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Treïma, duo en devenir…


Samedi 25 février dernier, le duo Treïma, composé de Leïla Serouge (qui a grandi à Fontenay) au chant, et de Mickaël à la guitare, est venu offrir, durant 45 minutes, à l’espace musique de la médiathèque, une jolie prestation toute en maitrise et simplicité, à travers un répertoire composé uniquement de standards du jazz, de la pop, du reggae, ou de la soul music.

Formé voilà un an et demi, ce duo très complémentaire a offert au public présent (petits et grands) les versions revisitées de chansons telles « Route 66 » de Nat King Cole, « Sitting on the dock of the bay » d’Otis Redding, « Talkin about a revolution » de Tracy Chapman, « The preacher Man » d’Aretha Franklin, « Suddenly I see » de KT Tunstall, « Royals » de Lorde, « Come » de Jain, « Beat it » de Michael Jackson, »These boots are made for Walkin » de Nancy Sinatra, « Redemption song » de Bob Marley. Le phrasé sans hésitation de Leïla Serouge, soutenu, secondé, accompagné par Mickaël à la guitare acoustique, donnèrent une couleur nouvelle à ces standards, et c’est très bien ainsi. Le petit bémol à mes yeux, c’est que le répertoire ne contient pas de reprise de standards… français! Jouant parfois dans les bars et restaurants, il est leur plus aisé de proposer une prestation strictement en anglais.

Treïma a d’autres projets pour les semaines et mois à venir, comme une formule à 5 (guitare-voix-basse-batterie-claviers). Le répertoire est en préparation. Excellente nouvelle!

Alors si vous apercevez un annonce de concert de ce jeune duo prometteur, allez-y les yeux fermés, vous passerez un joli moment!

Vous pouvez aussi les suivre sur leur page dédiée : https://www.facebook.com/treima.musique/

Guillaume.

 

 

https://www.facebook.com/treima.musique/

 

Nos samples rendez-vous #11


amadou-et-mariamQuand le fils du grand Bob Marley et la légende du Queens se réunissent le temps d’un album, ça donne « Distant relatives », une incroyable aventure musicale sortie en 2010. Issu de cet opus, le morceau « Patience » où Nas et Damian Marley nous parlent de leurs inquiétudes sur le monde actuel et de la nécessité que chacun ait conscience qu’il est acteur d’un possible changement pour le meilleur.

Pour illustrer ces idées en musique, les deux compères ont choisi de sampler Amadou et Mariam et leurs morceau « Sabali » , la patience en Malien. Cette chanson de 2008 est le premier single du sixième album du couple, « Welcome to Mali ».

Pour le clip, Nas et Damian ont eu l’élégance de faire apparaitre Amadou et Mariam, chose assez rare lors de l’utilisation de sample, preuve du respect entre ces artistes. Lors du concert à Paris,  le couple Malien a également été invité sur scène à chanter le refrain du morceau, la classe.

Laurent

Asian Dub Foundation est de Retour!


AsianDubFoundationAlbum_image« More Signal More Noise« , nouvel album de Asian Dub Foundation, fait suite à celui paru en 2013 « The Signal and the Noise ».

Toujours très en forme, ce groupe mélange avec un savoir-faire éprouvé les guitares rock, la rythmique reggae, les boucles électroniques, le tout arrangé savoureusement.

L’auditeur voyage entre mélopées aux accents  d’Afrique ou d’Inde, ou du rock brut occidental. Le tout emmené par la voix rugissante de Chandrasonic.

Dès l’introductif « Zig Zag Nation », l’auditeur est saisi, emmené dans cet univers musical multicolore, savoureux, parfois un brin brouillon sans être désagréable. Encore une fois, le groupe donne ici sa vision révoltée d’un monde devenue fou, entre crise économique, guerres, famines, médias  devenus des caisses de résonances de pouvoirs en place, et dictatures hélas toujours debout (Get Lost Bashar). La contestation est omniprésente, outre le titre précité.. écoutez donc « Radio Bubblegum », « Stand up », qui sonne comme en écho au « Get up Stand up » de Bob Marley.

Le superbe instrumental « Semira » et sa flûte traversière envoutante, sonne comme une pause poétique au milieu de cet album rugissant.

Asian Dub Foundation ne s’interdit rien, y compris de jouer des boucles électroniques en fonds de textes à la rythmique dub-reggae. Du grand art!

Outre leur propre démarche de groupe, Asian Dub Foundation Sound System (nom complet) a mis en place une fondation (Asian Dub Foundation Education) permettant à qui veut de produire de la musique Gratuitement!  Savoureux, courageux, dans ce monde qui est dominé par le profit!. Une filiale, montée par un ancien élève, existe d’ailleurs à Amsterdam.

A travers ce nouvel album, le groupe confirme qu’il est toujours en pleine forme créatrice. Tant mieux pour nous. Vivement le 8 décembre prochain, lors de la soirée inaugurale du festival des Aventuriers, pour assister et savourer leur prestation scénique, qui je n’en doute pas sera de haute tenue.

Guillaume.

Les Aventuriers 2015, un plateau de choix !


AsianDubFoundation_image

Ca y est! la programmation musicale de l’édition 2015 du Festival des Aventuriers  (du 8 au 17 décembre prochain à, l’espace Gérard Philipe, Salle Jacques Brel pour la soirée de clôture) est connue.

http://www.festival-les-aventuriers.com/

https://billetterie.fontenayenscenes.fr/spectacle?id_spectacle=5682&lng=1

Et il y a du lourd! En effet, outre Hubert-Félix Thiéfaine, qui clôturera  (pour notre plus grand bonheur)  cette nouvelle édition rassemblera notamment  Asian Dub Foundation, Jay-Jay Johanson, entre autres têtes d’affiches. L’éclectisme est encore une fois au rendez-vous, avec le  reggae dub énergique d’ Asian Dub Foundation qui ouvrira le festival, le public pourra également se délecter de la pop music éthérée de Jay-Jay Johanson, l’ électro façon VerveineLes Chamberlain,  la chanson française et la pop douce de Marie Modiano,  ou encore Aline. Un plateau riche, qui permettra au public d’apprécier les valeurs sûres et découvrir celles de demain. Nul doute que les soirées seront belles et l’ambiance au rendez-vous! Ce qui, par les temps qui courent, fera le plus grand bien. De quoi se faire une jolie semaine musicale, comme un avant-goût de Noël. Chouette!!!

Guillaume.

L’échappée en solitaire de Keith Richards.


KeithRichards_pochetteSur la pochette de « Crosseyed Heart« , il a l’air rigolard, content de nous présenter son 3ème album solo, venant seulement 23 après « Main offender ». Mais de qui je parle, vous dites-vous?

Du joyeux luron, du stonien guitariste, Keith Richards himself!

Profitant d’un temps de pause dans le planning planétaire des Pierres qui Roulent, le corsaire du rock a fignolé un album qui a vu ses premiers jours en 2011. Pour cette occasion, le bougre a su évidemment bien s’entourer, faisant appel à des fidèles tels le batteur Steve Jordan, le regretté saxophoniste Bobby Keys (dont les derniers enregistrements figurent sur cet album), le pianiste Ivan Neville. La surprise vient de  la présence inattendue de Norah Jones, qui vient poser sa voix sur  la jolie ballade « Illusion ».

Dans ce disque, qui selon Richards, devrait avoir un prolongement scénique en 2016, si les Stones ne retournent pas en studio, le guitariste rend hommage de belle manière à ceux qui l’ont influencé : les bluesmen Robert Johnson (« Crosseyed Heart » en mode acoustique guitare-voix)), Lead Belly (écoutez la reprise « Good night Irene »), mais également l’univers reggae (« Love overdub »), la folk (« Robbed blind »), et bien sûr l’univers stonien (« HeartStopper » ; « Amnesia » ; « Trouble » ; « Nothing on me »). La voix de Richards, dégagée des excès en tous genres, se trouve ici claire, parfois profonde, grave.

A 71 printemps, Keith Richards est simplement heureux de jouer, alors il s’amuse, et ça s’entend. Infatigable, ne supportant pas de ne pas jouer, enregistrer en studio, lorsque les Pierres qui Roulent en ont terminé de leur marathons planétaires, le génial guitariste a donc réalisé « Crosseyed Heart » sans autre prétention que celle du plaisir simple, comme une jolie échappée en solitaire dans la vie de celui pour qui « Les stones restent la priorité absolue ».

Guillaume.

 

 

Du Roots Revival


couverture-protojeIl est impossible de passer un bon été sans un bon disque de reggae, surtout que cette année est arrivé le 3ème album de Protoje : Ancient future. C’est sans hésitation que je l’ai mis dans ma valise, un album bien fait, bien construit, pas prise de tête.

Protoje, grand meneur de la génération nommée Reggae Revival, nous embarque dans son flow nonchalant, son rythme entraînant, accompagné de jeunes chanteurs jamaïcains comme Chronixx, Kabaka, Jesse Royal, Sevana….

Produit par Winta James, qui travaille habituellement avec Damian Marley, cet album mêle la tradition culturelle rasta et des arrangements tournés vers l’avenir, on peut y constater une présence importante de hip-hop, sans que jamais celui-ci ne vienne détourner Protoje des racines du reggae, indisociables du mouvement Rastafari.

Un cd qui donne la pêche, un cd réussi.

Michèle

Voyage dans l’Histoire de la musique noire.


Pochette_GreatBlackMusicDepuis le 11 mars dernier, et jusqu’au 24 août prochain, la Cité de la Musique de la Villette (dont le portail et ses contenus,sont  en libre accès à l’espace musique de la médiathèque), propose une expostion sur les racines de l’histoire de la musique noire, qu’elle soit africaine, jamaïcaine, américaine, qu’il s’agisse de musique traditionnelle, du blues, du gospel, du jazz, du reggae, de la soul music, du rhythm and blues, de la funk music. http://www.greatblackmusic.fr/

Un parcours musical, en mode audio et vidéo, une ballade dans le temps, l’histoire, mettant sans cesse en parallèle les évolutions des sociétés et le rôle social tenu par la musique ou des musiciens, chanteurs, chanteuses, ou personnages publics, leaders d opinions. Interactive, riche en documents, en sources sonores et vidéos, cette exposition retrace l’histoire de la musique noire, de la culture panafricaine, des avancées rapides ou lentes en terme de  mentalités que cela a pu engendrer,  des difficultés rencontrées pour faire évoluer, changer, avancer les fonctionnements sur ces différents continents. La musique est un langage universel, de Johannesburg à Bâton Rouge, de Kinshasa à Kingston, de Memphis à Chicago, de Dakar à Soweto. Sont aussi évoqués des personnages historiques tels que Nelson Mandela, Mahatma Ghandi, Mohammed Ali, Malcom X, parmi d’autres, qui à leur manière, ont joué un rôle dans l’évolution, l’acceptation des noirs, de leur culture, de leur identité, dans la société, à l’égal des blancs.

Cette exposition est à ne pas manquer. Elle s’adresse aux petits (8 ans minimum) et aux adultes bien sûr.

Guillaume.

Nadoo, artiste à découvrir….et à suivre!


1555382_581372108607458_1755346046_nSamedi 15 février, la médiathèque, son espace musique, accueillaient Nadir Moussaoui, alias Nadoo, artiste aux horizons multiples qui mélange joyeusement les cultures et les sonorités.

Guitare en main (qu’il manie très bien) et au chant, Nadoo ,75 minutes durant, embarqua le public  succesivement en Algérie, Amérique du Sud, Jamaïque, aux Etats-Unis, en Inde… Un tour du monde musical de qualité, tout en humour et décontraction. Ce voyage musical et culturel proposé sembla ravir la cinquantaine de personnes (adultes & enfants) présente. D’apparence timide, Nadoo, une fois derrière son micro, la guitare en main se révèle, se montrant très à l’aise, n’hésitant pas à intéragir avec le public, invitant même celui-ci à venir jouer des percussions à ses côtés. Ce que finirent par faire quelques adultes et enfants, pour accompagner Nadoo.

Un très joli moment de partage culturel, musical.

Pour celles et ceux qui souhaitent suivre les aventures musicales de Nadoo, il vous est possible de le retrouver sur son site.

Guillaume.

Cornell n’est pas prêt de s’arrêter


pochette_cornell-campbellNothing can stop Us est l’album d’une jolie rencontre, et nous donne l’occasion de réécouter une voix importante dans le monde du reggae, celle de Cornell Campbell, surnommé Original Gorgon.

Notre grand Reggae Man de 68 ans collabore ici avec le groupe anglais de reggae Soothsayers, plutôt habitué à l’Afrobeat.

D’un côté l’expérience et la maturité de celui qui débuta avec Studio One et les Skatallites, de l’autre l’audace d’un groupe qui colle parfaitement à l’univers de Cornell.

Sachez que Original Gorgon et les Soothsayers seront au New Morning en novembre.

Un pur plaisir pour les vrais amateurs de reggae.

Michèle

Taximan


3760148288698_1_75Assoh Babylas est un artiste du Bénin mais qui se veut un des représentants du continent africain comme Alpha Blondy  ou Tiken Ja Fakoly.

C’est son deuxième album. Le premier titre Les ancêtres glorieux, est un hommage à tous ceux qui se sont battus dans le monde pour les peuples africains. Le deuxième titre dénonce le système politique existant dans de nombreux pays d’Afrique : guerres fratricides, corruption à tous les niveaux, avertissement aux femmes africaines de ne pas se laisser tenter par le mirage d’un rêve européen et qui risquent de se laisser entrainer dans la prostitution. Un appel vibrant à l’unité des peuples, à la paix, à la lutte contre la tyrannie.

Françoise

Dieu et ses vieilles chaussettes


Et bien c’est dans les vieilles chaussettes, qu’on fait d’agréables albums. Le dernier cd Old sock qu’Eric Clapton nous propose est composé de reprises de chansons qu’il considère comme importantes et de deux compositions personnelles inédites.

N’espérez donc pas trouver le dernier Grand Clapton, mais notre vétéran rock se fait plaisir dans ce cd, en compagnie de ses petits copains : J.J. Cale, Steve Winwood, Paul Mc Cartney

J’ai lu quelque part que c’était un disque pépère, et bien ça doit être aussi pour les mémères sans doute, car j’ai passé un bon moment, comme un avant-goût des vacances en l’ écoutant. On navigue entre le blues-rock, le reggae et le jazz. On y retrouve un Clapton décontracté, qui ne se prend pas au sérieux, et du coup sa nonchalance est contagieuse…

Un +++ à Angel, Every little thing et All of me.

Michèle.

L’esprit de l’eau


pochette takana_zion_kakilambeJe vous ai déjà parlé de cet artiste guinéen, Takana Zion. Si son album précédent Rasta governement était 100 % reggae, Kakilambe, son nouvel album, sorti en novembre 2012 est très différent.  Peut-être un peu trop varié pour moi, je m’y perds un peu, mais cela démontre sa capacité à s’adapter à différents styles musicaux. Cet album est un voyage entre la France et l’Afrique, on y retrouve de la musique traditionnelle, du reggae, du dub, mais aussi de l’électro. Il chante en français, en anglais et en soussou, sa langue natale.

Pour résumer,   ce cd est dans l’ensemble  un bon crû,  avec par exemple , Hassali, où il est accompagné de la chanteuse Aïcha Koné, et Mama Africa avec Sizzla Kalonji. Les morceaux dancehall We stronger, N’khili me plaisent moins, mais j’aime que cet artiste nous surprenne à chacun de ses albums. Bravo Mr Zion et que Kakilambe, l’esprit de l’eau vous accompagne.

Michèle

Du nu-reggae-electro


pochette_FloxSi vous aimez le reggae, si vous aimez l’électro, vous ne pouvez qu’aimer Flox et son  all must disappear.

Flox, anglais vivant en France, est pour moi un extraterrestre. Il a son monde bien à lui, varié, multiple et expérimental. Découvert en 2006 par Radio Nova et France Inter, cet album est son 4ème, il est paru en octobre 2012.

Flox, au fil de ses albums, devient de moins en moins confidentiel, par contre je le soupçonne d’être capable du meilleur comme du pire, je trouve que dans ses albums tout n’est pas forcément bon à prendre, mais il y a toujours quelques véritables bijoux, de véritables pépites. Alors en espérant qu’il maintiendra ce groove, bien à lui qui lui va si bien… écoutez-le….

mes préférés : Like Us all, Hello, Right here…

Michèle

Toujours aussi cool


J’écoutais le nouvel album de Tryo, Ladilafé, quand je suis tombée sur une critique acerbe de cet album, la personne descendait complètement ce disque. Voilà pourquoi aujourd’hui je fais cette chronique. Ce 5ème album de Tryo, je suis contente de l’écouter, j’y retrouve tout ce qui fait de ce quatuor un groupe de ménestrels sympathiques, engagés, qui nous font sourire, parfois nous touchent et surtout nous distraient. Alors effectivement tout n’est pas bon, on peut même leur reprocher de ne pas beaucoup évoluer, mais ils restent fidèles à leurs convictions, et les problèmes qu’il soulèvent sont toujours d’actualité, pour certains plus que jamais… Je passe toujours un bon moment en leur compagnie et les en remercie.

Mes préférées : Jugement sans appel, c’est un vent, les anciens, Brian Williamson… et pour illustrer leur engagement à Greenpeace : Greenwashing (qu’ils ont mis en avant)

Michèle.