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Rory Gallagher, le discret irlandais.

A l’instar de son compatriote Gary Moore, Rory Gallagher était un brillant instrumentiste, guitariste. Il était également chanteur, producteur. Son registre musical tournait quasi uniquement autour du blues-rock, du blues. Il découvre le jazz, grâce aux émissions de la radio US Navy basée non loin de Cork, ville dont est originaire sa maman. Brillant, précoce, il apprend la guitare à 8 ans, donne ses premiers concerts à seulement 10, remporte un prix à 12 ans. Sa voie est tracée Il veut devenir musicien professionnel. Il est aussi joueur de mandoline, harmonica, saxophone. Bref un touche à tout doué.
A quinze ans, son rêve se réalise en intégrant le groupe Fontana. Après seulement 2 albums au sein de la formation, il le quitte en 1966, pour fonder le groupe Taste (« goût », en anglais). Devenu le groupe de rock référence de la ville de Cork, avant d’aller s’installer à Belfast, ville où le groupe assurera les premières parties de John Mayall, Jethro Tull, Fleetwood Mac avec son leader Peter Green, ou encore Cream, si cher à Eric Clapton.
A une époque où enregistrer des albums se faisait très rapidement, Taste va publier des albums dans un temps trsè courts, tant studios, que live. En effet, « Taste first »sorti en 1967, sera suivi de autres galettes musicales « Taste » puis « On the Boards ».2 albums live seront aussi publiés pour garder trace du talent de Rory Gallagher. Il s’agit de « Live at the Isle of Wight », enregistrement témoin du passage du groupe au festival du même nom, en 1970, mais hélas publié bien plus tard, et enfin le « Live at Montreux », enregistré dans le cadre du déjà prestigieux festival de jazz.
En 1971, il abandonne le projet, et se consacre à sa carrière solo, qui démarre avec un album éponyme « Rory Gallagher ». Au cours des années 70, ce talentueux musicien va voir sa popularité s’accroître avec la publication de 3 albums que sont « Deuce », « Blueprint », « Tattoo », les deux derniers sortant la même année, en 1973. Il livrera 2 albums live qui sont devenus des références dans sa carrière : « live in Europe », en 1972 et « Iris tour » sorti en 1974.
Les années 80 ne seront guère plus prolixe. « Jinx » en 1982, « Defender » en 1987. « Fresh evidence » en 1990.
Le guitariste irlandais, souffrant d’aviophobie (peur de l’avion), tourne de moins en moins et cède par ailleurs au démon de l’alcool, liée aussi à une prise de médicaments trop importante comme des somnifères. Sa surconsommation lui vaudra des ennuis de santé, un foie très abîmé,qui nécessitera une greffe en urgence. Son corps ne la supportera pas. Il décèdera à 47 ans.
Rory Gallagher était un guitariste très talentueux qui n’a pas forcément eu la reconnaissance méritée. La postérité s’en charge désormais.
Je vous laisse (re) découvrir son talent.
Guillaume.
Depuis 10 ans, Claude Nougaro & Ray Charles ont rejoints le Paradise Orchestra.
Ray Charles, Claude Nougaro. 2 univers musicaux, 2 personnages, 2 carrières riches et longues. 1même amour : La musique et les mots. 10 ans déjà qu’ils ont rejoints le Paradise Orchestra.
Ces 2 grandes figurent de la musique française et du jazz, de la soul, du ryhtm and blues, s’ils ont connus des débuts difficiles, ont par la suite, construit des carrières, et laissent derrière eux des répertoires musicaux qui sont aujourd’hui des repères et contiennent des morceaux devenus des classiques : Qui n’a pas fredonné, chanté, ou joué « Armstrong« , « Toulouse« , « La pluie fait des claquettes« , « Le coq et la pendule« , « Cécile« , « Blue Rondo à la Turk » ou « Hit the road Jack« , « What’d I say« , « You are my sunshine« , « Unchained my heart » ou « Can’t stop loving you« , « Georgia ».
Claude Nougaro, fils d’un baryton de l’Opéra de Toulouse (qu’il évoque dans « Toulouse »), ce taureau gascon était un homme des mots, un défenseur amoureux acharné de la langue de Molière (écouter « Vive l ‘alexandrin »). Le jazz, qu’il a découvert à 12 ans, en écoutant Glenn Miller, Louis Armstrong, a influencé toute son oeuvre. Ray Charles, issu d’une famille pauvre, a eu une enfance perturbée par la mort de son frère, puis par sa cécité totale (à l’âge de 7 ans), apprendra très rapidement à jouer divers instruments : saxophone alto, piano, clarinette. Le blues, le gospel, la soul, vont être les bases de son répertoire musical durant toute sa carrière.
Tous les 2, dans des styles très opposés, étaient de véritables « performer » sur scène. Nougaro, sa démarche chaloupée, boxant les mots, malaxant les rimes, triturants les sonorités, vocales et vocables, de sa voix grave et reconnaissable, sur des rythmes rock, jazz, africains, sud-américains (Brésil, Argentine). Ray Charles, sa voix rauque et son déhanchement légendaire, assis devant son piano, ont généré des imitations, qui jamais n’atteinrent l’égal du « Genius ». Musicien-compositeur, il était aussi parfois interprète, il n’est qu’à écouter ses versions de « Yesterday », « Eleanor Rigby » des Beatles, et bien d’autres encore.
Ils laissent chacun derrière eux des répertoires riches, variés, emplis de pépites musicales, dans lesquel chacun / chacune d’entre nous peut piocher. Avant de partir, il avait tourné dans le film de Clint Eastwwood, consacré au pianistes de Jazz. De même, il avait par ailleurs choisi lui-même Jamie Foxx pour interpréter son personnage dans le film « Ray » (sorti en 2004, peu de temps après le décès du chanteur).
A évoquer ces 2 figures de la musique du 20ème siècle, nombreux sont les souvenirs qui me reviennent. Sans doute en sera-t-il de même pour vous.
Vous retrouverez de nombreux albums de ces 2 artistes à l’espace Musique.
Guillaume.