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Le retour du songwriter anglais


pochette_Richard-HawleyEn 2015 Richard Hawley, nous a proposé, je pense, son meilleur album. Un 8ème album composé de belles mélodies, de grandes ballades. Sa voix chaude, caverneuse, profonde colle complètement à cet univers intimiste, mélancolique et romantique.

Dans ce cd il nous chante toujours Sheffield, le Nord de l’Angleterre, mais pas que… Hollow Meadows est un album introspectif des plus touchants. Alors oui Richard Hawley n’a peut-être pas pris beaucoup de risques à faire ce disque, mais il fait mouche à chaque chanson, c’est un cd à la fois sombre et lumineux. Loin du psychédélique plutôt décevant de 2012, il signe là son grand retour, il nous rappelle quel grand chanteur et interprète il est.

Convient parfaitement à nos après-midis pluvieux. Welcome Back Mister Hawley.

Michèle

Un virage bien pris ?


pochette-Mumford&sonsTrès critiqué depuis sa sortie au mois de mai, je me suis décidée à écouter le 3ème album de Mumford & Sons Wilder Mind, qui crée tant de polémiques. C’est un cd qui marque un vrai virage dans la progression musicale de ce groupe, adieu la folk, son banjo et son accordéon, bonjour l’électricité !

Bon OK ce n’est pas une perle rare cet album, loin de là, c’est une pop agréable qui parle des sentiments amoureux. Un disque bien fait, lisse mais sans originalité.

On retrouve quand même le voix si particulière et si reconnaissable de Marcus Mumford, on y ressent aussi le plaisir qu’il ont à jouer ensemble. C’est en fait un bon disque de pop, avec certains morceaux très agréables : la ballade Cold Arms, Hot Gates tout en progression et le côté sombre de Broad-Shouldered beasts.

Bon, et si pour le prochain album on reprenait le banjo, même électrique…

Michèle

Toujours au Top !


pochette-museDrones, le 7ème album de Muse parut en juin, nous rappelle le son du début de ce groupe rock avant tout. Je le trouve meilleur que les deux précédents. La thématique reste la même, ce n’est pas là que réside le changement : la théorie du complot, une vision noire du monde, la domination de l’homme, la menace d’apocalypse, on y retrouve tout ça dans ce cd.

Mais on y retrouve un rock nerveux, agressif, plus électrique qu’électronique, des solos de guitare qui sont de véritables moments de bonheur. Le producteur d’ACDC y est pour quelque chose, c’est certain. C’est du Muse de toute façon, les Inrocks ne les aiment toujours pas d’ailleurs. Les fans je pense aimeront, et les amateurs des débuts de ce groupe, comme moi, aussi.

Un bel album, accompagné d’un DVD. Mes morceaux préférés : Dead inside, Reapers, et The handler.

Michèle

 

Une pop-song So British


Au début de l’année, on regarde en arrière et on s’aperçoit qu’il y a des tas d’albums que l’on n’a pas eu l’occasion de chroniquer. Celui-ci en fait partie. Closing time de Erland & The Carnival, parut en septembre  de l’année dernière, me semble encore d’actualité, surtout dans mon casque. C’est de la pop-song, So British, que j’aime bien.

Gawain Erland Cooper, chanteur et guitariste fonde le groupe Erland and the Carnival (en raccourci, E&TC) au début des années 2000 avec le batteur et ingénieur du son David Nock (The Orb, The Cult), Danny Wheeler (basse) et Andy Bruce (synthétiseurs), ainsi  l’expérimenté guitariste Simon Tong (The Verve, The Bad & the Queen) .

Closing time, est leur 3ème album. Une pop simple mais élégante, qui ne prend pas la tête, mais qui accroche les oreilles. Une pop parfois sombre avec  Radiation, et puis aussi plus sereine comme avec Quiet love. Le dernier morceau nous révèle une pop tout en douceur, la voix d‘Erland Cooper nous enveloppant dans un nid douillet, accompagnés de chants d’oiseaux.

Michèle

 

 

Un voyage de rêves


pochette_glass-animalsZaba de Glass Animals, paru en juin 2014, nous offre là un pur moment de fraîcheur, une trip-hop originale qui est souvent comparée à celle de Alt-J.

les inRocks : « la musique de Glass Animals donne envie de danser pendant le sommeil. »

Ce quatuor anglais nous propose leur premier album, un voyage en dehors du temps et de l’espace.

Au fur et à mesure de l’écoute une douce bulle nous entoure et nous protège, que personne surtout ne vienne nous déranger !!!

La voix suave de Dave Bayley nous entoure et nous voilà partis pour des terres lointaines durant 11 titres, de pure douceur et de mélancolie.

Un agréable moment de pure sensualité.

Michèle

Des records de ventes


pochette_Ed_SheeranJ’ai passé depuis longtemps  le cap de l’adolescence, mais je comprend pourquoi Ed Sheeran cartonne en ce moment avec son album X (Multiply). Il bat des records de ventes et de copies en Angleterre, son pays, mais aussi aux USA et en France. C’est un album pour vendre, oui, mais c’est un album solide, un album mêlant ballades folk, hip hop, pop sucrée… Le style des chansons est varié, sa voix au registre si complet convient à merveille, souvent rassurante, douce et parfois plus rauque. Pourquoi des millions de personnes se tromperaient ? c’est évident que ce beau rouquin est doué, son premier album + l’avait déjà démontré et ce deuxième opus ne fait que le confirmer en dévoilant de nouvelles capacités notamment pour la funk-rap-soul.

C’est un album qui fait passer un bon moment. Un +++ pour I see fire composé pour le film The Hobbit, la désolation de Smaug. Et le tube du moment Sing avec Pharrell Williams (et oui encore lui !!!)

Michèle

 

Pour nous, tout seul


pochette_damon-albarnVoici un disque à ne pas louper. Celui de Damon Albarn, Everyday Robots, 1er album solo du leader de Blur et de Gorillaz. Ce qui caractérise Damon Albarn, c’est son habitude de travailler en collaboration, il a donc surpris tout le monde avec ce cd si personnel. Enfin collaboration, il y en a une quand même celle avec Richard Russel producteur de l’album.

Ce disque se savoure, à la fois mélancolique et mélodieux. Ce charismatique anglais nous invite à des confidences, dans une atmosphère dépouillée, sans fioriture. Un album tout en douceur sauf pour Mr Tembo, qui nous offre une pause joyeuse avec ses accents gospel, et à l’exception aussi de Heavy Seas of love, résultat d’une collaboration avec Brian Eno, grand final de l’album.

Album d’une grande finesse dont on découvre la richesse au fur et à mesure des écoutes.

Michèle

 

Une électro-pop intelligente


pochette_BretonDébut février, je trouvais dans les rayons le 2ème album de Breton : War room stories. Je n’ai fait ni une ni deux, rentrée à la maison je l’ai écouté avec impatience. Le premier morceau Envy m’a désorientée : une pop de qualité (un tube à coups sûr), mais où je ne reconnaissais pas ce groupe londonnien si caractéristique. Dès le second morceau S4, je les retrouve. Cet album est très varié, on passe sans arrêt d’une ambiance à une autre tout en restant dans un ensemble cohérent.

Breton me fait penser à Alt-J : mélange d’une pop électro innovante

Par rapport à leur premier album, ce cd me semble un peu trop gentil, on a envie que ça explose un bon coup, dommage ! Il n’empêche, ce rock accessible est véritablement de qualité.

Un +++ à Brothers qui va en crescendo et à Got well soon.

Michèle

Le souffle coupé


pochette_anna_calviUn véritable coup de coeur (ouf ça fait du bien ! )

Le disque One Breath d’Anna Calvi m’a semblé familier dès les premières notes. La première chanson Sudderly vous attrape, et Eliza ensuite ne vous lâche plus.

C’est un album magnifique. J’aime cette voix envoûtante, pleine de nuances qui passe de doux murmures à une voix blessée, écorchée, avec une facilité déconcertante.

Les genres se mélangent, les rythmes deviennent obsédants. C’est vraiment un superbe album, moins simple que son premier qui était sorti en 2011. J’aime la froideur déroutante de Piece by Piece, les distorsions de Cry. Chaque morceau est orginal.

Anna Calvi est où on ne l’attend pas. Cette petite blonde qui a une voix de grande brune, nous perturbe, nous malmène parfois, mais qu’est-ce que ça fait du bien !!!

Michèle

Sir McCartney en pleine forme


pochette_mccartney-newAprès Elton John, voici maintenant que je chronique Paul McCartney, et oui je fais dans les petits jeunes en ce moment. Et bien justement notre Paulo de 71 ans a une pêche de jeunot, un enthousiasme, une énergie que pas mal de musiciens pourraient envier et imiter.

Pour les Beatles, mon préféré n’était pas McCartney, j’étais plutôt fan de Lennon. Mais ce 16ème album de sa carrière solo, que je n’ai pas suivie de très près, j’ai l’impression que c’est un de ses meilleurs. Le précédent où il reprenait des standards de jazz, m’avait plutôt semblé mou et nostalgique, ce n’est absolument pas le cas dans celui-ci.

Alors oui ça reste du McCartney, mais que voulez-vous qu’il fasse d’autre ? Cet album transpire la joie de vivre, pour le réaliser il s’est accompagné de 4 producteurs excellentissimes. Il est efficace, d’une grande variété et surtout il nous apporte du plaisir.

Un + pour Save Us que j’aime beaucoup, et voici la vidéo de Queenie Eye, moins pour la chanson, que pour le casting impressionnant…

Michèle

Une réussite


pochette_Elton-JohnCe n’est jamais facile de chroniquer un album d’un grand artiste comme Elton John. Mais je me lance quand même, car je pense que ce 30ème opus The Diving Road est vraiment une réussite. Ca faisait longtemps que Monsieur Elton John ne m’avait pas émue à ce point là.

Ce qui m’impressionne dans ce disque c’est tout d’abord sa voix, qui est devenu plus grave, plus profonde, qui semble plus sincère, et puis cette association (voir union) entre le piano, la basse et la batterie et bien sûr le perfectionnisme de cet artiste, qui n’est plus à prouver, est une vraie réussite.  Des mélodies parfois entraînantes, un peu bluesy, des ballades plus mélancoliques font que l’album s’écoule de façon limpide et naturelle.

Nous n’avons plus qu’à nous laisser entraîner tout le long de l’album.

Des +++ à Oceans away, Oscar Wilde gets out, Home again et Take this dirty water.

Merci Sir Elton John.

Michèle

We will wait


pochette_london-grammarAttention groupe à suivre !!!

Qui n’a pas entendu au moins une chanson de l’album pop londonnienne  de la rentrée If you wait, le trio London Grammar est incontournable en cette année 2013. Ses deux musiciens Dot Major et  Dan Rothman nous livrent des arrangements délicats, épurés, tout en nuances. Et surtout sa chanteuse Hannah Reid, une voix impressionnante qui dès le début vous donne les poils et vous emmène là où elle veut, parfois légère et aérienne, parfois puissante et profonde.

Les titres s’enchaînent naturellement, cette pop électro nous envoûte… Enfin bref ça fonctionne… l’alchimie est là… que demander de plus…

C’est évident, avec ce premier album, London Grammar va connaître le succès comme leur groupe de référence the XX. Je suis curieuse d’entendre la suite, alors nous attendrons…

Michèle

Mais ce n’est pas du Oasis…


pochette-Beady eyeBe, le second album de Beady Eye est, ce qui est sûr, meilleur que le précédent. Beady Eye c’est la formation d’Oasis avec Liam Gallagher, sans Noel gallagher. Et là tout est dit. Car je ne suis absolument pas convaincue. C’est un album honnête, point c’est tout. Pourtant ça commence bien, les premiers morceaux sont agréables, sympathiques, mais on écoute les titres défiler et on n’en retient vraiment aucun, on s’ennuie même un peu et la voix nonchalante de Liam n’arrange rien. C’est un disque sans véritable surprise, assez conventionnel.

Je retiens cependant I’m just Saying qui sort du lot, qui est plutôt Oasien, Flick of the finger, le premier morceau qui finalement attire l’auditeur et Back after the break qui représente bien les ballades de cet album, pas désagréable mais un peu molle du genou.

En bref, vous l’aurez compris je suis effectivement déçue. Mais je fais partie des fans qui n’attendent que la reformation d’Oasis, qui est prévue selon la rumeur pour 2014.

Michèle

Un petit Revival Liverpuldien


pochette_Miles_KaneSi vous aimez les Beatles, Oasis et la pop anglaise, et bien vous aimerez  Miles Kane.

Ce musicien de Liverpool a sorti au début du mois de juin son 2ème album Don’t forget who you are. Une ode au 60’s, un concentré de tubes, du rock simple et entraînant, de la Brit-pop qui grâce aux riffs de guitares  devient parfois véritablement du rock.

Quand j’ai écouté cet album, je l’ai bien aimé mais sans plus, le trouvant un peu trop propre, trop lisse. Mais Miles Kane est un artiste de live, à le voir sur scène, c’est son énergie qui nous emporte et nous électrise.

Outre le tube Don’t forget who you are, j’ai apprécié Out of control, la balade Fire in my heart et le morceau le plus rock Darkness in our hearts.

A écouter de temps en temps, pour vous donner un petit coup de pêche…

Michèle