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Nos Samples Rendez-Vous # 37 : Busta Flex et The Dells


1998, peut être l’une des années les plus prolifiques en matière de rap et quelque part dans le Val D’oise, le jeune Busta Flex ne fait pas exception. Après, la sortie deux ans plus tôt de “Kick avec mes Nike”, un premier quatre titres qui marcha plutôt bien, il sort son premier disque éponyme “Busta Flex” dont est issu le titre dont je vais vous parler aujourd’hui: “J’fais mon job à plein temps”. Premier single de l’album, produit par le sage poète de la rue, Zoxea, ce morceau reprend une boucle de Parliament, le groupe du légendaire George Clinton, sur le titre “All your goodies are gone”, également repris par les Dells. Je reconnais ne plus savoir auquel des deux morceaux appartient la boucle, c’est pourquoi j’ai mis les deux à l’honneur. Les deux versions instrumentales sont assez proches, en revanche l’interprétation, elle, est bien propre à chacun, Parliament et son P-Funk sexy est tout de suite reconnaissable avec Clinton à la prod. La version des Dells est beaucoup plus orientée Soul, elle est issue de l’album “New beginnings” en 1978.

A vous de choisir votre préférée perso je vote pour The Dells et c’est rare que je préfère une cover à son originale, comme quoi…

Pour finir sur Busta et son “J’fais mon job à plein temps”, il est épaulé par une des légendes du hip hop héxagonal, MONSIEUR Kool Shen, avec qui il formera, quelques années plus tard, le super groupe IV my people avec Zoxea (producteur du track) et Lord Kossity. Le morceau est un égotrip, spécialité du Flex Sta-Beu et il est parfait comme premier single, avec cette boucle facilement reconnaissable, le flow de Flex et les backs de Kool Shen, la preuve, 20 ans plus tard, ce morceau fait toujours le job… à plein temps!!!

Laurent

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Nos Samples Rendez-Vous # 39 : SWV et Michael Jackson


Deux grands classiques au programme aujourd’hui avec le King of Pop himself et son “Human nature” et les SWV et le remix de leur tube “Right here”, on y va?

Alors, bien sûr, honneur aux légendes avec Michael Jackson, qui en 1983, nous offre le mythique “Thriller” comprenant le titre “Human nature”, qui en sera le 5ème single. Et bien figurez-vous qu’au départ, ce titre écrit et composé par Steve Porcaro devait être interprété par les copains de mon compère Guillaume, à savoir le groupe Toto!!! Sauf que, le chanteur ne le trouve pas à son goût (la boulette) et du coup, ce morceau est proposé à un certain Quincy Jones, qui est en pleine production du disque de Michael. Lui, ne passe pas à côté du trésor et fait enregistrer MJ dessus et les “Why, why da na da na na da…” qui étaient un peu la cause du refus de Toto, deviendront mythiques et inoubliables pour des milliers de fans de la pop! Le titre est sublime et sera repris par de nombreux artistes comme Nas, Blackstreet ou encore SWV, dont je vais vous parler maintenant…

A peu près dix ans plus tard, le jeune groupe SWV explose aux yeux du monde entier avec leur disque “It’s about time” dont est issu le titre “Right here”, qui même si il fonctionne plutôt bien, ne connaîtra pas le même succès que son remix (une fois n’est pas coutume). Celui-ci produit par Teddy Riley, prince de la New Jack, mais aussi un formidable producteur et le trio des New Yorkaises va en profiter quand il sample Michael et remixe à merveille le -déjà bon- morceau des SWV. Ajouter à ça, la voix d’un jeune Pharrell Williams (oui oui, c’est bien lui qui donne le “S…double…U…to the V”) et vous obtenez un track magique, bien meilleur que l’original et qui, à ce jour, est sans doute, la version la plus connue du morceau.

Laurent


Nos Samples Rendez-vous # 36 : Akhenaton, le Wu-Tang Clan et Peter Nero



Je me concentre habituellement sur un sampleur et un samplé, mais là, ça valait le coup de faire un doublé sur le “Love them” de Roméo et Juliette par Peter Nero, tiré de l’album “Hits from Hair to Hollywood”. Je dois reconnaître que je ne connaissais pas absolument pas ce pianiste américain avant de chercher la provenance des samples des deux morceaux dont je vais vous parler, mais je dois dire qu’en fouillant un peu sur le net, j’ai découvert un artiste formidable, dont un certain Ray Charles disait qu’il est l’un des tout meilleurs qu’il est pu entendre jouer. Il a participé à de nombreuses bandes originales de films et comédies musicales aussi, Nero pouvait jouer ce qu’il voulait, du classique au tubes rythmées du disco, rien n’échappe à son piano.


Le morceau qui m’a donné envie de vous parler de cette boucle, c’est l’un des plus beaux textes de l’un des plus grands mc de l’hexagone et de la planète Mars en particulier, le seul et unique Akhenaton d’Iam. Il s’agit de “Mon texte le savon” sur le disque “Sol invictus” en 2001, ce morceau, c’est un peu comme une confidence entre Chill et son auditeur, sur sa vie, sa carrière dans la musique, rythmée par cette boucle de Nero, empreint d’une incroyable mélancolie. On connaît le goût des rappeurs d’Iam pour les Westerns et bien là, j’ai toujours eu la sensation d’écouter ce track dans l’arrière salle d’un saloon avec une bouteille de Jack à la main… C’est peut être mon morceau préféré d’AKH en solo.


Pour la deuxième partie de ce rendez-vous samplé, je vous parlerais d’un morceau du Wu Tang Clan, sur leur double album “Forever” en 1997, le track en question c’est “A better tomorrow”, avec ce titre en référence au film de John Woo du même nom. Comme pour celui d’Akhenaton, ce morceau ne respire pas la joie de vivre, je ne sais pas si c’est le morceau original qui inspire ça, mais le constat sur le monde en 1997 proposé par les rappeurs de Staten Island, c’est un peu la loose quand même… Celà dit, pour en revenir à l’aspect musical pur de la chose, 4th disciple, qui est au commande du morceau avec RZA a choisi d’utiliser une autre partie du “Love theme” de Peter Nero, il a favorisé un passage ou le pianiste glisse d’un côté à l’autre de son piano, la boucle est répétée 3 fois avant une variation de violon, qui accentue encore la tristesse de la chanson. Sur cette mélodie, tour à tour, Inspektah Deck, Masta Killa, U-God, RZA et Method Man se refile le mic et nous régale de leur rimes aiguisées.

Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #33 : Az et Lalo Schiffrin


Une combinaison de 3 géants de la musique, chacun dans un domaine différent, le légendaire DJ/producteur New Yorkais, DJ Premier dont je vous ai déjà parlé dans la chronique sur les Beatmakers, le compositeur star des bandes originales dans les années 70, Lalo Schiffrin et l’un des mc’s les plus sous estimés de notre époque, Az.
Il s’agit ici de “The Format” d’Az sur l’album du même nom,sorti en 2006 et produit par DJ Premier, 3mn de pur bonheur pour tout fan de hip hop, le track est clairement estampillé du style de Preemo avec ses grosses caisses et ses scratchs en guise de refrain et il se marie à la perfection avec les prouesses lyricales de l’acolyte de Nas. “Young and gifted, my tongue’s prolific” nous dit-il et comment le contredire? Az kicke sur l’instru concocté par Premier mieux que jamais!!!
Pour ce beat, Primo s’est servi dans l’immense répertoire du génie Argentin qu’est Lalo Schiffrin. Pour la B.O du film non moins classique “L’inspecteur Harry” avec Clint Eastwood, (je vous ai dit que de la légende aujourd’hui!), le titre “The side of forever” est interprété par l’inoubliable Roberta Flack, je sais, j’abuse des superlatifs aujourd’hui, mais je me fais un kiffe, c’est vraiment du très costaud que je vous propose aujourd’hui.
Alors pour ce qui est de la boucle en elle-même, vous la retrouverez au début du morceau de Schiffrin, peut être les 10 premières secondes du morceau, il sera amplifié à fond et ralenti pour donner cette mélodie déjà bien Up-Tempo qu’est celle de “The Format”.
Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #32 : Future et “The Selma Album”



L’un des gros gros bangers de 2017, le fameux “Mask off” de Future, alors c’est pas le titre où il faudra chercher des paroles profondes hein? Le refrain “Molly, percocet” autrement dit le mélange détonnant de l’ecstasy et d’un anti-douleur bien bien costaud, l’une des habitudes des jeunes Américains résume assez bien le morceau. Future y parle de son addiction aux substances illicites, mais aussi de son ascension au succès, le “Rags to riches” comme ils disent.
Bon, si les paroles ne sont pas le point fort, le flow de Future, lui, est costaud et par dessus tout, ce beat produit par Metro Boomin’ est tout simplement une tuerie!!! Le producteur à succès du Missouri a utilisé le sample d’une comédie musicale à propos de Martin Luther King Jr et de son passage à Selma, composée par Tommy Butler, ce “Prison song” est un mélange de Gospel et de Soul qui ne peut laisser indifférent.
Les chants repris dans la boucle me font frissonner et la flûte, ah la la cette flûte est désormais mythique, une tonne de rappeur ont repris l’instru pour poser dessus, notamment Joey Badass, Joyner Lucas ou Dave East, mais le plus dingue, c’est le remix officiel de Future, qui choisit de mettre Kendrick Lamar en featuring et là, je sais pas si c’est une erreur ou un coup de génie, parce que K.Dot brule le beat et efface clairement Future du morceau, alors, oui, c’était vendeur, mais personnellement, depuis, j’écoute uniquement le remix et principalement pour la perf’ de “Kung-fu Kenny”, alors je vous laisse juger…

Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #31 : Daddy Lord C et Bill Withers.



Ah la la mais qu’est-ce que j’ai pu l’écouter ce morceau, le “Freaky flow” de Daddy Lord C, je l’ai fait tourner en boucle à l’époque, c’était la folie. Déjà, j’aimais beaucoup ce que faisait La Cliqua en général, mais là, ce solo de Daddy Lord C, dans un univers assez différent de ce que proposait le groupe, un petit storytelling amoureux tout simplement génial!
Le flow en question de notre MC est juste trop puissant, rapide et ses rimes percutent dans cette histoire de coup de coeur avec cette jeune femme qui lui donne “le freaky flow”.
Pour nous raconter ce “storytelling”, Daddy Lord C utilise une boucle d’un grand classique de la soul, par l’un de ces plus grands chanteurs, Bill Withers et le fameux “Just the two of us”.
Cette balade sortie en 1981 est issue de la collaboration entre Withers et un certain Grover Washington Jr l’illustre Jazzman New Yorkais, la chanson est un véritable hit et obtient 2 grammy awards, l’un pour la meilleure chanson R’n’B et l’autre, pour le meilleur album “Jazz Fusion” pour Grover Washington Jr. Cette balade sent la bonne humeur a plein nez et Daddy Lord C est loin d’être le seul à avoir repérer ce sample génial, Keri Hilson, Regina Belle et Urban Zakapa, star de la pop Sud Coréenne a repris ce morceau, mais la version la plus connue et qui a le mieux marchée, c’est celle de Will Smith, en 1997, dédiée à son fils, je vous la mets d’ailleurs en bonus, c’est cadeau!

Laurent

Les Soulections #16: Bill Withers


Voilà un artiste qui a marqué l’histoire de la musique noire Américaine et qui pourtant, aurait pu faire encore beaucoup plus si il n’avait pas été embourbé dans des problèmes contractuelles avec ses différentes maisons de disques.

Quel gâchis quand on pense à des titres tels que “Grandma’s hand” ou “Ain’t no sunshine”, Bill Withers est un grand de la Soul, y’a aucun doutes la dessus, mais comme je le disais, a deux reprises, d’abord avec Sussex Records, puis avec Columbia, il est empêché de produire des disques pendant plusieurs années, malgré ça, au cours de sa carrière musicale qui durera une bonne quinzaine d’années, il aura l’occasion de sortir neuf albums, de se produire durant le fameux “Rumble in the jungle”, vous savez le combat le plus mythique de l’histoire de la boxe, Mohammed Ali contre George Foreman.

Au passage, Withers est également devenu l’un des artistes les plus samplés de la musique Soul, j’aurais presque pu faire ma rubrique “Nos samples rendez-vous” qu’avec sa discographie, des Jackson 5 à DMX sur “Ain’t no sunshine”, de Daddy Lord C à Will Smith sur “Just the two of us” et j’en passe… Encore aujourd’hui dans mes recherches de samples je continue de trouver des pépites qui proviennent des disques du grand Bill.

Pendant qu’il était bloqué par ses contrats, il nous a quand même offert quelques formidables collaborations, notamment avec Grover Washington Jr ou bien avec les Crusaders.

Alors, voilà, avec moi, tous en coeur, ne remercions pas les maisons de disques, qui nous ont privés de plus de bonheur musical…

 

Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #30 Busta Rhymes et Psychose



Peut être l’une des B.O les plu connues de l’histoire du cinéma : Psychose!!! Composé par Bernard Hermann après insistance d’Alfred Hitchcock, cette musique faite de violons pour la plupart, ajoute une telle tension aux images de cet inoubliable thriller, qu’une fois que vous l’avez entendue, elle ne vous sortira jamais de l’esprit. Avec celle de l’exorciste, ce sont peut être les deux thèmes qui m’ont le plus marqué dans l’histoire du cinéma.
Autant vous dire que pour que je puisse apprécier la réutilisation de cette boucle, il me fallait un monstre sacré aux commandes du morceau, alors qui d’autre que Busta Rhymes pour accomplir cette mission?
La chanson en question, c’est “Gimme some more” sur E.L.E “Extinction level event: The final world front et ça commence par un petit monologue de Busta expliquant qu’il est tombé et s’est cogné la tête, quand soudain, le déclic: S’il ne peut pas faire parti des meilleurs, il doit devenir LE meilleur!!! Et soyons clair, en 1998, on est pas loin du compte, Busta est au sommet de son art avec son débit inimitable et ses délires psychédéliques, le mc de Brooklyn est, avec Nas et Jay-Z, l’un des patrons du rap New Yorkais.
Et quand je parle de ses délires psychédéliques, je crois qu’avec celui de “Wooh Hah!!!”, le clip de “Gimme some more” est l’un des plus fous de la carrière de Busta.
Je vous laisse vous régaler musicalement avec la 30ème (déjà) de Nos Samples Rendez-vous…
Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #29 : Drake et Timmy Thomas


Attention blockbuster!!! L’un des titres les plus hot de ces dernières années, le “Hotline bling” de Drake. Alors c’est un petit défi pour moi car je suis pas un gros fan du Canadien, je sais que je vais probablement me faire canarder par les jeunes, mais malgré son talent, il en a, c’est évident, je le trouve un peu trop “facile” sur ces morceaux, trop mainstream! C’est pas un mal en soi, mais c’est juste moi, j’aime un peu plus d’épaisseur chez les rappeurs.

Bref, si vous avez passé ces quelques lignes sans m’insulter, revenons ensemble au morceau qui nous intéresse aujourd’hui, “Hotline bling” donc, le morceau club de 2015 de l’artiste, hyper sexy où Drake nous raconte son histoire avec son “Booty call” pour rester poli et respectueux.

Alors, le sujet est assez récurrent dans le rap actuel et ici, il nous explique que la jeune fille en question faisait sonner son téléphone pour un projet bien précis et que lui, gentleman qu’il est, se faisait une joie d’accomoder madame, bref…

Pour le track il a samplé Timmy Thomas et son morceau “Why can’t we live together?”, j’avoue que je ne connaissais pas cet auteur/compositeur avant ce morceau et même si sa carrière de chanteur n’a pas été des plus aboutis, ce titre a été un succès et je pense vraiment que je ne suis pas le seul à l’avoir découvert à travers le titre de Drake, alors rendons à César ce qui est à César…

Comme quoi, ça a du bon ces affaires de samples non?

 

Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #28 : Kanye West et Luther Vandross


Luther Vandross, c’est fait je vous en ai déjà parlé dans une édition des Soulections, donc si vous me lisez un peu, vous savez que j’adore le type et le morceau dont il sera question aujourd’hui ne fera pas exception, “A house is not a home”.
A l’origine, le titre est chanté par Dionne Warwick pour la B.O du film du même nom en 1964, il connut un succès assez modeste et passa vite aux oubliettes jusqu’à ce jour de 1981, où MONSIEUR Luther a sorti son premier album solo, “Never too much”.

Dionne Warwick, elle-même a reconnu que le titre était fait pour Vandross et que selon elle, sa version était bien meilleure que l’originale.
Quant au sample utilisé par Kanye West, c’est sur le morceau “Slow jamz” en featuring avec Jamie Foxx, aussi doué comme acteur que comme chanteur et le rappeur le plus rapide de Chicago, Twista. Un track rap/séduction où Kanye a samplé la voix de Luther, l’a accéléré et en a fait un accompagnement à la mélodie de sa chanson.
Les 3 artistes font tour à tour un numéro de séduction aux demoiselles présentes à une soirée, notamment en leur proposant une sélection musicale pour leur faire passer un agréable moment, au programme, Luther, bien sûr, Marvin Gaye, Minnie Ripperton et j’en passe… On se croirait presque dans une édition des Soulections 〈( ^.^)ノ
A ce jeu-la, c’est Twista qui s’en sort le mieux, il balance des jeux de mots à la vitesse de la lumière avec le nom des artistes, un vrai exercice de style!
La chanson est issue du premier album de Kanye, le meilleur, si vous voulez mon avis, quand Yeezus était l’un des plus gros sampleurs de l’industrie hip hop et il n’allait pas piocher dans du n’importe quoi non plus…
Ca m’étonne d’ailleurs d’avoir attendu le 28ème pour vous en parler, ce que je peux vous promettre par contre, c’est que j’y reviendrais…
Laurent

Nos samples rendez-vous #27 : Oxmo Puccino et Con Funk shun


Je vous en parlais il n’y a pas si longtemps dans l’article sur le hip hop et le storytelling car Oxmo Puccino est un des maîtres dans le genre et le morceau dont je vais vous parler aujourd’hui en est un autre exemple, “Le mensongeur”.
La chanson parle d’une histoire de séduction entre Oxmo et K-Reen, avec qui, il a enregistré plusieurs duo à l’époque, ces deux-là ont toujours fonctionnés à merveille ensemble et “Mensongeur” en est sans doute l’exemple le plus parlant.
Ici, Ox essaye par tous les moyens de séduire une K-Reen réfractaire à ses avances, car elle connait le pedigree de dragueur de ce dernier. La boucle ultra funky de Con Funk Shun a fait danser toute une génération, moi y compris et jusqu’à aujourd’hui, c’est l’un de mes morceaux préférés de l’immense discographie de Puccino.
Quant au sample, de Con Funk Shun donc, il provient de la chanson “If I’m your lover”, tiré de l’album “Fever” en 1983, c’est le dernier morceau du disque et il n’a étonnamment pas fait l’objet d’un single, je pense qu’avec le recul, ils auraient dû!
Pour le thème, on reste sur l’amour, mais c’est l’inverse du “Mensongeur”, il s’agit d’un couple en perdition, ou le gars essaie tant bien que mal de garder la flamme vivante, se sentant délaissé par sa tendre et douce…
Oxmo a réutilisé la boucle sans vraiment la retravailler, comme quoi, Funk, Rap et une bose dose d’amour sont un savant mélange qui fonctionne.
Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #26 : Ja Rule et Ashanti/ Patrice Rushen



Always there when you call, always on time… allez, si vous avez écouté un peu de hip hop dans les années de 2000, vous avez forcément entendu ce refrain et la grosse voix de Ja Rule qui rappe les couplets, ça y est? Ca vous revient? C’était la belle Ashanti, compère historique du rappeur qui était en charge du refrain.
C’était la grosse période ou Ja Rule régnait sur le rap mainstream New Yorkais, il était une sorte de DMX édulcoré et ses nombreux duos avec les chanteuses R’n’B de l’époque lui ont garantit un succès pendant une petite dizaine d’années.
Le morceau dont il est question aujourd’hui, c’est, vous l’aurez compris, “Always on time”, ou le New Yorkais reprend le standard de la chanteuse funky Patrice Rushen.

Si vous ne la connaissez pas forcément, vous avez malgré tout sans doute déjà entendu ses tubes, “Always on time” donc ou le plus connu de tous, “Forget me nots”, repris par un certain Will Smith pour la B.O de Men in black.
La chanteuse tressée à a son actif une bonne douzaine d’albums entre 1974 et 1997 et a connu un beau succès pendant l’ère du disco et de la funk. Cependant, vous ne retrouverez pas ce morceau sur l’un des albums de Patrice, il a en fait été enregistré pour la collection “Unwrapped” du label Hidden beach, sur le volume 2.
Ces disques qui étaient, à l’origine, fait pour rester uniquement, à disposition du label, sont tombés dans l’oreille des DJ locaux, qui ont complètement halluciné du niveau de ces disques et du coup, ont poussé pour sortir ceux-ci, et heureusement pour nous, on serait passé à côté de sacrées pépites!!!
Quoi qu’il en soit, Rule, lui en a bien profité et ne s’est pas trop cassé la tête, le refrain est identique, la mélodie aussi, ils ont juste ajouté des grosses basses et le tour était joué, pour le plaisir de nos oreilles.

Laurent

Nos samples rendez-vous #25 : Missy Elliott / Francois de Roubaix


J’ai récemment lu un article qui suggérait que Missy Elliott risquait de sombrer dans l’oubli au profit des Nicki Minaj et autres Cardi B, ce qui m’a bien sûr, fait sauter au plafond!!! Alors, évidemment, oui, il faut vivre avec son époque et apprécié ce qu’on nous propose, mais quand même, je crois que certains ont une légère tendance à oublier le glorieux passé…

Le son ne serait sans doute pas ce qu’il est aujourd’hui sans l’immense talent de Missy Elliott et de son compère Timbaland.

Alors, pour illustrer ça dans cette nouvelle édition de Nos Samples Rendez-Vous, je vous propose de (re)découvrir un morceau de la chanteuse de Portsmouth, Virginia et petit bonus, en featuring, on y retrouve une de nos légendes hexagonales, monsieur Claude “MC” Solaar.

En 1999, ce remix de “All n my grill” est édité et clippé avec Solaar en lieu et place de Big Boi, le binôme d’Andre 3000 dans Outkast et ils nous vont nous conter une histoire d’amour empreinte de Dollars…

Pour ce morceau, Timbaland, producteur du morceau n’a pas seulement recruté Français avec Solaar, mais aussi sur la boucle qu’il a utilisée avec l’immense compositeur François De Roubaix et la thème du film “Dernier domicile connu” avec Lino Ventura et Marlène Jobert en 1970, un film à voir absolument aussi, soit dit en passant.

Ce sample a également été repris par Robbie Williams sur le morceau “Supreme”, l’année d’après, un titre excellent aussi, d’ailleurs, c’est rare d’avoir deux titres qui cartonnent avec la même boucle en si peu de temps.

Cela dit pour en revenir à François De Roubaix, je suis convaincu que ce n’est pas la dernière fois que je vous en parle, tant son talent est immense et vu le nombre de fois où son style si reconnaissable a été samplé, donc affaire à suivre…

 

Laurent

Nos samples rendez-vous #23 Common et Electric Light Orchestra


Et bah voilà! J’étais tranquillement en train de mater “Les gardiens de la galaxie 2” (super B.O, au passage) quand j’entends un passage qui me rappelle l’un de mes morceaux préférés de l’un de mes rappeurs préférés: Common et son morceau “Blue sky”, devenu depuis son dernier album “Black America Again”, le premier et unique rappeur a gagné un oscar, un emmy et un grammy, pas mal mine de rien!

Pour en revenir à ce qui nous intéresse aujourd’hui, pour “Blue sky” sur “The dreamer, the believer” le MC de Chicago a utilisé le sample d’un morceau de Electric Light Orchestra en 1977 pour “Mr.Blue sky”, vous avez forcément cette mélodie, que ce soit le morceau lui-même ou dans une pub, c’est quasi obligatoire…

Produit par No I.D et James Fauntleroy, le “Blue sky” de Common est un morceau très positif qui parle de surmonter les obstacles de la vie pour accomplir ses rêves et qui de mieux que Common pour faire passer ce message?

A l’inverse la chanson des Britanniques d’Electric light Orchestra a été inspiré par des semaines de pluies continues pendant l’enregistrement de leur double album “Out of the blue”, le septième et plus gros succès du groupe.

 

Laurent