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Gomorra, du Rap, du Rock … et la Mafia Napolitaine.


Ayant tout juste fini le visionnage de la troisième saison, il est grand temps que je vous parle un peu de cette immense série qu’est Gomorra. Peut être que vous avez déjà vu le film de Matteo Garrone, sorti en 2008 et dans ce cas, vous êtes familier avec le cadre, Secondigliano et sa fameuse cité en forme de pyramide. Quoi qu’il en soit, la série nous présente d’autres protagonistes, en l’occurrence, la famille Savastano et son terrible patriarche Don Pietro (Fortunato Cerlino), le parrain local.

Librement inspiré du livre du même nom de Roberto Saviano (Disponible à la médiathèque et en Italien), la série va nous faire vivre la vie de ce quartier sclérosé par la mafia Napolitaine, la fameuse Camorra. Au début de l’histoire, Don Pietro dirige le quartier avec une main de fer avec le soutien de son fils Gennaro (Salvatore Esposito), sa femme Donna Immacolata (Maria Pia Calzone) et son homme de main, Ciro, l’immortel (Marco D’amore). Au rythme des trahisons, de la guerre des familles et des trafics, les habitants du quartier doivent éviter les balles perdues et survivre au quotidien dans ces terribles conditions.

Je ne vais pas en ajouter et maintenant de vous parler de la bande originale de Gomorra et si généralement, quand je vous parle des B.O, je vous parle principalement des chansons diffusés pendant les épisodes, ici je voulais vraiment mettre en avant l’excellent travail du groupe recruté pour orchestrer tout ça, le groupe Mokadelic. Totalement inconnu de mes oreilles avant ça, j’avoue, je suis un peu light en rock Italien, Mokadelic est aujourd’hui, pour moi, indissociable de la série, notamment pour le morceau “Doomed to live” qui conclut chaque épisode et qui généralement, est là, pour accompagner un moment de grande intensité. Ce n’est pas le seul, toute la production de Mokadelic est vraiment le parfait accompagnement sonore pour le show, même si bien sûr il y a autre chose et c’est ce dont je vais vous parler maintenant.

Du rap Italien!!! Oui, oui, j’y croyais pas moi même, mais j’ai kiffé!!! Anglais, Allemand, Belge, j’avais déjà écouté et j’ai toujours réussi à trouver des choses qui me plaisaient, mais Italien? C’était une première!!! Je n’aurais probablement jamais prêté l’oreille sans la série et je regrette pas. Je vous conseille vraiment le morceau qui sert de générique de fin, de NTO’ & Lucariello “Nuje Vulimme ‘na Speranza”, ils apparaissent plusieurs fois sur le soundtrack et ils sont vraiment talentueux. Ce ne sont pas les seuls rappeurs Italiens de la B.O, il y a aussi Co’Sang ou Rocco Hunt et d’autres encore.

Au programme aussi, pas mal d’electro qui illustre les scènes dans les clubs et quelques artistes internationaux aussi comme Asaf Avidan ou Edwin Hawkins, récemment décédé.

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de découvrir la série, elle vous glacera le sang, je vous le garantis et vous risquez, comme moi, de vous mettre au hip hop Napolitain après ça.

Laurent

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Et le Rock australien s’éveilla….


Pour nous qui sommes au cœur de l’hiver, l’Australie, appelée aussi l’Ile-Continent, est synonyme de bout du monde, d’ailleurs toujours ensoleillé, de vacance, de grandes étendues désertes dans l’intérieur des terres, mais aussi baignades dans l’un des 3 océans qui la bordent (Austral, Pacifique, Indien), de surf, également connue pour sa barrière de corail (en péril d’ailleurs), ses requins blancs, ou encore pour les amateurs de sport, l’Open de Tennis d’Australie qui chaque année ouvre la saison de tennis (où Roger Federer vient de conquérir son 20ème titre du Grand Chelem, record historique!!!)  à Melbourne, ainsi que le Grand Prix de Formule 1 sur le circuit d’Albert Park. Mais c’est aussi par ses groupes de rock, ce depuis la fin des années 60, que l’Australie s’est fait connaître. Le premier d’entre eux à obtenir une popularité est les EasyBeats, groupe de rock pop.

Très vite le rock australien va se trouve une figure de proue en avec le gang des frères Young, Malcom (décédé fin 2017) et Angus, je veux bien sûr parler de ACDC. Apparu à la fin des 70’s, accompagnés de Bon Scott au chant, Phil Rudd aux baguettes, Cliff Williams tenant la basse, orienté hard-rock, le groupe va voir sa popularité grandir et dépasser les frontières de l’Ile-Continent, pour devenir puis demeurer, près de 50 ans plus tard, la référence absolue du rock australien.

Plus tard des groupes comme Rose Tattoo (hard-rock, blues rock), mais également Inxs (variétés rock) ou Midninght Oil et son charismatique chanteur Peter Garrett (photo) dans un répertoire rock très militant, Men At Work (new wave, reggae), ou encore Silverchair, et le John Butler Trio, tous apparus respectivement entre les années 70 et aujourd’hui, ont contribué à faire de l’Australie une terre de musique.

Guillaume.

Thomas de Pourquery, mélangeur d’univers.


Thomas de Pourquery, chanteur-saxophoniste qui vient d’être consacré artiste de l’année aux Victoires du Jazz 2017, est un musicien atypique, au parcours sinueux mais rempli de belles rencontres artistiques. Aujourd’hui âgé de 40 ans, De Pourquery a grandi en banlieue parisienne, à Bondy.

Elèves de Stefanao di Battista, il découvre le saxophone, à l’âge de 14 ans, avant d’intégrer le Conservatoire National de Paris. En 2000, à 23 ans ans seulement il intègre l‘ONJ (Orchestre National de Jazz) alors dirigé par Laurent Cugny. L’occasion pour lui de cotoyé et rencontrer des pointures telles que Bill Hart, Paco Sery, ou encore Sunny Murray.

En 2002, auréolé d’un premier de soliste au concours de La Défense, il fonde le groupe DPZ avec son compère Daniel Zimmermann. Curieux de rencontres et d’univers sonores, il fera partie également du collectif punk Rigolus et l’ensemble MegaOctet d’Andy Emler.

En 2009, l’album « He’s looking at you, kid » est un succès public et critique. Du coup, la ville de Coutances, connue pour son festival « Jazz sous les Pommiers », l’engage pour 3 ans en résidence.

En 2010, il organise un festival carritatif, « The Brain Festival », dont les fonds serviront à soutenir les recherches sur les maladies neuro-dégénératives.

Si le musicien est donc avide de rencontres musicales et humaines pouvant déboucher sur des collaborations totalement inattendues, à l’exemple de celles avec Jeanne Added (édition Aventuriers 2015), Oxmo Puccino, Fred Pallem, ou encore François Atlas and the Mountains (édition Aventuriers 2012), ou le groupe de rock britannique Metronomy, ou pour les plus anciens avec Mick Jones, leader de la formation de rock FM Foreigner, il n’en oublie pas d’être un citoyen actif et concerné, au sujet ici de maladies encore mal connues touchant au fonctionnement du cerveau.

Le 18 décembre prochain, il viendra au cinéma Kosmos de Fontenay, dans le cadre du Festival des Aventuriers 2017, assister à la projection du film « Stop Making Sense » du réalisateur américain Jonathan Demme, qu’il a lui-même choisi. S’en suivra une rencontre sous forme d’échange avec ce musicien.

Ne ratez pas ce moment!

Vous pouvez retrouvez le dernier album de Thomas de Pourquery « Sons of love », sorti en février 2017, à la médiathèque de Fontenay.

 

 

 

Guillaume.

 

Les Aventuriers, sur la 13ème marche!


Encore un peu de patience (une petite semaine), et les Aventuriers 2017 vont nous rendre visite… Non je ne parle pas d’extra-terrestres, mais de musiciens, musiciennes, chanteurs-chanteuses, groupes, qui comme chaque année, juste avant les réjouissances familiales, le sapin, la dinde, les cadeaux, vont venir se produire à l’Espace Gérard Philipe et à la salle Jacques Brel, sans oublier le cinéma Kosmos (soirée carte blanche à Thomas de Pourquery). L’occasion donc de découvrir des groupes ou artistes de la scène rap, électro-pop française ou européenne, à l’occasion du Festival des Aventuriers. Cette année, le chapitre 13 de ce banquet musical se déroulera du 13 au 21 décembre. Le menu proposé cette année est encore une fois copieux, varié, intéressant!

Fait marquant de cette édition, le retour, en ouverture (le 13 décembre à 20h, Espace Gérard Philipe), du groupe Transglobal Underground, avec en prime la présence de la talentueuse Natacha Atlas !! Ce soir-là vous pourrez également venir écouter, découvrir (pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas encore) Kasbah mené par l’emblématique Nadoo, musicien fontenaysien.

A l’affiche également, les rappeurs de Chill Bump, dont l’album « Going Nowhere » est sorti fin octobre, Vin’s da Cuero, le duo de Pumpkin, le groupe Cannibale (ex Bow Low), qui proposera à nos oreilles un rock aux saveurs psychédéliques, voire tropicales, à l’image de leur dernier album « No mercy for love ». Les parisiens de Frustration nous amènerons leur énergie punk, Marietta (Guillaume Marietta, ex membre de The Feeling of Love) viendra avec sa pop psychédélique. Le saxophoniste Thomas de Pourquery, qui devient une figure du jazz parisien et français, se produira au cinéma Kosmos le 18 décembre (belle idée!).

Le 19 décembre, les groupes Juniore, Requin Chagrin se produiront à l’Espace Gérard Philipe.

Enfin, pour clore ce 13 ème chapitre de l’histoire des Aventuriers, le 21 décembre à la salle jacques Brel, Kodama, trio musical vainqueur du tremplin « Jeunes Aventuriers » qui s’est déroulé  le 9 novembre 2017 à 20H à l’Espace Gérard Philipe, jouera en première partie de Darius et Alltta (20Syl et Mr.J.Medeiros).

https://lesjeunesaventuriers.wordpress.com/scene-ouverte/

Bref une fois encore, un plateau riche varié, et je n’en doute pas plein de belles surprises! De quoi passer de belles soirées musicales pour bien préparer les fêtes de fin d’année!

Pour plus d’infos sur les groupes et la programmation du festival vous pouvez bien sûr consulter le site des Aventuriers : http://www.festival-les-aventuriers.com/programmation

Guillaume.

 

 

 

Stranger things, rock et sci-fi dans les 80’s.


Prêts pour un voyage dans le temps? 3, 2, 1… Direction les années 80!!!

Bienvenue à Hawkins, petite ville de l’Indiana où vous allez faire connaissance avec le groupe d’enfants le plus cool jamais vu à ce jour au petit écran! Will, Mike, Lucas et mon chouchou Dustin, un petit groupe de Geeks avant l’heure, fans de Donjons et Dragons, dont le quotidien bien tranquille vas être chamboulé par la disparition de Will et l’arrivée en ville d’une mystérieuse jeune fille du nom d’Eleven, si vous n’avez pas vu la série, je ne vous en dis pas plus, je ne voudrais pas vous spoiler le plaisir.

Sachez juste que cette série est un véritable hommage aux films fantastiques et aux films d’épouvantes des années 80, fans des Goonies, de Poltergeist ou encore The Thing, vous allez vous régaler et replonger en enfance dès les premières notes du générique. Au casting, une belle troupe d’inconnus dans le rôle des enfants, mais du côté adultes, on retrouve l’une des stars de l’époque, l’iconique Winona Ryder, qui joue la maman de Will, probablement son meilleur rôle depuis très longtemps.

Pour contribuer à l’immersion dans cette atmosphère très eighties, il était indispensable de nous proposer une B.O du tonnerre pour accompagner nos jeunes héros. Et quelle réussite!!! Les Duffer brothers, réalisateurs de la série ont choisis Michael Stein et Kyle Dixon, du groupe Survive, une formation electro, originaire d’Austin au Texas pour composer la musique et notamment, son générique. Un écran noir, un synthé inquiétant et la typographie rouge lumineuse qui apparaît tout doucement… vous voici à Hawkins!

Après ce générique ultra marqué dans le temps et au même titre que les hommages cinématographiques, c’est une collection de références musicale que vous allez entendre tout au long des deux premières saisons.

Vous comprendrez pourquoi en regardant la série, mais un morceau marque vraiment la série, c’est le mythique “Should I stay or should I go” des Clash, la chanson déjà inoubliable d’elle même se fait ici une deuxième jeunesse et vous allez probablement l’associer à la série dorénavant.

Je vous rassure, c’est loin d’être le seul, on retrouve le thème du film “Ghostbusters”, vous vous rappelez? Who you gon’ call? Ghoooostbusteeeeer!!! C’était Ray Parker jr qui nous faisait danser pendant que Bill Murray chassait des fantômes. On aura également les Bangles, Roy Orbison, l’inoubliable auteur de Pretty woman, pour mon copain Guillaume on a du Toto avec “Africa”, du Motley Crue et son démoniaque “Shout at the devil” pendant une scène en voiture décoiffante!

Pour les plus romantiques, rappelez-vous, nos héros sont des pré-ados chatouillés par leurs hormones quand même… vous aurez l’un de mes titres préférés de Police “Every breath you take” et “Time after the time” de Cindy Lauper (je vous ferais des samples rendez-vous avec ces deux titres un de ces quatres…).

Voilà, j’en passe, évidemment et vous allez en retrouver davantage sur la playlist que je vous ai concocté, mais j’espère vous avoir mis l’eau à la bouche car la série est un véritable phénomène et sa bande originale aussi. Vous pouvez retrouver les deux saisons sur Netflix et la musique des deux premières saisons dans les bacs de la médiathèque.

Et en bonus, je vous ai mis les vidéos des enfants de la série qui s’éclatent en musique dans les cérémonies, je vous dit, c’est le casting de mômes le plus cool de l’univers!!!

Alors, qui a dit que j’aimais pas le Rock???

 

Laurent

# La playlist d’Octobre : Du vent dans mon brushing


CHEVAL PHOTOSHOP

Avec la playlist du mois d’Octobre, nous avons voulu faire un petit clin d’oeil à l’automne, petites bourrasques et feuilles virevoltantes. Mais aussi rendre hommage à tous ces talents de la fashion week qui s’est tenue il y a quelques jours. Nous avons voulu vous faire découvrir ces chanteurs et chanteuses – cheveux au vent de l’industrie musicale, au mystère capillaire que nous n’avons pas encore su percer… Je peux l’affirmer, pour beaucoup la mèche – sa muse…

Bonne écoute.

Carine

# La playlist de septembre : sur la route


visuel playlist sur la route-page001C’est la rentrée. Oui, c’est la rentrée, tous les ans, elle revient…. Mais elle nous permet de se remémorer les beaux souvenirs de nos vacances (il faut lui bien lui trouver des points positifs). Alors pour accompagner ces souvenirs, nous vous proposons quelques musiques de voyage dans la #playlist de septembre : Sur la route. Montons dans le van et laissons-nous porter sur le macadam.

Bonne écoute !

Carine

Manchester, Terre de Musique


Comme à Paris en novembre 2015, l’horreur  a donc frappé à nouveau  le 22 mai dernier en Angleterre, la jeunesse réunie dans une salle de spectacle de Manchester,  ville emblématique de la culture rock-pop. Mais rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans une tribune contre ces actes qui frappent aveuglément les populations européennes depuis quelques années… Non, je m’en tiendrais juste à évoquer cette ville, Manchester, terre de musique, après avoir été un berceau de l’industrie anglaise, dans les années 70 et 80, sans parler évidemment des deux clubs de football rivaux, Manchester United et Manchester City.

Depuis les années 80 donc, toute une pléiade de groupes ou d’artistes issus de cette ville située dans le nord de l’Angleterre, vont émerger sur la scène musicale anglaise puis européenne et mondiale, dans des genres très différents. Il en va ainsi des groupes de rock tels que Stone Roses, Take That (avec le tout jeune Robbie Williams), Chemical Brothers, de Richard Ashcroft du groupe The Verve, mais aussi d’Oasis (groupe des frangins Liam et Noel Gallagher), de Joy Division, New Order, des Smiths et leur chanteur Morissey, de Simply Red. Plus récemment, et dans un genre musical différent, le jazz, c’est le trio jazz Gogo Penguin qui fait sensation!

Comme Liverpool, qui fut le berceau des Scarabées, pardon des Beatles, Manchester au fil des décennies, s’est affirmé comme le terreau fertile de la rock culture anglaise, en dehors de Londres évidemment.

Aussi je vous propose une plongée en musique dans ce berceau qu’a été et demeure Manchester.

Régalez-vous!

Guillaume.

 

Guillaume.

 

Bienvenue dans la Canopée


J’ai découvert In the Canopy, quintet de rock progressif formé en 2011, lors d’un tremplin Zik organisé par le service culturel le 2 février 2017, à l’Espace Gérard Philipe. Ce soir-là, un autre groupe, The Shuffle (dont je parlerais dans une prochaine chronique), était venue partagé l’affiche, après un véritable périple en voiture, ils étaient en effet arrivé à 20 minutes du début du concert…!! Mais revenons à notre quintet haut perché dans les arbres, où plus exactement entre la cime des arbres et le début des nuages!

« Talking Monkeys« , album paru en avril 2016, nous convie à une ballade haut perchée… un voyage presque sensoriel, une embardée en haute altitude, tout en nous ramenant parfois au ras du sol avec des morceaux très percussifs, des sons très travaillés.Ce qui frappe d’entrée, via le morceau « Lighshot », c’est la qualité musicale, ancrée dans les influences 70’s assumées, telles Led Zeppelin, Genesis, , ou plus récentes avec Tame Impala, Radiohead. Emmené par la voix très maîtrisée à la palette très étendue de Thomas Müllner, personnage charismatique qui tient parfaitement la scène, le quintet nous propose une ballade musicale très propre, efficace, sans fioritures. Et c’est là selon moi que le bas blesse… en effet, à écouter le disque, on remarque que le groupe fait le grand écart entre les influences citées plus haut… ce disque manque d’unité sonore, même si la production est de très bonne facture. Les mélodies proposées vous embarquent vers les hautes sphères chères à ce quintet parisien. Les morceaux sont très électriques ou acoustique, parfois en mode ambiances pop des années 80-90, rock planant, onirique. L’univers de In the Canopy est très varié (trop peu être, enfin pour moi).

Ce disque reste néanmoins très agréable à écouter, permettant de découvrir un groupe de talent : In the Canopy, qui sur scène, s’avère très efficace. Alors si vous les voyez passer près de chez vous, n’hésitez pas, rejoignez-les! vous passerez un très bon moment, haut perché! Ca fait du bien!!!

Guillaume.

Une Saint-Valentin à la médiathèque…


saint-valentinA l’occasion de la Saint-Valentin, les bibliothécaires vous proposent une petite sélection de titres pour ambiancer votre soirée et il y en a pour tous les goûts, alors bonne fête des amoureux à toutes et tous !

The G, Duo Rock très Corsé !!


theg_pochetteLe 4 novembre 2016, L’Espace Gérard Philipe de Fontenay-sous-Bois accueillait une soirée « Jeunes Aventuriers 2016 », en prélude au festival du même nom, qui s’est déroulé du 6 au 16 décembre  ( http://www.festival-les-aventuriers.com/site2016/pages/artistes.html ). L’occasion pour le public de découvrir 3 groupes : Oblique (électro-pop), Dani Terreur (rock français, chanson) et le duo rock THE G. C’est sur ces derniers que mon attention s’est portée ce soir-là. Ce duo, originaire de Calenzana (Corse) est composé de Fiurenzu (batterie-chant, 15 ans) et Luigi (guitare-chant, 13 ans). Pourquoi ce patronyme de « G » : La réponse vous est donnée par Fiurenzu : « C’est comme cela que l’on appelle la tonalité de sol, en anglais, explique Fiurenzu. C’est l’un des accords les plus utilisés dans le rock, et « Sol » c’est aussi notre nom de famille… » (Corse-Matin, 10 Mai 2015).

Je vois d’ici vos mines étonnées…. Oui, à côté de la musique traditionnelle et du chant polyphonique corse, il existerait une scène rock en Corse ? Parfaitement!

Ce duo de jeunes rockeurs le prouve, et de fort belle manière! leur père, lui-même musicien, leur a mis très tôt dans  les oreilles du bon rock 70’s, 80’s et 90’s, avec une mention spéciale pour Shaka Ponk, que le duo adore. Si Fiurenzu commença le piano à l’âge de 4 ans (!), il a très vite abandonné, préférant se mettre aux baguettes et frapper sur des batteries. Luigi, lui, a jeté son dévolu sur la guitare. Sous l’œil vigilant, bienveillant, de leurs parents (maman s’occupe de leur scolarité at home, le père s’occupant de l’aspect musical) les deux frangins montent un répertoire de compositions personnelles plutôt que d’être un énième groupe de reprises. Bien vu!

Après quelques prestations de rue remarquées, quelques prestations scéniques en Corse et ailleurs, le duo sera repéré par Philippe Manœuvre, qui leur consacrera un entretien sur Europe 1 et des articles à deux reprises dans « Rock & Folk« , en novembre 2015 et août en 2016. Suite à leur EP 4 titres, ils seront à la Compil’ de Ouï FM, aux côtés de stars internationales. En ce début novembre 2016, ils atterrissent donc sur la scène des « Jeunes Aventuriers » 2016, forts de leur album « Straight« , autoproduit.. 30 minutes de show tonique, ultra-rythmé (tous les codes scéniques y sont passés, avec une jubilation évidente)! nul doute que bientôt un label va les prendre en charge, tant l’énergie, la complicité, et la maturité que dégage ce duo sur scène est impressionnante! (le public présent le 4 novembre a pu s’en rendre compte).

« Straight« , album de 12 titres originaux,  constitue  belle carte de visite musicale, où le talent en herbe (perfectible) des deux garçons saute à l’oreille. La guitare tantôt mélodique tantôt furieusement rock de Luigi, le tempo martelé avec précision et assurance par Fiurenzu, le duo The G ne peut pas vous laisser de marbre!

Ces deux garçons, grandi au soleil de l’Ile de Beauté, n’ont certainement pas fini de nous épater. Leurs premiers pas sont très prometteurs. A

Guillaume.

 

 

And all the pieces matter…


The wirePas d’autres choix pour moi que de vous parler de ce qui est, pour moi, la meilleure série de tous les  temps, « The Wire » ou  « Sur écoute » en Français. Réalisée par David Simon (comme « Treme », chroniquée précédemment), la série dépeint la ville de Baltimore aux débuts des années 2000. Durant les 5 saisons, il abordera un axe majeur par chapitre : La rue, les docks, la politique, l’éducation et la presse. D’ailleurs « The Wire » est inspirée du livre « Baltimore » où David Simon a suivi pendant un an, la vie d’un commissariat de la ville.

Si je vous parle de cette série, ce n’est pas que pour la qualité de l’œuvre télévisuelle, mais pour ce qui nous intéresse sur ce blog, la bande originale de celle-ci, qui est aussi diverse que géniale ! Du Hip-hop, de la Soul, du Jazz, du Rock, c’est une B.O où beaucoup pourront trouver leur compte.

Impossible de parler du soundtrack de « The Wire » sans parler de son générique. « Way down in the hole » (utilisé pour la saison 2) de Tom Waits est déjà un monument, mais il est décliné 5 fois par les Blind boys of Alabama, les Neville Brothers, Domaje et Steve Earle, chaque version accompagnant parfaitement le thème de la saison en question.

Egalement à l’affiche, Masta Ace avec un « Unfriendly game » qui compare la vie dans la rue à un match de football Américain, les paroles méritent la traduction tellement l’auteur maîtrise le « story telling » à la perfection. Solomon Burke ou encore The Pogues complètent cet opus et ce n’est que pour la B.O officielle de la série, en réalité, dans la série, la musique a une place encore beaucoup plus importante, notamment à chaque épisode final.

Je finirai quand même en revenant un peu sur la série elle-même (également disponible à la médiathèque), car si elle n’a pas connu le succès au niveau audience, que ce soit en France ou aux US, le temps et le bouche à oreille faisant son œuvre, « The Wire » a obtenu la reconnaissance qu’elle mérite, pour avoir abordé des sujets très sensibles traités intelligemment et portés par un casting de quasi-inconnus exceptionnels qui incarneront des personnages inoubliables pour quiconque a vu la série.

A NE MANQUER SOUS AUCUN PRETEXTE !!!

Laurent

Un vinyl avec Scorsese et Jagger aux platines !


vinyl-hbo-series-album-cover-artNouvelle série issue de la collaboration entre Martin Scorsese et Terrence Winter (Boardwalk empire), Vinyl est une série qui traite de l’univers du rock au début des années 70, avec Mick Jagger à la production (son fils a d’ailleurs également un rôle),  cette fiction a tous les atouts pour devenir un nouveau classique de la chaine HBO (The wire, Les Sopranos, Game of thrones…)

Le premier épisode (1h40) pose les bases, sans souffler une minute, nous présente les protagonistes : Bobby Cannavale est Richie Finestra, le boss d’une maison de disques en perdition, American Century, ses associés aussi loufoques les uns que les autres et sa femme Devon (Olivia Wilde).

Nous allons le suivre dans sa recherche de LA pépite, le nouveau talent qui est censé sauver sa compagnie et l’avenir du Rock tel qu’il l’entend. Inondée de références musicales et de guests prestigieux (On y aperçoit Led Zeppelin, Andy Warhol et d’autres encore…)

Ce pilote d’une heure et demie n’aurait pas fait tache dans la filmographie cinéma de Scorsese, ici, « sex, drugs and rock n’roll » prend tout son sens et les amateurs de Rock, comme les autres s’y retrouveront, car si on nous présente Vinyl comme une série sur la musique, c’est bien des personnages déjantés de Scorsese dont il est question et l’univers rock des 70’s est bien là pour les mettre en valeur.

La bande originale de la série est déjà dans nos bacs et la série est visible sur OCS, 24h après la diffusion.

Laurent

Black Star, ultime salut terrien avant départ vers les étoiles !


BlackStar_image« Black Star« , paru le 10 janvier dernier, 2 jours seulement après sa disparition, est le dernier opus composé par David Robert Jones, alias David Bowie.

Ultime preuve de son immense talent, de son insatiable curiosité artistique, « Black Star » (non, ce n’est pas une référence à l’Etoile Noire de Star Wars), est un conglomérat sonore, un kaléidoscope musical qui reflète parfaitement ce qu’à toujours été l’univers de David Bowie : un génial mélangeur-arrangeur de genres, de pratiques (chant, peinture, musiques, photo…).

Ici le morceau éponyme de l’album, qui ouvre celui-ci est une parfaite illustration de cela : Si la voix, abîmée par la maladie, donne encore quelques frissons par sa justesse et son timbre unique, l’orchestration générale, mélange de jazz, de boucles électroniques, de nappes synthétiques, offre une musique hors du temps, quasi lunaire. 10 minutes d’une introduction ultime au monde multicolore de David Bowie. La suite, dès » She was a whore », s’avère plus pop, même si le saxophone aux aspects free des 60’s y est des plus présents. Puis, de « Lazarus » (le clip, qui montre Bowie, dans son lit d’hôpital, la Mort ayant déjà entamé son travail de sape, est assez terrible, bien que sublime dans son esthétique visuelle) au terminal « Everything away », c’est une déambulation sonore, une balade musicale, au gré des ambiances (pop, jazz, électro). La voix livre ses derniers ressorts, comme un cadeau ultime d’un artiste qui va s’en aller (ce qui n’est pas sans me rappeler « Made in Heaven » de Queen, ultime témoignage sonore du talent vocal de Freddie Mercury, avec là aussi des morceaux très très « aériens »).

« Black Star » est un magnifique chant du cygne musical, une dernière pirouette pop, pilotée de mains de maîtres par David Bowie, alors que la Grande Faucheuse, (« Dame Oclès » comme l’appelle Mathias Malzieu dans son récent livre « Un vampire en pyjama ») est en route pour prendre possession définitive et sans remords d’un artiste qui aura marqué de son empreinte les 50 dernières années de l’histoire musicale, par son sens inné et surdéveloppé de la création artistique.

Un belle sortie, par la grande porte ! Pour un artiste comme Bowie, Il ne pouvait en être autrement !

Guillaume.