Archives du blog

1 an en musique : 1983


Aie aie aie!!! Très très dur de faire des choix en cette année 1983, je crois que jusque là, c’est celle qui a été la plus compliqué à composer, pardonnez-moi si votre chanson favorite n’a pas fait le cut… allez DJ, Rewiiiiiiiiind!!!

Rien à faire, ce gif m’éclate toujours!!! Nous voici donc en 1983 et comme je vous le disais en préambule, c’est une énorme année en terme de sorties musicales, notamment l’incontournable “Billie Jean” du “King of pop” Michael Jackson himself!!! L’un des titres les plus fort de l’un des albums les plus incroyables de tous les temps, “Thriller”, vous vous rappelez, Michael qui en marchant, illumine le sol? Les débuts du fameux moonwalk, ah la la, rien que d’en parler j’ai des frissons!

Mais ce n’est pas tout, une autre immense star de la pop explose aux yeux du monde cette année-là, Louise Ciccone, alias Madonna! Vous voyez, je vous racontais pas de bêtises, 1983 était chargée musicalement et c’est pas fini!!! Pour la Madone, j’ai choisi le titre “Holiday” issu de son premier album éponyme, la chanson est fraîche, Madonna n’est pas encore l’icône sexy qu’elle s’apprête à devenir et ça fonctionne tout aussi bien à mon avis.

Hormis les deux plus grandes stars de l’histoire de la pop, le reste de la liste à également du talent à faire valoir, vous retrouverez notamment l’un des plus beaux morceaux de U2 avec “Sunday bloody sunday” en hommage aux 14 personnes décédées durant la marche pour les droits civiques en Irlande du nord, Bono et son groupe ont écrit un morceau intemporel qui résonne encore aujourd’hui dans notre actualité. Plus léger, mais pas moins talentueux, Eurythmics et son “Sweet dreams” ou Annie Lennox nous éclabousse de son talent, d’ailleurs je vous en reparlerais plus longuement dans un Sample Rendez-vous à venir…

Plus festif encore, l’inoubliable “Reggae night” de Jimmy Cliff, dans le genre chanson qui donne la pêche, ça le fait non?

Je continue aussi dans la douce insertion du rap dans le monde de la musique et après Blondie et son “Rapture” en 1983, c’est un autre géant de la musique qui donne un coup de pouce au hip hop, MONSIEUR Herbie Hancock avec “Rock it”. Je vous parlais de MJ plus haut, on retrouve aussi le groupe qui a été considéré comme la relève des Jackson 5, les New Edition et leur “Candy girl” dont je vous ai déjà parlé.

Plutôt pas mal non? Je vais vous laisser découvrir le reste de la liste que j’ai découpé au laser, croyez-moi, j’ai eu des choix cornéliens à faire et je vous laisse choisir selon vous lequel de ces douze morceaux est mon inavouable…

Je serais aussi curieux de savoir quel morceau vous auriez choisi, savoir si ils faisaient parti de ma liste de départ, en attendant retour en 2018…

Laurent

Publicités

Nos Samples Rendez-Vous #28 : Kanye West et Luther Vandross


Luther Vandross, c’est fait je vous en ai déjà parlé dans une édition des Soulections, donc si vous me lisez un peu, vous savez que j’adore le type et le morceau dont il sera question aujourd’hui ne fera pas exception, “A house is not a home”.
A l’origine, le titre est chanté par Dionne Warwick pour la B.O du film du même nom en 1964, il connut un succès assez modeste et passa vite aux oubliettes jusqu’à ce jour de 1981, où MONSIEUR Luther a sorti son premier album solo, “Never too much”.

Dionne Warwick, elle-même a reconnu que le titre était fait pour Vandross et que selon elle, sa version était bien meilleure que l’originale.
Quant au sample utilisé par Kanye West, c’est sur le morceau “Slow jamz” en featuring avec Jamie Foxx, aussi doué comme acteur que comme chanteur et le rappeur le plus rapide de Chicago, Twista. Un track rap/séduction où Kanye a samplé la voix de Luther, l’a accéléré et en a fait un accompagnement à la mélodie de sa chanson.
Les 3 artistes font tour à tour un numéro de séduction aux demoiselles présentes à une soirée, notamment en leur proposant une sélection musicale pour leur faire passer un agréable moment, au programme, Luther, bien sûr, Marvin Gaye, Minnie Ripperton et j’en passe… On se croirait presque dans une édition des Soulections 〈( ^.^)ノ
A ce jeu-la, c’est Twista qui s’en sort le mieux, il balance des jeux de mots à la vitesse de la lumière avec le nom des artistes, un vrai exercice de style!
La chanson est issue du premier album de Kanye, le meilleur, si vous voulez mon avis, quand Yeezus était l’un des plus gros sampleurs de l’industrie hip hop et il n’allait pas piocher dans du n’importe quoi non plus…
Ca m’étonne d’ailleurs d’avoir attendu le 28ème pour vous en parler, ce que je peux vous promettre par contre, c’est que j’y reviendrais…
Laurent

Christian Scott, transmetteur de mémoires.


Souvenez-vous, j’avais déjà évoqué Christian Scott, le talentueux trompettiste américain après l’avoir vu en concert en mars dernier à Paris. Cette fois, l’homme étant assez prolixe, à la manière d’un Miles Davis par exemple, nous propose 2 cadeaux musicaux !!! le premier, « The emancipation procrastination » qu’il signe de son nom complet Christian Scott Atunde Adjuah (en hommage à ses ancêtres africains).

Le second, un album triple intitulé « The Centennial Trilogy », qui outre l’album précité, regroupe deux autres disques sortis en 2017, à savoir « Diaspora » et « RulerRebel ». De quoi se faire une belle idée du talent de ce musicien de 35 ans, grandi à la Nouvelle-Orléans, baigné des cultures africaines, de la soul, du blues, du hip-hop. Un mélange culturel et sonore dans lequel Christian Scott pioche avec un bonheur non dissimulé au gré de ses envies, de ses humeurs

« Centennial Trilogy » est un projet important pour Christian Scott. Une forme de revanche sur les clichés portés par les blancs à l’époque de l’esclavage au Etats-Unis : « fêter les 100 ans du premier enregistrement d’un album de jazz, que l’on doit à l’original dixieland jass band. Datant de 1917, le disque avait été fait par des blancs… pour se moquer du jazz noir ! Une sorte de satire de mauvais gout, inimaginable aujourd’hui. Cette trilogie serait donc une revanche, un rêve de gosse : « je voulais remettre dans la tête des gens que le jazz est une multitude de sons et d’influences et pas juste une blague ». Avec trois albums aux concepts musicaux différents, il remplit parfaitement cette mission : « Ruler Rebel » pour « qui tu écoutes », « Diaspora«  pour « qui parle à qui » et « The emancipation procrastination«  pour « ce que l’on raconte ».

Si le premier volet, « Ruler Rebel » fait la part belle aux racines africaines de la musique noire américaine moderne, le second, « Diaspora » se veut plus éclectique mettant en lumière les différentes diasporas qui ont composés le socle de la nation américaine et qui continuent aujourd’hui encore d’y contribuer. A travers ce disque, il marque son envie, sa nécessité viscérale d’étendre le jazz aux autres musiques, de ne pas l’enfermer dans une chapelle, de lui garder une fraicheur, une modernité accessible, mission qu’il confie à  ses jeunes acolytes, qu’il considère comme ses héritiers, de la transmettre. Le 3ème volet, « The Emancipation Procrastination« , contient une musique revendicative, pleine de sens politique, pour lui qui ne souhaite plus que les afro-américains restent passifs face à l’ordre des choses dans la société américaine. Il les invite à se lever, à se prendre en mains, ne pas rester résignés.

Dans les deux cas, donc, Christian Scott, entouré de ses comparses habituels, à savoir Elana Pinderhugues (flûte), Braxton Cook(saxophone alto), Stephen J.Galdney(saxophone ténor), Lauwrence Fields (piano, fender rhodes), Corey Fonville (batterie), Luques Curtis (basse), s’évertue à nous emmener dans son sillage sur les traces de la musique jazz, sur la terre de ses ancêtres, là où tout a vraiment démarré pour le Jazz, nous faire découvrir sa vision très large de la musique jazz, marquée par le talent de ce musicien aussi singulier que talentueux. Un homme-citoyen engagé, un musicien à forte personnalité, une démarche revendicative, qui plairaient à des figures telles Miles Davis, Sonny Rollins, Malcolm X, ou Martin Luther King.

En oubliant pas d’où il vient, ni les racines de sa musique, Christian Scott se fait ici gardien et transmetteur d’un mémoire historique, qu’il est,par les temps qui courent, utile de rappeler. Dans l’espoir qu’un jour l’Homme apprenne de ses erreurs et errements du passé pour mieux construire son avenir. En paix.

Deux disques à écouter de toute urgence pour comprendre qui est Christian Scott.

Guillaume.

La Canaille….collectif en rap majeur!


Non loin d’ici, à Montreuil, La Canaille, quatuor rap, a vu le jour en 2003, mené par le chanteur Marc Nammour, dont le parcours personnel est à lui seul une aventure. Il a grandi dans le Jura à Saint-Claude (ville célèbre pour ses fabriques de pipes), au milieu de ses parents et grands-parents ayant fui la guerre qui faisait rage au Liban, il va se mettre à écrire, se passionner pour Aimé Césaire.

Viendra donc la formation de La Canaille, avec à ses côtés Valentin Durup (guitares), Alexis Bossard (batterie, machines), Jérôme Boivin (basse, claviers, arrangements). Le groupe sera programmé au Printemps de Bourges en 2007 et obtiendra une nomination dans la catégorie « révélation hip-hop » du festival. « 11/08/73 » (en référence à la date de la première soirée hip-hop organisée par Kool Herc dans le Bronx) est donc le quatrième album de La Canaille, après « une goutte de miel dans un litre de plomb » (2009), « Par temps de rage » (2011), « La nausée » (2014).

Alors que dire de cet album?

Que pour moi c’est une belle surprise, bien ficelée, où la production musicale est très propre, et où l’équilibre textes/ musique est maitrisé. L’univers du groupe oscille entre le rock pour les instrumentations et le rap pour les textes. Un savant mélange, où la qualité est omniprésente, menée par le bon flow de Marc Nammour.

Parmi les titres qui m’ont beaucoup plu, figurent « Connecté » avec l’apparition du rappeur américain new-yorkais Mike Ladd, que certains ont pu voir à l’œuvre en 2016 lors d’une rap-jam au Comptoir à Fontenay, « 11/08/73 », « Sale boulot »… « République »… La violence de la société, le racisme au faciès, la découverte d’un pays terre d’accueil, de son histoire, autant de thèmes ici traités avec une plume de qualité et de perspicacité, sans jamais aucune violence gratuite dans le propos.

Assurément conquis par ce quatuor à suivre, La Canaille a devant lui des lendemains prometteurs. A découvrir.

Guillaume.

Nos samples rendez-vous #27 : Oxmo Puccino et Con Funk shun


Je vous en parlais il n’y a pas si longtemps dans l’article sur le hip hop et le storytelling car Oxmo Puccino est un des maîtres dans le genre et le morceau dont je vais vous parler aujourd’hui en est un autre exemple, “Le mensongeur”.
La chanson parle d’une histoire de séduction entre Oxmo et K-Reen, avec qui, il a enregistré plusieurs duo à l’époque, ces deux-là ont toujours fonctionnés à merveille ensemble et “Mensongeur” en est sans doute l’exemple le plus parlant.
Ici, Ox essaye par tous les moyens de séduire une K-Reen réfractaire à ses avances, car elle connait le pedigree de dragueur de ce dernier. La boucle ultra funky de Con Funk Shun a fait danser toute une génération, moi y compris et jusqu’à aujourd’hui, c’est l’un de mes morceaux préférés de l’immense discographie de Puccino.
Quant au sample, de Con Funk Shun donc, il provient de la chanson “If I’m your lover”, tiré de l’album “Fever” en 1983, c’est le dernier morceau du disque et il n’a étonnamment pas fait l’objet d’un single, je pense qu’avec le recul, ils auraient dû!
Pour le thème, on reste sur l’amour, mais c’est l’inverse du “Mensongeur”, il s’agit d’un couple en perdition, ou le gars essaie tant bien que mal de garder la flamme vivante, se sentant délaissé par sa tendre et douce…
Oxmo a réutilisé la boucle sans vraiment la retravailler, comme quoi, Funk, Rap et une bose dose d’amour sont un savant mélange qui fonctionne.
Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #26 : Ja Rule et Ashanti/ Patrice Rushen



Always there when you call, always on time… allez, si vous avez écouté un peu de hip hop dans les années de 2000, vous avez forcément entendu ce refrain et la grosse voix de Ja Rule qui rappe les couplets, ça y est? Ca vous revient? C’était la belle Ashanti, compère historique du rappeur qui était en charge du refrain.
C’était la grosse période ou Ja Rule régnait sur le rap mainstream New Yorkais, il était une sorte de DMX édulcoré et ses nombreux duos avec les chanteuses R’n’B de l’époque lui ont garantit un succès pendant une petite dizaine d’années.
Le morceau dont il est question aujourd’hui, c’est, vous l’aurez compris, “Always on time”, ou le New Yorkais reprend le standard de la chanteuse funky Patrice Rushen.

Si vous ne la connaissez pas forcément, vous avez malgré tout sans doute déjà entendu ses tubes, “Always on time” donc ou le plus connu de tous, “Forget me nots”, repris par un certain Will Smith pour la B.O de Men in black.
La chanteuse tressée à a son actif une bonne douzaine d’albums entre 1974 et 1997 et a connu un beau succès pendant l’ère du disco et de la funk. Cependant, vous ne retrouverez pas ce morceau sur l’un des albums de Patrice, il a en fait été enregistré pour la collection “Unwrapped” du label Hidden beach, sur le volume 2.
Ces disques qui étaient, à l’origine, fait pour rester uniquement, à disposition du label, sont tombés dans l’oreille des DJ locaux, qui ont complètement halluciné du niveau de ces disques et du coup, ont poussé pour sortir ceux-ci, et heureusement pour nous, on serait passé à côté de sacrées pépites!!!
Quoi qu’il en soit, Rule, lui en a bien profité et ne s’est pas trop cassé la tête, le refrain est identique, la mélodie aussi, ils ont juste ajouté des grosses basses et le tour était joué, pour le plaisir de nos oreilles.

Laurent

Pour Orelsan, la fête est finie.


Orelsan est de retour !

Vainqueur récent aux Victoires de la Musique 2018 (ce qui a d’ailleurs créé une polémique, puisque certains esprits étriqués n’ont pas manqués de ressortir des propos écrits par le chanteur sur un précédent album-qui donnait c’est vrai une image très peu flatteuse de la  femme- le tout dans un contexte de libération de la parole féminine suite aux affaires Weinstein aux Etats-Unis et à des affaires similaires en France incluant de grands patrons, des députés ou des ministres), le rappeur français nous revient avec un album percutant, incisif, toujours avec ce flow qui lui est si particulier. « La fête est finie » est le 3ème album concocté par l’artiste, après « Perdu d’avance en 2009 » et « Le chant des sirènes » en 2011. L’artiste possède plusieurs cordes à son arc, puisqu’en dehors d’être chanteur, il est aussi instrumentiste (piano), mais aussi réalisateur, acteur, producteur.

Au cours des 13 titres qu’il nous propose, il aborde plusieurs thèmes (ses origines, la famille, le racisme, et le fait que nombre de chanteurs blancs français se soient inspirés au départ de musiques noires, tels le blues, le reggae, le ragga…) et s’offre des collaborations prestigieuses telles que celles de Maître Gims sur « Christophe », Stromae sur « La pluie », NekFeu et Dizzee Rascal sur  « Zone », enfin Ibeyi sur le dernier titre « Notes pour plus tard ».

Très bien accueilli par la critique musicale spécialisée comme généraliste, « La fête est finie » nous offre l’occasion de découvrir un artiste apaisé avec son passé, celui qui fut autrefois qualifié de « Eminem français », nous offre un album fort, dont les textes sont engagés sont sans concessions. Car, s’il a mûri, Orelsan reste un homme et un citoyen vigilant sur l’évolution de la société, de ses mœurs, de ses dérives aussi parfois.

Moi qui généralement n’écoute pas ou peu de rap (n’est-ce pas Laurent! 🙂 ), j’avoue avoir été agréablement surpris par la qualité de l’album et l’écriture des textes.

Mes titres préférés : « San » ; « Tout va bien » ; « La pluie » (en duo avec Stromae).

Guillaume.

 

Gomorra, du Rap, du Rock … et la Mafia Napolitaine.


Ayant tout juste fini le visionnage de la troisième saison, il est grand temps que je vous parle un peu de cette immense série qu’est Gomorra. Peut être que vous avez déjà vu le film de Matteo Garrone, sorti en 2008 et dans ce cas, vous êtes familier avec le cadre, Secondigliano et sa fameuse cité en forme de pyramide. Quoi qu’il en soit, la série nous présente d’autres protagonistes, en l’occurrence, la famille Savastano et son terrible patriarche Don Pietro (Fortunato Cerlino), le parrain local.

Librement inspiré du livre du même nom de Roberto Saviano (Disponible à la médiathèque et en Italien), la série va nous faire vivre la vie de ce quartier sclérosé par la mafia Napolitaine, la fameuse Camorra. Au début de l’histoire, Don Pietro dirige le quartier avec une main de fer avec le soutien de son fils Gennaro (Salvatore Esposito), sa femme Donna Immacolata (Maria Pia Calzone) et son homme de main, Ciro, l’immortel (Marco D’amore). Au rythme des trahisons, de la guerre des familles et des trafics, les habitants du quartier doivent éviter les balles perdues et survivre au quotidien dans ces terribles conditions.

Je ne vais pas en ajouter et maintenant de vous parler de la bande originale de Gomorra et si généralement, quand je vous parle des B.O, je vous parle principalement des chansons diffusés pendant les épisodes, ici je voulais vraiment mettre en avant l’excellent travail du groupe recruté pour orchestrer tout ça, le groupe Mokadelic. Totalement inconnu de mes oreilles avant ça, j’avoue, je suis un peu light en rock Italien, Mokadelic est aujourd’hui, pour moi, indissociable de la série, notamment pour le morceau “Doomed to live” qui conclut chaque épisode et qui généralement, est là, pour accompagner un moment de grande intensité. Ce n’est pas le seul, toute la production de Mokadelic est vraiment le parfait accompagnement sonore pour le show, même si bien sûr il y a autre chose et c’est ce dont je vais vous parler maintenant.

Du rap Italien!!! Oui, oui, j’y croyais pas moi même, mais j’ai kiffé!!! Anglais, Allemand, Belge, j’avais déjà écouté et j’ai toujours réussi à trouver des choses qui me plaisaient, mais Italien? C’était une première!!! Je n’aurais probablement jamais prêté l’oreille sans la série et je regrette pas. Je vous conseille vraiment le morceau qui sert de générique de fin, de NTO’ & Lucariello “Nuje Vulimme ‘na Speranza”, ils apparaissent plusieurs fois sur le soundtrack et ils sont vraiment talentueux. Ce ne sont pas les seuls rappeurs Italiens de la B.O, il y a aussi Co’Sang ou Rocco Hunt et d’autres encore.

Au programme aussi, pas mal d’electro qui illustre les scènes dans les clubs et quelques artistes internationaux aussi comme Asaf Avidan ou Edwin Hawkins, récemment décédé.

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de découvrir la série, elle vous glacera le sang, je vous le garantis et vous risquez, comme moi, de vous mettre au hip hop Napolitain après ça.

Laurent

Alltta


 

 

 

Alltta. Encore un duo, composé d’un artiste français, 20syl  et de Mr J. Medeiros.

Le premier, (de son vrai nom Sylvain Richard), beatmaker, producteur pour Diam’s, Fabe ou encore Disiz, membre et beatmaker du collectif C2C ainsi que compositeur pour Hocus Pocus, autre combo dont il est membre. Plus récemment il a collaboré ces dernières années avec des artistes tels que Gregory Porter (album Liquid Spirit, 2014), Ibrahim Maalouf (Red and Black Light, 2015). Il a également remixé des musiques de Kendrick Lamar -Hé oui Laurent!:-)- (Sing that Shit, 2014), Yaël Naïm (sur le titre Walk Walk, en 2016)….  Bref un vrai touche à tout! De ce fait il a une discographie en solo ou participative déjà éloquante lorsqu’il rencontre en 2016  le rappeur californien Mr J. Medeiros (pas de liens familiaux avec Elie, Glenn-qu’est-ce que tu fais pour les vacances, n’est pas Carine et Laurent :-), ou encore Lio et Elena…. 🙂 ). Producteur, compositeur, de son vrai nom Jason C. Medeiros, il a fondé le groupe the Procusives, et il est le leader du groupe Rap-punk Knives. Il a lui aussi de nombreuses collaborations artistiques à son actif : Randy Jackson, Talib Kweli, le rappeur Shad ou encore C2C et et Hocus Pocus.

Les deux artistes se rencontrent en 2016 et forment alors  le duo Alltta (A little lower than the angels). Ils créent alors un monde sonore à la croisée du rap (en utilsant le BoompBap issu de la East Coast-technique dont se servent par Kendrick Lamar, Wu Tan Clan, KRS-One ou Joey Badass- en opposition au Trap style), et de l’électro un rien planante.

Leur nouvel album est très intéressant musicalement, car les 2 compères ont du talent, de l’inventivité et le résultat est à la hauteur. Nul doute que leur passage le 21 décembre Salle Jaques Brel, en clôture de l’édition 2017 des Aventuriers devrait nous valoir un joli moment musical et festif.

http://www.festival-les-aventuriers.com/programmation/alltta-20syl-mr-j-Medeiros

Guillaume.

 

 

Chill Bump, Duo d’aventuriers


Chill Bump. Ce nom ne dira pas grand chose au grand public mais les afficionados de Rap et Beatmaking connaissent déjà surement ce duo franco-anglais, qui surfe donc depuis son origine entre le rap, la trap music (tu connais ce courant musical Laurent? :-), les influences électroniques, et le son venu de Houston et Atlanta.

Mais qui sont les 2 compères? d’un côté Miscellaneous, beat maker de sa Gracieuse Majesté, de l’autre, le pianiste français Bankal. Ces 2 Musiciens, tenant à leur indépendance,  ont quitté Paris pour s’installer à Tours et y monter un studio d’enregistrement, et de posséder ainsi la totale maitrise sur leurs compositions, leur univers sonore, qu’ils reproduisent en tournée.

Ce duo talentueux a été repéré par des groupes aussi varié que C2C ou Wax Tailor pour assurer leurs premières parties lors de tournées.  De quoi vous poser la qualité de Chill Bump et imaginer que leur prestation à venir lors de la prochaine édition du Festival des Aventuriers de Fontenay à l’Espace Gérard Philipe, le 14 décembre, vaudra le déplacement.

https://www.chill-bump.com/about/

Guillaume.

 

Les Aventuriers, sur la 13ème marche!


Encore un peu de patience (une petite semaine), et les Aventuriers 2017 vont nous rendre visite… Non je ne parle pas d’extra-terrestres, mais de musiciens, musiciennes, chanteurs-chanteuses, groupes, qui comme chaque année, juste avant les réjouissances familiales, le sapin, la dinde, les cadeaux, vont venir se produire à l’Espace Gérard Philipe et à la salle Jacques Brel, sans oublier le cinéma Kosmos (soirée carte blanche à Thomas de Pourquery). L’occasion donc de découvrir des groupes ou artistes de la scène rap, électro-pop française ou européenne, à l’occasion du Festival des Aventuriers. Cette année, le chapitre 13 de ce banquet musical se déroulera du 13 au 21 décembre. Le menu proposé cette année est encore une fois copieux, varié, intéressant!

Fait marquant de cette édition, le retour, en ouverture (le 13 décembre à 20h, Espace Gérard Philipe), du groupe Transglobal Underground, avec en prime la présence de la talentueuse Natacha Atlas !! Ce soir-là vous pourrez également venir écouter, découvrir (pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas encore) Kasbah mené par l’emblématique Nadoo, musicien fontenaysien.

A l’affiche également, les rappeurs de Chill Bump, dont l’album « Going Nowhere » est sorti fin octobre, Vin’s da Cuero, le duo de Pumpkin, le groupe Cannibale (ex Bow Low), qui proposera à nos oreilles un rock aux saveurs psychédéliques, voire tropicales, à l’image de leur dernier album « No mercy for love ». Les parisiens de Frustration nous amènerons leur énergie punk, Marietta (Guillaume Marietta, ex membre de The Feeling of Love) viendra avec sa pop psychédélique. Le saxophoniste Thomas de Pourquery, qui devient une figure du jazz parisien et français, se produira au cinéma Kosmos le 18 décembre (belle idée!).

Le 19 décembre, les groupes Juniore, Requin Chagrin se produiront à l’Espace Gérard Philipe.

Enfin, pour clore ce 13 ème chapitre de l’histoire des Aventuriers, le 21 décembre à la salle jacques Brel, Kodama, trio musical vainqueur du tremplin « Jeunes Aventuriers » qui s’est déroulé  le 9 novembre 2017 à 20H à l’Espace Gérard Philipe, jouera en première partie de Darius et Alltta (20Syl et Mr.J.Medeiros).

https://lesjeunesaventuriers.wordpress.com/scene-ouverte/

Bref une fois encore, un plateau riche varié, et je n’en doute pas plein de belles surprises! De quoi passer de belles soirées musicales pour bien préparer les fêtes de fin d’année!

Pour plus d’infos sur les groupes et la programmation du festival vous pouvez bien sûr consulter le site des Aventuriers : http://www.festival-les-aventuriers.com/programmation

Guillaume.

 

 

 

# La playlist de septembre : sur la route


visuel playlist sur la route-page001C’est la rentrée. Oui, c’est la rentrée, tous les ans, elle revient…. Mais elle nous permet de se remémorer les beaux souvenirs de nos vacances (il faut lui bien lui trouver des points positifs). Alors pour accompagner ces souvenirs, nous vous proposons quelques musiques de voyage dans la #playlist de septembre : Sur la route. Montons dans le van et laissons-nous porter sur le macadam.

Bonne écoute !

Carine

Guts, du rap français de bonne facture!


Hé oui cher Laurent, une fois n’est pas coutume, je m’aventure hors des sentiers du jazz, du rock, pour chroniquer un disque de Rap/ Hip-Hop!…. Bon, passé ce clin d’œil à mon acolyte blogueur, je me lance.

Ceux qui étaient à la salle Jacques Brel en décembre 2016 pour venir notamment y applaudir le gang funky Electro Deluxe, ont eu le plaisir de découvrir le rappeur Guts, accompagné de son Live Band, au sein duquel figurait Beat Assailant et la talentueuse Mary May. La soirée, ouverte par le trio Dani Terreur, vainqueur du Tremplin Jeunes Aventuriers, avait été aussi chaude que réussie, tant le public était nombreux et heureux de pouvoir festoyer en ce frais mois de Décembre.

A cette occasion, Guts et ses complices avaient présentés des titres figurant sur l’album « Stop the Violence« , qui s’ouvre d’ailleurs avec le titre éponyme chanté par le rappeur américain Beat Assaillant. Ce titre est un véritable plaidoyer pour la paix, un appel à la tolérance, au respect entre les gens. L’album est coupé en deux parties, d’abord les 5 titres (!:-() du combo, et par la suite les versions instrumentales de ces mêmes morceaux…. Ca me semble un peu trop … PEU!

« Pick me up », est un morceau qui mélange les voix masculines et féminines, de Wolfgang et Mary May, des boucles de synthés, de la rythmique parfois proche du reggae-ragga… c’est dansant et frais! « Everybody wants to be a star », est une plongée dans le rétroviseur, époque 80’s,  cheveux gominés, vêtements flashy, avec ces nappes de synthés qui font passer ce morceau pour une aimable bluette, sur des rythmes résolument disco, sur lesquels (n’est-ce pas Laurent?!:-) ) il était possible d’enflammer le dancefloor, dans les discothèques de Paris et d’ailleurs! « Ain’t  perfect », duo vocal entre Beat Assaillant et Mary May (au chant parfois très jazzy), est un morceau tout en douceur! Enfin le final « Drummer’s delight » est un morceau laissant la place aux rythmes issus de batteries, percussions, sur lesquels les voix de Beat Assaillant en lead secondé par Mary May et Wolfgang, viennent se poser.

« Stop the violence » est un bon album, rempli de fraicheur et de bonnes idées de compositions. A découvrir.

Guillaume.

US3, La main (toujours) sur la torche !


En 1993 paraissait un album que certains ont peut-être eu le plaisir de découvrir à l’époque … « Hand on the Torch » par le groupe US3.

Fondé en 1991  à Londres, ce groupe va dès le début (sur l’album « And the Band played Boogie ») s’appliquer à sampler (n’est-ce pas Laurent! :-)) des titres de jazz d’artistes figurant au catalogue du célèbre label Jazz Blue Note, pour les mélanger à des rythmiques rap. Du coup, Blue Note les signe en échange d’absence de poursuites judiciaires. US3 plonge alors avec délectation dans les archives de l’immense catalogue du Label.

« Hand on the Torch » sort donc en 1993. 20 ans plus tard, l’album ressort, toujours sur le catalogue Blue Note. Le groupe se tourne résolument vers un mélange de jazz (reprise de « Cantaloup Island » de Herbie Hancock, mais aussi de morceaux de Charlie Parker, Thelonious Monk, Horace Silver entre autres) et de rap. Tous les samples utilisés par US3 sur ce double album sont issus de sessions sur lesquelles a travaillé Alfred Lion, cofondateur et producteur du label Blue Note. Les amateurs de rap (Laurent 🙂 ) y trouveront les guests tels que Tukka Yoot, Kobie Powell, Rahsaan.

L’ensemble offre un éventail savoureux et inventif allant donc du jazz pur, au rap en passant par des ambiances ragga-reggae. Rien de mieux en ces temps de chaleur pour ambiancer les journées, et les soirées barbecue.

« Hand on the Torch », album rempli de pépites, à faire tourner sans modération !!!!

Guillaume.