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Mike Porcaro, bassiste élégant.


MPorcaroLive_image15 Mars 2015. Mike Porcaro, bassiste historique du groupe de rock américain Toto, s’en est allé, la faute à une maladie rare.

La première fois que j’ai eu l’occasion de rencontrer ce musicien aussi discret qu’essentiel au sein de Toto, c’était à Paris, en 1998, dans les salons de l’Hotel Hyatt, ou Mike Porcaro venait faire la promo de l’album « XX » célébrant les 20 ans de carrière du groupe. Affable, souriant, courtois, j’avais eu le privilège de converser durant 45 minutes avec lui, évoquant son rôle de bassiste, le groupe Toto, la vie en tournée, mais aussi sa vision du monde, à l’époque. Une rencontre qui me fit découvrir la personnalité  attachante de Mike Porcaro. La seconde fois, quelques années plus tard, toujours à Paris,  entouré des autres membres de Toto Steve Lukather et David Paich, il était venu rencontrer la presse, la veille d’un passage à Paris. Deux moments rares et privilégiés.

Mais avant ces deux rencontres, j’avais bien sûr découvert le musicien au sein du groupe Toto, dans les années 80. J’ai tout de suite aimé ce son pop-rock et les compositions superbes telles que « Africa », « Rosanna », « 99 », « Pamela », « Stop loving you » ou encore « Hold the Line » qui rendirent le groupe célèbre.

Mike Porcaro, outre son rôle au sein de Toto, était aussi producteur de musique et se retrouvait parfois à travailler avec des pointures comme Carlos Santana sur l’album « Surnatural » de ce dernier, en 2011. Il y jouait sur le titre « Primavera ».

Il a cessé de tourner en 2010 lorsque la maladie à pris le dessus. En 2012, les musiciens de Toto organisèrent alors une tournée européenne en son honneur, avec le concours de Nathan East à la basse.

Précurseur de l’utilisation de la basse à 5 cordes, devenu une référence pour les bassistes, il laisse l’image d’un musicien discret, efficace, au rôle très important au sein de Toto.

Guillaume.

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Robert Mutt Lange, façonneur de son(s).


Robert Mutt Lange
Robert John « Mutt » Lange, né au Zambie il y a 67 ans, est un musicien (basse, guitare) qui très vite est devenu producteur de musique orienté vers la Pop music, la Country, le Hard-rock.

Comme ses confrères George Martin (producteur des Beatles), Dieter Dierks (Scorpions, Accept), Martin Birch (Deep Purple, Rainbow, Whitesnake, Iron Maiden…) ou Mike Varney (spécialiste dans les années 80 des albums de guitaristes virtuoses, tels Vinnie Moore), Robert John Mutt Lange est un producteur renommé, recherché, car il a pour particularité d’aimer le gros son, avec notamment des rythmiques très carrées, et un son de batterie énorme.

Ainsi les australiens d’ACDC sur les albums « Highway to hell » (79), Back in Black » (80)et For thouse about to rock »(81),  les anglais de Def Leppard (« High’n’dry »(81), « Pyromania » (83), « Adrenalize » (92) ), le canadien Bryan Adams en 1991 sur « Waking Up the Neighbours », sans oublier la chanteuse de country music Shania Twain, le groupe Foreigner (album IV), la chanteuse pop Lady Gaga (« Born this way » en 2011), et tout récemment les anglais de Muse pour leur dernier album « Drones », ont tous bénéficié des conseils, de l’oreille, du talent de ce producteur atypique, véritable caméléon, qui a façonné le son de chacun des groupes ou artistes qu’il a produit.

Si vous écoutez les albums précités, vous aurez une idée de son travail, de sa « patte » sonore si recherchée.

Guillaume.

 

 

 

 

 

 

Quincy Jones, producteur de légende(s)…


QuincyJones_imageNé en 1933 à Chicago, alors sous la loi de Al Capone, Quincy Jones a démarré comme trompettiste et arrangeur auprès de Lionel Hampton (avant d’être celui de Tommy Dorsey, Sarah Vaughan, Count Basie, Ray Charles, Dinah Washington).

En 1956, il rejoint  le big band de Dizzy Gillespie, pour une tournée au Moyen-Orient et en Amérique du Sud.

En 1957, il s’installe à Paris, étudie auprès de Nadia Boulanger, avant de rencontrer Eddy Barclay,  fan de jazz américain, fondateur-directeur du label Barclay. Reparti aux Etats-Unis, il intègrera le label Mercury,  travaillera avec Frank Sinatra, Barbara Streisand ou Tony Bennett.

Tout au long de déjà riche et longue carrière, il a côtoyé, produit, arrangé les musiques et chansons des grands noms de la musique du 20ème siècle.

Homme curieux, il sait dénicher les nouveaux talents. Ainsi en 1974, lors du tournage de « Wiz », il croise le jeune Michael Jackson, avec qui il enregistrera 3 albums entre 1977 et 1987 : « Off the Wall »,  « Thriller » et son tube mondial « Beat it », enfin « Bad ».

Plus récemment, de jeunes artistes ont eu droit aux conseils et bénéficié de la collaboration artistique du Maestro : les chanteuses de jazz Nikki Yanofsky, Andréa Motis (par ailleurs trompettiste comme Mister Jones), la française Zaz (pour qui il a écrit 3 morceaux sur l’album consacré à Paris, à paraître en novembre prochain).

Le monde du cinéma (comme de la télé, où il produira de nombreux show musicaux ou non), fera aussi appel à ses talents de compositeur-arrangeur : de Sidney Lumet « Prêteur sur Gages » (1964) à Lee Daniels pour « Le Majordome » (2013) sans oublier Norman Jewison « In the Heat of the Night » (1967), ni « La couleur Pourpre » de Steven Spielberg (1985), nombreux sont ceux qui ont bénéficié des talents de Quincy Jones.

Véritable légende vivante de la musique du 20ème siècle, témoin privilégié de l’évolution musicale, il reste une référence absolue, incontournable, un producteur très demandé.

Guillaume.