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New Edition, les héritiers New Jack des Jackson 5


Voilà une de ces soirées où vous ne savez pas quoi regarder à la télé et en zappant, je tombe sur BET et la, le choc!!! Je tombe sur une mini série en 3 parties, le biopic des New Edition, le groupe phare du R’n’B, ou plutôt de la New Jack des années 80. Si le nom ne vous dit rien, peut être que vous connaissez les chanteurs, un au moins, le seul et unique in/fameux Bobby Brown, a.k.a monsieur Whitney Houston. A l’origine de la formation avec ses deux copains d’enfance, Ronnie Devoe et Michael Bivins, ils seront bientôt rejoint par deux autres membres Ralph Tresvant et Ricky Bell.

J’y reviendrais, mais pour le moment, focus sur le biopic que BET nous a concocté. Servi par un casting quatre étoiles avec notamment Wood Harris, Avon Barksdale dans The wire, Michael Rappaport ou Lala Anthony vu dans Power, on y retrouve aussi Bryshere Y. Gray, Akeem d’Empire et mon petit coup de coeur, Caleb Mc Laughlin, l’excellent Lucas de Stranger Things et j’en passe, vous allez suivre l’histoire de ces jeunes enfants des cités de Boston devenus stars jusque dans les années 90.

Pour revenir au véritable groupe, je dis que c’est les dignes héritiers des Jackson 5, car c’est Brook Payne, oncle de Ronnie Devoe et manager du groupe à leurs débuts qui leur a donné ce nom des New Edition, car ils étaient, selon lui, la nouvelle version de la formation de MJ, version 80’s à Boston. En réalité, leur trajectoire me rappelle plus les Temptations, rythmée par les trahisons, les changements de casting dans le groupe etc…

L’histoire des New Edition est loin d’être un conte de fées, même si elle commence comme tel en se faisant repérer par Maurice Starr dans un concours de talents locaux, où ils ne gagnent pas, mais sont malgré tout signé sur le label de Starr ,qui va leur produire un album avec notamment le titre “Candy girl” qui va faire des cinq gamins, une sensation instantanée.

L’album est un succès, les enfants partent en tournée dans tout le pays et à leur retour, chaque famille recevra un chèque de 1,87 dollars!!! Que c’est beau l’industrie du disque des fois… Après multiples divergences avec Maurice Starr, le groupe va signer chez MCA, du moins c’est ce qu’ils pensent… Ils cartonnent de nouveau dans les charts avec leur 2ème disque et des hits comme “Cool it now” ou “Mr Telephone man”, n’étant pas beaucoup mieux rémunérés que chez Starr, ils commencent à se poser des questions et se rendent compte qu’ils se sont de nouveaux fait avoir et sont en réalité sur “Jump and Shoot” un petit label qui a lui même son contrat chez le géant MCA et qui s’en met plein les poches sur le dos des gamins.

Ces soucis de management ne sont pas les plus gros problèmes au sein du groupe. C’est la personnalité extravagante de Bobby Brown qui devient vraiment gênante en réalité, problèmes d’addictions, trop envie d’être la star, même si en réalité c’est Ralph Tresvant qui est le plus souvent le lead vocal, c’est Brown qui fait le show man lors des concerts au point d’agacer ses copains qui finiront par l’exclure de la formation après une bagarre sur scène avec Michael Bivins, qui mettra fin à une de leurs tournées.

Les New Edition continuent un peu à 4 pendant un temps, mais sont un peu moins populaires, c’est l’arrivée au sein du groupe de Johnny Gill, déjà un peu connu en solo, qui relance la formation, seulement, cette arrivée a été validée sans le consentement de Tresvant, les 3 autres membres craignant que celui-ci prenne son envol en solo comme Brown avant lui. Finalement tout rentre dans l’ordre et sous la coupe de Jimmy Jam et Terry Lewis, les producteurs historiques de Janet Jackson, le groupe sort le disque “N.E Heartbreak”, leur plus gros succès jusque là. Plus orienté vers un public adulte, l’album est porté par l’une des plus belles ballades de la décennie et l’une de mes préférées tout court, “Can you stand the rain”.

Le succès de l’album leur permet de partir de nouveau en tournée et cette fois, accompagné de Bobby Brown pour son disque “Don’t be cruel” et Al B. Sure, la tournée est un immense succès.

A la suite de ça, Jam et Lewis propose aux membres du groupe de s’autoriser des projets annexes, une façon édulcorée de séparer les New Edition sans perdre la fan base qu’ils ont créer à travers les années. Tresvant et Gill sortent chacun des disques solo et les trois derniers compères deviennent Bell Biv Devoe, un groupe à la croisée du rap et de la New Jack. Chacun de son côté a du succès et ça semble convenir à tout le monde, Bivins s’essaye même à la production et découvrira un certain nombre de talents, dont un petit quatuor de Philadelphie… les Boyz II men, qui ont choisi leur nom en hommage au morceau du même nom des New Edition.

Cela dit, l’attente des fans, en vue d’un album du groupe au complet se fait pressante et vu les problèmes d’argent auquel les chanteurs sont confrontés et comme ils sont toujours sous contrat, ils décident de repartir en studio, avec le retour de Bobby Brown et sortent “Home again”, partent de nouveau en tournée et là, tout s’effondre à nouveau, un soir où Brown pousse le bouchon sur scène, une bagarre éclate en plein concert, la tournée s’arrête et le groupe retombe un peu dans l’oubli jusqu’au début des années 2000 où un certain Puff Daddy leur propose de relancer l’aventure, tout le monde est partant, mais malgré l’enthousiasme, le disque “One love” ne connaît qu’un succès modeste.

Malgré toutes ces brouilles internes, les coups de folies de Brown, les disques solo etc… Les membres sont toujours restés amis et jusqu’à maintenant, continue de tourner et d’être suivis par les nostalgiques de l’époque.

En tout cas, pour ceux qui voudraient découvrir ou redécouvrir l’histoire de cette formation qui a inspiré toute une génération de chanteurs-euses, je ne saurais vous conseiller de sauter sur ce super biopic disponible sur BET, ça vaut vraiment le coup!!!

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Dirty computer ou le Pussy Power par Janelle Monae.


“And we gon’ start a motherfuckin’ pussy riot or we gon’ have to put em on a pussy diet” dans le genre punchline féministe, Janelle pouvait difficilement faire plus fort, issu de “Django Jane”, l’un des quatres singles qui ont lancé la promo du disque, sur un track très hip hop, c’est comme ça que j’ai découvert que Monae allait sortir un album il y a quelques mois, je vous laisse imaginer comme j’étais impatient.

Je vous en avais parlé à retardement pour son “Electric Lady” et je disais déjà à l’époque que Janelle Monae serait l’une des artistes majeures de cette décennie, donc, vous avez compris, mon attente était grande à propos de son nouveau projet. En cinq ans, il s’en est passé des choses pour Janelle, elle brille au cinéma, possède son propre label (Wondaland) et est très investie politiquement et socialement, alors, avec tout ça, a t-elle eu le temps de nous concocter du costaud ou est-ce une déception?

Et bien, je dirais que si j’avais adoré ces précédents opus, ce “Dirty Computer” les surclasse tous!!! Janelle est libérée, libératrice et nous offre son disque le plus personnel en date, elle, qui a fait son coming out le 26 avril, s’affirmant comme “pansexuelle”, le terme a depuis explosé les moteurs de recherche, alors je vous laisse fouiller pour l’explication, quoi qu’il en soit, l’ex Cindi Mayweather s’assume et ça fonctionne à merveille!!!

Et musicalement me direz-vous? C’est Funky, c’est Pop, c’est Hip-Hop, ça respire l’influence de Prince à plein nez, notamment sur “Make me feel”, il aurait d’ailleurs travaillé avec Janelle sur le projet avant de nous quitter. On a aussi des ballades avec “Don’t judge me” ou le magnifique “I like that” et dans chaque style, la belle du Kansas excelle.

Le travail visuel aussi, est a souligné, comme à chaque fois, les clips sont très soignés et notamment celui de “Pynk”, si vous ne l’avez pas vu, je ne vous gâche pas le plaisir et je vous laisse le découvrir. Le disque est également accompagné d’un moyen métrage que je vous mets aussi en lien, il dénonce, sous couvert de science fiction, la politique de Trump et les difficultés pour ceux qui ont des orientations sexuelles autre que les hétéros.

Clairement, c’est pour moi, l’un des meilleurs disques de ce début d’année et je pense qu’on a pas fini d’entendre parler de Janelle Monae.

 

Laurent

The Chi, digne héritière des séries de David Simon


Ne perdons pas de temps, je me dois d’être clair de suite sur mon point de vue à propos de The Chi, c’est MON COUP DE COEUR de ce début d’année 2018 en terme de séries et vous verrez que niveau bande originale, on est pas mal non plus, mais j’y viendrais plus tard.

La série est réalisée par Lena Waithe, qui vous sera peut être familière si vous avez regardé Master of none sur Netflix, elle y joue le rôle de l’amie lesbienne de Dev, le héros de la série. Elle a également participée à l’écriture du show et a gagné un Emmy pour celle-ci, mais voilà ça ne suffisait pas à la jeune actrice/réalisatrice, elle avait en tête un tout autre projet, la création originale d’une série qui raconterait sa vision de sa ville natale de Chicago, la vie de la communauté Afro-Américaine de la “Windy city”. Pour ça, elle s’est offert un allié de poids et un Chicagoan par dessus ça, un certain Common, je vous en ai déjà parlé 2 ou 3 fois, je sais… Mais ici, il s’agit d’une autre facette de son talent, la comédie et la production aussi.

Voilà, l’histoire me rappelle un peu le film Collision dans sa manière d’être traitée, à savoir qu’en partant d’un événement bien précis, toute une communauté peut être impactée par les répercussions et que même des gens qui ne se connaissent pas peuvent être touchées… et pas qu’un peu.

Nous rencontrerons un jeune cuisinier de talent qui lutte pour se faire une place dans le monde de la restauration, un groupe de pré-ados tiraillés entre les gangs et l’école, un ancien gangster sur le retour ou encore un vétéran militaire qui lutte pour trouver sa route après l’armée et bien d’autres encore…

C’est difficile de vous en dire plus sans spoiler le récit, je n’en dirais donc pas plus sur l’histoire, par contre au casting, vous allez retrouver quelques visages familiers: Jason Mitchell qui jouait le rôle d’Eazy-E dans le biopic de NWA, Sonja Sohn, ma Kima de The Wire, Common donc, vous connaissez déjà si vous me lisez et puis le tout jeune Alex Hibbert, qui jouait un des rôles titres de Moonlight, le film oscarisé en 2016, on est pas mal en résumé… Quant à l’écriture, elle est très juste, efficace sans trop en faire, Lena prend son temps pour nous introduire les personnages et c’est en ça, que The Chi me rappelle beaucoup les séries de David Simon et plus particulièrement The Wire et Treme, où le personnage principal n’est autre que la ville elle-même, en l’occurrence, Chicago.

Bon et la musique dans tout ça me direz-vous? Et bah, là aussi, on a du très bon au programme, la ville de Chicago est assez fournie musicalement et dès l’intro de la série et la ballade de Coogie sur son vélo, les personnes en charges du soundtrack ont tapé très fort avec Chance The Rapper, la révélation musicale de Chicago et son “Coloring book”, personnellement, ça m’a plongé directement dans la série. Et ce ne sont que les premières minutes du show… Après ça, c’est une avalanche de bons sons, on oscille entre hip hop, R’n’B et Soul classique, moi qui suis clairement porté sur ce type de musique, j’ai compris ici, l’étendue du boulot qu’il me reste à accomplir pour parfaire mes connaissances tant j’ai fait des découvertes en regardant la série, je peux vous assurer que mon Shazam a chauffé!!! De Taylor Bennett à Noname en passant par The Cool kids, j’ai pas arrêté!!! Rassurez-vous, vous allez reconnaître quelques noms sur la tracklist, évidemment on retrouve Common, ce serait quand même un scandale qu’il n’y soit pas, Kendrick Lamar, le type est partout, mais aussi Mick Jenkins et Vince Staples, deux visages phares de la new school et côté Soul, l’excellent Lee Fields ou encore Sharon Jones.

Vous voyez, je vous ai pas menti, c’est du lourd!!! Pour conclure, je vous conseille fortement de tendre l’oreille durant l’épisode de la Block party, là, y’a vraiment des pépites!!!

En attendant la saison 2 avec impatience, je vous laisse dans les rues de Chicago en compagnie de Brandon, Kevin, Papa, Laverne et les autres… ENJOY.

 

Laurent

 

Elijah Blake, free at last…



Aussi talentueux comme auteur qu’en tant que chanteur lui-même, Elijah Blake nous revient après avoir quitter Def Jam, en indépendant sur le label Steel Wool et mon dieu que c’était une bonne idée!!! Pas que ses productions antérieures n’étaient pas de qualité, non, simplement, avec “Audiology”, on redécouvre un artiste libéré, qui drive son propre navire et avec le talent qui est le sien, c’est du lourd!!!
Le jeune Dominicain nous revient donc avec un deuxième album studio, deux ans après le très bon “Shadows and diamonds”, composé de quatorze titres, pour près d’une heure de bonheur musical, le ton me fait un peu pensé à un mix entre du Bruno Mars et Khalid, dont je vous avais parlé plus tôt cette année, cinq fois nominé aux Grammy depuis.
Le disque a des vibes 80’s et c’était le souhait de Blake, lui qui considère que cette décennie était la plus fournie en talent R’n’B/Pop avec évidemment Michael Jackson, mais aussi les plus beaux moments de Prince, l’une de ses idoles. Le single “Technicolor” illustre parfaitement cette tendance, j’ai eu l’impression de replonger dans le temps et de renfiler mon jean large et mon bomber’s pour aller aux après-midi du SMJ!!!
Assez de nostalgie, parlons actualité avec ce super disque où Elijah Blake dit avoir eu besoin de se sentir écouté par sa maison de disque et les producteurs et qu’être noyé dans la masse d’artistes chez Def Jam ne lui convenait plus, il a donc pris son envol et ce disque s’en ressent, il ne cherche pas le hit radio, il veut faire SA musique, du coup, on a des choses très variées, de l’up-tempo avec “Occupied”, par exemple, qui reprend la mélodie de “Around the way girl” de LL Cool J ou “Dopeamine” aussi. De la ballade bien sûr, avec notamment le superbe “Black and blue” et “Momma knows” qui est proche du Gospel.
Que ce soit sur du rapide ou du plus lent, Elijah se régale et nous aussi, mais le morceau dont je tenais vraiment à vous parler, c’est le bonus, “Hanging tree”, où l’artiste s’engage profondément dans les problèmes de société actuels aux Etats Unis, le retour des “White supremacists” avec la présidence de Trump. Il dit qu’il ne veut pas des chaînes de ses ancêtres, qu’il ne veut pas être une autre victime et finir sur les arbres de pendaisons.
La chanson est le premier single d’un album produit pour et par l’association Sankofa, créée par Harry Bellafonte, en collaboration avec de nombreux artistes, musicaux, cinéma et autres, pour donner une voix à ceux qu’on oublie et en faveur d’une justice égale pour tous.
L’album en question, “Broken window” bénéficiera d’un casting exceptionnel, avec des artistes tels que Nas, Sting, John Legend, Black Thought ou encore Joss Stone, à suivre dans une prochaine chronique, évidemment.
En attendant, je vous laisse découvrir l’immense talent d’Elijah Blake à travers ces quelques morceaux de son dernier opus.
Laurent

Les Soulections # 12 : Teddy Pendergrass


Alerte musique pour faire des enfants!!! Teddy Pendergrass est dans la place! On a affaire ici à un poids lourd de la soul suave et sensuelle. Ce type a une voix à faire fondre un igloo, mesdames, vous n’êtes pas prêtes
La carrière de “Teddy Bear” a subi de nombreux rebondissements, nous y reviendrons plus tard, pour le moment, on va se concentrer sur l’immense talent de celui qui était considéré pour beaucoup comme le Marvin Gaye du label Philadelphia.
Comme nombreux chanteurs Soul, Teddy a commencé par le Gospel dès son plus jeune âge et plus tard, s’est tourné également vers la batterie, pour laquelle il avait également un talent certain, c’est d’ailleurs par là que sa carrière va véritablement se construire.
Il intègre “The cadillacs” comme batteur et tourne avec eux pendant un certain temps avant que le groupe ne fusionne avec une autre formation: Harold Melvin and the Blue Notes.
La fusion est un véritable succès et le groupe explose aux yeux du grand public avec des titres comme “Wake up everybody”, un morceau fait pour éveiller les consciences et repris par un sacré paquets d’artistes, mais surtout les deux tubes interplanétaires: “Don’t leave me this way” et “If you don’t know me by now” . Ces deux chansons, vous les connaissez forcément, le premier va devenir un standard du disco et sa reprise par Thelma Houston sera encore plus spectaculaire! Quant au deuxième, c’est l’un des slows les plus romantiques jamais écrit.
Pendant quelques années, tout marche comme sur des roulettes, sauf que, Teddy Pendergrass commence à faire sérieusement de l’ombre à Harold Melvin, le fondateur du groupe, qui supporte mal que la plupart des titres soient chantés par Teddy et que le groupe devienne au fur et à mesure, le sien. La séparation est inévitable et si Pendergrass va continuer sa carrière solo avec le succès qu’on lui connait, les Blue notes vont disparaitres des charts.
En 1977, Teddy sort donc son premier album éponyme et quel album!!! Avec “The whole town’s laughing at me” et “You can’t hide from yourself”, le crooner tient ses singles et le public est conquis!!!
Jusqu’en 1982, au rythme d’un disque par an et avec des titres inoubliables tels que “Love TKO” ou “Close the door” Teddy Pendergrass devient la nouvelle icône sexy, image de la virilité avec ses concerts réservés aux femmes (pleins à craquer), sa voix puissante et suave fait tourner les têtes jusqu’à ce jour de Mars 1982 où il est victime d’un terrible accident qui va le laisser paralysé des deux jambes.
L’accident fait en plus des dégats physique, une grosse polémique car la déclaration officielle est que la Rolls du chanteur n’avait plus de freins, sauf que, Teddy n’était pas seul dans la voiture, il était en compagnie d’un danseur transexuel ayant déjà été arrêté pour des faits de prostitutions, ce qui, à l’époque est un petit scandale, surtout pour un séducteur comme Teddy. Du fait que le chanteur ait dédommagé fortement le danseur et sa famille, certains ont supposé que ceux-ci étaient en train d’avoir des relations au moment de l’accident et que Pendergrass aurait perdu le contrôle du véhicule, rumeur ou faits, on ne saura jamais…
Cependant, la carrière de celui-ci est mise en suspens le temps de la rééducation et si, il continuera d’avoir du succès sur ses albums studios, il refusera de monter sur scène en fauteuil roulant jusqu’en 1985 où il fera son retour acclamé par la foule, lors du concert “Live Aid” à Philadelphie.
Après ça, il a continué à sortir des disques jusqu’à la fin des années 90 avec plus ou de moins succès à la fin, il a ensuite fait le choix de se retirer du monde de la musique et de se concentrer sur des oeuvres caritatives.
En 2009, Teddy Pendergrass est hospitalisé pour une opération suite à son cancer du colon, tout se passe bien en apparence et l’artiste peut rentrer chez lui pour reprendre des forces auprès des siens. Seulement quelques semaines plus tard, il doit être de nouveau hospitalisé pour des problèmes respiratoires et cette fois, il va rester au Bryn Mawr Hospital, chez lui en Pennsylvanie jusqu’à son dernier souffle sept mois plus tard, le 13 Janvier 2010.
Laurent

Khalid, un teen Americain bourré de talent.


 

Bien plus pop que ce que j’écoute habituellement, le premier album de Khalid est pour moi, l’une des plus belles surprises de cette première moitié d’année 2017. La première sortie de ce jeune Texan de 19 ans seulement se nomme “American teen” et contrairement à ce que laisse suggérer ce disque fait déjà preuve d’une grande maturité.

Toute l’heure durant, Khalid va partager avec nous son expérience de la vie d’un teenager déjà presque adulte aux Etats Unis de nos jours. Des soirées aux histoires d’amour via les réseaux sociaux, mais aussi sur des thèmes plus intimes comme sur “Shot down” ou “Cold blooded”.

Dans l’ensemble, le ton du disque reste assez léger, on flâne en écoutant la voix un peu abimé de Khalid et musicalement on est assez proche de ce que peut faire The Weeknd tout en ayant sa propre personnalité. On ressent les influences d’un Frank Ocean et Khalid ne s’en cache pas et cite régulièrement ses inspirations musicale, même s’il affirme que sa principale muse c’est sa maman, c’est pas mignon ça???

En tout cas, si étonnamment vous êtes passé à côté des hits de l’album comme “Location” ou “Young, dumb and broke”, quelle meilleure période que l’été pour une séance de rattrapage musicale?

Perso, je me suis régalé et je vais suivre ce jeune artiste de près, je vous invite à faire de même.

Laurent

SZA prend le CTRL.


Après plusieurs mixtapes et différentes apparitions sur les disques des artistes de Top Dawg Entertainment, le label entre autres de Kendrick Lamar, Solana Rowe, alias SZA sort enfin son premier album studio: CTRL.

Couvée par Anthony Tiffith, le boss de TDE, qui ne souhaitait pas lui brûler les ailes en sortant trop tôt son disque, SZA a eu le temps de faire ses armes auprès des géants de l’industrie musicale US. Elle écrit des morceaux pour Rihanna sur “Anti”, collabore avec des artistes tels que Chance The Rapper, la révélation de l’an dernier, mais aussi 50 cent ou encore Isaiah Rashad.

Elle propose 2 mixtapes nommées “S” et “Z” qui fonctionnent très bien et du coup, le 3ème opus devait s’appeler “A”, compléter son nom et il aurait été son premier album studio. En définitive, le projet se nommera donc “CTRL” et est donc sorti au mois de Juin de cette année 2017. Le disque est assez proche de son premier projet musicalement avec des influences très variées, la native de St Louis cite aussi bien Common que Björk, les Red hot chili peppers ou Billie Holiday, grand écart musical ou pas?

Difficile donc de la classer dans une case même si le disque sonne hip hop/Nusoul avec des influences trap, un soupçon d’électro et les vocalises de SZA nous ramène également à des aspects plus pop, voir rock parfois, nous dirons donc que c’est un disque éclectique.

Quoiqu’il en soit “CTRL” est un premier album très réussi avec un univers musical bien à lui, assez mélancolique dans son ensemble. Je vous propose les vidéos des excellents singles, mais mes gros coups de cœur sont “Doves in the wind” en featuring avec Kung-fu Kenny (Kendrick Lamar) et “The weekend”.

Je vous invite vivement à découvrir cette artiste, car vous risquez fortement d’en entendre parler dans les années à venir.

Laurent

Insecure, le soundtrack le plus hype du moment!!!


Soyons clair tout de suite, Insecure, c’est l’un de mes coups de coeur séries de 2017, j’ai mis un an avant de m’y mettre, mais sur le conseil d’experts (si vous me lisez, vous vous reconnaitrez…), je m’y suis et j’ai binge watcher les 2 saisons en quelques jours!!!

L’histoire, c’est celle d’Issa et Molly, deux jeunes trentenaires californiennes à la recherche d’une stabilité professionnelle et sentimentale. Ce qui pourrait paraître une histoire très classique de comédie romantique et en fait bien plus que ça, un peu à la manière d’Atlanta, dont je vous avais parlé dans le post sur Childish Gambino, les sujets sont traités avec une telle finesse et beaucoup d’humour, qu’Insecure peut se permettre de toucher un peu à tous les sujets sensibles, des inégalités hommes/femmes, aux conflits inter-raciaux et j’en passe… Tout ça sur une bande originale du feu de dieu et c’est bien sûr de ça dont on va parler aujourd’hui!

Ce soundtrack, justement, c’est l’oeuvre d’un des monstres du R’n’B de ces 20 dernières années, MONSIEUR Raphael Saadiq, l’ancien lead de Tony! Toni! Toné! est l’architecte de la musique derrière la série et croyez moi, elle fait partie intégrante du show!

Saadiq a réuni, pour la B.O de ces deux premières saisons, la crème de la scène rap et R’n’b Californienne du moment car la série se déroule à Los Angeles et ils ont voulu mettre en valeur les artistes du lieu où vivent nos héroïnes, d’autres artistes sont également à l’affiche et je vais vous faire un petit tour rapide de ce que l’on peut entendre en regardant les tribulations d’Issa.

Le pilote d’Insecure débute sur “Alright” issu du mythique “To pimp a butterfly” de Kendrick Lamar, donc d’entrée ça vous met dans l’ambiance et après ça, c’est une avalanche de talents, un savant mix entre old et new school, du légendaire Ice Cube et son “You know how we do it” jusqu’à la dernière sensation du rap féminin, Cardi B. On retrouve également SZA, dont je vais également vous parlé très bientôt, pour la sortie de son premier disque “CTRL”, Erykah Badu, Raphael Saadiq, lui-même est également de la partie, ça c’est pour les têtes d’affiches, mais j’en passe bien évidemment.

La ou la B.O est vraiment sympa, c’est qu’elle nous fait découvrir une tonne de nouveaux talents tels que Lion Babe, qui a participé également à la B.O de Queen Sugar (un autre article à venir très bientôt), Shy Carter, Dawn ou encore St Beauty, croyez moi, vous risquez d’entendre parler de cette nouvelle vague.

Quelques guests prestigieux apparaissent aussi dans la série et sa bande originale tels que Jidenna ou Ty Dollar Sign, je vous laisse découvrir ces petits caméos bien sympathiques. Et ce que je ne peux pas me permettre d’oublier, ce sont les talents de rappeuses de l’actrice principale Issa Rae, qui, dans la série a une grosse tendance à freestyler seule, devant son miroir et ça vaut souvent son pesant de cacahuète. Elle va aussi s’essayer à un open mic, pour l’un des moments les plus hilarants de la série sur le “Bossy” de Kellis, faites moi confiance, vous n’êtes pas prêts.

Voilà j’espère vous avoir donné envie de voir Insecure, je pense que vous ne le regretterez pas, en attendant la troisième saison l’an prochain, vous pouvez découvrir Issa et ses copines sur OCS ici. et pour l’intégrale des morceaux que vous pourrez entendre, je vous invite à jeter un oeil ici.

Laurent

Les Soulections #5: Luther Vandross


Allez, avoue Guillaume, tu la sentais venir celle-là, non? Je l’ai pas fait en premier, mais j’étais obligé d’y venir, c’est Luther quand même, “The king of the bedroom”, si ce n’est pas un surnom imagé ça, j’y comprends plus rien!!! Un surnom que le chanteur n’appréciait guère cela dit, ni les sous-vêtements que les jeunes femmes lui lançaient continuellement sur scène d’ailleurs, mais bon, que faire, sa musique crée des émotions, c’est comme ça…

Luther Vandross, c’est l’une des voix de la soul/R’n’B reconnaissable entre mille, c’est la voix de velours comme disait Dionne Warwick, l’une des meilleures amies de l’artiste et elle sait de quoi elle parle, il me semble.

Luther, c’est une grosse quinzaine d’albums studios, une demi-douzaine en live, 8 grammy awards, difficile d’appeler ça de la musique d’ascenseur, hein G…? ;-P

La carrière de Luther Vandross débute en tant que choriste pour des chanteurs tels que David Bowie, Bette Midler et Barbara Streisand pour ne citer qu’eux, puis crée le groupe Luther, qui sortira deux albums, passé inaperçus, il retourne à son boulot de choriste jusqu’à sa participation à l’album de Change où il est le lead singer sur “The glow of love” et “Searching”, cette fois sa carrière est lancée!!!

Avec l’aide de Donna Summer et la participation de son acolyte de toujours, l’immense bassiste Marcus Miller (qui dit que c’est en côtoyant Luther qu’il a enfin su apprécier les chanteurs, qui n’était pour lui, jusque-là que des faire-valoir pour les instruments) qu’il sort son premier album solo: Never too much, une perfection pour moi, avec le titre éponyme évidemment, mais aussi la reprise de Dionne Warwick, “A house is not a home” (la chanteuse dit quand même que c’est Luther a qui doit revenir la version définitive de ce morceau tant sa performance est supérieure), “Sugar and spice”, “Super lady” etc…

Quelques albums plus tard, Luther devient LA référence du romantisme durant cette période avec des tubes comme “Always and forever”, “There’s nothing better than love” avec Gregory Hines ou encore “Any love”.

Il était capable de sortir de son confort de crooner avec des morceaux plus funky comme “Bad boy/Having a party”, “Till my baby comes home” et j’en passe, il a également su s’adapter aux changements musicaux pour continuer à produire quasiment un disque tous les deux ans entre 1981 et 2003.

Des albums de Noël, des reprises, des duos avec des artistes tels que Stevie Wonder, Mariah Carey ou encore Busta Rhymes, la carrière de Luther Vandross est aussi diverse qu’elle est talentueuse.

Malheureusement, le 1er Juillet 2005, il meurt des suites de ses problèmes de santé, il souffrait de diabète et d’hypertension. Bien que reconnu par le monde de la musique, son décès est presque passé inaperçu à l’exception du disque hommage “So amazing: An allstar tribute to Luther Vandross” avec des reprises de ses standards par des artistes tels que Beyonce, John Legend, Usher ou encore Aretha Franklin.

En attendant, vos soirées romantiques sont parées avec la playlist spécial Luther ci-dessous…

Laurent

50 cent a toujours le Power!!!


Non, ce n’est pas une chronique à propos de 50 cent, pas uniquement en tout cas! A vrai dire ça fait un moment que je voulais vous parler de la série qu’il co-produit: POWER, donc la diffusion de sa quatrième saison, actuellement aux USA semblait le moment tout indiqué pour ça. Comme chaque série dont je vous ai parlé jusque-là, il s’agira principalement de sa bande originale, bien sûr, mais avant tout, voyons voir de quoi il s’agit.

James St Patrick (Omari Hardwick), est le gérant d’une boîte de nuit New Yorkaise, mais ce n’est qu’une partie de sa vie, dans la rue, il est Ghost, l’un des plus gros distributeurs de drogues de la grosse pomme. Avec son ami d’enfance Tommy (Joseph Sikora), ils gèrent d’une main de fer le trafic New Yorkais. Seulement, Ghost veut sortir de ce cercle vicieux, protéger sa famille et investir dans le monde de la nuit (légal). Evidemment, tout ne va pas se passer comme prévu, surtout quand son amour d’enfance, qui travaille pour le FBI pointe le bout de son nez.

Bref, Power est un peu un Scarface moderne dans le milieu de la nuit de New York, le casting est très solide et Courtney Kemp Agboh, la créatrice du show est une valeure sûre et gère ce beau petit monde à merveille. Certains diront que c’est un show “bling bling”, tourné comme un clip hip hop à rallonge, personnellement je n’ai pas du tout cette sensation, l’histoire bien qu’assez classique me tient en haleine depuis quatres saisons et a fait de Power l’une de mes séries préférées actuellement.

Voilà pour la mise en bouche, maintenant parlons musique et comme une partie de l’histoire se déroule dans des clubs hype et que Fifty est derrière les choix musicaux, autant vous dire tout de suite qu’on est gâtés!!! Le générique nous mets direct dans le bain avec l’excellent “Big rich town” de 50 cent et Joe, mais ce n’est qu’un avant goût du régal Hip hop/ Rn’B qu’on nous propose, à tel point que je n’ai pas pu me résoudre à beaucoup cutter, je vous ai préparé une playlist d’une quarantaine de morceaux, merci Tunefind!!!

Au programme, le patron de G-Unit est évidemment à l’honneur, mais on retrouve aussi Erykah Badu, 2pac ou encore Angie Stone et même du Smokey Robinson, ça c’est pour les anciens. Pour la nouvelle école, du lourd aussi avec Schoolboy Q, Mack Wilds, qui jouait Mike dans The Wire, Wiz Khalifa, Lil’Wayne, bref que des pointures du hip hop actuel.

Le R’nB et la Nu-soul ne sont pas en manque non plus, on retrouve SZA, la nouvelle perle de TDE, Chris Brown, Lalah Hathaway, pour ne citer qu’eux.

Mais je dois que cette B.O m’a fait découvrir deux pépites, que je souhaitais mettre en avant plus spécialement, Jacob Banks, dont la chronique est à venir sur Sème la zic et Jones, qui pourrait devenir l’une des nouvelles voix de la Pop/Soul Londonienne avec le titre “Indulge” que j’ai adoré!

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de découvrir la série et sa B.O car elle valent vraiment le coup, le lien vers l’intégrale des morceaux de la série se trouve ici et vous pouvez retrouver la série sur OCS.

 

Laurent

Les Soulections #3 : Angie Stone


Changeons un peu d’époque et revenons un peu à des artistes actuels avec une des divas de la Neo Soul, Miss Angie Stone. La diva de Colombia, souvent comparée à Chaka Khan, tant pour son physique que ses morceaux souvent sexy est l’une des pionnières de la Nu-Soul actuelle au même titre quErykah Badu ou celui qui fut son compagnon et père de son fils, D’angelo.

Dans un style proche de la “Philly Soul”, Stone a enchaîné les albums depuis la fin des années 1990 avec un succès constant, mais avant ça, elle avait fait plusieurs tentatives en groupe un peu moins fructueuses, de qualité, certes mais moins reconnues publiquement.

Elle a commencé comme beaucoup, par le Gospel, puis, comme elle est fan de basket, elle s’inscrit dans un programme de sport-études où, avec deux de ses amies, elles fondent un trio hip hop funk du nom de “The Sequence” et sortent deux tubes qui fonctionnent plutôt bien. Après deux albums, le groupe se sépare et Angie continue son petit bonhomme de chemin, notamment avec le groupe Mantronix et également en tant que choriste sur un des albums de Lenny Kravitz.

La suite, c’est le groupe Devox, qui lui offre pour la première fois, le lead vocal. C’est aussi à cette période qu’elle rencontre D’Angelo, pour qui, elle fait des choeurs (et un enfant), cette visibilité lui permet de sortir un premier album solo, “Black diamond”, qui explosera les charts et lancera sa carrière définitivement.

Son deuxième album, “The mahogany soul” la consacrera définitivement comme l’une des reines de ce mouvement et Stone va continuer à nous régaler les oreilles, elle compte à ce jour sept albums et une multitude de collaborations avec des artistes tels que Dave Hollister, Anthony Hamilton, Prince et j’en passe…

Il ne vous reste plus qu’a (re)découvrir l’univers de cette formidable artiste.

Laurent

Nos samples rendez-vous #15 : Zhané et Michael Wycoff


zhanePetit retour dans le passé, vers mes années collèges, plus précisément en 1993 avec l’un des groupes phares de Rn’B de l’époque, Zhané et leur titre « Hey Mr. DJ ».  A la base, les 2 chanteuses du groupe étaient des solistes, Jean Baylor et Renee Neufville, elles avaient déjà collaborés avant d’être un groupe et l’intervention du DJ de Will Smith himself (Eh oui ! avant d’être acteur, il rappait), Monsieur Jazzy Jeff, que les fans du Prince de Bel Air connaissent plus pour ses vols planés  que pour son talent derrière les platines.

Pour leur tube, les filles ont choisi un sample de Michael Wycoff, sur le titre « Looking up to you ».  L’ancien choriste de Stevie Wonder, malgré sa brève carrière, due à ses problèmes de drogues et d’alcool, a eu le temps de nous pondre quelques hits, dont celui-ci, sur son deuxième album « Love conquers all » en 1982.

Laurent

Cette année, on pense tous Monae, Monae!!!


2017 sera l’année des débuts cinématographiques pour Janelle Monae avec des apparitions dans deux films très remarqués: Moonlight (Oscar du meilleur film) et Les figures de l’ombre. L’occasion pour moi de faire une petite séance de rattrapage sur Janelle, la chanteuse, c’est quand même sa carrière première après tout!

Pour ceux qui seraient passés à côté du phénomène, Janelle Monae (Robinson), c’est l’une des nouvelles reine du R’n’B/Soul Américaine. Découverte par Big Boi d’Outkast, puis signée par Puff Daddy chez Bad Boy records, pour qui elle a déjà signé un EP et deux albums, Janelle, c’est la dernière poule aux oeufs d’or de Diddy.

Personnage quelque peu excentrique, elle aime à dire qu’elle a grandi en s’inventant un monde fait de musique et de science fiction, elle s’est d’ailleurs créé un alter-ego androide: Cindy Mayweather, qui revient régulièrement dans ses morceaux, elle est le fil conducteur des trois projets de Janelle: Metropolis Suite 1 (The chase), The Archandroid (Suites 2 et 3) et The electric lady (Suites 4 et 5).

C’est de ce dernier dont je vous parlerais aujourd’hui, sorti en 2013, The electric lady est pour moi l’un des albums les plus marquants de ces dernières années. L’artiste y est très inventive, diversifiée, passant par tous les styles qu’elle affectionne: Soul/Funk, Rn’B, Hip hop et Rock, elle excelle à mélanger les genres et s’est entourée des meilleurs pour ce faire.

Au casting de cet opus, ni plus ni moins que l’une des dernières apparitions de Prince himself, la reine Erykah Badu et les stars montantes du milieu Solange et Miguel, ainsi qu’Esperanza Spalding sur “Dorothy Dandridge eyes”, le tout coproduit par ses 2 mentors Big Boi et Diddy. Le CD se termine par le morceau “What an experience” et ce titre ne pouvait pas être mieux trouvé tant le plaisir est total.

Pour conclure il ne me reste qu’une chose à dire, à quand les prochaines aventures de Cindy Mayweather et je vous laisse profiter du génie de Janelle…

Laurent

Bibo, à Toulouse entre Hip Hop et Soul


Dans l’idée de vous faire découvrir des artistes indépendants, voilà mon premier choix et ceux qui me lisent se douteront qu’il s’agit de hip hop évidemment, mais pas que, car Bibo est un artiste aux talents multiples. Le Toulousain alterne rap et chant sans complexe et avec une facilité déconcertante! Poser un seize mesures, c’est une chose, mais quand en plus, on peut se permettre de chanter ses propres refrains, voire des tracks entiers et ça sans auto-tune, c’est une autre performance quand même!

Finalement, peu d’artiste s’essayent à cet exercice, sans auto-tune et comme n’est pas Lil’Wayne qui veut, l’utilisation à outrance de cet outil par les rappeurs/chanteurs actuels est un beau raté de l’histoire du rap, si vous voulez mon avis, bref…

Quand j’ai commencé à écouter Bibo, j’ai retrouvé un flow et un timbre de voix qui m’ont immédiatement fait penser à Vibe, alors je sais, je remonte loin et les plus jeunes ne connaîtront pas forcément, mais les 2 chanteurs ont vraiment des similitudes. Outre Atlantique, on pourrait citer aussi Ryan Leslie ou les Fugees dans les années 90/2000, tout ça pour dire qu’allier le rap et le chant n’est pas un exercice facile et qu’ils ne sont pas des millions non plus à réussire et Bibo fait partie de ceux-là.

Il baigne dans le son depuis tout jeune et comme pour beaucoup, sa carrière est faite de haut et de bas, il chantait dans l’église de son quartier tout en façonnant ses rimes dans son coin et après plusieurs apparitions au sein de divers collectifs, il sort son premier opus « Blues 2 bitume » en 2002 qui est plutôt bien accueilli. Partant de ce modeste succès,  Bibo fera les premières parties d’artistes comme Disiz, Daddy Mory ou encore Singuila. Depuis, le mc Toulousain continue son petit bonhomme de chemin et accumule les projets solo ou en collaboration sur des mixtapes avec, pour n’en citer que quelques uns Antilop-Sa, Al Peco ou encore DannyBoss.

Pour en revenir à #20, le dernier album en date de Bibo, il est composé de vingts morceaux, dont seize inédits et quatre mix de ses anciens couplets d’une dizaine de minutes chacun (le gars en a sous le pied quand même!!!), le concept est vraiment sympa, on est presque sur du recyclage musical et ça aurait été dommage de perdre de la qualité comme ça.

L’album est principalement orienté Nu-Soul, notamment  les morceaux produit par Le Nuage, mais Bibo montre sur quelques morceaux comme #Corner ou #J’aiPerduMonRap qu’il n’a rien perdu des qualités de mc qu’il affichait sur #LesCoupletsOubliés. Perso mes gros coups de coeur sont #LouangesEtAcclamations et #PopcornMode produits respectivement par Chris Lou et Al bandito, qui produit cinq autres tracks sur le CD.

Pour résumer, voilà un petit gars d’1m65 qui a une bien belle plume, une belle voix et une grosse frappe derrière le mic! Souhaitons lui une belle carrière.

Pour découvrir l’album en intégralité, c’est par ici.

Laurent