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Les Soulections #9 : The Temptations


Allez, sortez les défrisages, les pattes d’ef et vos plus belles chorégraphies, je vous emmène en balade avec l’un de mes groupes préférés, l’un de ceux avec qui j’ai commencé à écouter de la Soul, les Temptations!!!

Probablement la formation soul la plus connue de l’histoire de la soul, les Temptations, c’est le groupe phare du label le plus mythique de la période dorée de cette musique, la Motown. Peut-être aussi celui qui a subi le plus de changement de casting, plus d’une vingtaine de voix différentes sont venus chanter les refrains légendaires de la formation de Detroit.

Enfin, voilà, l’histoire des Temptations commencent avec le regroupement de deux formations, les Distants et les Primes avec leurs leaders respectifs, Otis Williams et Eddie Kendricks, ils se nomment d’abord les Elgins et sont complétés par Paul Williams (responsable de leurs mémorables chorégraphies), Eldridge Bryant et Melvin Franklin, ils font des représentations un peu partout aux Etats-Unis et se font rapidement repérer par un certain Berry Gordy, ça vous parle? Non? Le grand manitou de la Motown, le plus grand label Soul de tous les temps, donc autant dire qu’avec ce cocktail de talent réunis, la machine à hits ne pouvait que démarrer.

Ils abandonnent le nom des Elgins pour devenir les Temptations à ce moment là et Gordy leur offrent un producteur à la hauteur de leur talent, MONSIEUR Smokey Robinson, ça donne un premier single qui va les faire exploser aux yeux du monde entier: “The way you do the things you do”, entre temps, Eldridge Bryant quitte le groupe et il est remplacé par un certain David Ruffin, d’abord utilisé comme chanteur secondaire, mais beaucoup trop talentueux pour en rester là.

Berry Gordy et Smokey Robinson se rendent vite compte de la perle qu’ils ont trouvé et décident d’en faire l’un des leads de la formation, s’ensuit les “My girl”, “Get ready” et autres “Ain’t too proud to beg”, c’est l’époque du “classic five era” qui durera jusqu’à la fin des années 60 et le départ de Ruffin, trop instable, trop en quête de lumière. Ses trop nombreux dérapages, notamment le fait qu’il frappait sa compagne Tammi Terrell, une autre star du label, sa compagne de l’époque risquait de nuire au groupe et ils le remplaceront par Dennis Edwards.

C’est la fin d’une époque avec cette nouvelle décennie qui commence et les changements d’effectif vont continuer mais le succès, lui est toujours au rendez-vous. Nous sommes dans les années 70 et Norman Whitfield, l’un des producteurs historiques du groupe essaye de les faire passer dans l’ère de la funk et du disco avec des titres tels que “Papa was a rollin’ stone” ou “Just my imagination” et leur public continue d’adhérer.

A la fin des années 70, le groupe quitte la Motown pour Atlantic records pendant quelques années jusqu’à que Berry Gordy fasse le forcing pour récupérer ses stars en leur proposant un “Reunion tour” qui ramènerait David Ruffin et Paul Kendricks parmi les leurs.

A ce moment là, le succès des Temptations est déjà bien derrière eux et ils se concentrent plus sur des tournées avec les anciennes stars du label que sur des nouveaux enregistrements, même si ils sortent quelques albums sporadiquement et des titres tels que “Treat her like a lady” ou “How can you say that it’s over”.

Au jour d’aujourd’hui, le groupe a reçu un Grammy pour leur carrière en 2013 et a été introduit au Vocal group hall of fame en 2001 et au Rock and Roll Hall of fame en 1989. Des chanteurs originaux, seul reste Otis Williams, aujourd’hui agé de 76 ans et qui continue encore à chanter avec des nouveaux membres.

Je vous conseille vivement de fouiller sur internet pour trouver des lives qui sont nombreux et vraiment géniaux, notamment pour les 25 ans de la Motown, je vous ai mis quelques extraits dans la playlist et aussi le trailer de l’excellent film sur l’histoire du groupe, mais je vous laisse bosser un peu quand même pour trouver d’autres perles…

Laurent

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