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Eddy Mitchell, de Belleville à Nashville.


Eddy Mitchell, né Claude Moine naît en pleine seconde guerre mondiale, en 1942 à Paris, grandit à Belleville, quartier qu’il honorera dans une chanson, « Nashville ou Belleville ». Sa mère travaille dans une banque, son père à la société des transports parisiens. Quelques années plus tard, il sera même garçon de courses au Crédit Lyonnais, dans une agence proche du Golf-Drouot, club qu’il fréquente alors régulièrement et y découvre nombre d’artistes américains. A l’âge de 11 onze ans, le jeune Claude découvre le rock’n’roll par le biais de Elvis Presley, la star de l’époque, mais aussi Bill Haley, qu’il découvre en concert à Paris en 1958. Un choc pour le jeune Claude Moine. Puis ce sera Chuck Berry, Gene Vincent, Eddy Cochran et Buddy Holly. Il évoquera d’ailleurs Eddy Cochran et Buddy Holly, morts tous les deux très jeunes dans des circonstances tragiques, dans une chanson, « J’avais deux amis ».

En 1961, lui l’amateur de rock, country, va créer le premier groupe de rock français : Les Chaussettes Noires, au sein duquel il va également côtoyer un saxophoniste du nom de Michel Gaucher. les deux hommes ne se quitteront plus, le saxophoniste, devenant même au fil das années, le directeur musical de… Eddy Mitchell. Eddy en référence à l’acteur-chanteur américain Eddie Constantine, et Moine devient Mitchell.

Adolescent, traînant souvent à Pigalle, à la Trinité, et donc au Golf-Drouot, cité plus haut. Il va y faire deux rencontres qui vont changer sa vie. Celles d’un certain Jean-Philippe Smet, devenu Johnny Hallyday, qui retient déjà la nuit jusqu’au petit matin, cette aube merveilleusement chantée par le 3ème larron, Jacques Dutronc, dans la fameuse chanson « Paris s’éveille » (texte de Jacques Lanzmann). L’homme au cigare et Ray-Ban étant même un temps pressenti comme guitariste dans le groupe d’ Eddy Mitchell. Bref, dès le milieu des 60’s, avant même l’arrivée de la vague Yéyé, ces trois amis ont scellé un pacte qui durera toute leur carrière. Mais revenons à Eddy Mitchell.

Personnellement, je l’ai découvert à l’âge de 14-15 ans, époque à laquelle il chantait des titres comme « Couleur menthe à l’eau » (c’est pour toi LowLow 🙂 ), un slow qui passait en boucle dans les surprises-party de l’époque, mais aussi  » La dernière séance » chanson qui évoque son amour pour le cinéma (l’émission, diffusée le mardi soir sur FR3-toute une époque-, était tournée notamment au cinéma Royal Palace de Romainville, classé depuis aux Monuments Historiques!), la fin des cinéma de quartiers. A l’époque son « Cimetière des éléphants » a connu également un grand succès. Eddy Mitchell, s’il a débuté à l’époque du rock’n’roll, s’est donc très vite tourné vers la country, le jazz, genre dans lequel sa voix souple fait merveille, raison pour la quelle il a toujours voulu avoir un grand orchestre avec lui. Une année, il avait d’ailleurs relevé le défi de se produire dans 3 ou 4 endroits de Paris, avec des formations différentes, allant donc de la formation rock au grand orchestre jazz, en passant par la country.

Précis, méticuleux, il a toujours aimé des arrangements très soignés signés de son complice Michel Gaucher. Fidèle en amitié comme avec ses musiciens, il a depuis très longtemps à ses cotés la même équipe, des cuivres à la guitare de Basile Leroux, qui à aussi accompagné beaucoup d’autres artistes français, du pianiste Jean-Yves D’angelo, et surtout celui qui lui écrit beaucoup de ses textes, Pierre Papadiamandis.

Celui que l’on appelle indifféremment Schmoll ou Mr. Eddy, est un passionné de BD, il en fera mention dans une superbe chanson » Le portrait de Norman Rockwell », dédié à ce grand dessinateur américain. Il parlera aussi des grands espaces américains « Rio Grande », « Route 66 », « Sur la route de Memphis ». C’est d’ailleurs son amour pour ce pays qui lui fera enregistrer nombre de ses albums là-bas, mais aussi à Londres et Paris. Durant cette période américaine, pendant laquelle il réalisera des albums à la sonorité country-rock, il sera parfois accompagné de l’harmoniciste américain Charlie Mc Coy, une véritable pointure. En 2006, il part à La Nouvelle-Orléans, enregistrer l’album « Jambalaya ». Pour ce disque, il fait appel à la légende Little Richard, au célèbre pianiste de jazz Dr. John, à Beverly Jo Scott, à l’harmoniciste français Jean-Jacques Milteau, et bien sûr à son fidèle ami, Johnny Hallyday, avec qui il chante sur « On veut des légendes ».

Ayant débuté en faisant surtout des adaptations de chansons de Gene Vincent, il ne cesse depuis, de chanter des artistes comme Ray Charles, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins, mais aussi les Beatles « You’ve to hide your love away » devenue « Tu ferais mieux de l’oublier », et la liste est longue. Il a le goût également d’évoquer des artistes qu’il apprécie dans plusieurs chansons : « Otis » (Otis redding), « j’avais deux amis » (Buddy Holly et Eddie Cochran », « Mister J.B. » (James Brown), « La voix d’Elvis » (Elvis Presley).

il aime partager la scène et ses chansons avec des ami.e.s. Ainsi, Michel Sardou, Véronique Sanson, Axelle Red, mais aussi Maxime Le Forestier, et plus récemment, Alain Souchon et Laurent Voulzy, (qui lui ont composé le titres « L’esprit des grandes prairies ») ont eu l’occasion, rare, de chanter live en duo avec Mr.Eddy.

Si Johnny Hallyday etait reconnu, outre ses qualités vocales, pour avoir été une vraie bête de scène, Eddy Mitchell, dans un registre très différent, est capable de tenir jusqu’à 2h voire plus sur scène, en alternant les registres rock, crooner, country. Un éclectisme musical qui a fait son succès. Son registre vocal lui permettant également de belles envolées, certes moins spectaculaires que celles de Johnny Hallyday. Pour l’avoir vu à plusieurs reprises sur scène, à Bercy à 2 reprises ( te souviens-tu Florent ?), puis à l’Olympia ou au Palais des sports pour sa « dernière séance », j’ai à chaque fois pu vérifier ce que j’avance.

Mais revenons aux duos. Cette pratique initiée par les artistes anglo-saxons dans les 70’s, et régulièrement pratiquée, en France dans les années 70 également, il la reprend à son compte en 2017 pour signer un bel album, « La même Tribu » (2017). Eddy Mitchell y rassemble autour de lui, outre Hallyday et Dutronc, des artistes comme Renaud débarassé de Mister Renard, Julien Clerc l’homme qui aimait les femmes, Arno descendu du plat pays qui est le sien, Keren Ann ex muse de Benjamin Biolay, Ibrahim Maalouf et sa trompette multicolore, le soulman Charles Bradley, Sanseverino et sa guitare manouche, le « papa » d’ « Aline » Christophe, et donc sa fille Marylin Moine. Du beau linge.

Il le fera bien sûr avec ses compères Johnny Hallyday et Jacques Dutronc, ces dernières années lors des concerts, en 2014 puis en 2017, des « Vieilles Canailles« , sur le mode Rat-Pack du trio Franck Sinatra-Dean Martin, Sammy Davis Jr. Il a parfois rejoint sur scène son « frère », Johnny Hallyday, au Parc des Princes en 1993 notamment à l’occasion des 50 ans de son ami, pour chanter « Excuse-moi partenaire », puis plus tard, celui-ci lui rendra la pareil, au Zénith (j’y étais) pour un mémorable « Bon vieux temps du rock’n’roll ». Mais je ne peux pas oublier le fameux duo avec le regretté Serge Gainsbourg sur « Vieille Canaille ». Il a effectué sa dernière tournée en 2010, intitulée « Ma dernière séance ». Il terminait toujours ses concerts par le fameux « Pas de Boogie Woogie »…

Parallèlement à sa longue et riche carrière de chanteur, Eddy Mitchell a également foulé les planches des plateaux de cinéma, devant la caméra des plus grands, de Bertrand Tavernier à Claude Lellouch, en passant par Jean-Pierre Mocky, Etienne Chatilliez. « Attention une femme peut en cacher une autre », »La totale », « Ronde de Nuit », film dans lequel je l’avais découvert en tant que comédien, puis « Coup de torchon », « Le bonheur est dans le pré », « La totale », « A mort l’arbitre », « Les vieux fourneaux », « Salaud on t’aime », « Ville à vendre »… et j’en passe. Il a mélangé les genres, avec bonheur parfois et moins de réussite par ailleurs. Cette carrière au cinéma lui a permis de côtoyer des comédiens tels que Michel Serrault, Philippe Noiret, Roger Hanin, Gérard Lanvin, Miou-Miou, Thierry Lhermitte, Carole Laure, Stéphane Audran, Michel Boujenah, Jean-Pierre Marielle, Sandrine Bonnaire…là aussi la liste est longue.

Aujourd’hui, il se consacre surtout au théâtre, au cinéma, mais la chanson n’est jamais bien loin, un album toujours en gestation. Je vous laisse avec ce géant de la chanson française et quelques unes de ses plus belles chansons.

Guillaume.

Woodstock 1969 : Musique-Paix-Amour.


En 1969, alors qu’en France un artiste décrète par la voix de sa muse anglaise que ce sera une année érotique, aux Etats-Unis, c’est une révolution en douceur, qui va s’opérer, après des années de tumultes liées successivement à l’établissements des droits civiques pour les noirs à l’égal des blancs, aux assassinats de John Fitzgerald Kennedy à Dallas en 1963, puis de son frère Bobby en 1968, le soir de son investiture pour la future campagne présidentielle, et de Martin Luther King, pasteur qui lutta pendant des années pour la fin de la ségrégation des noirs dans son pays. Sans oublier la Guerre du Vietnam, qui divisa fortement le pays.

Le festival est né de l’idée de 2 garçons, Michael Lang, déjà organisateur d’un précédent festival « Miami Pop Festival », Artie Kornfeld, alors vice-président  de Capitol Records. Leur volonté, réussir à réunir du monde pendant 3 jours, sous la bannière de la musique et de la paix, en plein air, de façon totalement gratuite, relevait du tour de force. Aidés de 2 jeunes entrepreneurs, ils mettent le projet en route. Devant se dérouler près de Woodstock, le festival est finalement délocalisé à 100 kms de là, mais garde son appellation originelle. Ce sera finalement sur un terrain immense de 243 hectares. Prévu pour accueillir 50.000 personnes, il en accueillera donc dix fois plus.

Mais le pari, fou, est très vite gagné. Arrivent des 4 coins du monde, jeunes, moins jeunes, de tous horizons sociaux, professionnels, étudiants, hippies, de toutes religions ou origines, dans le seul et unique but de communier autour de la musique et de la paix, dans le respect et la tolérance, pendant 3 jours. C’est près de 500.000 personnes qui déboulent sur la fameuse colline du Comté de Sullivan, dans l’Etat de New-York. Un peu dépassé par le nombre de spectateurs, les organisateurs doivent se résoudre à laisser le public s’installer sur place, camper, dormir à même le sol, malgré la météo déplorable (la pluie elle aussi participe de sa présence). Des files interminables de voitures garées sur des kilomètres, de gens marchant à pieds en file indienne vers le lieu du festival, vers la grand messe tant attendue. Rien, décidément rien, n’arrête le déroulement de ce rendez-vous qui va devenir mythique, marquer l’histoire, musicale et sociétale du 20 ème siècle.

Pour attirer tout ce monde, il faut que l’affiche musicale soit au niveau. Et elle l’est. Jugez plutôt : Joe Cocker, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Canned Heat, Mountain, Carlos Santana, Joan Baez, Jefferson Airplane, The Who, Richie Havens, Ten Years After, Sly and the Family Stone, Crosby Stills Nash & Young, Johnny Winter, The Band… Plateau exceptionnel donc!!! et très éclectique en terme de style musical, puisque l’on va du blues, au rock en passant par la soul, le rhythm’ and blues. Si hélas certaines têtes d’affiches n’ont pas connu une carrière longues, fauché.e.s en plein vol par le cocktail célébrité-tournée-consommation de médicaments et autres produits illicites, je pense notamment à Janis Joplin et Jimi Hendrix, morts tous les deux à l’âge de 27 ans (« complété » plus tard par Jim Morrison, Kurt Cobain, Jeff Buckley, Amy Winhouse), pratiquement tous les autres mèneront de grandes carrières solo ou en groupe.

Car oui, si ce festival connaîtra un succès absolument colossal au vu du public présent, c’est surtout par l’aspect lié à la libération des mœurs, au changement des mentalités, que ce festival sera associé, tout comme le sera celui de l’Ile de Wight. En effet, à la bascule des années 60-70, si le courant hippie est très présent, avec son cortège de signes de reconnaissance, allant de la coiffure (cheveux longs pour garçons et filles), vestimentaire (les jeans, chemises à fleurs, fleurs dans les cheveux, bijoux, colliers, bracelets), et la naissance de la vie en communauté (début de la volonté de refaire le monde, autosuffisance alimentaire, culture partagée), et bien entendu un discours politique porté vers la volonté de paix, venant d’une jeunesse qui vit de plein fouet la guerre du Vietnam et ses conséquences.

Vous le voyez, la devise du festival « 3 jours de musique et de paix » prend ici toute sa mesure. Le public présent sympathise, fraternise, échange dans plusieurs langues. Le début d’une nouvelle ère. Une cassure nette et définitive avec les années post seconde guerre mondiale, ou la rigueur, les carcans éducatifs, l’omniprésence des religions catholique, mormone, protestante, oui tout cela vole en éclat à l’occasion de cette grand messe champêtre le temps d’un week-end.

Dans la foulée de ce rendez-vous, la mode hippie, le flower power vont prendre leur essort, accompagnant le changement d’époque et obligeant la société américaine à accepter cette évolution, ce changement de moeurs. Liberté d’aimer, liberté de penser, liberté d’être.

La société américaine ne sera plus jamais comme avant.
Musicalement, un courant musical apparaît, sous la forme de groupes au style planant, avec des morceaux très longs, favorisant la rêverie, l’évasion vers des paradis artificiels. Au tournant des 70’s, Pink Floyd, Barclay James Harvest, Genesis, Yes, et enfin Marillion en seront les têtes d’affiche.

Au festival, à l’image du groupe The Who chantant « My generation », de Jimi Hendrix interprétant à sa façon l’hymne américain « Star Spangled Banner », en pleine période de guerre du Vietnam, ou de Janis Joplin interprétant une version bouleversante de « Summertime », initialement un titre de Billie Holiday, ou encore la présence du génial musicien indien de Sitar Ravi Shankar, « Woodstock, 3 days of peace and music » a généré de grands moments, de très beaux souvenirs pour le public et les musiciens. A signaler, chose rare pour l’époque, si bien sûr il y a des concerts en journée, le festival se poursuit de nuit, les groupes se succédant sur la scène. Ce qui donne parfois, selon les prestations, des ambiances très calmes, planantes.

Si vous souhaitez vous replonger dans l’ambiance de cet évènement, vous pouvez vous procurer le superbe documentaire réalisé par Michael Wadleigh, « Woodstock, 3 jours de musique et de paix ». 3h45 de pur bonheur!

A celles et ceux qui ont des souvenirs, à celles et ceux qui en ont entendu parler, à celles et ceux qui ne le connaissent pas, je vous laisse en compagnie d’un certain nombre des artistes qui se sont produit lors de ce festival devenu mythique à plus d’un titre.

Les Aventuriers 2019, Clap de fin!


Pour sa 15ème édition, le festival des Aventuriers aura une fois encore révélé son lot de bonnes surprises. Je ne m’attarderai pas sur les déceptions. A noter que parmi la programmation figuraient 8 femmes (La Dame Blanche, Muthoni Drummer Queen, Soom T & the Stone Monks, Suzane, Yugen Blakrok, Irene Dresel, La Chica, Estelle Meyer). Une volonté affichée de la part de la programmation de montrer qu’aujourd’hui les femmes ont bel et bien toute leur place dans le monde macho-masculin de la musique, comme le démontre le très beau film documentaire « Haut Les Filles » de Luc Armanet et Bayon, qui fut programmé au cinéma Kosmos le 16 décembre.

La première des satisfactions tient à la fréquentation, qui malgré les difficultés à trouver des transports, s’est avéré encore une fois plutôt satisfaisante pour les organisateurs (Service Culturel). A titre personnel, ayant assisté à plusieurs concerts du festival, voilà mon palmarès du cru 2019 :

-La première soirée, le 11 décembre, avec la rappeuse cubaine La Dame Blanche, qui dès son entrée théâtrale (cigare cubain aux lèvres, excusez du peu !) sur la scène de l’EGP a mis la foule dans sa poche. Une belle présence, un art consommé de la scène, et un set d’une heure parfaitement mené ont conquis le public présent pour cette soirée d’ouverture.

Le lendemain, j’ai été, comme le public dans la salle, très agréablement surpris par la prestation scénique de groupe Normcore, dont les membres se sont rencontrés lors des éditions précédentes du festival. Comme quoi, un festival ça sert aussi à ça, et le destin fait le reste. Une prestation très péchue, 4 garçons qui se donnent à plein… et le résultat fut là, le public étant conquis par ce jeune groupe. A revoir sur d’autres scènes.

La rappeuse Yugen Blakrok et son DJ, duo sud-africain venus de Marseille au pied levé remplacer l’artiste initialement prévue (Dope Saint Jude), ont livré une belle performance, mélange subtil de rap et de nappes électro. Le tout fonctionne très bien. Ensuite, Muthoni Drummer Queen, venue du Kenya, accompagnée de 2 danseuses et de musiciens, livra le 13 décembre, une prestation endiablée, chaleureuse. La salle fut encore une fois sous la charme de cette artiste.

Avant de terminer, je ne peux pas passer sous silence le très joli moment offert par Estelle Meyer, au public venu l’écouter à la médiathèque Louis Aragon le 14 décembre dernier. Une heure de bonheur, en mode piano-voix, entre textes intimistes et plus osés, mais avec une écriture superbe et parfois très poétique. Une chanteuse rayonnante, qui aime à se rapprocher du public, à circuler parmi ses rangs. Bref, ce fut un joli concert donné par une artiste généreuse. Au piano, Grégoire Letouvet, pour qui c’était la première au côtés d’Estelle Meyer, a sû parfaitement accompagné Estelle Meyer. Le public est sorti conquis de ce concert.

Enfin, comment ne pas évoquer la bondissante Suzane, seule en scène avec son synthé, véritable caméléon scénique, bondissante, qui enflamma la scène de L’EGP le 17 décembre, passant du morceau virevoltant au plus tragique, avec des références aussi élargies que Brel, Mylène Farmer, et un sens aigu de l’écriture. Ancienne serveuse dans un restaurant, théâtre professionnel où elle fit ses ses premières armes d’écritures après observations, elle a déjà une belle maîtrise de la scène. Si elle passe près de chez vous, ne la ratez pas! Un vrai talent !

Pour clore cette quinzième édition, Richard Kolinka a convié quelques ami.e.s. à venir faire la fête sur la scène de la salle Jacques Brel, . Ainsi le public pourra apprécier les prestations de Cali, Jeanne Cherhal, Bachar Mar Khalifa, Stéphane Eicher entre autres. A noter qu’une sculpture magistrale, un cavalier Samouraî réalisée par Fabrice Brunet a troné sur la scène. Un double rappel, puisque cette oeuvre avait été emmenée en tournée en 2006, par Kolinka et consorts (Bashung, Raphael, Aubert, Cali), et qu’elle figure parmi les nombreuses très belles oeuvres présentées actuellement à la halle Roublot, dans le cadre de l’exposition « Ciel Terre Homme » qui se tient jusqu’au 22 février 2020.
La soirée fut belle, bien que longue à prendre son vrai envol. De belles et émouvantes prestations signées tour à tour Jeanne Cherhal ( « l’an 40 », « Tombé du ciel » en hommage à Jacques Higelin), Mademoiselle K dans un registre plus rock ou Bachar Mar Khalifa, mélangeant sonorités arabes et musique rock, sans parler de Stéphane Eicher, qui visiblement affaibli et marchant avec une canne, nous livra quelques-uns de ses joyaux et une superbe version de « Déjeuner en paix ». La suite, après l’arrivée sur scène de Jean-Louis Aubert,  offrit au public près d’1h de rab musical.. en mode Téléphone… »ça c’est vraiment toi », »New-York avec toi », « la bombe humaine », et une reprise en duo avec Cali de « One » du groupe U2. Cali se fendant même de reprendre « Beds are burning » de Midnight Oil.
Bref la fête fut belle pour cette 15ème édition du festival des Aventuriers.

Rendez-vous l’an prochain, pour une nouvelle édition de ce festival qui est devenu un vrai temps fort de la vie culturelle à Fontenay-sous-Bois.

Guillaume.

Le 14 décembre, Eric Tandy et Estelle Meyer : 2 Aventuriers à la Médiathèque.


Samedi 14 décembre la médiathèque sera placée sous le signe de l’Aventure… musicale! En effet, à 15h30, Eric Tandy, parrain de l’exposition sur le festival des Aventuriers et auteur d’un livre à l’occasion du 15ème anniversaire de cette manifestation musicale locale, viendra parler de l’histoire de ce festival, en compagnie de Richard Kolinka, France Cartigny. S’en suivra, à 17h, le concert d’Estelle Meyer, encore peu connue du grand public, mais dont le travail, le talent, devrait vite la faire émerger.

Après le bluesman américano-français Cory Seznec et surtout le trio toulousain Agathe Da Rama, en partenariat avec le service culturel, relancé en 2018, que nous recevons cette année Estelle Meyer. Mais commençons par Eric Tandy.

Hier, c’est à dire à la fin des années 70 (en 1978 précisment), du côté de Rouen, sous la houlette de son frère Gilles, le jeune Eric Tandy fait ses débuts au sein d’une formation de punk-rock, qui se nomme les Olivensteins, en référence au célèbre psychanaliste français.

Le groupe contient sept musiciens. Gilles est au chant, Eric s’occupe des textes. L’écriture déjà. après quelques premiers concerts qi leur valent un joli succès, les membres d’Olivensteins « montent » à Paris où là aussi, le succès est au rendez-vous. L’année suivante le groupe publie un premier disque, 45 tours, qui sera produit par le disquaire Mélodie Massacre où travaille… Eric Tandy. La boucle est bouclée. Le 45 tours sera vendu à 2000 exemplaires. La musique jouée par le groupe était assez contestataire dans l’âme,  s’appuyant sur les textes d’Éric.
Après l’expérience des Olivensteins, notre homme s’est essayé à la carrière solo, avec notamment le disque « cafards bizarres » qui date de 1986-87, et réédité en 2015.
En 2011, le label Born Bad décida de ressortir les bandes enregistrées en 79-80. Effet immédiat, le disque connut un succès inattendu! Du coup les Olivensteins se reformèrent et remontèrent sur scène 2 ans plus tard.

Aujourd’hui, Eric Tandy a quelque peu délaissé le rock pour la photo, la chronique rock, l’écriture de livres. Son dernier,  « Les Aventuriers : depuis 1993, l’épopée musicale du festival  » relate donc l’histoire du festival. Il est aussi le commissaire de l’exposition qui aura lieu du 7 décembre 2019 au 10 janvier 2020. Ce sont autant de bonnes raisons de l’accueillir samedi 14 décembre à 15h30, en compagnie de France Cartigny, Richard Kolinka et Rodolphe Graindorge, avant le concert d’Estelle Meyer.

Estelle Meyer, justement, est une artiste multi-talents. Passée par les arts dramatiques, formée au chant lyrique, ayant un temps tâtée du théâtre, passionnée de poésie, chanteuse de rock, bref, le panel est très large et permet à Estelle Meyer d’aller dans plusieurs directions, de la chanson intimiste au cantique qui met en valeur son registre lyrique. Elle chante l’amour, le désir charnel, la femme, avec infiniment de justesse, de talent. Les orchestrations sont justes belles, sa voix vous captive et sa personnalité, mélange de Catherine Ringer, Juliette, de Rona Hartner, promet à qui l’écoute ou va la voir sur scène, un joli moment rempli d’humanité, de plaisir, d’échange.

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La passion d’Eric Tandy pour le rock, le talent d’Estelle Meyer (accompagnée ce jour-là du pianiste Grégoire Letouvet), autant de raisons pour vous, de venir à la médiathèque le 14 décembre prochain à la médiathèque. Pour informations complémentaires, contactez la médiathèque au 01.49.74.79.60.

Guillaume.

Oyé Aventuriers ! Demandez le Programme (de la 15ème édition) !


Le 11 décembre prochain, dans 2 jours donc, le festival « Les Aventuriers », soufflera donc ses 15 bougies. Enfin la nouvelle formule, remise en route en 2005, par Marc Sapolin alors programmateur musical de l’Espace Gérard Philipe, avec la complicité, le soutien, l’aide précieuse du batteur Richard Kolinka, qui est un habitant de Fontenay-sous-Bois de longue date et cherchait depuis longtemps comment s’investir dans sa ville.

L’occasion était trop belle. Ses 3 soirées cartes blanches lors des éditions 2004, 2005, 2006, avec des invités prestigieux, laissèrent d’excellents souvenirs aux festivaliers. Le moins que l’on puisse dire, c’est que depuis cette époque, le festival a enfin trouvé sa cohérence, son public, toujours plus nombreux et chaleureux chaque année. Une belle récompense pour l’équipe du service culturel municipal et pour Myriam Roque, qui après Marc Sapolin puis Assia Bouchebita, a pris en charge depuis 2016 la programmation musicale. Sans oublier tous les bénévoles qui chaque année participent du bon déroulement du festival  et de l’accueil du public.

Suivant donc la recette qui se veut un mélange entre anciens confirmés et nouveaux venus sur la scène pop-électro, mais aussi du rap, l’affiche du festival 2019 ne dépare pas de ses devancières. Vous aurez ainsi l’occasion de venir écouter et découvrir des artistes tels que le groupe de regagae Soom T and the Stone Monks, le 11 décembre. Ensuite, la chanteuse cubaine La Dame Blanche nous offrira un set plein de chaleur afro-américaines avec son répertoire fait de cumbia, de dance-hall, de hip-hop. Ca promet!!!

Le rock sera également présent avec deux groupes très différents / Bryan’s Magic Tears, composé en partie d’ex-membre de Marietta (édition 2017 des Aventuriers), puis Totorro & Friends. Ce dernier offrira au public l’expérience d’un game-concert, sur la base d’un jeu vidéo. Belle soirée en perspective le 12 décembre.

Le 13 décembre, les rappeuses africaines Muthani Drummer Queen et Dope Saint Jude offriront un flow vindicatif, revendicatif, abordant des sujets de front, comme l’égalité sociale, raciale, la sexualité, la place de la femme dans la société.

Le 14 décembre, après Estelle Meyer, qui se sera produite à la médiathèque à 17h, suite à la rencontre (15h30-17h) avec Eric Tandy, venu à la médiathèque présenter son livre « Les Aventuriers, depuis 1993 : l’épopée musicale du festival », c’est une soirée techno, emmenée par Irène Drésel et La Fraîcheur et Léonard de Léonard, qui attend les festivaliers.

Lundi 16 décembre, les festivalier.è.s. pourront se rendre au cinéma Kosmos (situé à deux pas de l’Espace Gérard Philipe) assister à la projection du film documentaire de FGrançois Armanet, « Haut les Filles », sur le rock féminin, avec des artistes comme Brigitte Fontaine, Jeanne Added (édition 2017), Lou Doillon… et quelques autres. Le film sera suivi d’une rencontre avec le réalisateur. Sûrement un moment à ne pas manquer.

Le 17 décembre, soirée Pop / Electro avec la franco-vénézuelienne La Chica et la française Suzane. Enfin le 18 décembre, soirée Rock / Punk avec les groupes Rendez-vous et MNNQNS.

Enfin, pour terminer en beauté cette édition particulière, la soirée de clôture du 20 décembre, menée par Richard Kolinka, réservera aux festivaliers de beaux moments avec Bachar Mar Khalifa, Cali, Stéphane Eicher, Mademoiselle K, et peut-être un.e ou surprise.. mais chuut! je n’en dirai pas plus !

Bon festival à toutes et tous! Nous nous croiserons y sans doute.

https://www.festival-les-aventuriers.com/programmation

Guillaume.

Les Aventuriers ont 15 ans!


Comme chaque année à la même période, c’est à dire juste avant les agapes de Noël avec son cortège de cadeaux reçus ou faits en famille, son lot de repas qui se veulent soignés, entre le sacro-saint saumon, le foie gras et les bulles de champagne, oui avant tout cela, un évènement a lieu à Fontenay-sous-Bois, le festival des Aventuriers, qui fêtera joyeusement ses 15 ans cette année, du 11 au 20 décembre 2019.
Une fois encore, selon la volonté des programmateurs, l’affiche sera variée, audacieuse, alliance de jeunes artistes et de vieux briscards. Bref, un cocktail qui, depuis 15 ans, à doucement fait ses preuves, auprès d’un public mélangé, intergénérationnel.

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L’histoire a commencée en 1993, jusqu’en 1998, à l’initiative de Marc Sapolin, alors programmateur de l’Espace Gérard Philipe, soutenu à l’époque par Bernard Pieterharens, directeur du service culturel, et la ville de Fontenay. Hélas,devant la difficulté de trouver son rythme ( 2 fois dans l’année, Juin et décembre) et un public, le festival est mis entre parenthèse en 1998. La programmation était un mélange de rock et de chanson française au départ. Y figurèrent entre autres des artistes tel(les) que La Grande Sophie, Peter Kröner, Louise Attaque, Shaï no Shaï, Christine Lidon, Michel Herblin, Les Objets, RoadRunners ou encore Mathieu Boogaerts et Mathieu Chédid. Vous le voyez, l’éclectisme était de mise, la qualité également.

Quelques années plus tard, en 2005, l’idée de relancer le festival est posée. L’équipe du service culturel cherche à relancer ce festival. Se pose alors la question de contacter une tête d’affiche médiatique. Coup de chance, l’ex-batteur de Téléphone et actuel membre des Insus, Richard Kolinka, est un habitant de Fontenay. Le contact est noué par l’entremise de Denis Monfleur, scultpteur, ami commun de Richard Kolinka et Marc Sapolin. Après une discussion, accord est rapidement trouvé pour qu’il organise la soirée de clôture avec des mais musiciens, sous forme de boeuf musical. C’est ainsi qu’il réunira le plateau suivant : M, Raphaël, Daniel Darc, et son complice de toujours, Jean-Louis Aubert. Cette première édition de la nouvelle formule est un succès public. Le festival relancé. Pendant encore 2 ans, Richard Kolinka parrainera le festival et fera la fête en soirée de clôture avec ses potes musiciens tels que Alain Bashung, Brigitte Fontaine, Cali, Sanseverino ou Hubert-Félix Thiéfaine. France Cartigny, Jeanne Cherhal, Elli Mereiros viendront également participer à ces soirées spéciales, faire la fête et communier avec le public présent. Car oui ce festival, qui clôt l’année civile, est avant une fête, un rassemblement d’aventuriers de la musique, de curieux de nouveautés sonores, issus d’horizons divers, parfois venus de très très loin.

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Depuis 2005, sous l’impulsion de son « parrain » Richard Kolinka, mixée avec la volonté affichée par le service culturel d’offrir la chance à des artistes évoluant dans les sphères rock, reggae, électro, chanson française, world-music, le festival a trouvé son rythme de croisière, son public qui revient chaque année, avec même son lot de nouveaux spectateurs, avertis par le fameux « bouche à oreille ».

Lors des 14 éditions précédentes, le public, tout comme moi, a eu l’occasion de découvrir des artistes comme Anis, Jasmine Vegas, Foreign Office (2005), Holden, Claire Diterzi, Véronique Pestel, Asyl (2006), Alex Beaupain, Florent Marchet, Shaï no Shaï (photo du dessus), Chloé Mons (passée à la médiathèque, avec Yann Péchin en 2007), La bestiole, Poney Express, K-Lame (reçu à la médiathèque, en, 2008), Barcella, Adrienne Pauly (2008), Emily Jane White, Eiffel, Aqme (2009), Jim Jones Revue, Jessie Evans (2010), Mustang, The Legendary Tiger Man, The Toxic Avenger (2011), Stuck in the sound, François and the Atlas Mountains, Isaac Delusion, Rover (2012), Tuung, Frankie Rose, La Femme, Poni Hoax, Skip and Die, Dom La Nena (2013), Tuxedo Moon, Moodoid, Fakear, Slow Joe & the Ginger Accident (2014), Jeanne Added, Lonelady, Marie Modiano (2015), Demi Portion, Kacem Wapalek, Grand Blanc, Electro Deluxe, Guts, Dani Terreur (2016), Chilli Bump, Cannibale, Jasmine, Kasbah (2017), L’impératrice, Général Electriks, le trio Delgres, Agathe da Rama (reçue à la médiathèque en décembre 2018), Péroké, Elias Dris (2018).

Vous le constatez, tous les styles sont représentés dans ces programmations. C’est la volonté affichée par le service culturel.

Sachez que vous pouvez retrouver nombre (plus de 200!) cd de ces artistes à la médiathèque Louis Aragon de Fontenay-sous-Bois. A noter également que la musicienne-chanteuse Estelle Meyer se produira le samedi 14 décembre à 17h à la médiathèque, après une rencontre de 15h30 à 17h avec le photographe rock Eric Tandy, qui viendra parler du livre qu’il a réalisé à l’occasion de cet anniversaire, intitulé « Aventuriers, depuis 1993, l’épopée musicale du festival », et de l’exposition sur le festival, qui sera installée à l’Espace Gérard Philipe, à la médiathèque, et pour la dernière soirée du festival (20 décembre) à la salle Jacques Brel.
Reste à découvrir donc le menu musical concocté par l’équipe du service culturel.

Bon anniversaire à ce festival! Et merci à l’équipe du service du culturel qui d’année en année oeuvre pour nous régaler,avant la trêve de Noël. Place donc à la quinzième édition! Bon festival à toutes et tous! Pour vous donner un avant-goût, consulter la programmation en allant sur le site ci-dessous.

Guillaume.

https://www.festival-les-aventuriers.com/programmation

Steve Vaï, sombre héro de la guitare.


Né à New-York en 1959, à 20 ans, Steve Vaî a officié aux côtés du génial Franck Zappa. De quoi se forger une solide expérience musicale et scénique auprès du grand musicien américain.

Steve Vaï fut aussi l’élève du professeur…Joe Satriani!
Comme j’adore le divin chauve guitariste, dont j’ai déjà parlé sur ce blog,  il me semblait donc évident d’évoquer son élève. Les deux hommes se retrouveront plusieurs années plus tard au sein du supergroupe G3 ( voir plus bas).

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Ayant « grandi »avec Franck Zappa, Steve Vaï à très vite pris goût au mélange des genres, en l’occurrence le jazz et le rock. Il a ainsi développé un style particulier, qui allie virtuosité technique, sens de la mélodie.

Le garçon est donc si doué que sorti des arcanes de Zappa en 1978, il décide de mener une carrière solo. Bien lui en prend. Il enregistre ainsi « Flex-able » en 1984.
Dans la foulée il part vers d’autres horizons en ralliant le groupe de hard-rock Alcatrazz, mené par le chanteur Graham Bonnett (MSG) où il prend le relais du virtuose suédois Yngwie Malmsteen, pour le temps d’un album, « Disturbing the peace » (1985), et d’une tournée.

 

Après quoi, pendant 4 ans, il va côtoyer le virevoltant David Lee Roth et enregistrer 2 disques à ses côtés : « Eat ‘Em and Smile »en 1986 puis « Skycraper » en 1988.
Revenant à ses projets solos, il  décide de réaliser le disque « Passion & Warfare »(1990). L’album connaît un gros succès et asseoit la réputation du guitariste auprès du grand public. Sa carrière solo véritablement lancée.

Pourtant, il va rejoindre le groupe anglais Whitesnake (Le Serpent Blanc ), mené par le charismatique chanteur David Coverdale. Il enregistre « Slip of the tongue »(pas le meilleur, et de loin, pour moi qui suis fan de ce groupe, de la discographie du Serpent Blanc), suivi d’une tournée.
Après cette expérience, Vaī enchaine alors les albums, comme « Sex and Religion »(1993), « Alien love secrets » (1995), « Fire garden »(1996).

En 1997, il s’offre une parenthèse dans sa carrière solo en rejoignant le génial Eric Johnson, et son ancien professeur Joe Satriani, pour une tournée avec le supergroupe G3. Un succès.

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Il reprend ses travaux personnels et sort « Ultra zone »(1999), puis retrouve Joe Satriani et Yngwie Malmsteen pour un live « Rockin’in à free world », en 2004. Une troisième fois, l’année suivante, il rejoint le G3, aux côtés de Satriani et du virtuose John Petrucci.

Après ces récréations musicales scéniques, Steve Vaï reprend le cours de ses oeuvres personnelles, avec « Real illusions reflections »(2005), suivi quelques années plus tard de « The story of light »(2012), « Modern primitive »(2016). A chaque fois Vaï innove, à la manière de ses mentors Zappa et Satriani. Ce qui le rend parfois déroutant à suivre, mais c’est aussi ce qui fait son intérêt. Et celui des auditeurs, dont je suis.

Steve Vaï n’est pas qu’un soliste, ou un excellent membre de groupe. Il est également un interprète de haut vol, à l’image de sa participation au morceau « Highway Star » sur l’album « re-machined: a tribute to Deep Purple’s Machine Head ».  Il joue aux côtés du mythique Glenn Hugues ( Trapeze, Deep Purple, Black Sabbath) et du batteur Chad Smith, membre des Red Hot Chili Peppers, et du supergroupe Chickenfoot, qui rassemble Joe Satriani, Sammy Hagar (Montrose,Van Halen), Michael Anthony (Van Halen).

Steve Vaï, depuis ses débuts avec le maître Zappa, a connu des collaborations avec les plus grands. Preuve que c’est un musicien reconnu et recherché pour l’originalité de son jeu, sa technique, son adaptabilité aux différents styles.

A 60 ans, ce superbe guitariste est à mes yeux l’un des plus intéressants à écouter.

Je vous laisse avec une sélection de morceaux composés, joués par Steve Vaï.
Bonn écoute.

Guillaume.

David E. Kelley, un maître en matière de musique et de séries.


Parfois, mon programme télé fera votre programme musical, c’est le cas aujourd’hui car je vais vous parler d’un showrunner avec une petite filmographie bien remplie, de très grande qualité et qui met la musique en valeur à merveille, il s’agit de David E. Kelley, l’un des réalisateurs bankable de la télé Américaine et ce, depuis le milieu des années 80.

Je ne vous ferais pas sa filmo, ce n’est pas le sujet, mais je ferais plutôt un focus sur quatre de ses séries que j’ai trouvé géniales et qui ont une bande son qui mérite que l’on y tende l’oreille.

ALLY MCBEAL

Le point de départ de mon crush télévisuel avec David E. Kelley ne date pas d’hier, c’est le cas depuis la fin des années 90, avec la comédie juridique qui l’a révélé aux yeux du grand public, je parle bien sûr d’Ally McBeal. Si vous n’êtes pas familier avec l’univers d’Ally, jouée par la sublime Calista Flockhart, je vous fais un bref résumé: Ally McBeal, jeune avocate de Boston est engagé dans le cabinet Cage et Fish, où son amoureux de la fac et son épouse actuelle exercent déjà, vous pouvez d’ores et déjà imaginer les situations rocambolesques que cela peut provoquer? Et bien saupoudrez tout ça de personnalités farfelues et hautes en couleurs et vous aurez le mélange explosif de ce cabinet d’avocats pas comme les autres.

Chez Cage et Fish, la musique a une place toute particulière, premièrement parce qu’après les plaidoiries et les problèmes de coeur, les employés se retrouvent régulièrement au bar de l’immeuble où se produit Vonda Shepard, qui vient, avec son piano et sa guitare rythmer les vies de nos protagonistes.

Ensuite, comme je le disais, ce cabinet est rempli de personnalités un peu loufoques, alors quand Ally, en plein milieu d’un procès, aura des visions d’Al Green en juge, ou d’un bébé qui chante “Hooked on a feeling” en dansant dans sa couche, ne vous étonnez pas! Alors déjà là, on se marre, mais quand John Cage, l’un des deux associés, hyper timide et atteint de toc divers et variés se transforme en séducteur chevronné après avoir fait une chorégraphie endiablé sur le mythique “You’re the first, the last, my everything”, c’est pour moi, le must de la série, ces passages sont inoubliables!!!

Je ne vous détaille pas tous les moments qui accompagnent la série musicalement, que ce soit avec Vonda Shepard, la bande son en fond, où les acteurs eux-mêmes, qui se prêtent volontiers à l’exercice musical, que ce soit à l’open mic du bar où pendant les épisodes de Noël. Non, la vraie cerise sur le gâteau, c’est le nombre d’invités (musicaux ou non) de luxe qui sont venus fouler les plateaux de David E. Kelley, de Robert Downey Jr (avant d’être Iron Man), à Barry White et Al Green, bien sûr, mais aussi Sting, Tina Turner ou encore Anastacia et j’en passe…

Bref, si vous avez raté cette série à l’époque, le rattrapage est obligatoire, rires et larmes garanties, faite moi confiance!!!

BIG LITTLE LIES

La deuxième série dont je voulais vous parler, c’est le petit événement de 2017 sur HBO, une mini-série (enfin, ça devait être le cas…) avec un casting digne des plus gros blockbusters de Hollywood, au programme, vous retrouverez dans les rôles principaux, Nicole Kidman, Reese Witherspoon et Shailene Woodley, je ne vous parle pas du casting secondaire tout aussi talentueux, avec Alexander Skarsgard ou Zoë Kravitz et j’en passe… On est sur une sorte de Cluedo, je veux dire que dès le départ, on sait qu’il y a un meurtre, on ne connaît ni la victime, ni le coupable et tout cela se déroule au milieu d’une petite communauté idyllique (en apparence en tout cas), perturbée par l’arrivée d’une “outsider” jouée par Shailene Woodley.

Rien qu’avec ça, je devrais vous avoir donné l’eau à la bouche, mais on est surtout là pour parler musique et je ne vous ai pas encore parlé de la fille de Madeline (Witherspoon), qui au travers de son mp3 est le véritable jukebox de la série, elle nous régale dans les ballades en voiture, à la maison etc… Ici aussi, la musique a une véritable place dans ce mystère. Voyons voir ce que vous pourrez trouver dans les oreilles de la petite Chloé McKenzie: Pour commencer, vous aurez le droit à un générique magnifique, interprété par le génial Michael Kiwanuka qui participait déjà à la B.O de “The get down” dont je vous avais parlé il y a quelque temps et ce n’est que le début d’un soundtrack qui, comme pour Ally McBeal est chargé en Soul. En vrac, vous retrouverez les Temptations ou Charles Bradley et Léon Bridges ou Frank Ocean pour les plus récents. La Soul n’est pas la seule représentée, il y a également des classiques du rock et de la pop, un certain Elvis Presley ou Janis Joplin, ça vous parle? Zoë Kravitz, en bonne fille de Lenny, y va même de sa reprise du king avec “Don’t”. Et pour finir, je mentionnerais ma “all-time chouchoute”, la seule et unique Sade et son inoubliable “Cherish the day”.

Voilà, je disais tout à l’heure que BLL devait être une mini-série, mais le succès a été tel qu’une deuxième saison devrait voir le jour prochainement…

GOLIATH

Pour la troisième série, on revient dans l’univers juridique, mais avec une toute autre atmosphère que pour Ally McBeal, car même si on retrouve quelques personnages un peu “particuliers”, le sujet est bien plus sombre dans Goliath, on est sur de la juridiction criminelle et assez dure. Dans cette version légale de David contre Goliath, Billy McBride, incarné par le génial Billy Bob Thornton affrontera son ancienne firme dans une sombre affaire concernant un fabricant d’armes. Le problème, c’est que si McBride fût un avocat prestigieux, il n’est plus que l’ombre de lui-même, seul, alcoolique et sans emploi… Il lui reste cette affaire et sa détermination!

La distribution est de choix puisque William Hurt joue le méchant, mais il y a également Maria Bello, Molly Parker et bien d’autres encore…

Comme dans les deux séries précédentes, le générique est très marquant et démontre très vite le genre de show auquel on a affaire, le rock de The Silent Comedy sur “Batholomew”  qui sonne très Soul, perso m’a frappé et j’ai plongé dans Goliath dès les premières notes de l’intro.

Tout au long de la première saison (j’ai pas encore fini la seconde), on est bercé entre Soul et Rock au rythme des humeurs de Billy. Du Blues aussi, dans les moments où notre anti héros sombre un peu, bref, la musique est encore une partie intégrante de la série.

Un peu moins de noms ronflants que dans les précédentes, bien que l’on retrouve des artistes comme Curtis Mayfield, The Pharcyde, Luciano Pavarotti ou encore Dire Straits. Pour le reste, pas mal de découvertes, pour moi en tout cas et notamment Ural Thomas and the pain que j’ai adoré, mais aussi les Soulsations. Je vous recommande également de prêter l’oreille à Nathaniel Rateliff and the Night sweats dont Guillaume vous avais parlé il y a quelque temps.

MR MERCEDES

Pour terminer et terminer en beauté, je vous propose la deuxième série de Kelley que je suis actuellement, il s’agit de l’adaptation du livre de Stephen King, Mr Mercedes. Alors, des adaptations télé du maître de l’horreur, il y en a eu un paquet et pas que réussites, par exemple, récemment, Castle Rock fût, pour ma part une belle déception.

Ici, ce n’est pas le cas, dans la première saison tout du moins. Mr Mercedes sort King de son style habituel et l’emmène dans le thriller avec en star un tueur psychopathe au volant d’une mercedes et un flic à la retraite, bourru et alcoolique (point commun avec Goliath) qui, 2 ans plus tard, ne s’est jamais remis de ne pas avoir résolu cette affaire.

Voilà le point de départ de la série qui a, là aussi, une distribution de très grande qualité. Brendan Gleeson dans le rôle de Bill Hodges (le flic), vu dans Harry Potter et son adversaire, le très troublant Buddy Hartsfield, joué par Harry Treadaway, qui s’était déjà mis en lumière dans le génial Penny Dreadful, dansle rôle de Victor Frankenstein bouuuuuuuhhhh…

Le reste du casting est porté par Kelly Lynch et l’inoubliable Nancy Botwin de Weeds, à savoir Mary Louise Parker. Ca donne envie non?

Question musique, on est très bien servi aussi! Chaque épisode débute avec un réveil complexe de Bill sur “It’s not too late” de T-Bone Burnett, comme vous pourrez le constater, c’est un tronc commun entre les 4 séries dont je vous parle aujourd’hui, un générique fort, qui marque l’ambiance du show. Ici, c’est clairement la loose de Bill qui est mise en lumière. En parallèle, beaucoup de passages avec Brady Hartsfield (Treadaway), le tueur à la mercedes, évoquent la folie et pour celà, Kelley a choisi beaucoup de Hard Rock, du punk avec notamment les Ramones, Radiohead et Slapshot, croyez-moi, ça pique les oreilles!!! Comme dans toutes les séries de Kelley, il y a aussi de la Soul avec par exemple, les Impressions ou Lee Harris, du Blues aussi avec Mississippi John Hurt et quelques gros noms aussi comme Leonard Cohen ou PerryComo, en soit, que du bon…

Voilà, j’espère vous avoir donner envie de découvrir l’univers, parfois loufoque, parfois violent, mais toujours de qualité de David E. Kelley, qui est, selon moi, l’un des grands du petit écran.

Laurent

Il était une fois… 1980!


Cette année-là, j’ai 13 ans… En pleines « années collège » avec les cours multiples, le goût déclaré pour les langues étrangères (anglais, espagnol), le plaisir des sports collectifs, la camaraderie, les soirées-boums, les premiers flirts (peu car j’étais très timide), le film « Blues Brothers » avec le duo magique James Belushi-Dan Aykroyd, réalisé par John Landis. Mais aussi le hard-rock, les sacs US, les badges en tous genres. Le monde, la société, tant en France qu’ailleurs, subissaient des mouvements, des changements parfois importants. Il y eu aussi quelques événements sportifs notables.

En février, l’ancien ministre de l’éducation nationale, Joseph Fontanet, est assassiné. l’Institut du Monde Arabe est créé. En mars, la romancière Marguerite Yourcenar, écrivain, est la première femme à rentrer à l’Académie Française. Bernard Kouchner créé Médecins du Monde. Avril est marqué par la foule conséquente (50.000 personnes) qui accompagne Jean-Paul Sartre lors de ses obsèques. L’été est marqué par 2 événements : Le concert de Bob Marley au Bourget devant 50.000 personnes et le décès de Joe Dassin (fils de Jules Dassin, cinéaste). A la rentrée, en septembre, l’émission « Le tribunal des flagrants délires » démarre sur France Inter. A sa tête, Claude Villers, et une bande de joyeux drilles parmi lesquels l’humoriste Pierre Desproges et le comédien Luis Rego. En octobre, l’horreur frappe à Paris, la synagogue de la rue Copernic subit un attentat qui fera plusieurs victimes. En décembre l’humoriste Michel Colucci, alias Coluche, présente sa candidature à l’élection présidentielle de mai 1981. Il est très vite crédité de 12,5% d’intentions de vote. Il se retirera à 1 mois de l’échéance électorale. Au plan sportif, c’est la 22ème Olympiade d’été qui est le fait marquant. Se déroulant à Moscou, en pleine guerre froide entre l’Union Soviétique et les Etats-Unis, l’édition est marquée par le boycott de plusieurs nations, sur fond d’invasion de l’Afghanistan par l’armée rouge, rendant cette olympiade peu intéressante. L’Allemagne de l’Ouest, la Norvège, la Corée du Sud, le Japon, le Canada, pays alliés des Etats-Unis, sont absents. De l’autre côté, ce sont 29 pays alliés de l’Union Soviétique, en majorité de cultures musulmanes, qui sont absents. Bernard Hinault devient champion du monde de cyclisme, sur un circuit autour de Sallanches, en Haute-Savoie.

Au rayon des morts célèbres cette année-là, on trouve Gaston Nencini (cycliste italien), Bon Scott (chanteur ACDC), Roland Barthes (écrivain, critique français), Jesse Owens (athlète noir américain, qui fut le premier à gagner 4 médailles d’or lors des JO de 1936, à Berlin, devant le régime hitlérien, mettant à bas son précept de supériorité de la race blanche). Romain Gary (écrivain), Jean-Paul Sartre (écrivain, philosophe), Pascal Jardin (écrivain), Alfred Hitchcock (cinéaste), Henri Miller (écrivain américain, mari de Marylin Monroe), Peter Sellers (acteur anglais), Patrick Depailler (F1), mais aussi Tex Avery (créateur de personnages tels que Daffy Duck, Bugs Bunny, Droopy), Bill Evans (pianiste de jazz), John Bonham (batteur du groupe Led Zeppelin), Steve Mac Queen (acteur américain), Raoul Walsh (cinéaste américain, réalisateur de westerns).

Place à l’histoire inventée.

Le Connemara, en été. Ses lacs, ses rivières, ses forêts. Sa ville principale, Galway. Une bande potes, Michael, Barbara, Stevie, Eddy, David, Kim et Cindy décident de partir à l’aventure, pendant 15 jours, en camping-cars loués, découvrir la beauté sauvage de cette région, mais également pour se régénérer. Ils ne vont pas être déçus. Entre les pubs, les troupeaux de moutons, les routes étroites, et les tourbières qui se dressent parfois dans les champs, ils vont avoir de quoi satisfaire leur curiosité. Tout comme d’apprécier l’hospitalité et la chaleur des irlandais(e(s). Ce club des 7, c’est pas le genre à faire la bronzette pendant des heures. Cela tombe bien, car la région ne s’y prête pas. Eux, qui aiment à se contenter de peu, vivre quasiment en autarcie, apprécient de s’isoler, au sein de la mère Nature. L’idée? Se recentrer. Se retrouver. Se tester aussi à l’état presque primitif. Ecrire une autre histoire, un nouveau chapitre de leurs vies personnelles, au coeur de ce partage collectif.

Oubliées les nuits de folies, les vertiges de l’amour, l’heure ici est aux doux rêves , aux nuits magiques dans ce décor paradisiaque. Au sein du groupe, deux personnalités se détachent : Eddy et Kim. Lui, pour son autorité, son sens de la cohésion de groupe. Il écrit souvent à sa belle en lui rappelant aussi souvent que possible qu’il est totalement « morgane d’elle ». Elle, pour sa ténacité, son sens de l’organisation. Son univers musical se résumait à Bruce Springsteen, « The Boss from New-Jersey ». Une troisième personne est importante dans ce groupe : Cindy, l’infirmière. A ses heures perdues véritable groupie d’un célèbre pianiste de jazz qui avait la particularité de jouer debout. Les quatre autres, Michael, amateur de musique soul, surnommé « Master Blaster », ne se sépare jamais de sa guitare et de son harmonica. Barbara, amatrice de comédies musicales américaines et femme amoureuse, aux yeux couleur menthe à l’eau, a laissé son conjoint à New-York. David, dandy anglais aux cheveux blonds, porté sur le cinéma et la pop anglaise, avaient toute leur place dans ce groupe. Stevie, fan d’ACDC, amateur de banana split et lecteur assidu de Tennessee Williams, lui, était l’amuseur et le cuisinier de la bande. Son rituel était d’ailleurs d’écouter au casque la chanson Hell’s Bells, quand il était aux « fourneaux ».

Pour mener à bien leur projet de voyage au plus près de cette nature irlandaise qu’ils découvraient, les joyeux drilles avaient donc loué 2 camping-cars aménagés. Mais ils s’en servaient uniquement pour la route. Le soir, ils établissent un camp de base, en pleins champs, dès que l’endroit où ils arrivent leur semble agréable, plantant leurs tentes et allumant un foyer pour la cuisine et la veillée où se mêlaient chansons, discussions en tous genres sur des sujets aussi variés que « qu’est ce que le besoin pour un être humain », « Tout le monde a besoin d’apprendre ».

Un soir, pour se changer les idées, la petite troupe décide de se rendre à Galway, ville importante non loin de leur camp de base. Ils atterrissent au « Dancer in the Dark’ s Bar ». Un grand bar-restaurant, avec une scène ouverte au musiciens amateurs qui souhaitent faire le boeuf. Le bar s’appelle ainsi car le patron, William O’Leary, solide gaillard au physique de 2ème ligne de rugby, adore Bruce Springsteen, qui a des origines irlandaises. Une aubaine pour Kim et Michael. Avec Stevie, Eddy, Barbara, David et Cindy, ils prennent place à une grande table. Autour d’eux l’ambiance est bon enfant, joyeuse, bien aidée par la consommation de quelques pintes de bières locales. Les chants se font de plus en plus présents. Surtout le fameux « Dirty Old Town« , mais également « Pay me my money down » ou encore « Old Dan Tucker« . Sur scène, quelques musiciens du coin, ou habitués à chauffer l’ambiance, prennent place. La salle se fait moins bruyante, d’un coup. Place à la musique, qui fait très vite remonter l’ambiance. Nos joyeux voyageurs sont ravis de partager ce moment festif. La prestation dure 45 minutes, à la fin desquelles, Kim et Michael s’approchent du bar, demandant à voir le patron, William O’ Leary. D’une voix timide et dans un anglais approximatif, Kim demande si Michael et elle peuvent monter sur scène pour chanter-jouer quelques chansons. Curieux de voir ce que ça va donner, le patron les laisse s’installer.

Timidement, micros réglés, ils entament une chanson française où il est question de « voyage », puis devant l’intérêt que semble manifester l’assistance, ils continuent en piochant dans le répertoire d’un groupe suédois bien connu, avec « Gimme gimme gimme », puis « the winner takes it all ». Rassurés par l’attention que leur porte le public présent, Kim et Michael, avec l’assentiment du patron, enchaînent leurs reprises, avec surtout « Video killed the radio stars » du groupe « Buggles« . Pour terminer leur petite tour de chant, les deux amis choisissent un morceau dansant, entraînant, dont le titre invite à se lever avant de partir. Le groupe auteur de ce morceau, un duo anglais, permettra à l’un de ses membres par la suite de se lancer dans une carrière internationale à succès pendant près de 30 ans, jusqu’à son décès le 25 décembre 2016 (vous avez trouvé?).

Après ce petit tour de chant et ce succès d’estime devant un public davantage habitué au gigs irlandais, Kim et Michael vont remercier le patron, William O’Leary, rejoignent leurs ami(e(s) attablé(e(s), et la petite troupe décide, une dernière bière avalée prestement, de rentrer au camp de base, en pleine nature.

Deux jours après cette soirée à la tournure inattendue, Michael reçoit un appel de William O’Leary. Celui-ci, charmé par le talent du duo, leur propose de revenir 2 soirs, avant qu’ils ne terminent leur périple irlandais. Etonnés mais heureux de la proposition qui leur est faite, Kim et Michael acceptent avec joie. D’autant que William O’Leary leur promet quelques subsides en contrepartie. « Ca serait possible mercredi et vendredi ? » demande William. « Parfait. Merci beaucoup! thank you so much! » répondent Kim et Michael en choeur . La nouvelle, annoncée au reste de la bande, rend l’atmosphère et la tournure du voyage des plus légères.

En attendant de profiter joyeusement de la scène les deux soirs convenus, Kim Michael et le reste de la bande, s’en vont se balader entre lacs et montagnes, roulant sur des routes sinueuses parfois encombrées de troupeaux de moutons, s’arrentent aux pieds de cascades d’eau superbes,ou marchent à travers les champs, seulement délimités par les fameux petits murs en pierres. Un détour par le lac Mask s’impose. Grand, majestueux, offrant des recoins et vues superbes, il est aussi un lieu de pêche prisée. Stevie, Barbara et Cindy décident de se poser en un endroit qu’ils jugent propice à la pêche, improvisent des cannes à pêche, et passent plus de 2h à attendre que ça morde. San succès!Le reste du groupe est à l’écart sur la berge, en pleine discussion.

Le mercredi soir, retour au « Dancer in the Dark’s Bar ». le public est plus nombreux que la fois précédente. La prestation se passe bien pour Kim et Michael, qui entonne « Dancing in the Dark », puis continuent avec « Johnny and Mary », mais aussi « comme un avion sans aile » ou « Je te promets », tubes du répertoire français. Ils finissent enfin par le bien nommé « The final countdown », un tube du moment. Le public est ravi. Les tournées de bières s’enchaînent. O’Leay, comme promis par téléphone, leur verse une somme qu’ils jugent très correcte. Ils le remercient. « Rendez-vous vendredi » dit O’Leary au jeune duo. « Yes, sure », répondent-ils. Vendredi, dernier concert et dernier soir en terre irlandaise, tout se déroulera au mieux. Même répertoire devant un public désormais conquis et dans une ambiance des plus festive et chaleureuse. Un final en apothéose pour la troupe! Le lendemain, retour à Dublin pour rendre les camping-cars et prendre l’avion.

Ces 15 jours auront été un rêve pour tout le groupe. L’an prochain, cap au nord, vers la Finlande, se promettent-ils!

Vivement 1981 donc!

Guillaume.

Eric Clapton, une vie en Blues majeur.


Quel point commun y-a-t-il entre The Yardbirds, Derek and the Dominos, , Blind Faith, John Mayall and The Bluesbreakers, Cream ? vous ne voyez pas? la réponse est que tous ces groupes issus de la vague du British Blues Boom dans les années 60’s, ont vu passé en leur sein le prodigieux guitariste-chanteur-compositeur anglais Eric Clapton, né en 1945 à Ripley.

La première fois que j’ai entendu parler de lui, j’avais 14 ans, au temps béni des années collèges, des premiers concerts, et des cheveux longs (Si si Laurent, Carine, j’vous jure, à cette période-là, j’avais les cheveux bien plus longs qu’aujourd’hui). J’écoutais (pas le disc-jockey, non, lui il est dans la voiture qui l’emmenait sur la fameuse route de Memphis) alors beaucoup de choses, allant de Claude Nougaro, Eddy Mitchell à Iron Maiden, Def Leppard, Saxon. Bref, un grand écart stylistique et musical. Et puis vint la découverte, que dis-je la révélation… ! Un ami me parla d’un guitariste anglais nommé Clapton, me disant « écoute l’album « 461 Ocean Boulevard » (1974) et le live « Just one night » (1980) ». Ce que je fis. Là, une évidence, je découvrais un musicien fin, subtil, au jeu et au son ultra reconnaissable, une voix inimitable. Dès lors je me suis attaché à ce musicien, le voyant pas moins d’une dizaine de fois sur scène, dans des configurations et à des époques différentes (la pire pour moi étant celle de son album au son ultra commercial « Journey man », et d’un concert donné au Zénith, qui fut, à mon goût, pathétique). En solo et en mode acoustique à Bercy, en mode électrique avec des formations de haut vol le reste du temps, Clapton, musicien sans fioritures et loin de l’aspect cabotin de nombre des ses confrères, a, depuis plus de 50 ans, traversé les styles, marquant des générations de public comme de guitaristes en herbe.

De ses débuts en 1963 au sein des Yardbirds (2ème en partant de la droite sur la photo ci-dessus- il y restera jusqu’en 1965 ; ce groupe accueillera également Jimmy Page-futur fondateur de Led Zeppelin- et Jeff Beck), à Derek and the Dominos (1970), en passant par les Bluesbreakers de John Mayall (1965-1966), ou son projet en trio au sein de Cream, avec Ginger Baker et Jack Bruce, rencontrés en 1962 au « Ealing Club » de Londres, jusqu’au début de sa carrière solo en 1974, Eric Clapton a beaucoup bourlingué, se frottant à différents univers, mais toujours avec le blues en fond de jeu. En 1969, il créé un trio inédit avec Steve Winwood (ex chanteur/ organiste de Traffic) et Ginger Baker (ex Cream). Le groupe s’appellera « Blind Faith« .

Musicien hors pair, Eric Clapton est un homme marqué par les coups durs de la vie : Une enfance moyenne, durant laquelle, lui fils d’une anglaise et d’un militaire canadien, va se retrouver en garde chez ses grands-parents. Avant de découvrir plus tard que celle qu’il pensait être sa soeur était en fait … sa mère ! Le tournant des années 70 est une période très compliquée pour lui. Alccool, drogue, dépression, décès de Duane Allman, guitariste avec qui il partait en tournée. Plus tard, après avoir survécu (c’est bien le mot) à tous ces maux, il vivra une rédemption en fréquentant Patti Harrison (femme du Beatle George Harrison, ami de Clapton. Le couple finira par se marier).

Dans les années 90, la mort le rattrape. Une courte tournée américaine est organisée, réunissant, excusez du peu : Robert Cray, Eric Clapton, Buddy Guy, Jimmie Vaughan et son jeune frangin, le surdoué génial Stevie Ray Vaughan. Au soir d’un concert à Alpine Valley, et alors que la veille, Stevie Ray Vaughan a fait un rêve prémonitoire dans lequel il se voit mort, ce dernier embarque dans un hélicoptère devant l’emmener à l’étape suivante. Il n’arrivera jamais à destination. A 35 ans, Stevie Ray Vaughan, révélé tardivement au public lors d’un concert organisé par la radio d’Austin (Texas), s’envole définitivement vers les étoiles. Clapton et ses compères seront marqués par ce décès brutal et injuste. Puis surviendra le décès dans des circonstances dramatiques de son fils de 5 ans. Un véritable coup de massue. Le père qu’il est est dévasté, le musicien ébranlé, n’arrivant que peu à composer. Il en tirera tout de même la magnifique chanson « Tears in Heaven« , titre qui figure sur la BO du film « Rush » (1991), réalisé par Lili Fini Zanuck, veuve du producteur Richard Zanuck.). Repéré parmi la bande son du film, « Tears in heaven » connut tout de suite connu un succès, incitant finalement Clapton à le jouer en live, notamment lors du fameux « Live Unplugged » sorti en 1992.

Après cette très difficile période, Clapton va repartir de l’avant, multipliant les projets d’albums et de tournée, quand ce n’est pas de festival (on lui doit notamment la mise en place du festival « Crossroads »(première édition en 2007), qui voit défiler, sur scène, pendant plusieurs jours, la crème des guitaristes, venus de la country, du blues, du rock, du hard, de la folk music.. bref un joyeux mélange ou les participants croisent le manche avec bonheur en reprenant des répertoires très variés. Eric Clapton rendra aussi hommage à son mentor, JJ. Cale, en partageant avec lui un album (Road to Escondido », 2006). C’est aussi lui, qui après un voyage en Jamaïque, et une rencontre avec le jeune et encore peu connu Bob Marley, va populariser le titre « I shot the sheriff ».

A 73 ans, après plus de 50 ans d’une carrière bien remplie, le guitariste anglais est l’auteur d’une oeuvre musicale considérable. Tout au long des ces décennies, sur scène comme en studios, il a côtoyé les plus grands, de Sonny Boy Williamson à B.B. King, en passant par les Rolling Stones, Paul Mac Cartney, Rod Stewart, John Mayall, The Who, Jimmy Page, Jeff Beck parmi beaucoup, beaucoup d’autres.

Voici quelques-uns de mes albums préférés : « 461 Ocean Boulevard » (1974) ; « E.C. was here »(1975) ; « Just one night : Live » (1980) ; « Money and Cigarettes » (1983) ; « Unplugged » (1992) ; « Pilgrim » (1998) ; « Reptile » (2001) ; « Back home » (2005) ; « Old sock » (2013) ; « I still do » (2016). S’il passe prochainement en France, ne le loupez surtout pas, le plaisir d’une belle soirée sera au rendez-vous.
A toute fin utile, je signale pour les amateurs / trices et-ou celles / ceux qui souhaiteraient en savoir plus, qu’un film « Eric Clapton, life in 12 bars » est actuellement à l’affiche dans quelques salles parisiennes. A ne pas louper!!!!

Je vous laisse avec quelques extraits vidéos montrant les différents groupes, dans lesquels s’est produit Eric Clapton, ainsi que certains morceaux en mode carrière solo. Et quelques bonus de guitaristes qu’Eric Clapton a croisé dans sa longue carrière. Profitez, savourez!

Vous pourrez également retrouver un dossier très complet sur ce musicien dans le numéro de février 2019 du magasine Rock & Folk. Dans ce numéro, figure également un portrait d’un autre grand guitariste anglais qui croisa Eric Clapton, le dénommé Jimmy Page, fondateur de Led Zeppelin.

Guillaume.

Bonne Année !


Comme le dit la chanson .. « Voilà c’est fini »(ou presque).. Oui 2018 se termine et chacun, chacune, seul(e) ou avec des ami-e-s, nous refaisons le monde, retraçons le parcours de ces 12 derniers mois, autour d’un bon repas, dans une ambiance festive ou plus feutrée, selon les goûts et les envies.

Alors pour bien terminer l’année dans 48 heures, à vous qui nous lisez en France, en Europe, ou ailleurs dans le monde, l’équipe de la médiathèque vous propose sa liste de morceaux pour agrémenter cette soirée toujours particulière. Il y en a pour tous les goûts, de la musique classique au jazz, de la chanson française à la musique de film. Des Clash à U2 en passant par La Callas, Luciano Pavarotti, Frank Sinatra, Claude Nougaro, John Williams, Stevie Wonder, Otis Redding et beaucoup, beaucoup d’autres, vous trouverez sans doute de quoi accompagner votre soirée de réveillon tout en vous remémorant des souvenirs à l’écoute de ces morceaux.

Savourez, appréciez cette guirlande musicale ! Nous vous donnons rendez-vous en 2019 pour de nouvelles aventures musicales sur ce blog, que vous êtes de plus en plus nombreux cette année encore à visiter, regarder, partout en Europe et dans le monde.
Merci à vous de ce soutien à courte, moyenne et longue distance.

Bon réveillon et bonne année à toutes et tous….. Et comme on dit ailleurs, avec donc un peu d’avance nous vous disons aussi : Buon Anno (Italien) ; Feliz Ano Nuevo (Espagnol) ; Frohes Neues Jahr (Allemand) ; Eam Saeid (Arabe) ; Xinnia Kuailè (Chinois) ; Akemashiteomedetogozaimasu (Japonais) ; S Novym Godom (Russe).

L’équipe de la Médiathèque.

Feu! Chatterton, The Resets, pour bien démarrer la rentrée.


 

 

 

 

 

Quelle rentrée ! Fini les chaudes températures sur la plage, les tubes de crème, la bronzette, les apéros- barbecue!! La rentrée, professionnelle pour les un(e(s), scolaire pour les autres, a pris place… puis vient celle des actions culturelles! A L’honneur, deux groupes français. L’un professionnel, l’autre amateur. En premier lieu, Feu! Chatterton, quintet constitué de garçons qui se sont rencontrés dans les Lycées Louis-Le-Grand et l’Université de la Sorbonne dans le courant des années 2000, va ouvrir la saison musicale du service Culturel de Fontenay-sous-Bois, le 12 octobre prochain. Le répertoire musical de ce groupe français est un savant dosage de rock aux consonances anglo-saxonnes, de chanson française, de poésie. Mais vous vous demandez peut-être quelle est l’origine du nom de ce groupe… J’avoue que moi-même je n’en savais rien. Le patronyme de ce quintette fait référence à un poète et faussaire anglais, Thomas Chatterton, qui vécu brièvement au 18ème siècle (1752-1770). En 2012, le groupe sort un premier opus intitulé « La mort dans la pinède ». Quelques participations à des festivals de renom s’en suivront (Rock en Seine, Les Francofolies de La Rochelle, Le Printemps de Bourges) permettant au groupe de développer son public et se faire une réputation grandissante de phénomène musical à suivre de près. 2014 sera pour Feu! Chatterton celle de la reconnaissance de la profession avec notamment le prix Félix Leclerc pour le meilleur groupe francophone, et le prix Paris Jeunes Talents. Devenu une référence, ce groupe poursuit son chemin et publie en 2015 son deuxième album « Ici le jour (a tout enseveli) » chez le célèbre label Barclay. C’est donc fort de leur 3ème album « L’Oiseleur« , que Feu! Chatterton viendra fouler la scène de la salle Jacques Brel le 12 octobre.

 

 

 

 

A peine remis de vos émotions de  la veille, c’est avec le groupe The Resets, que vous aurez rendez-vous, à la médiathèque le samedi 13 octobre à 15H30, cette fois pour l’ouverture de sa saison musicale, à travers la reprise de ses kiosques musicaux. La médiathèque propose aux chanceux et chanceuses qui seront présent(e(s) de passer un moment en bonne compagnie musicale avec ce groupe. Quatuor formé de 3 hommes (Jonathan aux baguettes, Stéphane à la basse, et Frank à la guitare solo et rythmique) et d’une femme, Stéphanie, au chant, chose suffisamment rare dans le monde parfois encore trop macho du rock, y compris chez les formations dites amateurs ou semi-professionnelles, pour qu’elle mérite d’être soulignée. Cette dernière sait utiliser sa voix dans des registres aussi différents que ceux de Téléphone  avec « Un autre monde », des Pointer Sisters avec « I’m so excited », sa très belle interprétation du classique « Marcia Baila » de Rita Mitsouko ou de « Zombie » des Cranberries, si magnifiquement porté originellement par Dolores O’Riordan, décédé en janvier dernier. Chanson, rock, funk, disco, seront au menu musical pour ce premier kiosque de la saison 2018-2019.

Vous le constatez, la rentrée musicale se fait en des tonalités différentes, qui, chacune d’elles, à n’en pas douter nous ferons passer d’excellents moments.

Guillaume.

 

 

Orville Gibson, le Père d’une guitare devenue mythique.


 

Gibson. Ce nom sonne comme un « classique », au même titre que Marshall, Telecaster, Stradivarius. Les amateurs de rock, jazz, ou chanson française savent bien qu’il s’agit du nom d’un instrument très particulier, la guitare, et de l’une de ses marques représentatives les plus fameuses. Mais qui était donc ce fameux Gibson ? (pour les plus jeunes, sachez qu’il n’a rien à voir avec Mel « Mad Max »- « BraveHeart » Gibson, acteur australien).

Orville H.Gibson, né en 1856 aux Etats-Unis, a crée l’entreprise Gibson en 1902. Avant d’assumer la charge à temps plein au sein de son entreprise de lutherie spécialisée dans la fabrication de guitares, le jeune Orville Gibson s’essaya très tôt à confectionner des guitares et des mandolines, tout en ayant des petits métiers à côté. En 1898, il avait déposé un brevet pour modifier les mandolines, à savoir aplanir le fond de caisse, bomber la table d’harmonie et un allongement significatif du manche. Seulement 2 ans après avoir ouvert sa propre usine de fabrication de guitares, Orville H. Gibson doit céder ses droits sur son brevet à des hommes d’affaires américains. L’aventure s’arrêtera là pour lui.

Dès 1906, les guitares qui sont alors sorties des ateliers Gibson, ne sont plus des modèles créés, fabriquées, par leur inventeur. L’histoire, à priori banale, d’un génial inventeur qui se fait ensuite déposséder de sa création et des droits de regard sur celle-ci, est alors déjà monnaie courante. Depuis cette époque, aujourd’hui lointaine, le nom de Gisbon est devenu mythique chez les plus grands noms de la guitare du 20ème siècle et d’aujourd’hui. Les mondes du blues, bien sûr, du jazz, et du rock, regorgent de musiciens célèbres ayant exercé leur talent ou se produisant encore sur les scènes du monde entier. Pour exemple, voici quelques noms :

Parmi les bluesmen et jazzmen vous trouverez Robert Johnson (artiste auquel le dessinateur Mezzo a consacré une superbe bande dessinée (« Love in Vain », aux éditions Glénat, en compagnie de son complice Jean-Michel Dupont, qu’ils étaient venus présentés en 2016, et auquel le guitariste fontenaysien Michel Seban avait également rendu hommage lors d’un kiosque), Albert King, Freddie King, Eric Clapton, T-Bone Walker, Larry Carlton, Charlie Christian, Wes Montgomery entre autres. Dans l’univers du rock, on peut citer Jeff Beck (Yardbirds, Jeff Beck Group), Chuck Berry, Ritchie Blackmore (Deep Purple, Rainbow), Angus Young (ACDC), The Edge (U2), Peter Frampton (Humbe Pie), Ace Frehley (Kiss), Billy Gibbons (ZZ Top), Gary Moore (Thin Lizzy), David Gilmour (Pink Floyd), Jimi Hendrix (Jimi Hendrix Experience), Jimmy Page (Led Zeppelin), Joe Perry (Aerosmith), Keith Richards (Rolling Stones). Chez les guitaristes français je citerai surtout Louis Bertignac (Téléphone, Les Insus) et Paul Personne. Toutes ces personnalités ont donc eu le privilège d’avoir en main un des modèles de guitare Gibson. Certains d’entre eux possèdent des exemplaires « signées » de leu nom. Le plus célèbre étant Les Paul  devenue au fil des années un objet de convoitise et d’adoration pour tout guitariste qui se respecte. Un modèle à part. Unique.

Je vous laisse avec une belle brochette d’as de la 6-cordes en mode Gibson Majeur. Savourez!!!!

Guillaume.

 

 

 

1 an en musique : 1983


Aie aie aie!!! Très très dur de faire des choix en cette année 1983, je crois que jusque là, c’est celle qui a été la plus compliqué à composer, pardonnez-moi si votre chanson favorite n’a pas fait le cut… allez DJ, Rewiiiiiiiiind!!!

Rien à faire, ce gif m’éclate toujours!!! Nous voici donc en 1983 et comme je vous le disais en préambule, c’est une énorme année en terme de sorties musicales, notamment l’incontournable “Billie Jean” du “King of pop” Michael Jackson himself!!! L’un des titres les plus fort de l’un des albums les plus incroyables de tous les temps, “Thriller”, vous vous rappelez, Michael qui en marchant, illumine le sol? Les débuts du fameux moonwalk, ah la la, rien que d’en parler j’ai des frissons!

Mais ce n’est pas tout, une autre immense star de la pop explose aux yeux du monde cette année-là, Louise Ciccone, alias Madonna! Vous voyez, je vous racontais pas de bêtises, 1983 était chargée musicalement et c’est pas fini!!! Pour la Madone, j’ai choisi le titre “Holiday” issu de son premier album éponyme, la chanson est fraîche, Madonna n’est pas encore l’icône sexy qu’elle s’apprête à devenir et ça fonctionne tout aussi bien à mon avis.

Hormis les deux plus grandes stars de l’histoire de la pop, le reste de la liste à également du talent à faire valoir, vous retrouverez notamment l’un des plus beaux morceaux de U2 avec “Sunday bloody sunday” en hommage aux 14 personnes décédées durant la marche pour les droits civiques en Irlande du nord, Bono et son groupe ont écrit un morceau intemporel qui résonne encore aujourd’hui dans notre actualité. Plus léger, mais pas moins talentueux, Eurythmics et son “Sweet dreams” ou Annie Lennox nous éclabousse de son talent, d’ailleurs je vous en reparlerais plus longuement dans un Sample Rendez-vous à venir…

Plus festif encore, l’inoubliable “Reggae night” de Jimmy Cliff, dans le genre chanson qui donne la pêche, ça le fait non?

Je continue aussi dans la douce insertion du rap dans le monde de la musique et après Blondie et son “Rapture” en 1983, c’est un autre géant de la musique qui donne un coup de pouce au hip hop, MONSIEUR Herbie Hancock avec “Rock it”. Je vous parlais de MJ plus haut, on retrouve aussi le groupe qui a été considéré comme la relève des Jackson 5, les New Edition et leur “Candy girl” dont je vous ai déjà parlé.

Plutôt pas mal non? Je vais vous laisser découvrir le reste de la liste que j’ai découpé au laser, croyez-moi, j’ai eu des choix cornéliens à faire et je vous laisse choisir selon vous lequel de ces douze morceaux est mon inavouable…

Je serais aussi curieux de savoir quel morceau vous auriez choisi, savoir si ils faisaient parti de ma liste de départ, en attendant retour en 2018…

Laurent