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Les 90’s, âge d’or du R’n’B.


Gros challenge aujourd’hui pour moi : réaliser l’ultime playlist R’n’B des années 90, je suis large, je m’accorde 100 morceaux, mais malgré ça, je sais que j’ai du tri à faire et pas qu’un peu, souhaitez-moi bonne chance…

Les 90’s c’est le début de la fin pour le New Jack Swing de Teddy Riley et des New Edition et le début du règne d’Andre Harrell et son label Uptown ainsi que le retour en force de la Motown avec l’émergence des Boyz II Men, Erykah Badu et Brian McKnight. Pour la petite histoire, Andre Harrell deviendra d’ailleurs le CEO de la Motown au milieu de la décennie.

Alors voilà, cette période, c’est toute ma jeunesse, je n’écoutais quasiment que du R’n’B et du Rap à l’époque, un brin de Soul aussi, mais je ne m’y suis vraiment mis que vers la fin des 90’s. Que ce soit mes premières soirées, les boîtes de nuits (le Palacio, l’Acropole et j’en passe…), dans mon Walkman (je sais je suis vieux…), les premiers slows (on était la dernière génération du ¼ d’heure Américain), mes oreilles ont été inondées de ce style musical. Les bandes originales des films que je regardais aussi, les Poetic Justice, Boyz’n the hood, Menace II Society et bien sûr New jack city y ont été pour beaucoup, j’y ai découvert des tonnes d’artistes, sans Youtube, Spotify ou Deezer, fallait bien se débrouiller, alors, j’écoutais, j’attendais le générique pour les crédits et je filais à la médiathèque pour emprunter les CD. Même chose à la radio, c’était les débuts d’Ados FM (aujourd’hui Swigg), Skyrock n’était pas encore “Numéro 1 sur le rap”, nous on attendait le soir pour écouter Nova et Générations qui nous balançait toutes les dernières tendances R’n’B/ HipHop et on espérait que l’animateur balance le nom de l’artiste à la fin du morceau, heureusement Dieu a créé Shazam depuis…

Bref, assez de nostalgie, passons un peu au programme de la playlist à venir, j’ai essayé de mettre au maximum, 3 morceaux par artiste, sinon, pour certains j’étais fichu, j’aurais mis la disco complète de Mary J., même chose pour R.Kelly etc… donc, 3, ça semblait honnête. J’ai choisi volontairement de ne pas mettre des artistes comme Erykah Badu ou D’angelo, parce que je considère qu’ils entrent plus dans le registre Soul, que R’n’B et puis je vous en avais déjà parlé dans “Les Soulections”, donc place aux autres, sans quoi ils auraient fait le cut sans aucun doute.

Donc, vous retrouverez les slows phares de l’époque avec les Boyz II Men, Brian Mc Knight ou Joe pour ne citer qu’eux. La fraîcheur d’Aaliyah et Usher, ainsi que les premiers pas de Beyoncé, encore sous la coupe de Wyclef avant de devenir Madame Jay-Z et la superstar qu’elle est aujourd’hui. Des Boys band aussi comme Jodeci (mes préférés), 112 et Dru Hill, les filles aussi seront à l’honneur avec les TLC et leur “Creep” ou encore plus précurseurs, les SWV, premier groupe féminin à régner sur le R’n’B de la décennie.

Voilà, une petite mise en bouche de ce qui vous attend, je ne vous en dit pas plus et sur ce, je vous souhaite une bonne écoute et si vous souhaitez retrouver quelques unes de ces perles, sachez qu’il nous reste quelques trésors dans nos bacs, à bon entendeur…

Laurent

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1 an en musique : 1983


Aie aie aie!!! Très très dur de faire des choix en cette année 1983, je crois que jusque là, c’est celle qui a été la plus compliqué à composer, pardonnez-moi si votre chanson favorite n’a pas fait le cut… allez DJ, Rewiiiiiiiiind!!!

Rien à faire, ce gif m’éclate toujours!!! Nous voici donc en 1983 et comme je vous le disais en préambule, c’est une énorme année en terme de sorties musicales, notamment l’incontournable “Billie Jean” du “King of pop” Michael Jackson himself!!! L’un des titres les plus fort de l’un des albums les plus incroyables de tous les temps, “Thriller”, vous vous rappelez, Michael qui en marchant, illumine le sol? Les débuts du fameux moonwalk, ah la la, rien que d’en parler j’ai des frissons!

Mais ce n’est pas tout, une autre immense star de la pop explose aux yeux du monde cette année-là, Louise Ciccone, alias Madonna! Vous voyez, je vous racontais pas de bêtises, 1983 était chargée musicalement et c’est pas fini!!! Pour la Madone, j’ai choisi le titre “Holiday” issu de son premier album éponyme, la chanson est fraîche, Madonna n’est pas encore l’icône sexy qu’elle s’apprête à devenir et ça fonctionne tout aussi bien à mon avis.

Hormis les deux plus grandes stars de l’histoire de la pop, le reste de la liste à également du talent à faire valoir, vous retrouverez notamment l’un des plus beaux morceaux de U2 avec “Sunday bloody sunday” en hommage aux 14 personnes décédées durant la marche pour les droits civiques en Irlande du nord, Bono et son groupe ont écrit un morceau intemporel qui résonne encore aujourd’hui dans notre actualité. Plus léger, mais pas moins talentueux, Eurythmics et son “Sweet dreams” ou Annie Lennox nous éclabousse de son talent, d’ailleurs je vous en reparlerais plus longuement dans un Sample Rendez-vous à venir…

Plus festif encore, l’inoubliable “Reggae night” de Jimmy Cliff, dans le genre chanson qui donne la pêche, ça le fait non?

Je continue aussi dans la douce insertion du rap dans le monde de la musique et après Blondie et son “Rapture” en 1983, c’est un autre géant de la musique qui donne un coup de pouce au hip hop, MONSIEUR Herbie Hancock avec “Rock it”. Je vous parlais de MJ plus haut, on retrouve aussi le groupe qui a été considéré comme la relève des Jackson 5, les New Edition et leur “Candy girl” dont je vous ai déjà parlé.

Plutôt pas mal non? Je vais vous laisser découvrir le reste de la liste que j’ai découpé au laser, croyez-moi, j’ai eu des choix cornéliens à faire et je vous laisse choisir selon vous lequel de ces douze morceaux est mon inavouable…

Je serais aussi curieux de savoir quel morceau vous auriez choisi, savoir si ils faisaient parti de ma liste de départ, en attendant retour en 2018…

Laurent

New Edition, les héritiers New Jack des Jackson 5


Voilà une de ces soirées où vous ne savez pas quoi regarder à la télé et en zappant, je tombe sur BET et la, le choc!!! Je tombe sur une mini série en 3 parties, le biopic des New Edition, le groupe phare du R’n’B, ou plutôt de la New Jack des années 80. Si le nom ne vous dit rien, peut être que vous connaissez les chanteurs, un au moins, le seul et unique in/fameux Bobby Brown, a.k.a monsieur Whitney Houston. A l’origine de la formation avec ses deux copains d’enfance, Ronnie Devoe et Michael Bivins, ils seront bientôt rejoint par deux autres membres Ralph Tresvant et Ricky Bell.

J’y reviendrais, mais pour le moment, focus sur le biopic que BET nous a concocté. Servi par un casting quatre étoiles avec notamment Wood Harris, Avon Barksdale dans The wire, Michael Rappaport ou Lala Anthony vu dans Power, on y retrouve aussi Bryshere Y. Gray, Akeem d’Empire et mon petit coup de coeur, Caleb Mc Laughlin, l’excellent Lucas de Stranger Things et j’en passe, vous allez suivre l’histoire de ces jeunes enfants des cités de Boston devenus stars jusque dans les années 90.

Pour revenir au véritable groupe, je dis que c’est les dignes héritiers des Jackson 5, car c’est Brook Payne, oncle de Ronnie Devoe et manager du groupe à leurs débuts qui leur a donné ce nom des New Edition, car ils étaient, selon lui, la nouvelle version de la formation de MJ, version 80’s à Boston. En réalité, leur trajectoire me rappelle plus les Temptations, rythmée par les trahisons, les changements de casting dans le groupe etc…

L’histoire des New Edition est loin d’être un conte de fées, même si elle commence comme tel en se faisant repérer par Maurice Starr dans un concours de talents locaux, où ils ne gagnent pas, mais sont malgré tout signé sur le label de Starr ,qui va leur produire un album avec notamment le titre “Candy girl” qui va faire des cinq gamins, une sensation instantanée.

L’album est un succès, les enfants partent en tournée dans tout le pays et à leur retour, chaque famille recevra un chèque de 1,87 dollars!!! Que c’est beau l’industrie du disque des fois… Après multiples divergences avec Maurice Starr, le groupe va signer chez MCA, du moins c’est ce qu’ils pensent… Ils cartonnent de nouveau dans les charts avec leur 2ème disque et des hits comme “Cool it now” ou “Mr Telephone man”, n’étant pas beaucoup mieux rémunérés que chez Starr, ils commencent à se poser des questions et se rendent compte qu’ils se sont de nouveaux fait avoir et sont en réalité sur “Jump and Shoot” un petit label qui a lui même son contrat chez le géant MCA et qui s’en met plein les poches sur le dos des gamins.

Ces soucis de management ne sont pas les plus gros problèmes au sein du groupe. C’est la personnalité extravagante de Bobby Brown qui devient vraiment gênante en réalité, problèmes d’addictions, trop envie d’être la star, même si en réalité c’est Ralph Tresvant qui est le plus souvent le lead vocal, c’est Brown qui fait le show man lors des concerts au point d’agacer ses copains qui finiront par l’exclure de la formation après une bagarre sur scène avec Michael Bivins, qui mettra fin à une de leurs tournées.

Les New Edition continuent un peu à 4 pendant un temps, mais sont un peu moins populaires, c’est l’arrivée au sein du groupe de Johnny Gill, déjà un peu connu en solo, qui relance la formation, seulement, cette arrivée a été validée sans le consentement de Tresvant, les 3 autres membres craignant que celui-ci prenne son envol en solo comme Brown avant lui. Finalement tout rentre dans l’ordre et sous la coupe de Jimmy Jam et Terry Lewis, les producteurs historiques de Janet Jackson, le groupe sort le disque “N.E Heartbreak”, leur plus gros succès jusque là. Plus orienté vers un public adulte, l’album est porté par l’une des plus belles ballades de la décennie et l’une de mes préférées tout court, “Can you stand the rain”.

Le succès de l’album leur permet de partir de nouveau en tournée et cette fois, accompagné de Bobby Brown pour son disque “Don’t be cruel” et Al B. Sure, la tournée est un immense succès.

A la suite de ça, Jam et Lewis propose aux membres du groupe de s’autoriser des projets annexes, une façon édulcorée de séparer les New Edition sans perdre la fan base qu’ils ont créer à travers les années. Tresvant et Gill sortent chacun des disques solo et les trois derniers compères deviennent Bell Biv Devoe, un groupe à la croisée du rap et de la New Jack. Chacun de son côté a du succès et ça semble convenir à tout le monde, Bivins s’essaye même à la production et découvrira un certain nombre de talents, dont un petit quatuor de Philadelphie… les Boyz II men, qui ont choisi leur nom en hommage au morceau du même nom des New Edition.

Cela dit, l’attente des fans, en vue d’un album du groupe au complet se fait pressante et vu les problèmes d’argent auquel les chanteurs sont confrontés et comme ils sont toujours sous contrat, ils décident de repartir en studio, avec le retour de Bobby Brown et sortent “Home again”, partent de nouveau en tournée et là, tout s’effondre à nouveau, un soir où Brown pousse le bouchon sur scène, une bagarre éclate en plein concert, la tournée s’arrête et le groupe retombe un peu dans l’oubli jusqu’au début des années 2000 où un certain Puff Daddy leur propose de relancer l’aventure, tout le monde est partant, mais malgré l’enthousiasme, le disque “One love” ne connaît qu’un succès modeste.

Malgré toutes ces brouilles internes, les coups de folies de Brown, les disques solo etc… Les membres sont toujours restés amis et jusqu’à maintenant, continue de tourner et d’être suivis par les nostalgiques de l’époque.

En tout cas, pour ceux qui voudraient découvrir ou redécouvrir l’histoire de cette formation qui a inspiré toute une génération de chanteurs-euses, je ne saurais vous conseiller de sauter sur ce super biopic disponible sur BET, ça vaut vraiment le coup!!!