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La playlist de février 19 : Esprit fanfare


Ce mois-ci, nous vous proposons une playlist qui va résonner dans les rues de la ville : la fanfare.
Des cuivres qui font pow-pow-pow-pow, de la caisse claire, des chants. La fanfare. C’est un esprit universel, de se réunir dans les rues, pour fêter la danse, la musique, le partage.
Ce rassemblement musical se retrouve dans de nombreuses parties du monde : Amérique (Brésil ou New Orleans pour les plus connus), Europe de l’est, Asie. De nombreux groupes français aussi reprennent cet esprit fanfare, festif, une certaine liberté d’expression.
Mais la fanfare peut avoir aussi un caractère cérémoniel ; on s’approprie la rue pour célébrer des événements : mariage, fêtes nationales ou locales.
Brass-band, jazz-band, funk-band, batucada, samba… Voici un petit tour du monde des fanfares.

Bonne écoute !

Carine

Hugh Coltman, dandy de la scène.


Avant que nous achetions son album « Who’s happy« , j’avoue que j’ignorais totalement qui était Hugh Coltman.

J’ai donc découvert l’univers de ce chanteur, né en 1972 dans le sud de l’Angleterre, d’abord par le biais de son dernier album (pochette ci-contre), qui est un savoureux mélange de blues, d’ambiance swing rappelant furieusement les fanfares de la Nouvelle-Orléans, mais également la folk anglaise. Ce grand gaillard à l’allure d’éternel étudiant était sur la scène du Parc Floral de Vincennes, le 8 juillet dernier, dans le cadre de la programmation du Festival de Jazz, qui a lieu chaque année dans ce joli cadre.

Entouré d’une joyeuse bande talentueuse de 7 musiciens, avec une forte section cuivrée (saxophone, clarinette, trompette, soubassophone), Hugh Coltman, dont le minois ravira sans doute ces dames, est un chanteur dont le timbre se situe entre Harry Connick Jr. et Sting. Pendant une heure et demie, rappels compris, il a enchanté le nombreux public présent malgré la chaleur écrasante, par sa qualité vocale, un art consommé de la scène, et bien sûr par des morceaux qui sont chacun de purs joyaux, écoutez pour cela « Civvy Street » ou « It’s your Voodoo working », le très beau « resignation letter » qui évoque avec malice la lettre de démission qu’il apporta à son patron lorsqu’il travaillait comme veilleur de nuit dans un hôtel parisien en attendant de pouvoir vivre complètement de son art. L’album se termine par le très beau morceau « Little Big Man » (Rien à voir avec le sublime film d’Arthur Penn, avec Dustin Hoffman en vedette).

Ancien membre du groupe de rock anglais The Hoax, avec qui il enregistré 3 albums entre 1994 et 1999, il a pu côtoyer des figures légendaires du blues comme John Lee Hooker,Buddy Guy. Après une parenthèse durant laquelle chaque membre va mener ses propres projets, le groupe se reforme en 20006 et enregistre 3 nouveaux albums : « A blues Odyssey » (2010), « Big city blues »(2013), et « Recession blues, Tribute to B.B. King » (2014). Séparation définitive en 2015. Parallèlement à sa carrière avec The Hoax, Hugh Coltman écrit et sort en 2008 « Stories from the safe house ». En 2012, il accompagne le pianiste et joueur d’orgue Hammond Eric Legnini. Artiste singulier, Hugh Coltman, éprouve un amour sans fard pour la musique jazz, le blues, le swing. Parfois si l’on ferme les yeux, l’on se surprend à penser que le chanteur est noir… c’est dire si Coltman s’est totalement imprégné de cette culture musicale qu’est le blues, de ses racines.

Au final, « Who’s happy » rend l’auditeur joyeux, donne la pêche. Un bon moyen d’accompagner cette trêve estivale.

Guillaume.

 

Down in the Treme…


TremeMême si c’est avec un peu de retard, je me vois obligé de revenir sur une petite pépite de série musicale trop méconnue : TREME de David Simon. D’abord parlons un peu du réalisateur, qui n’est autre que l’artisan de LA meilleure série de tous les temps : THE WIRE, mais aussi Show me a hero ou encore The corner, bref, c’est un maitre !

Maintenant, le contexte du show : La Nouvelle Orléans post Katrina, autant dire que l’heure n’est pas à la fête et pourtant cette série servie par un casting d’exception : John Goodman, Melissa Leo, Clarke Peters ou Wendell Pierce (qui jouent et chantent vraiment) pour ne citer qu’eux, va nous faire vibrer pendant 4 saisons au rythme du Jazz de New-Orleans. Pourtant pas un fan absolu du Jazz, j’ai été captivé par ce son si particulier qui anime cette ville et ses habitants. A noter également de nombreux guests de la scène Jazz de New Orleans et internationale tel que Fats Domino, Kermit Ruffins et les Brass band locaux, authenticité assurée !!!

Cette série est peut-être la plus difficile à regarder dans la filmographie de Simon, le rythme est décousu, mais on est tellement proche des protagonistes, c’est tellement réel que ça prend aux tripes, mais rien que pour les scènes de Mardi Gras, cette série vaut le détour. Peut-être qu’avec le recul, elle obtiendra un succès critique comme The wire qui n’a obtenu la reconnaissance méritée qu’après la fin du show, les séries de Simon sont ainsi faites, des longs récits que l’on l’apprécie encore plus quand la boucle est bouclée.

Pour en revenir et terminer avec ce son Néo-Orléanais, n’étant pas un connaisseur, je préfère vous laisser découvrir le trombone d’Antoine, le violon d’Annie, mais surtout Big chief Albert Lambreaux (Clarke Peters impérial) et ses indiens, qui sauront, mieux que moi vous donner l’envie d’aller boire un verre dans le bar de LaDonna ou d’écouter les classiques de DJ Davis sur radio WWOZ…

La série et sa bande originale sont disponibles à la médiathèque.

Laurent

 

Du baume au blues…


pochett_hugh-laurie-didn-t-it-rainComme je vous l’avais dit il y a bientôt deux ans, quand il s’agit de cet artiste, je ne suis absolument pas objective. Faisant toujours partie des ménagères de moins de 50 ans, je le trouve toujours aussi craquant. En plus ce ne sont encore que des reprises !!!

J’ai l’impression que Hugh Laurie a cherché pour ce nouvel album Didn’t it Rain, des morceaux de qualité et plus profonds. Bien que choisissant encore des reprises, il n’opte pas pour la facilité, ce ne sont pas toujours des morceaux connus, et certains absolument pas commerciaux. Ce n’est pas forcément un jazz facile qu’il tente de nous faire découvrir, principalement du New Orleans et du blues.

Ce qui ressort de cet album et de cet artiste en particulier c’est qu’il fait tout ça sans prétention, il se cantonne pour certains morceaux à ne jouer que le rôle de musicien, laissant la place à des vocalistes de talent et à des artistes qui se marient parfaitement à son ambiance : Gaby Moreno, Jean McClain…  et un invité surprise Taj Mahal.

A consommer sans modération, contrairement au verre de Whisky qui accompagnerait très bien cet album… 🙂

Michèle

Trombone Shorty, mixeur de sons


A seulement 26 printemps (il est né en 1986, à la Nouvelle-Orléans), Troy Andrews alias Trombone Shorty, trompettiste-tromboniste-chanteur, trimballe déjà une belle réputation, alimentée par des disques et des prestations scéniques de haute tenue.

Instrumentiste doué, il ne se contente pas de cette facilité. Après le déjà superbe « For True » (2011), il revient avec « Backatown« , qui laisse entrevoir une musique riche, foisonnante. Samples, flûtes traversières,  riffs de guitare,  chant, sans oublier les cuivres, sont mixés, mélangés, triturés, avec un bonheur non dissimulé.

      

Résultat ? « Backatown » (2012), véritable conglomérat musical, revêt un aspect de musique urbaine, joyeuse, festive.

Trombone Shorty, tête de pont de la nouvelle vague funk néo-orléanaise, délivre ici, après le déjà superbe « For True » (2011), un disque chaud, déroutant parfois, subtil souvent, qui laisse entrevoir de jolis moments scéniques à venir.  Ne passez pas à côté de ce musicien captivant.

Guillaume.

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