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Les Moody Blues perdent leur voix…


« Nights in white satin« …. ce titre évoquera sans doute de jolis souvenirs à celles et ceux qui ont découvert ce titre des Moody Blues, groupe anglais de rock progressif, en 1967 sur l’album « Days of future passed ».  Son chanteur Ray Thomas (photo) est à son tour parti rejoindre les étoiles. Sale période. Membre fondateur et chanteur de ce groupe anglais, il joue également de la flûte, de l’harmonica, du hautbois ainsi que du saxophone. Eclectique donc. Le nom du groupe Moody Blues est un clin d’œil au titre du jazzman Duke Ellington « Mood Indigo ».

A côté de son rôle de leader  de groupe, Ray Thomas trouvera dans les années 70 le temps de concocter 2 albums solo, « From mighty oaks » (1975) et « Hopes wishes and dreams » (1976). Auteur-compositeur, il a écrit pas moins de 15 titres qui marquent la discographie du groupe de 1967 à 1999, comme : « The morning, another morning », « Twilight time », « Dr. Livingstone I presume », « Legend of a mind », « And the Tide rushes in »….. etc…. Néanmoins, son rôle d’abord très influent au sein du groupe et des compositions musicales va se détériorer petit à petit au point que à partir des années 80, il n’apparait plus sur les disques du groupe, même s’il en est toujours membre!

Aux origines, sur la période 1964-1966, le groupe anglais s’était cantonné à reprendre des standards du rythm and blues, du blues, tel que celui  » I don’t want to go on without you ». Bientôt l’incertitude du succès aux Etats-Unis et Europe, la fatigue accumulée des tournées, auront raisons de quelques membres du groupe, qui s’infligera une pause. A la reprise, en 1967 (Une excellent année! 🙂 ), le groupe décide de ne plus faire de reprises de Rythm and Blues, mais de jouer uniquement leurs propres compositions. Mike Pinder y introduit le Mellotron, nouvel instrument qui fera régulièrement son apparition dans la musique du groupe. Les musiciens décident alors de mélanger les influences de la musique classique et du rock, ce qui se remarque sur le titre « Nights in white satin ».
Par la suite, de 1967 à 1972, sept albums verront le jour! Chacun ayant une ambiance musicale particulière. La créativité du groupe est à son sommet. « On Threshold of a dream » (1969) et « Question of Balance » rencontreront notamment un grand succès. Après une seconde pause en 1974, le groupe en 1978 mais la potion magique qui animait la créativité musicale du groupe n’est plus là! N’enregistrant plus rien entre 1991 et 1998, un dernier album sera publié en 1999 « Strange times ».  Aujourd’hui le groupe continue de tourner un peu partout dans le monde.

Guillaume.

 

 

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Nos samples rendez-vous #24 : Coldplay et Joe Satriani


Abandonnons un peu le hip hop et la soul le temps d’un nouveau rendez-vous samplé ! Voyons vois ce que nous pouvons trouver dans la pop actuelle avec Coldplay.

Difficile de faire plus en vogue que le groupe de Chris Martin, Coldplay a accumulé les hits ces dernières années, mais le plus marquant ou du moins celui qui a reçu le plus du succès, c’est bien « Viva la vida » de l’album du même nom sorti en 2008. Morceau, qui selon certains, traiterait (entre autres) de la révolution de Louis XVI, le groupe n’ayant jamais confirmé ou infirmé, cela restera un mystère, chacun se fera son avis, mais entre la pochette de l’album et le clip, ça fait beaucoup…

Le sample dont il est question ici est issu de « If I could fly » de Joe Satriani, sur l’album « Is there love in space ? ». Le guitariste a poursuivi le groupe Anglais pour avoir utilisé cette boucle sans autorisation. L’affaire s’est réglée à coup de gros billets verts et tout est rentré dans l’ordre. Vu le succès interplanétaire du tube de Coldplay, la moindre des choses et de rendre à César ce qui appartient à César.

Laurent

Une pop rock qui n’est pas comme le bon vin


pochette_puggy_coloursEn décembre 2011 j’avais chroniqué un album du groupe Puggy que je découvrais alors. A l’écoute de leur  album Something you might like j’avais vraiment été emballée. C’est donc avec enthousiasme que je me suis penchée sur leur 4ème album Colours sorti en avril .

Nous avons donc là 11 titres, plusieurs couleurs, plusieurs facettes, des rythmes entraînants, une pop-rock agréable, plutôt accrocheuse, un peu plus électronique que les albums précédents. La voix de Matthew Irons toujours aussi maîtrisée. Cet album est produit par David Kosten, producteur anglais de renom (Coldplay, Joseph Arthur…), donc un album bien ficelé.

Au bout de 10 ans de carrière, le son reste très (trop) propre, trop sage. Il manque le brin de folie nécessaire au rock, et cette orientation vers l’électro n’arrange rien. C’est un disque bien fait, qui mérite d’être écouté plusieurs fois, mais qui manque d’originalité. Je pensais que ce groupe allait prendre de l’ampleur, de la consistance au cours des albums, malheureusement ce n’est pas le cas. Et pourtant sur scène ils se lâchent beaucoup plus, il est parfois difficile de reconnaître certains morceaux de l’album.

Allez Messieurs de Puggy, lâchez-vous, pour le prochain album ne tentez pas de le rendre parfait, si lisse et si commercial. Faites du rock, ça vous va si bien !

Michèle

Mike Porcaro, bassiste élégant.


MPorcaroLive_image15 Mars 2015. Mike Porcaro, bassiste historique du groupe de rock américain Toto, s’en est allé, la faute à une maladie rare.

La première fois que j’ai eu l’occasion de rencontrer ce musicien aussi discret qu’essentiel au sein de Toto, c’était à Paris, en 1998, dans les salons de l’Hotel Hyatt, ou Mike Porcaro venait faire la promo de l’album « XX » célébrant les 20 ans de carrière du groupe. Affable, souriant, courtois, j’avais eu le privilège de converser durant 45 minutes avec lui, évoquant son rôle de bassiste, le groupe Toto, la vie en tournée, mais aussi sa vision du monde, à l’époque. Une rencontre qui me fit découvrir la personnalité  attachante de Mike Porcaro. La seconde fois, quelques années plus tard, toujours à Paris,  entouré des autres membres de Toto Steve Lukather et David Paich, il était venu rencontrer la presse, la veille d’un passage à Paris. Deux moments rares et privilégiés.

Mais avant ces deux rencontres, j’avais bien sûr découvert le musicien au sein du groupe Toto, dans les années 80. J’ai tout de suite aimé ce son pop-rock et les compositions superbes telles que « Africa », « Rosanna », « 99 », « Pamela », « Stop loving you » ou encore « Hold the Line » qui rendirent le groupe célèbre.

Mike Porcaro, outre son rôle au sein de Toto, était aussi producteur de musique et se retrouvait parfois à travailler avec des pointures comme Carlos Santana sur l’album « Surnatural » de ce dernier, en 2011. Il y jouait sur le titre « Primavera ».

Il a cessé de tourner en 2010 lorsque la maladie à pris le dessus. En 2012, les musiciens de Toto organisèrent alors une tournée européenne en son honneur, avec le concours de Nathan East à la basse.

Précurseur de l’utilisation de la basse à 5 cordes, devenu une référence pour les bassistes, il laisse l’image d’un musicien discret, efficace, au rôle très important au sein de Toto.

Guillaume.

Gémini


Adrien-Gallo-GeminiLe chanteur des BB Brunes, Adrien Gallo a décidé de mener une carrière solo. Pour cela il a réalisé cet opus en se fondant dans un univers proche de celui de Gainsbourg, coloré comme celui d’Etienne Daho. Mais Gainsbourg est omniprésent tout au long de ce cd. Trop sûrement, trop de chuchotements, trop de longueurs et de langueur, on se lasse vite du côté édulcoré. Rien à voir avec l’ambiance des BB Brunes…..

Françoise