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# La playlist de septembre : sur la route


visuel playlist sur la route-page001C’est la rentrée. Oui, c’est la rentrée, tous les ans, elle revient…. Mais elle nous permet de se remémorer les beaux souvenirs de nos vacances (il faut lui bien lui trouver des points positifs). Alors pour accompagner ces souvenirs, nous vous proposons quelques musiques de voyage dans la #playlist de septembre : Sur la route. Montons dans le van et laissons-nous porter sur le macadam.

Bonne écoute !

Carine

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Guts, du rap français de bonne facture!


Hé oui cher Laurent, une fois n’est pas coutume, je m’aventure hors des sentiers du jazz, du rock, pour chroniquer un disque de Rap/ Hip-Hop!…. Bon, passé ce clin d’œil à mon acolyte blogueur, je me lance.

Ceux qui étaient à la salle Jacques Brel en décembre 2016 pour venir notamment y applaudir le gang funky Electro Deluxe, ont eu le plaisir de découvrir le rappeur Guts, accompagné de son Live Band, au sein duquel figurait Beat Assailant et la talentueuse Mary May. La soirée, ouverte par le trio Dani Terreur, vainqueur du Tremplin Jeunes Aventuriers, avait été aussi chaude que réussie, tant le public était nombreux et heureux de pouvoir festoyer en ce frais mois de Décembre.

A cette occasion, Guts et ses complices avaient présentés des titres figurant sur l’album « Stop the Violence« , qui s’ouvre d’ailleurs avec le titre éponyme chanté par le rappeur américain Beat Assaillant. Ce titre est un véritable plaidoyer pour la paix, un appel à la tolérance, au respect entre les gens. L’album est coupé en deux parties, d’abord les 5 titres (!:-() du combo, et par la suite les versions instrumentales de ces mêmes morceaux…. Ca me semble un peu trop … PEU!

« Pick me up », est un morceau qui mélange les voix masculines et féminines, de Wolfgang et Mary May, des boucles de synthés, de la rythmique parfois proche du reggae-ragga… c’est dansant et frais! « Everybody wants to be a star », est une plongée dans le rétroviseur, époque 80’s,  cheveux gominés, vêtements flashy, avec ces nappes de synthés qui font passer ce morceau pour une aimable bluette, sur des rythmes résolument disco, sur lesquels (n’est-ce pas Laurent?!:-) ) il était possible d’enflammer le dancefloor, dans les discothèques de Paris et d’ailleurs! « Ain’t  perfect », duo vocal entre Beat Assaillant et Mary May (au chant parfois très jazzy), est un morceau tout en douceur! Enfin le final « Drummer’s delight » est un morceau laissant la place aux rythmes issus de batteries, percussions, sur lesquels les voix de Beat Assaillant en lead secondé par Mary May et Wolfgang, viennent se poser.

« Stop the violence » est un bon album, rempli de fraicheur et de bonnes idées de compositions. A découvrir.

Guillaume.

US3, La main (toujours) sur la torche !


En 1993 paraissait un album que certains ont peut-être eu le plaisir de découvrir à l’époque … « Hand on the Torch » par le groupe US3.

Fondé en 1991  à Londres, ce groupe va dès le début (sur l’album « And the Band played Boogie ») s’appliquer à sampler (n’est-ce pas Laurent! :-)) des titres de jazz d’artistes figurant au catalogue du célèbre label Jazz Blue Note, pour les mélanger à des rythmiques rap. Du coup, Blue Note les signe en échange d’absence de poursuites judiciaires. US3 plonge alors avec délectation dans les archives de l’immense catalogue du Label.

« Hand on the Torch » sort donc en 1993. 20 ans plus tard, l’album ressort, toujours sur le catalogue Blue Note. Le groupe se tourne résolument vers un mélange de jazz (reprise de « Cantaloup Island » de Herbie Hancock, mais aussi de morceaux de Charlie Parker, Thelonious Monk, Horace Silver entre autres) et de rap. Tous les samples utilisés par US3 sur ce double album sont issus de sessions sur lesquelles a travaillé Alfred Lion, cofondateur et producteur du label Blue Note. Les amateurs de rap (Laurent 🙂 ) y trouveront les guests tels que Tukka Yoot, Kobie Powell, Rahsaan.

L’ensemble offre un éventail savoureux et inventif allant donc du jazz pur, au rap en passant par des ambiances ragga-reggae. Rien de mieux en ces temps de chaleur pour ambiancer les journées, et les soirées barbecue.

« Hand on the Torch », album rempli de pépites, à faire tourner sans modération !!!!

Guillaume.

 

Ils sont fous ces Sud Africains


pochette-die-antwoordVoici un vrai groupe barge, provocateur et trash. Die Antwoord, groupe d’Afrique du Sud, composé de Ninja, Yo-landi, accompagnés de DJ Hi-Tek. Ce groupe nous a proposé en septembre leur 4ème album, Mount Ninji and da nice time kid, qui est pour moi un peu plus accessible que les précédents, et en même très travaillé, très abouti avec des morceaux ultra-efficaces. Chacun d’eux nous entraîne dans des ambiances différentes avec des collaborations étonnantes.

Die Antwoord c’est un beau mélange hip-hop electro, leur plaisir c’est de provoquer, de déstabiliser. Un mélange de musiques de films d’horreurs, d’atmosphères à la Tim Burton, de choeurs d’opéras associés aux flows plus que rapides de Ninja et Yo-Landi. C’est un album fort, explosif, décalé, qu’il faut écouter plusieurs fois pour se l’approprier. La voix de Yo-Landi douce, plutôt enfantine peut parfois irriter, mais les rythmes sont entraînants, entêtants. Ce bazar, cet humour noir ils la justifient par le mouvement Zef : « Quand tu n’as rien à faire de ce que pensent les autes » (Ninja).

Laissez-vous déranger…

Des +++ à la comptine psychotique We Have Candy, et à Rats Rule avec Jack Black

Michèle

Un disque ni aimable, ni facile


L’été est l’occasion aussi de se remémorer quel est mon album de la mi-année. Sans hésitation, l’album rap de l’année c’est bien sûr To pimp a butterfly de Kendrick Lamar. Sorti au printemps, j’avais hésité à lui consacrer une chronique, étant tellement porté aux nues par les critiques, il était évident que vous ne passeriez pas à côté de ce chef-d’oeuvre. Mais depuis je l’ai écouté, réécouté un nombre de fois incalculable. C’est sûrement le CD de l’année. Ce jeune rappeur californien a sorti son 3ème album et c’est véritablement la marque d’un artiste intelligent et talentueux. C’est un album à la fois politique, social et philosophique, il a des choses à dire, c’est un retour à un rap engagé, reconnecté au quotidien des gens. Grâce à cet éclairage il redonne des repères à la nouvelle génération, des repères musicaux aussi, car c’est un rap, qui revisite le jazz, la funk, la soul…

Des +++ à King Kunta, qui résume à lui seul l’état d’esprit de l’album, +++ aussi à Institutionalized avec Bilal, Anna Wise et Snoop Dogg, et +++ pour le dernier morceau Mortal Man qui évoque les fantômes de Nelson Mandela et de 2PAC.

Un album exceptionnel, mais je suis sûre que vous en étiez déjà convaincus.

Michèle

Des tubes, des tubes, encore des tubes…


Pitbull est un monsieur qui a tout tout tout compris. Il fait du commercial, ne cherchez aucun intérêt philosophique dans ses textes, ça se saurait. Et pourtant ça marche, tous les titres de cet album (sorti en juin 2011) sont des tubes. Des tubes à la Dancefloor, n’écoutez pas ça dans votre canapé dans votre salon, mais le samedi soir si vous faites une fête c’est ce CD qu’il vous faut.

Cet album pratiquement composé de duos (sauf 2 titres), est très efficace, sans vraiment nous surprendre. On y retrouve du r’n’b, de la pop, de la dance club, du latino… Enfin tout ce qui accroche et qui fait bouger. Si vous aimez les belles voitures, les filles dénudées qui se trémoussent, les chanteurs avec des costumes très classe, le rap commercial, les Black Eyed Peas, vous aimez Pitbull.

Ne voyez aucune critique acerbe de ma part, je l’ai découvert en 2009, au côté de Shakira pour le tube « Lo hecho esta hecho » version espagnole et j’avais bien aimé. C’est une musique pour danser et c’est tout ce qu’il faut y chercher, comme ça on est pas déçu…

Michèle