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# La playlist de septembre : sur la route


visuel playlist sur la route-page001C’est la rentrée. Oui, c’est la rentrée, tous les ans, elle revient…. Mais elle nous permet de se remémorer les beaux souvenirs de nos vacances (il faut lui bien lui trouver des points positifs). Alors pour accompagner ces souvenirs, nous vous proposons quelques musiques de voyage dans la #playlist de septembre : Sur la route. Montons dans le van et laissons-nous porter sur le macadam.

Bonne écoute !

Carine

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Manchester, Terre de Musique


Comme à Paris en novembre 2015, l’horreur  a donc frappé à nouveau  le 22 mai dernier en Angleterre, la jeunesse réunie dans une salle de spectacle de Manchester,  ville emblématique de la culture rock-pop. Mais rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans une tribune contre ces actes qui frappent aveuglément les populations européennes depuis quelques années… Non, je m’en tiendrais juste à évoquer cette ville, Manchester, terre de musique, après avoir été un berceau de l’industrie anglaise, dans les années 70 et 80, sans parler évidemment des deux clubs de football rivaux, Manchester United et Manchester City.

Depuis les années 80 donc, toute une pléiade de groupes ou d’artistes issus de cette ville située dans le nord de l’Angleterre, vont émerger sur la scène musicale anglaise puis européenne et mondiale, dans des genres très différents. Il en va ainsi des groupes de rock tels que Stone Roses, Take That (avec le tout jeune Robbie Williams), Chemical Brothers, de Richard Ashcroft du groupe The Verve, mais aussi d’Oasis (groupe des frangins Liam et Noel Gallagher), de Joy Division, New Order, des Smiths et leur chanteur Morissey, de Simply Red. Plus récemment, et dans un genre musical différent, le jazz, c’est le trio jazz Gogo Penguin qui fait sensation!

Comme Liverpool, qui fut le berceau des Scarabées, pardon des Beatles, Manchester au fil des décennies, s’est affirmé comme le terreau fertile de la rock culture anglaise, en dehors de Londres évidemment.

Aussi je vous propose une plongée en musique dans ce berceau qu’a été et demeure Manchester.

Régalez-vous!

Guillaume.

 

Guillaume.

 

Bienvenue dans la Canopée


J’ai découvert In the Canopy, quintet de rock progressif formé en 2011, lors d’un tremplin Zik organisé par le service culturel le 2 février 2017, à l’Espace Gérard Philipe. Ce soir-là, un autre groupe, The Shuffle (dont je parlerais dans une prochaine chronique), était venue partagé l’affiche, après un véritable périple en voiture, ils étaient en effet arrivé à 20 minutes du début du concert…!! Mais revenons à notre quintet haut perché dans les arbres, où plus exactement entre la cime des arbres et le début des nuages!

« Talking Monkeys« , album paru en avril 2016, nous convie à une ballade haut perchée… un voyage presque sensoriel, une embardée en haute altitude, tout en nous ramenant parfois au ras du sol avec des morceaux très percussifs, des sons très travaillés.Ce qui frappe d’entrée, via le morceau « Lighshot », c’est la qualité musicale, ancrée dans les influences 70’s assumées, telles Led Zeppelin, Genesis, , ou plus récentes avec Tame Impala, Radiohead. Emmené par la voix très maîtrisée à la palette très étendue de Thomas Müllner, personnage charismatique qui tient parfaitement la scène, le quintet nous propose une ballade musicale très propre, efficace, sans fioritures. Et c’est là selon moi que le bas blesse… en effet, à écouter le disque, on remarque que le groupe fait le grand écart entre les influences citées plus haut… ce disque manque d’unité sonore, même si la production est de très bonne facture. Les mélodies proposées vous embarquent vers les hautes sphères chères à ce quintet parisien. Les morceaux sont très électriques ou acoustique, parfois en mode ambiances pop des années 80-90, rock planant, onirique. L’univers de In the Canopy est très varié (trop peu être, enfin pour moi).

Ce disque reste néanmoins très agréable à écouter, permettant de découvrir un groupe de talent : In the Canopy, qui sur scène, s’avère très efficace. Alors si vous les voyez passer près de chez vous, n’hésitez pas, rejoignez-les! vous passerez un très bon moment, haut perché! Ca fait du bien!!!

Guillaume.

Une Saint-Valentin à la médiathèque…


saint-valentinA l’occasion de la Saint-Valentin, les bibliothécaires vous proposent une petite sélection de titres pour ambiancer votre soirée et il y en a pour tous les goûts, alors bonne fête des amoureux à toutes et tous !

The G, Duo Rock très Corsé !!


theg_pochetteLe 4 novembre 2016, L’Espace Gérard Philipe de Fontenay-sous-Bois accueillait une soirée « Jeunes Aventuriers 2016 », en prélude au festival du même nom, qui s’est déroulé du 6 au 16 décembre  ( http://www.festival-les-aventuriers.com/site2016/pages/artistes.html ). L’occasion pour le public de découvrir 3 groupes : Oblique (électro-pop), Dani Terreur (rock français, chanson) et le duo rock THE G. C’est sur ces derniers que mon attention s’est portée ce soir-là. Ce duo, originaire de Calenzana (Corse) est composé de Fiurenzu (batterie-chant, 15 ans) et Luigi (guitare-chant, 13 ans). Pourquoi ce patronyme de « G » : La réponse vous est donnée par Fiurenzu : « C’est comme cela que l’on appelle la tonalité de sol, en anglais, explique Fiurenzu. C’est l’un des accords les plus utilisés dans le rock, et « Sol » c’est aussi notre nom de famille… » (Corse-Matin, 10 Mai 2015).

Je vois d’ici vos mines étonnées…. Oui, à côté de la musique traditionnelle et du chant polyphonique corse, il existerait une scène rock en Corse ? Parfaitement!

Ce duo de jeunes rockeurs le prouve, et de fort belle manière! leur père, lui-même musicien, leur a mis très tôt dans  les oreilles du bon rock 70’s, 80’s et 90’s, avec une mention spéciale pour Shaka Ponk, que le duo adore. Si Fiurenzu commença le piano à l’âge de 4 ans (!), il a très vite abandonné, préférant se mettre aux baguettes et frapper sur des batteries. Luigi, lui, a jeté son dévolu sur la guitare. Sous l’œil vigilant, bienveillant, de leurs parents (maman s’occupe de leur scolarité at home, le père s’occupant de l’aspect musical) les deux frangins montent un répertoire de compositions personnelles plutôt que d’être un énième groupe de reprises. Bien vu!

Après quelques prestations de rue remarquées, quelques prestations scéniques en Corse et ailleurs, le duo sera repéré par Philippe Manœuvre, qui leur consacrera un entretien sur Europe 1 et des articles à deux reprises dans « Rock & Folk« , en novembre 2015 et août en 2016. Suite à leur EP 4 titres, ils seront à la Compil’ de Ouï FM, aux côtés de stars internationales. En ce début novembre 2016, ils atterrissent donc sur la scène des « Jeunes Aventuriers » 2016, forts de leur album « Straight« , autoproduit.. 30 minutes de show tonique, ultra-rythmé (tous les codes scéniques y sont passés, avec une jubilation évidente)! nul doute que bientôt un label va les prendre en charge, tant l’énergie, la complicité, et la maturité que dégage ce duo sur scène est impressionnante! (le public présent le 4 novembre a pu s’en rendre compte).

« Straight« , album de 12 titres originaux,  constitue  belle carte de visite musicale, où le talent en herbe (perfectible) des deux garçons saute à l’oreille. La guitare tantôt mélodique tantôt furieusement rock de Luigi, le tempo martelé avec précision et assurance par Fiurenzu, le duo The G ne peut pas vous laisser de marbre!

Ces deux garçons, grandi au soleil de l’Ile de Beauté, n’ont certainement pas fini de nous épater. Leurs premiers pas sont très prometteurs. A

Guillaume.

 

 

And all the pieces matter…


The wirePas d’autres choix pour moi que de vous parler de ce qui est, pour moi, la meilleure série de tous les  temps, « The Wire » ou  « Sur écoute » en Français. Réalisée par David Simon (comme « Treme », chroniquée précédemment), la série dépeint la ville de Baltimore aux débuts des années 2000. Durant les 5 saisons, il abordera un axe majeur par chapitre : La rue, les docks, la politique, l’éducation et la presse. D’ailleurs « The Wire » est inspirée du livre « Baltimore » où David Simon a suivi pendant un an, la vie d’un commissariat de la ville.

Si je vous parle de cette série, ce n’est pas que pour la qualité de l’œuvre télévisuelle, mais pour ce qui nous intéresse sur ce blog, la bande originale de celle-ci, qui est aussi diverse que géniale ! Du Hip-hop, de la Soul, du Jazz, du Rock, c’est une B.O où beaucoup pourront trouver leur compte.

Impossible de parler du soundtrack de « The Wire » sans parler de son générique. « Way down in the hole » (utilisé pour la saison 2) de Tom Waits est déjà un monument, mais il est décliné 5 fois par les Blind boys of Alabama, les Neville Brothers, Domaje et Steve Earle, chaque version accompagnant parfaitement le thème de la saison en question.

Egalement à l’affiche, Masta Ace avec un « Unfriendly game » qui compare la vie dans la rue à un match de football Américain, les paroles méritent la traduction tellement l’auteur maîtrise le « story telling » à la perfection. Solomon Burke ou encore The Pogues complètent cet opus et ce n’est que pour la B.O officielle de la série, en réalité, dans la série, la musique a une place encore beaucoup plus importante, notamment à chaque épisode final.

Je finirai quand même en revenant un peu sur la série elle-même (également disponible à la médiathèque), car si elle n’a pas connu le succès au niveau audience, que ce soit en France ou aux US, le temps et le bouche à oreille faisant son œuvre, « The Wire » a obtenu la reconnaissance qu’elle mérite, pour avoir abordé des sujets très sensibles traités intelligemment et portés par un casting de quasi-inconnus exceptionnels qui incarneront des personnages inoubliables pour quiconque a vu la série.

A NE MANQUER SOUS AUCUN PRETEXTE !!!

Laurent

Un vinyl avec Scorsese et Jagger aux platines !


vinyl-hbo-series-album-cover-artNouvelle série issue de la collaboration entre Martin Scorsese et Terrence Winter (Boardwalk empire), Vinyl est une série qui traite de l’univers du rock au début des années 70, avec Mick Jagger à la production (son fils a d’ailleurs également un rôle),  cette fiction a tous les atouts pour devenir un nouveau classique de la chaine HBO (The wire, Les Sopranos, Game of thrones…)

Le premier épisode (1h40) pose les bases, sans souffler une minute, nous présente les protagonistes : Bobby Cannavale est Richie Finestra, le boss d’une maison de disques en perdition, American Century, ses associés aussi loufoques les uns que les autres et sa femme Devon (Olivia Wilde).

Nous allons le suivre dans sa recherche de LA pépite, le nouveau talent qui est censé sauver sa compagnie et l’avenir du Rock tel qu’il l’entend. Inondée de références musicales et de guests prestigieux (On y aperçoit Led Zeppelin, Andy Warhol et d’autres encore…)

Ce pilote d’une heure et demie n’aurait pas fait tache dans la filmographie cinéma de Scorsese, ici, « sex, drugs and rock n’roll » prend tout son sens et les amateurs de Rock, comme les autres s’y retrouveront, car si on nous présente Vinyl comme une série sur la musique, c’est bien des personnages déjantés de Scorsese dont il est question et l’univers rock des 70’s est bien là pour les mettre en valeur.

La bande originale de la série est déjà dans nos bacs et la série est visible sur OCS, 24h après la diffusion.

Laurent

Black Star, ultime salut terrien avant départ vers les étoiles !


BlackStar_image« Black Star« , paru le 10 janvier dernier, 2 jours seulement après sa disparition, est le dernier opus composé par David Robert Jones, alias David Bowie.

Ultime preuve de son immense talent, de son insatiable curiosité artistique, « Black Star » (non, ce n’est pas une référence à l’Etoile Noire de Star Wars), est un conglomérat sonore, un kaléidoscope musical qui reflète parfaitement ce qu’à toujours été l’univers de David Bowie : un génial mélangeur-arrangeur de genres, de pratiques (chant, peinture, musiques, photo…).

Ici le morceau éponyme de l’album, qui ouvre celui-ci est une parfaite illustration de cela : Si la voix, abîmée par la maladie, donne encore quelques frissons par sa justesse et son timbre unique, l’orchestration générale, mélange de jazz, de boucles électroniques, de nappes synthétiques, offre une musique hors du temps, quasi lunaire. 10 minutes d’une introduction ultime au monde multicolore de David Bowie. La suite, dès » She was a whore », s’avère plus pop, même si le saxophone aux aspects free des 60’s y est des plus présents. Puis, de « Lazarus » (le clip, qui montre Bowie, dans son lit d’hôpital, la Mort ayant déjà entamé son travail de sape, est assez terrible, bien que sublime dans son esthétique visuelle) au terminal « Everything away », c’est une déambulation sonore, une balade musicale, au gré des ambiances (pop, jazz, électro). La voix livre ses derniers ressorts, comme un cadeau ultime d’un artiste qui va s’en aller (ce qui n’est pas sans me rappeler « Made in Heaven » de Queen, ultime témoignage sonore du talent vocal de Freddie Mercury, avec là aussi des morceaux très très « aériens »).

« Black Star » est un magnifique chant du cygne musical, une dernière pirouette pop, pilotée de mains de maîtres par David Bowie, alors que la Grande Faucheuse, (« Dame Oclès » comme l’appelle Mathias Malzieu dans son récent livre « Un vampire en pyjama ») est en route pour prendre possession définitive et sans remords d’un artiste qui aura marqué de son empreinte les 50 dernières années de l’histoire musicale, par son sens inné et surdéveloppé de la création artistique.

Un belle sortie, par la grande porte ! Pour un artiste comme Bowie, Il ne pouvait en être autrement !

Guillaume.

 

Rock au Féminin ? Yes, Girl Power!


JanisJOplin_imageL’histoire du rock, depuis les années 50, après l’apparition renversante et bouleversante du jeune Elvis Presley, qui changera la face de la musique populaire américaine, si elle est dominé par la gente masculine, a vu, au tournant des années 70, puis dans les décennies suivantes jusqu’à aujourd’hui, apparaître, s’installer, auprès du public, des figures féminines à fortes personnalités. La première d’entre elles fut la comète Janis Joplin. Sa personnalité, sa voix si particulière, allait constituer un tournant dans l’univers du rock. Elle serait la première à être traitée à égalité avec ses confrères Joe Cocker, Carlos Santana, les Beatles, les Stones, Jimi Hendrix et j’en passe… sa carrière, météorique (elle est morte à seulement 27 ans!) aura marqué les esprits et ouvert la voie à d’autres chanteuses qui, soit en solo, soit en leader de groupes, vont inscrire leurs noms au panthéon de l’histoire du rock :

Chrissie Hynde (Pretenders), Joan Jett (Heartbreakers), Wendy O Williams (chanteuse des Plasmatics), puis par la suite Patti Smith, Deborah Harry (Blondie), Nina Hagen, Kim Wilde, Pat Benatar, et plus près de nous, Cindy Lauper, Siouxie and The Banshees, Annie Lennox (Eurythmics) The Corrs, Courtney Love (Hole), Beth Ditto (Gossip) se sont progressivement imposées, fait une place dans ce monde de la musique rock. Outre la pop-music, le monde du hard-rock-et du heavy metal ont vu progressivement  l’arrivée des femmes dans cet univers ultra macho : Doro Pesch, dans les années 80, puis  Sharon Den Adel (Within Temptation), Simone Simons (Epica), dans le courant des années 1990-2000, se sont imposés au sein de groupes majoritairement composés d’hommes. Côté français me direz-vous….? Eh bien, il a fallu attendre les années 80 durant lesquelles seules ont émergées Catherine Ringer (Rita Mitsouko), Buzy, puis les années 90’s et 2000’s pour voir apparaître sur le devant de la scène Adrienne Pauly, La Grande Sophie, Jennifer Ayache (Superbus), Katerine Gierak (Mademoiselle K), ou Izia Higelin. N’en déplaise aux machos, aux tenants d’un rock qui serait exclusivement masculin, les femmes font aujourd’hui partie, et de la plus belle des manières, de l’univers musical rock… ET C’EST TANT MIEUX!

La révolution, initiée par Janis Joplin à l’orée des 70’s, a porté ses fruits et permis de révéler des personnalités fortes, de grands talents, des compositrices ou vocalistes de haute tenue!

VIVE LE ROCK AU FEMININ!

Guillaume.

Lilly Wood & The Prick, Electro-popeurs (trop) tranquilles.


LillyWood_image« Shadows« , est le nouvel opus du duo français Lilly Wood & the Prick. Fort du succès engendré par le titre « Prayer in C », extrait du précédent album, je m’attendais à une belle surprise de la part de ce duo.

J’ai dû déchanter!

Si d’entrée, « Box of noise » puis le joli « I love you », nous font pénétrer dans un univers pop  virevoltant, coloré, où la voix de Nili Hadida, vient se caler, bien qu’un peu toujours de la même façon (voix posée, chant minimaliste) sur les compositions de son acolyte Benjamin Cotto, pour le reste, à mon goût, la magie n’est jamais au rendez-vous. Cette musique, empreinte de synthés un rien hypnotiques, de boucles électroniques savamment distillées, s’écoute, et conviendrait parfaitement dans l’univers d’un bar lounge ou dans les ascenseurs d’hôtels chics, tels qu’on en trouve sur Paris. Les titres s’enchainent sans soucis, laissant cependant peu de place à la surprise. Le duo se régale à nous faire visiter leurs contrées musicales, cependant si c’est bien fait, je trouve cela cependant un trop propre, trop arrangé, sans émotions qui se dégagent, mais c’est la loi du genre… sans doute.

Composé de 15 chapitres (!) musicaux, « Shadows » ne décolle réellement jamais, et c’est là une déception, car du coup, écouter et arriver au bout des 15 titres proposés devient …. une performance, pour l’auditeur que je suis. De plus, sur les 3 morceaux aux titres en français, un seul, « N’importe quoi », s’avère être chanté dans la langue de Molière !

Si l’on retrouve l’influence de la scène pop anglo-saxonne, j’ai du mal à admettre qu’ils se réclament d’influences comme Johnny Cash, Patti Smith (si si, vous lisez bien!!!), tellement leur univers musical est à des années lumières de ces deux artistes!!

Au final, je ne doute pas que les amateurs de cette pop aux accents électroniques seront ravis et sauront savourer cet opus. Je laisse les autres s’aventurer à la découverte de cet univers musical.

Guillaume.

 

Tcheky Karyo, la mélancolie en bandoulière…


TchékyKaryo_pochetteBien qu’il soit un comédien reconnu depuis très longtemps et possédant une filmographie impressionnante (L’Ours ; La Balance ; Nikita ; Jeanne D’Arc ; Les Lyonnais ; Jappeloup…..  ), Tchecky Karyo, né à Istanbul il y a 62 ans, de parents d’origines gréco-turques, a toujours eu l’envie de chanter. Il a ainsi mis le pied à l’étrier en 2006, avec « Ce lien qui nous unit », qui connut un succès modeste.

La pochette de « Credo » sorti en 2013,  est un portrait photo redessiné par Enki Bilal, offre le visage sérieux, mystérieux. Passionné de musique et de mots, Tcheky Karyo s’est entouré ici du poète Zéno Bianu, de Jean Fauque (parolier de Bashung), de Christiane Cohendy. Le résultat est déroutant au premier abord, car dès « Olive Tree Café », l’auditeur sait tout de suite que cet album ne sera pas une suite attendue de chansons telles qu’on les entend en radio. La voix toute en nuances, parfois tremblante, colle parfaitement à l’ambiance poétique, tourmentée, intimiste de « Credo« .

Cet album, mélange de jazz contemporain, de son rock, de poésie, est un ovni musical, un disque décalé, à l’image de ce comédien discret hors des plateaux de cinéma. Son univers renvoie à des chanteurs tels Jean Guidoni, Bernard Lavilliers époque « Les poètes », « Le Stéphanois ». Tcheky Karyo y alterne textes en français et en anglais, dans une diction une peu trop appliquée à mon goût. A noter la participation talentueuse du percussionniste Steve Shehan.

Mes titres préférés sont les suivants : « Olive Tree Café » ; « Autour de la Mémoire » ; « Indelicate transgression » ; « Les Toits du Monde ».

Guillaume.

Aventuriers 2015, bon cru !


AventuriersAffiche2015L‘édition 2015 du Festival des Aventuriers s’est refermé le 17 décembre avec le concert de Marie Modiano et Hubert-Félix Thiéfaine, sans oublier le groupe (duo) toulousain, lauréat du tremplin aventuriers, qui va ouvrir cette dernière soirée : Les Rusty Bells.

Premier constat, le public a répondu présent en nombre, à chacune des soirées programmées à l’Espace Gérard Philipe. En effet, que ce soit pour le concert d’ouverture avec les revenants britanniques d’Asian Dub Foundation, la soirée suédoise avec Annika and the Forest & Jay Jay Johanson, ou le concert intimiste et un brin sombre de Jeannne Added et ses deux acolytes, la salle était bien remplie. Le public, encore une fois majoritairement jeune, semblait heureux de ces soirées, près d’un mois après l’horreur survenue au Bataclan notamment. Finir l’année dans la bonne humeur partagée avec les artistes programmés, a fait du bien à tout  le monde, artistes compris.

Donc, le soir d’ouverture, mardi 8 décembre, après une prestation sans  relief du duo pop-électro Chamberlain, Asian Dub Foundation, dont c’est le grand retour scénique a pris la scène et délivré une prestation tout en énergie, en intensité. Le jeune chanteur du groupe se démenant sans compter sur scène. 75 minutes de musique plus tard, les gars de Birmingham ont pris congés du public. Seul bémol, un son beaucoup trop fort.

Le mercredi 9, place aux femmes, avec Milan et Jeanne Added. N’ayant pas vu Milan, je parlerais donc de Jeanne Added, qui se produisait en trio, avec juste un clavier et un batteur. Ambiance intimiste, parfois noire, textes mis en valeur par la voix travaillée de Jeanne Added (la formation au chant lyrique, ça aide!). Mélodies minimalistes, parfois  lancinantes, prenantes. Un peu plus d’une heure de show, conclue par un morceau à capella, que testait Jeanne Added, en vue sans doute de l’inclure à son prochain album.

Vendredi 11, la soirée avait des accents nordiques, puisque Annika and the Forest et Jay Jay Johanson occupèrent successivement la scène. Annika, qui proposait une ballade dans le grand nord, aidé par une violoncelliste et une section rythmique au point, ne m’a pas vraiment emballé. Je n’étais d’ailleurs pas le seul, au vu de quelques commentaires entendus ce soir-là. Jay-Jay Johanson, de chemise verte vêtu, et seulement soutenu par un clavier et un batteur, nous a, durant plus d’une heure, proposé un show sans grande surprise certes, mais sa voix et les mélodies très épurées fonctionnent toujours aussi bien. Le public, là encore fut très enthousiaste. Après sa prestation, à l’instar des autres artistes passés les soirs précédents, le grand suédois s’est attardé avec le public qui lui demandait ou des autographes ou simplement avait envie de discuter. Simplicité, proximité.

N‘ayant pu assister aux concerts d’Aline et Lonelady, ni  à celui du 16 avec Rockets from the Tombs et Verveine, je terminerai en vous disant que ce festival, qui prend chaque année de l’importance au travers d’une programmation toujours plus élevée en qualité, j’ai un regret en forme de souhait : où sont passés les groupes avec des guitares ?

Bonne fin d’année à toutes et tous, que ces fêtes vous soient joyeuses, festives, musicales, chaleureuses ! A l’année prochaine !

Guillaume.

 

Les Aventuriers 2015, un plateau de choix !


AsianDubFoundation_image

Ca y est! la programmation musicale de l’édition 2015 du Festival des Aventuriers  (du 8 au 17 décembre prochain à, l’espace Gérard Philipe, Salle Jacques Brel pour la soirée de clôture) est connue.

http://www.festival-les-aventuriers.com/

https://billetterie.fontenayenscenes.fr/spectacle?id_spectacle=5682&lng=1

Et il y a du lourd! En effet, outre Hubert-Félix Thiéfaine, qui clôturera  (pour notre plus grand bonheur)  cette nouvelle édition rassemblera notamment  Asian Dub Foundation, Jay-Jay Johanson, entre autres têtes d’affiches. L’éclectisme est encore une fois au rendez-vous, avec le  reggae dub énergique d’ Asian Dub Foundation qui ouvrira le festival, le public pourra également se délecter de la pop music éthérée de Jay-Jay Johanson, l’ électro façon VerveineLes Chamberlain,  la chanson française et la pop douce de Marie Modiano,  ou encore Aline. Un plateau riche, qui permettra au public d’apprécier les valeurs sûres et découvrir celles de demain. Nul doute que les soirées seront belles et l’ambiance au rendez-vous! Ce qui, par les temps qui courent, fera le plus grand bien. De quoi se faire une jolie semaine musicale, comme un avant-goût de Noël. Chouette!!!

Guillaume.

L’échappée en solitaire de Keith Richards.


KeithRichards_pochetteSur la pochette de « Crosseyed Heart« , il a l’air rigolard, content de nous présenter son 3ème album solo, venant seulement 23 après « Main offender ». Mais de qui je parle, vous dites-vous?

Du joyeux luron, du stonien guitariste, Keith Richards himself!

Profitant d’un temps de pause dans le planning planétaire des Pierres qui Roulent, le corsaire du rock a fignolé un album qui a vu ses premiers jours en 2011. Pour cette occasion, le bougre a su évidemment bien s’entourer, faisant appel à des fidèles tels le batteur Steve Jordan, le regretté saxophoniste Bobby Keys (dont les derniers enregistrements figurent sur cet album), le pianiste Ivan Neville. La surprise vient de  la présence inattendue de Norah Jones, qui vient poser sa voix sur  la jolie ballade « Illusion ».

Dans ce disque, qui selon Richards, devrait avoir un prolongement scénique en 2016, si les Stones ne retournent pas en studio, le guitariste rend hommage de belle manière à ceux qui l’ont influencé : les bluesmen Robert Johnson (« Crosseyed Heart » en mode acoustique guitare-voix)), Lead Belly (écoutez la reprise « Good night Irene »), mais également l’univers reggae (« Love overdub »), la folk (« Robbed blind »), et bien sûr l’univers stonien (« HeartStopper » ; « Amnesia » ; « Trouble » ; « Nothing on me »). La voix de Richards, dégagée des excès en tous genres, se trouve ici claire, parfois profonde, grave.

A 71 printemps, Keith Richards est simplement heureux de jouer, alors il s’amuse, et ça s’entend. Infatigable, ne supportant pas de ne pas jouer, enregistrer en studio, lorsque les Pierres qui Roulent en ont terminé de leur marathons planétaires, le génial guitariste a donc réalisé « Crosseyed Heart » sans autre prétention que celle du plaisir simple, comme une jolie échappée en solitaire dans la vie de celui pour qui « Les stones restent la priorité absolue ».

Guillaume.