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France Gall a rejoint son Berger au Paradis Blanc


La nouvelle est arrivée le 7 janvier au matin. Triste comme un dimanche de janvier. Un mois pile après Johnny Hallyday. France Gall, retirée de la scène depuis 1997 et qui n’avait réapparu qu’en 2015 à l’occasion de la mise en scène du spectacle « Résiste », basé sur les chansons de Michel Berger, est décédée à l’âge de 70 ans. Le début d’année est funestement brutal pour le monde de la chanson française.

Apparue dans les années 60, époque Yéyé, au milieu des Mitchell, Dutronc, Hallyday, Hardy, Gainsbourg et consorts, elle sera révélée par la chanson « Laisse tomber les filles » en 1964, qui marque le début de collaboration avec Gainsourg. L’année suivante, il lui écrira « Poupée de cire poupée de son« , titre avec lequel elle remporter le premier concours de l’Eurovision en 1965. Gainsbourg lui fera également chanter « Les Sucettes », titre à double sens comme savait si bien les écrire. Cette chanteuse au visage poupon se verra entourée des plus belles plumes de la chanson française de l’époque, comme Jean-Pierre Bourtayre, Alain Goraguer, Eddie Marnay ou encore Pierre Delanoë.

La fin des années 60 est marquée par sa rencontre en 1969 avec Julien Clerc, jeune chanteur, vedette du spectacle musical « Hair » alors programmé à Paris. En 1974, elle rencontre Michel Berger, qui deviendra son pygmalion musical, l’auteur attitré des musiques des albums qui vont suivre et ce pendant plus de 20 ans : Au menu, des tubes comme « La déclaration », » Si maman si », « Ella elle l’a », « Babacar », « Résiste », « Diego » (titre qui sera repris par Johnny Hallyday), « Musique », « Viens je t’emmène », « Débranche », « Hong Kong star », « Calypso ». Tous calibrés par le pianiste. En 1979, elle intègre, aux côtés de Daniel Balavoine, Diane Dufresne, Fabienne Thibault, entre autres,  la troupe de « Starmania« , opéra-rock écrit par Luc Plamondon et Michel Berger. Elle y joue le rôle Cristal, présentatrice vedette de télé, dont elle disait que cela ne lui correspondait pas.

Curieuse, voyageuse, elle finira par s’installer au Sénégal, près de Dakar, où elle rencontrera la star locale Youssou N’Dour.

Retirée de la scène depuis près de 20 ans suite au décès de sa fille, elle se faisait rare et discrète. Elle laisse un répertoire riche, des titres qui sont autant de tubes, et une empreinte vocale particulière dans la chanson française des 50 dernières années.

Je vous laisse savourer quelques morceaux phares de sa carrière.

Guillaume.

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Elodie Frégé nous offre ses Amuses-bouches.


ElodieFrégé_pochetteAncienne lauréate du télé-crochet « Star Academy, saison 3 », détentrice d’un diplôme de guitare classique, ayant déjà  3 albums dans sa besace et des collaborations artistiques prestigieuses (Serge Gainsbourg, Benjamin Biolay, Catherine Breillat), après un détour par le cinéma de François Ozon (film « Potiche »),  Elodie Frégé, chanteuse sensible, au grain de voix nostalgique, nous revient avec ses Amuses bouches, concocté en compagnie de Patrice Cramer, sous la houlette expérimentée de Dominique Blanc-Francard.

L’album s’ouvre par Une plage, morceau aux accents brésiliens, qui nous embarque vers la dégustation de ses « amuses bouches ». La suite est dans cette même veine, une ambiance légère, nous enveloppant d’ambiance douce-amère. Puis vient une très jolie chanson écrite et composée par le regretté homme à la tête de chou, La fille qui fait Tchi Ti Tchic, qui sonne comme un hommage à la Birkin.

Auteur de 8 textes, de 4 mélodies, sur cet album, Elodie Frégé trace doucement, discrètement, album après album, un sillon particulier dans l’univers de la Chanson Française.

Guillaume.

Un musicien se confie…


Nous avons rencontré José Pierry, musicien professionnel qui a longtemps habité notre ville. Il nous fait partager ces quelques réflexions sur l’interprétation musicale.

Dis maman, pourquoi c’est une valse ?
Ce petit garçon se pose une question intéressante : comment l’auteur a choisi le rythme, le style de sa chanson. Je vais me servir de mes trente-quatre années de musicien de scène et de mon ressenti de compositeur pour traiter ce sujet et tenter de vous démontrer qu’il aurait été préférable dans certains cas, de choisir un autre style…ou pas !
Lorsque l’on commence à composer, il nous vient « un air en tête », quelque chose qui nous poursuit pendant plusieurs jours. C’est durant cette période qu’un compositeur s’imagine le rythme de la chanson. Il peut changer durant l’élaboration, une fois que l’auteur a posé ses paroles dessus, ou bien que l’arrangeur ait trouvé une orchestration originale et convaincante. Lire la suite

Fils de… Ouais mais quand même !


C’est très (trop) facile de tirer sur Lulu et son  « from Gainsbourg to Lulu ». Bon il paraît qu’il est bon musicien et bon arrangeur… Ce Tribute qui aurait pu être réussi, ne l’est pas. Je l’ai pourtant écouté, réécouté (je me disais sois objective, sois objective), mais non la magie n’opère pas. Les interprètes (prestigieux certes) en font trop, comme Rufus Wainwright, ou alors l’accent anglais est vraiment trop gênant (pour Sous le soleil exactement version Shane MC Gwan). La seule chanson dans ce cd qui a eu grâce à mes yeux (oreilles) c’est Couleur café interprétée par Ayo.

Bon pour résumer, l’écoute de ce cd n’a provoqué qu’une seule réaction chez moi, je me suis précipitée sur les originaux !! (Salut Serge).

Michèle

20 ans déjà !


A votre avis, quel peut être le point commun entre Miles Davis, Serge Gainsbourg et Freddy Mercury ?

Vous ne voyez pas ? hé bien, cela fait déjà 20 ans, que ces 3 figures de l’histoire de la musique, chacun dans un genre précis (jazz, chanson française, pop-rock) ont quitté définitivement le devant de la scène, pour rejoindre le paradis des musiciens. Lire la suite