Archives du blog

Dr. John, l’âme soul.


Malcom John Rebennack, alias « Dr. John« , originaire de la Nouvelle-Orléans, est parti sans prévenir au début du mois de juin.

Son allure toujours excentrique, avec des costumes incroyables, parfois surmontés de plumes, sa voix traînante, nasillarde à souhait, le rendait très identifiable et en faisait un personnage à part dans l’univers du jazz, de la soul-music.

Ce pianiste, également chanteur et guitariste, a démarré sa carrière en 1959 avec le double 45 tours Storm Warning / Foolish Little Girl. Il était aussi à l’aise dans les domaines du blues, du rock, du rythm and blues, mais aussi de la musique zydeco. « Mélangeur »de sons très doué, son talent, sa capacité a tout jouer ou presque, lui ont valu de côtoyer la fine fleur des musiciens jazz et rock, des années 70 à aujourd’hui. Il a en effet joué aux côtés de Etta James, B.B. King, Johnny Winter, Eric Clapton… parmi beaucoup d’autres. C’est dire l’éclectisme du bonhomme!

A l’image d’un Elton John (bonne nouvelle pour les amateurs-trices fans de Sir Elton, il viendra nous rendre visite en octobre … 2020, patience!!!), il cultivait une image de musicien excentrique, jovial, fêtard. Le gaillard, prolifique compositeur a écrit une trentaine d’albums !

Son dernier album paru en 2014 (« Ska-Dat-De-Dat » : The spirit of Satch »), est l’ultime preuve de son talent, qui était immense.

Si vous ne le connaissez pas, je vous conseille de filer découvrir cet artiste particulier, ce compositeur si spécial, dont vous pouvez voir une participation dans le film réalisé par Clint Eastwood, « Piano blues » (2003), qui fait partie de la série produite par Martin Scorsese sur les différents aspects, musiciens, origines du blues. A voir absolument pour les amateurs du genre!!!

Je vous laisse en compagnie Mister Dr. John. Savourez… sans modération !

Guillaume.

Happy birthday, Madame Sanson!


Très discrètement, cette immense artiste de la chanson française, à la carrière discographique autant que scénique bien remplie, vient donc de fêter ses 70 ans le 24 avril dernier! Il me semblait normal d’évoquer sa carrière, son parcours.

Enfant du baby-boom issue d’une famille où la musique tient une grande place grâce à des parents très mélomanes, ces derniers décident de lui faire apprendre le piano à Véronique ainsi qu’à sa soeur Violaine, de deux ans sa cadette. Très vite Véronique Sanson va se mettre à écrire des chansons. Sa première, sera enregistrée, date de 1967, alors qu’elle évolue au sein du groupe Roche Martin, groupe également composé de Violaine et du musicien-parolier, François Bernheim. Ce trio sera produit par un certain .. Michel Berger, épaulé par Claude Michel Schoenberg. Un bel assemblage de talents. Après 2 45 tours sortis et sans aucuns succès, le trio se sépare puisque Violaine prend un autre voie professionnelle. Reste donc Véronique Sanson et François Bernheim, qui vont entamer une collaboration qui s’avère de longue durée. En 1969, Véronique Sanson publie un 45 tours avec 2 chansons, dont l’une est une adaptation d’un titre de Donovan « Sunny Goodge Street », qui donnera « Le printemps est là ». L’autre étant « le feu du ciel ».

Je l’ai dit, sa rencontre avec Michel Berger va s’avérer déterminante pour elle, artistiquement parlant. En effet, Berger, est directeur artistique chez WEA, qui regroupe plusieurs labels, dont Elektra. En 1971, Sanson signe donc sur ce label, et va travailler avec un producteur nommé Bernard de Bosson. Un an plus tard, elle publie son premier album « Amoureuse », produit par Michel Berger, devenu entre-temps son compagnon à la ville. Le début d’une grande carrière. Compositrice, auteur, interprète, mais aussi chanteuse, pianiste, guitariste, Véronique Sanson est une véritable touche-à-tout.

Son premier album donc, intitulé « Amoureuse », va connaitre un treès gros succès grâce notamment à des titres comme « Besoin de personne », ou encore « Bahia » et le titre « Amoureuse », qui sera plus tard repris par Olivia Newton-John ou Shirley Bassey, sous le nom de « Emotion ». Bref un gros carton d’entrée. Qui sera suivi de près par un deuxième album, « De l’autre côté de mon rêve », nourri par sa rencontre avec Stephen Stills, guitariste américain membre de Crosby, Stills, Nash & Young. Là aussi des morceaux vont émerger et devenir des classiques de son répertoire : « Comme je l’imagine », « Une nuit sur son épaule ». En 1974, installée définitivement aux Etats-Unis, elle enregistre avec Stephen Stills et ses musiciens l’album « Le Maudit », au son est résolument rock, les textes plus sombres. L’album connaîtra malgré cela le succès, avec surtout deux titres comme « Alia Souza », « Maudit ».
Avec le disque « Vancouver » et sa chanson-titre, Véronique Sanson va définitivement installer son style, sa personnalité musicale, auprès du public, et se faire une place dans l’univers de la chanson française de l’époque, pour ne plus en sortir et devenir, au fil des années, à travers ses disques, ses tournées, une artiste très appréciée, au talent reconnu.
Sa musique, ses textes très écrits, sa voix tantôt très mélancolique, tantôt rock, font d’elle une interprète de grande qualité. Elle va, au fil des années qui vont suivre, délivrer des titres qui vont devenir des standards de son répertoire, comme : « Je serai là » (en réponse à la chanson de Michel Berger « Seras-tu là? »), « Ma révérence », « Bernard’song », « Je suis la seule ».

Dans les années 80, deux faits marquants vont concerner Véronique Sanson. Le premier, la controverse suscitée par sa chanson « Allah », sortie en 1988, qui est vue par certains comme une atteinte à la religion musulmane, alors qu’elle ne constitue qu’une supplique à celles et ceux (déjà) qui commettent des actes horribles en son nom. « C’est une chanson contre l’intolérance », dira Sanson. La polémique que soulèvera par ailleurs la publication du livre « Les versets sataniques » de l’écrivain Indien Salman Rushdie, va obliger Véronique Sanson à retirer ce titre de son tour de chant. Malgré cela, le titre reste très diffusé et deviendra un tube.

Le second fait, sera la première tournée des Enfoirés en 1989, à laquelle elle participera aux côtés de Jean-Jacques Goldman, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday et Michel Sardou. Cette même année, elle enregistrera un album intitulé « Symphonique Sanson », avec l’orchestre symphonique de Prague. Les années 90 qui arrivent la verront composer deux albums : « Sans Regrets », « Indestructible ». Deux titres, qui lui vont bien, au vu des nombreux tourments que connait sa vie hors scène. Mais l’artiste est toujours là, debout, active. Sa popularité ne redescend pas, au contraire. Même absente des feux de la rampe comme dirait l’illustre Charlie Chaplin (revoyez donc ce beau film), Véronique Sanson est présente à l’esprit de son public. Ses retours sur scène font toujours salles combles. Que ce soit à l’Olympia, sa salle fétiche, où en tournée en France comme à l’étranger.

Pour avoir eu le bonheur de la voir à de nombreuses reprises sur scène, il est juste de dire également que Véronique Sanson est une performeuse, qu’elle « tient » la scène, et qu’elle dégage une énergie très communicative, sachant parfaitement alterner les « climats » que requièrent ses chansons. Elle occupe une place à part dans l’univers de la chanson française. Sa qualité, son humilité, son talent, sa discrétion, sont aussi unanimement louées par celles et ceux, de Michel Berger à Julien Clerc, Maxime le Forestier, Michel Jonasz, Patrick Bruel, Michel Fugain, Maurane, Catherine Lara, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, et plus récemment Christophe Maé ou Juliette Armanet, qui l’ont côtoyées depuis toutes ces années.

Depuis 2000, les disques de « La Sanson », comme certains l’appellent, vont se faire rares. Seulement quatre au menu : « Longue Distance »(2004), « Plusieurs Lunes » (2010), une réédition des titres de sa période américaine « Les années américaines » (2012), et plus récemment, « Dignes, dingues, donc »(2016), « Duos Volatils »(2018).

A 70 ans, après 50 ans de carrière, Véronique Sanson est une artiste accomplie, qui n’a plus rien à prouver. Son parcours, riche et varié, parle pour elle.

Je vous laisse avec un florilège de ses titres. A n’en pas douter, vous en connaissez ou reconnaîtrez de nombreux. Bonne écoute.

Guillaume.

Depuis 10 ans, Claude Nougaro & Ray Charles ont rejoints le Paradise Orchestra.


Ray Charles, Claude Nougaro. 2 univers musicaux, 2 personnages, 2 carrières riches et longues. 1même amour : La musique et les mots. 10 ans déjà qu’ils ont rejoints le Paradise Orchestra.

Ces 2 grandes figurent de la musique française et du jazz, de la soul, du ryhtm and blues, s’ils ont connus des débuts difficiles, ont par la suite, construit des carrières, et laissent derrière eux des répertoires musicaux qui sont aujourd’hui des repères et contiennent des morceaux devenus des classiques : Qui n’a pas fredonné, chanté, ou joué « Armstrong« , « Toulouse« , « La pluie fait des claquettes« , « Le coq et la pendule« , « Cécile« , « Blue Rondo à la Turk » ou « Hit the road Jack« , « What’d I say« , « You are my sunshine« , « Unchained my heart » ou « Can’t stop loving you« , « Georgia ».

Claude Nougaro, fils d’un baryton de l’Opéra de Toulouse (qu’il évoque dans « Toulouse »), ce taureau gascon était un homme des mots, un défenseur amoureux acharné de la langue de Molière (écouter « Vive l ‘alexandrin »). Le jazz, qu’il a découvert à 12 ans, en écoutant Glenn Miller, Louis Armstrong, a influencé toute son oeuvre. Ray Charles, issu d’une famille pauvre, a  eu une enfance perturbée par la mort de son frère, puis par sa cécité  totale (à l’âge de 7 ans), apprendra très rapidement à jouer divers instruments : saxophone alto, piano, clarinette. Le blues, le gospel, la soul, vont être les bases de son répertoire musical durant toute sa carrière.

Tous les 2, dans des styles très opposés, étaient de véritables « performer » sur scène. Nougaro, sa démarche chaloupée, boxant les mots, malaxant les rimes, triturants les sonorités, vocales et vocables, de sa voix grave et reconnaissable, sur des rythmes rock, jazz, africains, sud-américains (Brésil, Argentine). Ray Charles, sa voix rauque et son déhanchement légendaire, assis devant son piano, ont généré des imitations, qui jamais n’atteinrent l’égal du « Genius ». Musicien-compositeur, il était aussi parfois interprète, il n’est qu’à écouter ses versions de « Yesterday », « Eleanor Rigby » des Beatles, et bien d’autres encore.

Ils laissent chacun derrière eux des répertoires riches, variés, emplis de pépites musicales, dans lesquel chacun / chacune d’entre nous peut piocher. Avant de partir, il avait tourné dans le film de Clint Eastwwood, consacré au pianistes de Jazz. De même, il avait par ailleurs choisi lui-même Jamie Foxx pour interpréter son personnage dans le film « Ray » (sorti en 2004, peu de temps après le décès du chanteur).

A évoquer ces 2 figures de la musique du 20ème siècle, nombreux sont les souvenirs qui me reviennent. Sans doute en sera-t-il de même pour vous.

Vous retrouverez de nombreux albums de ces 2 artistes à l’espace Musique.

Guillaume.

 

Monty Alexander, pianiste multicolore.


La jamaïque, île paradisiaque (je ne dis pas cela pour les substances que l’on y cultive ou fume, bien entendu), outre Bob Marley & ses Wailers, outre Usain Bolt, a vu naître voila 69 ans, un certain Bernard Montgomery Alexander, plus connu sous le nom de Monty Alexander. Pianiste de jazz,  influencé par Oscar Peterson ou Ahmad Jamal (excusez du peu !!!!), il s’évertue depuis le début de sa riche carrière musicale, à mélanger les sons, les rythmes, à croiser les ambiances, particulièrement jazz et reggae, rhythmes carribéens, comme sur  « Carribean circle » (1993), « Carribean duet », avec Michael Sardaby (1999), sans oublier ses versions du répertoire de Bob Marley que sont « Stir it up » (1999), « Concrete Jungle, the music of Bob Marley » (2006). Il a également salué magnifiquement les crooners américains Tony Bennett (2008). Nat King Cole (2009).

Son dernier bébé musical, « Uplift2, higher« , fait suite au premier chapitre « Uplift » paru en 2011. Ici, Monty Alexander explore joyeusement et brillamment le répertoire jazz du début, entre gospel « When the Saints go marching in », « Battle hymn », ou encore une version inattendue et surprenante de « St. Thomas », rendue célèbre par Sonny Rollins. Tout le disque est une ballade ryhtmée, fiévreuse, souriante, dans cet univers des racines du jazz, nous ramenant à une époque où existaient également les fanfares, les big bands. Les bassistes John Clayton, Hassan Shakur, et les batteurs Jeff Hamilton, Frits Landesbergen épaulent magnifiquement les envolées pianistiques de Monty Alexander.

Vous l’aurez compris, j’ai craqué, conquis par tant de bonheur pianoté. Encore une fois, Monty Alexander nous offre un écrin musical de haut vol. Parfait pour passer les fêtes de fin d’année!

Guillaume.

Hiromi, ou l’art du… mouvement.


HiromiMove_pochette4 Août 2010, Marciac. Ce soir-là, alors venu voir et écouter le virtuose Ahmad Jamal et son quartet,  je découvris, en première partie de soirée,comme les 6000 autres personnes présentes, une jeune pianiste japonaise, d’allure fluette, Hiromi. 1 h de récital sans faute, sans fausses notes (n’oubliant pas de parler en français entre les morceaux). Repérée lors d’un concours au Japon par Maître Jamal, elle bénéficie depuis de son appui, de ses conseils avisés.

Après « Place to be » (2009), « Voice » (2011), « Move » est le troisième opus publié en France de cette virtuose du clavier, inspirée par Erik Satie, et bien sûr Ahmad Jamal.

Move donc, est ici concocté avec la complicité talentueuse du bassiste multi-cartes Anthony Jackson et du batteur ambidextre Simon Phillips, davantage habitué aux univers pop-rock. Après un premier morceau au rythme hypnotique, qui présente le trio, la suite n’est que plaisir d’écoute et confirmation de l’étendue du talent d’Hiromi. Quelque soit le tempo, elle dévelloppe un jeu subtil, et l’indépendance des 2 mains sur le clavier est remarquable. L’univers de cet opus est une musique assez contemporaine, parfois presque urbaine, et la rythmique composé par Anthony Jackson et Simon Phillips, une base solide sur laquelle Hiromi peut laisser reposer sa créativité.

« Move » est un album très réussi… j’ai hâte de voir le résultat sur scène.

Mes titres préférés de l’album sont : Move, Rainmaker et 11:49 P.M.

Guillaume.

Connaissez-vous François Rauber?


francois rauberFrançois Rauber est né en 1933 et est décédé en 2003. il était pianiste, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre. Son nom ne vous dit rien ?  Il était l’arrangeur de Jacques Brel, il a travaillé avec Anne Sylvestre, Charles Aznavour, Juliette et bien d’autres ! Il a aussi écrit de nombreuses musiques de films : Vacances en enfer, Les risques du métier, mon oncle Benjamin… etc. Ce disque nous présente une facette peu connue de son oeuvre : des suites d’orchestre, des concertos et aussi un oratorio : Jean de Bruges. Le tout interprété par Marcel Azzola, Damien Nedonchelle, Jean-Pierre Wallez, Guy Touvron… A découvrir.

Françoise.

Peter Cincotti, crooner égaré…


Ayant rencontré son mentor Harry Connick à l’âge de 7 ans, Peter Cincotti a depuis lors embrassé la carrière musicale. En 2003,  il sort un album éponyme, assez discret. Par la suite, seront publiés « On the moon » en 2004,  puis « East of angel town » en 2007. Ce dernier permettra à Peter Cincotti de se faire un nom sur la scène jazz internationale, aux côtés des Jamie Cullum, Michael Bublé.petercincotti_pochette

En cette fin d’année 2012, il nous revient avec un opus musical Metropolis, qui dès les premères mesures, déroute, quand il ne déçoit pas. Oublié le style crooner, abandonnées les jolies mélodies au piano, fini l’univers cuivré.

Ici le changement est radical, laissant place à une pop acidulée, avec forces synthés, très loin de conquérir l’auditeur que je suis. La démarche commerciale est clairement affiché. Le seul moment agréable du disque arrive lorsqu’il chante « Madeline », très beau morceau, qui surnage dans cet océan de mauvaise musique. Oui cet album déçoit davantage qu’il ne déconcerte, il paraît facile, voire bâclé. Une vraie sortie de route musicale !!!

il est à souhaiter que  Peter Cincotti revienne à ce qu’il fait de mieux : chanter  et jouer du jazz, de la soul, voire du rhythm and blues.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient découvrir ce pianiste-chanteur, je leur conseille On the moon et East of Angel Town.

Guillaume.

Dave Brubeck, un géant au Paradis des pianistes ….


Dave Brubeck, pianiste-compositeur, auteur notamment de titres comme The Duke, In your own sweet way, Blue Rondo à la Turk et Take Five,  a récemment rejoint Oscar Peterson, Michel Petrucciani, Duke Ellington au paradis du Jazz.

Né en 1920, il viendra à la musique grâce aux leçons de sa mère et surtout celles, plus tard, reçues de Darius Milhaud. Ensuite, il rencontrera Arnold Schoënberg, ce qui lui vaudra l’étiquette de fils spirituel du compositeur autrichien. En 1951, il fonde le Dave Brubeck Quartet (qui cessera d’être en 1967), au sein duquel évolue le saxophoniste Paul Desmond. 1959 est une année importante, un virage marquant pour Dave Brubeck, avec la sortie de l’album « Time out« . Take Five, et le Blue Rondo à la Turk popularisé par Claude Nougaro (sous le titre A bout de Souffle) sont des morceaux qui vont contribuer au succès de l’album, et à la renommée de Dave Brubeck.

Outre le jazz, Dave Brubeck laisse une oeuvre musicale importante puisque des cantates, oratorios, messes, comédies musicales, portent sa griffe de compositeur.

Guillaume.

Harry Connick, jazzman versatile


Celles et ceux qui sont  passés  à Marciac cet été, ont eu le privilège de pouvoir aller écouter Harry Connick Jr., jazzman américain né il y a 45 ans à la Nouvelle Orléans, pour ce qui fut son unique date en France cette année.

Ayant démarré très tôt le piano (5 ans !) et enregistré son premier album de ragtime à… 11 ans ! , Harry Connick Jr., va connaître un succès rapide aux abords de la vingtième année. Musicien complet, producteur (il a découvert… Michael Bublé), arrangeur, chanteur, il a été un temps appellé « le nouveau Sinatra ». Pour se démarquer de cette étiquette encombrante, il multiplie les rencontres musicales, varie les univers,  passant allègrement du be bop, au funk, du big band style au trio, quand il ne fait pas le crooner en solo.

Sur scène, c’est un bonheur de le voir évoluer, jouer, chanter, diriger, communier avec le public.

A écouter : « Song I heard » ; « Come by me » ; « Lofty’s roach soufflé » ; « 30 » ; My new orleans« . 

Guillaume.

Keyboards concertos par A. Tharaud


concertos pianoAlexandre Tharaud avait enregistré en janvier 2011 des oeuvres de Domenico Scarlatti, une pure merveille. Fin 2011, il nous a offert pour Nöel la suite des concertos de J.S. Bach, dont le célèbre concerto pour 4 pianos BWV 1065. Grâce à la technique du pré-recording, il y interprète les 4  pianos. Bravo pour la technique, mais je trouve que l’interprétation est trop uniforme, manque de relief .                            

Je suis déçue par ce cd, j’espère qu’ Alexandre Tharaud déposera un meilleur cd dans la hotte du Père-Noël en 2012.

Françoise

Mr. Swing !


Jamie Cullum, pianiste-chanteur, parfois guitariste, compositeur, interprète, issu d’une famille de musiciens, est apparu sur la scène musicale internationale au début des années 2000, avec l’album (Twenty something, 2003). Depuis cette date, cet artiste au visage poupon, trimballe sa voix chaude et son sens du swing partout dans le monde.
En l’espace d’à peine dix ans, et cinq albums, il s’est forgé une solide réputation, et chacune de ses prestations scéniques est un événement.
Son dernier album en date « the Pursuit » est un joyau de swing, de pop de qualité, alternant les morceaux plutôt cools et ceux qui vous emmènent et vous donnent envie de bouger, de danser. Sa voix, chaude et sensuelle (n’est-ce pas mesdames ?) est un régal et lui permet de réinterpréter des chansons standards du répertoire (voir ses 2 premiers albums).
Personnellement, je ne m’en lasse jamais.
Guillaume

A star is born


Cette japonaise de 32 ans au visage juvénile a démarré le piano à 6 ans, intégrée la Yamaha School of Music a 7 ans. En 1999, elle rentre à la Berklee School à Boston, et y rencontre Ahmad Jamal, qui devient son mentor.
Depuis lors, elle promène son talent partout dans le monde, sa virtuosité et sa fraîcheur musicale faisant le bonheur des foules devant lesquelles elle se produit.
Son talent l’a fait rencontrer des monstres sacrés tels Herbie Hancock, Stanley Clarke ou Chick Corea… que du beau linge, du haut de gamme !
Pour qui la découvre Hiromi est un choc, tant musical que visuel, tant elle vit ses interprétations, fait corps avec son piano, sur scène.
Hiromi, mêle avec bonheur le jazz, les influences classiques (Satie n’est jamais loin), et ses origines nippones.
Elle offre un jeu rigoureux, mais capable de s’échapper dans de belles improvisations.
Musicienne prolifique (6 albums depuis 2003 !), elle se produit le plus souvent en trio, en dehors de ses prestations solo.
Hiromi saura ravir les amateurs de piano.
A écouter : Place to be (2009) ; Time Control (2007), Voice (2011).

Guillaume