef d’œuvres musicales sur grand écran


EnnioMorriconeTout récemment et enfin oscarisé (à sa 6ème nomination !!… Il était temps !!! ) pour sa musique du film « Les 8 salopards » de Quentin Tarantino, Ennio Morricone, 87 ans, est un immense compositeur de musiques de films, l’un des derniers géants du genre, avec John Williams, ou comme le fut Maurice Jarre. Il avait déjà reçu, à titre honorifique, un oscar pour l’ensemble de sa carrière, en 2007!

Personnellement, je l’ai découvert lorsque j’ai vu pour la première fois le film de Sergio Leone « Il était une fois dans l’Ouest« . Véritable fresque (certaines images sont comparables à des tableaux), western grand spectacle, décors naturels, personnages souvent filmés en gros plans… La musique orchestrale se veut lyrique, mélodieuse, qui décrit aussi bien les personnages que les situations filmées. Sa patte musicale, son style lyrique et innovant (il intègre des chœurs, de l’harmonica, des guitares électriques… ) va marquer, influencer très durablement le cinéma et les nouvelles générations de compositeurs de musiques de films.

« Le bon, la brute et le truand » (avec Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Eli Wallach), « Pour une poignée de dollars« (avec Clint Eastwood), « Les Incorruptibles » (avec Sean Connery, Robert de Niro, Kevin Costner), « Le Professionnel« (avec Jean-Paul Belmondo), « I comme Icare » (avec Yves Montand), « Wolf » (avec Jack Nicholson), « Bugsy » (avec Warren Beatty, Harvey Keitel), « Sacco et Vanzetti« , et j’en passe forcément, sont des films qui portent la patte musicale de ce génie de la musique de films. Il n’est qu’à écouter les musiques réalisées pour le film « Mission » (Robert De Niro-Jeremy Irons) de Roland Joffé ou « Cinema Paradiso » (avec Philippe Noiret) de Giuseppe Tornatore, ou « Vattel » (avec Gérard Depardieu) pour se rendre compte du talent, de la palette, du style Morricone. Sergio Leone, Brian de Palma, Barry Levinson, Georges Lautner, Henri Verneuil, Jean-Jacques Annaud, Wolfgang Petersen comptent parmi les grands réalisateurs avec qui Ennio Morricone a travaillé! Sacré générique!

Compositeur au talent unanimement reconnu par le public,  Ennio Morricone est un géant de la musique, dont les mélodies et compositions auront marqué de son empreinte le cinéma du 20ème siècle, traversant plusieurs générations.

Guillaume.

Musiques Césarisées….


LeVieuxFusil_afficheLes Césars 2016 viennent d’être attribués. L’occasion est donc belle de revenir sur les musiques de films  qui ont marqué l’histoire du cinéma français depuis 1976, année de la première cérémonie des Césars, créée par l’Académie des Arts et Spectacles et du Cinéma.

De la musique de « Le Vieux Fusil« , composée par François de Roubaix à celle de « Mustang » écrite par Vincent Ellis, récompensée en 2016, 39 autres ont été composées par des musiciens venus d’horizons très divers (Italie, Pologne, Hongrie, France, Argentine, Espagne, Etats-Unis, etc…), de différents courants musicaux (Jazz, World Music, Rock, Musique classique entre autres). Au cours de ces 41 dernières années, de grands noms ont été récompensés, certains plusieurs fois :  George Delerue (3 Césars consécutifs, pour  « Préparez vos mouchoirs », 1979 ; « L’amour en fuite », 1980 ; « Le dernier métro », 1981 ), Vladimir Cosma (2 césars pour « Diva », 1982 ; « Le Bal », 1984), Tony Gatlif (2 fois, pour « Gadjo di Lo », 1999 ; »Vengo », 2001), Michel Portal, 3 fois (« Le retour de Martin Guerre »,1983 ; « Les Cavaliers de l’Orage », 1985 ; « Champ d’honneur », 1988), Bruno Coulais (3 Césars pour « Microcosmos », 1997 ; « Himalaya, l’enfance d’un chef », 2000 ; « Les Choristes », 2005), Alexandre Desplat 3 fois couronné pour « De battre moncoeur s’est arrêté, 2006 ;  « Ghost Writer », 2011 ; « De rouille et d’Os », 2013.  A côté de ces multi-primés, on trouve Eric Serra (Le Grand Bleu) ; Astor Piazzola (Tango, l’exil de Gardel, 1986) ; Jordi Savall (Tous les matins du Monde, 1992), Gabriel Yared (L’Amant, 1993), Mathieu Chédid (Ne le dis à Personne, 2007) et plus près de nous, Ludovic Bource (« The Artist », 2012), Amine Bouhafa (« Timbuktu », 2015).

La musique, qui dans certains cas, est un véritable « personnage » d’un film, est un élément fort d’identification, autant voir davantage  que l’histoire elle-même.

Vive le Cinéma, Vive la Musique de Film !

Guillaume.

 

 

 

James Horner fauché en plein vol….


image.JamesHornerJames Horner, né en 1953 à Los Angeles, n’écrira plus de musiques de films. Brutalement parti à l’aube de la soixantaine, fauché en plein vol dans un accident d’avion,  il laissera derrière lui une liste impressionnante de musiques de films qui ont marqué l’histoire du cinéma de ces 30 dernières années, et bien sûr le public.

Jugez plutôt : 48H (1982), Le Nom de la Rose (1986), Légendes d’Automne (1994), Appollo 13 (1995), Braveheart (1995), Ennemis Rapprochés(1997), Titanic (1997), ou dernièrement Le Dernier Loup (2015), film de Jean-Jacques Annaud.

Oscarisé à deux reprises pour Titanic en 1998 et de très nombreuses fois nommé dans les favoris pour les Oscars, ce compositeur américain né de parents autrichiens, a très vite imposé un style particulier en introduisant des éléments de musiques électroniques, des chœurs, mais également des sonorités irlandaises (Braveheart, Ennemis Rapprochés). Inspiré par Serge Prokofiev ou Dimitri Chostakovitch, il avait aussi pour références Jerry Goldsmith, ainsi que Ennio Morricone et John Williams, qu’il prenait en référence.

Durant sa carrière, il a travaillé avec les plus grands réalisateurs tels Walter Hill, Jean-Jacques Annaud, James Cameron, Ron Howard, Alan J. Pakula.

Il avait tout récemment, le 27 avril dernier, présenté à Londres, dans le cadre prestigieux du Royal Albert Hall) la musique du film « Titanic » en version symphonique.

Guillaume.

 

 

 

Le chagrin des oiseaux


Rarement une musique de film m’a autant émue (depuis la Liste de Schindler). Quand vous regardez le film Timbuktu du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako, vous découvrez deux oeuvres sublimes : la musique et le film, et celles-ci s’entremêlent, dialoguent, se complètent. Là où il n’y a plus de mot face à la cruauté, la musique, que certains veulent interdir, reprend sa place et sa force de résistance et de liberté.

« Timbuktu est un film qui revêt un message universel. Ce qui s’est passé à Timbuktu aurait pu se passer n’importe où dans le monde. Et donc, la musique accompagne ce message universel ; elle part de couleurs, d’instruments locaux, d’un langage, d’une identité locale et transporte ce langage avec une musique plus ample, plus lyrique pour relayer ce message de tolérance, ce message de paix. » présente Amine Bouhafa le compositeur.

Effectivement dans le choix d’instruments solistes africains et de l’Orchestre de la ville de Prague, avec Richard Hein comme dirigeant, Amine Bouhafa a choisi une musique cosmopolite, universelle. La musique africaine et occidentale dialoguent entre elles, elles renforcent donc le message de la tolérance, de la paix et de l’intelligence.

A retenir la magnifique chanson Timbuktu Fasso, écrite et chantée par Fatoumata Diawara (et oui encore elle et je ne m’en lasse pas), qui ajoute à ce superbe bijou, une perle fragile et brute à la fois, une interprétation qui vous donne envie de croire encore au pouvoir de la beauté, de l’art et de l’espérance.

Michèle

Rencontre au sommet


I-Moyenne-150286-cd-richard-galliano-au-bresil_netIl était temps pour cette rencontre au sommet entre deux monstres de l’accordéon : Richard Galliano qui a su transformer notre regard sur cet instrument de musique et nous en faire découvrir les mille e tune  facettes et José Domingos de Morais di Dominguinhos décédé le 23 juillet 2013. Il a fallu 30 ans pourque ces 2 musiciens puissent enfin jouer ensemble.  Cette collaboration a eu lieu grace au film « paraiba meu amor » qui nous conte ce que représente la musique et la danse forro dans la culture musicale du nord du Brésil.

Françoise

Une magnifique BO pour Gatsby


pochette_GatsbyAlors là c’est du lourd, du commercial, mais aussi du professionnalisme, du travail. Cette bande originale du film Gatsby le Magnifique (film dont les avis sont d’ailleurs partagés),  sorti en mai, est incontestablement une réussite de Jay-Z.

Tout comme Romeo + Juliet et Moulin Rouge, ce film de Baz Luhrmann s’accompagne d’une BO complètement anachronique : du hip-hop, des musiques électroniques, du jazz… Des reprises et des compositions originales et beaucoup d’artistes talentueux : Will I Am, Emeli Sandé, The XX, Gotye… et Beyoncé bien sûr.

Des +++ à Crazy in love, Bang Bang et à Love is blindness de U2 reprise par Jack White.

Même si vous n’avez pas aimé le film, la musique se suffit à elle-même, un vrai bijou, commercial et coûteux certes, mais un bijou quand même.

Michèle

L’étrange univers de Danny Elfman et Tim Burton


La collaboration Danny Elfman et Tim Burton est depuis 1985 une réussite. Avec la sortie de Dark Shadows nous retrouvons ce duo gagnant.

Danny Elfman a parfaitement su retranscrire musicalement l’opposition entre le côté obscur de Barnabas (Johnny Depp) et la légèreté des années 70 de ce film. Un musique sombre, oppressante quasi gothique pour le monde des vampires et de la musique rock, disco pour le côté décalé de la comédie et des seventies.

Je vous avoue que ce n’est pas la BO de Danny Elfman que je préfère. C’est pour cela que je vous propose cet album où l’on peut retrouver les plus grands fruits de cette collaboration. Pour le moment rien ne surpasse pour moi la musique de L’étrange Noël de Monsieur Jack et surtout celle d’Edward aux mains d’argent.

Michèle

Un pot-pourri de « culs-terreux »


La musique de film en question n’est certainement pas une nouveauté, mais je me la repasse très souvent. Je veux parler bien sûr de la mémorable musique de O’ Brother, Where art thou, film des Frères Coen de 2000, avec Georges Clooney, John Turturro, Tim Blake Nelson…

Ce film certes drôle et décalé, ne tient pas une minute si vous lui retirez sa musique (de T-Bone Burnett et Carter Burwell). Dès les premières secondes du film vous êtes transportés grâce à elle au fin fond du sud de l’Amérique. De ce mélange de Country, gospel, blues je ne m’en lasse pas et il me requinque régulièrement.

Retrouvez dans ce clip le fameux groupe The Soggy Bottom Boy (Les Culs trempés)

Michèle.

Intouchables, pas touche


Le film bat des records d’audience (je l’ai vu, il le mérite), la musique y tient une place primordiale, elle sert à caractériser les personnages principaux :  Driss (Omar Sy) aime la soul, Earth wind & fire, Nina Simone, George Benson… Philippe lui aime la musique classique. Ils arrivent à partager leurs écoutes et à  découvrir ainsi de nouveaux horizons.

Super, nous avons acheté la BOF.  Hélas, désespoir, vous ne trouverez pas sur le cd : September et Boogie wonderland de Eart Wind & fire. Cela est décevant, dommage……

Françoise