Archives du blog

Nos samples rendez-vous 18


1333524-gf2001, retour très attendu de Foxy Brown, une Nicki Minaj avant l’heure pour les plus jeunes, également plus talentueuse de mon point de vue, mais passons… Après plusieurs démêlés avec la justice et une petite dépression, l’icône féminin du rap de l’époque revient avec l’album « Broken silence » et ce single « Oh Yeah ! » en featuring avec Spragga Benz. Ce troisième opus de Foxy n’a pas le succès espéré et sera son dernier en date, cependant, il reste, selon moi comme son album le plus abouti, le plus hip hop et ce single aura eu le mérite d’être avant-gardiste dans cette connexion rap/dancehall devenu si populaire par la suite.

Pour ce morceau, la « Ill na na » a utilisé un sample de l’un des groupes de Reggae les plus influents des années 60/70 : Toots and the maytals, le groupe a avoir utilisé pour la première fois le terme « Reggae » dans une chanson(Do the reggay). Le sample est tiré de « 54-46 Was My Number », un titre de l’album « Sweet and dandy » de 1969 avec la voix incomparable de Frederick « Toots » Hibbert.

Les 2 artistes ont donc en commun d’avoir été précurseurs a un moment dans la musique.

Laurent

Nos samples rendez-vous #17


Du très très lourd au programme, côté sampleur, comme samplé ! D’un côté, un poids lourd du Jazz et du blues de Harlem dans les années 40/50 en la personne de Dinah Washington, de l’autre, deux de mes artistes préférés toutes catégories confondues : Nas et Erykah Badu.

Le morceau original, « This bitter earth » de Dinah Washington, je l’ai découvert en regardant Shutter island de Martin Scorsese avec Leo Di Caprio, parfaite chanson mélancolique pour accompagner les délires psychiatriques du héros, cette musique ne m’a plus jamais quitté, le genre qui te prends aux tripes dès qu’elle commence. Pour cette B.O il s’agit en réalité d’un mashup avec  « On the Nature of Daylight » de Max Richter réalisé par Robbie Robertson, collaborateur musical de longue date de Scorsese.

En 2016, pour le soundtrack du film « The land », le réalisateur Steven Caple Jr à l’idée de réunir Nas, producteur exécutif et Erykah Badu, actrice dans le film. Pour la première fois les deux géants sont réunis sur un morceau et quelle bonne idée !!! Erykah nous livre l’une de ses plus belles performances vocales depuis longtemps, j’irais même jusqu’à dire qu’on est proche d’une Nina Simone parfois. Quant à Nas, il est égal à lui-même, l’absence d’un beat ne lui pose pas de souci pour nous faire profiter de ses textes, seuls les violons accompagnent la voix de Nasty Nas et les deux se marient parfaitement.

Laurent  

Nos samples rendez-vous #16


Un sample rendez-vous un peu spécial, prévu un peu plus tard à la base, mais étant donné le décès de Prodigy cette semaine, il semblait logique de lui rendre hommage ici.

“I got ya stock off the realness, we be the infamous, u heard of us…”, tous les amoureux du hip hop ont eu ces paroles en tête cette semaine, le morceau c’est bien sûr “Shook ones, part II” sur l’album “The infamous”, sorti en 1995.

Pour la prod., c’est Havoc himself qui s’y colle, l’autre moitié du duo de Queensbridge a décomposé “Jessica” de Herbie Hancock, rejoué une partie du piano, arrangé tout ça avec de grosses caisses pour nous donner cette suite au “Shook ones” original et c’est peu de dire que le second surpasse le premier, pourtant déjà monumental.

Cette pépite de rap hardcore est illustré par un clip qu’on dirait tout droit sorti de “The wire”, qui nous offre la triste réalité de jeunes Afro-Americains issus des cités du QB. Quoi qu’il en soit, ce morceau reste pour moi l’un des tous meilleurs de l’histoire du rap.

Quant au morceau samplé: “Jessica”, le virtuose Herbie Hancock nous l’offre sur l’album “Fat Albert Rotunda”, neuvième album du jazzman, sorti en 1969. C’est son premier album chez Warner et celui où il va commencer à expérimenter les instruments électroniques.

Ce “Jessica” est d’une beauté absolue et d’une grande mélancolie, quand je le compare à son “Rock it”, le morceau qui m’a fait découvrir Herbie, on voit l’étendue de son talent, combien d’artiste peuvent se targuer d’être capable de faire du Jazz classique comme celui-là et de produire également l’un des morceaux qui deviendra l’hymne du breakdance?

En conclusion, je ne dirais qu’une chose, le monde du hip hop a encore perdu un très grand, 42 ans, c’était vraiment trop jeune… RIP Albert Johnson A.K.A Prodigy

 

Laurent

Nos samples rendez-vous #15


zhanePetit retour dans le passé, vers mes années collèges, plus précisément en 1993 avec l’un des groupes phares de Rn’B de l’époque, Zhané et leur titre « Hey Mr. DJ ».  A la base, les 2 chanteuses du groupe étaient des solistes, Jean Baylor et Renee Neufville, elles avaient déjà collaborés avant d’être un groupe et l’intervention du DJ de Will Smith himself (Eh oui ! avant d’être acteur, il rappait), Monsieur Jazzy Jeff, que les fans du Prince de Bel Air connaissent plus pour ses vols planés  que pour son talent derrière les platines.

Pour leur tube, les filles ont choisi un sample de Michael Wycoff, sur le titre « Looking up to you ».  L’ancien choriste de Stevie Wonder, malgré sa brève carrière, due à ses problèmes de drogues et d’alcool, a eu le temps de nous pondre quelques hits, dont celui-ci, sur son deuxième album « Love conquers all » en 1982.

Laurent

Nos samples rendez-vous #13


george-bensonVoilà un morceau qui porte bien son nom, car comme son auteur, il fait partie du passé du rap Français. Fabe, artiste engagé et important du rap des années 90/2000 a malheureusement quitté la scène il y a plusieurs années maintenant et c’est bien dommage. Pour ceux de ma génération, qui connaissent un peu son œuvre, il est reconnu comme l’un des plus habiles paroliers de sa génération, ses rimes ont bercé mes années collège et lycée (tu sais très bien que je parle de oit Riya) et c’est avec ce morceau que je l’avais découvert.

Issu de son premier album « Befa surprend ses frères », le single utilise un sample de George Benson sur le morceau « This masquerade », tiré de l’album « Breezin » en 1976. Le génial guitariste de Pittsburgh a été samplé un millier de fois, mais ce tout petit riff de guitare et cette voix si envoûtante est d’autant plus importante car elle a véritablement lancé sa carrière et lui a permis d’être récompensé d’un grammy.

Laurent