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Les Soulections #2: The O’jays


Quand on parle de groupe vocal masculin soul dans les années 60/70, généralement, le premier nom qui vient à l’esprit est celui des Temptations, le groupe mythique de la Motown est évidemment l’un des plus reconnus et talentueux de cette époque, mais du côté du label Philadelphia, l’un des autres leaders de la Soul de l’époque, une autre formation vient marquer la musique dès 1958: Les O’Jays.

Composé à la base de Walter Williams, Eddie Levert, William Powell ainsi que Bill Isles et Bobby Massey jusqu’à la signature avec les légendaires producteurs Gamble & Huff chez Philadelphia, les O’Jays deviendront un trio avec les 3 premiers cités plus haut. C’est à ce moment-là et avec le single “Backstabbers” que leur carrière va exploser.

Les O’jays sont l’un des groupes les plus représentatifs du “Philly sound” orchestrés par les fameux MFSB, le pendant des Funk brothers de la Motown, ils produiront près d’une trentaine d’albums studios et continuent de se produire jusqu’à maintenant. A travers les époques, la formation de Canton, Ohio a su se renouveler et adapter sa musique au sonorité actuelle.

Malgré les nombreux changements dans le groupe, ils ont su garder leur identité musicale en conservant deux des membres fondateurs avec Eddie Levert et Walter Williams, les 2 leads vocaux depuis les débuts du groupe. Tout au long de cette belle carrière, les O’jays nous ont offert des véritables pépites Soul dont voici quelques extraits ainsi qu’un concert entier filmé au légendaire Apollo theater, amoureux de la Soul, régalez-vous…

Laurent

Les Soulections #1 : Donny Hathaway


Pour cette nouvelle rubrique consacrée à la crème de la crème de la Soul, j’ai décidé de commencer par un de mes artistes préférés, Monsieur Donny Hathaway.

La discographie de l’artiste de Chicago est certes courte, elle se compose uniquement de trois albums solo entre 1970 et 1973, un disque en duo avec la merveilleuse Roberta Flack (avec qui il a été en couple) et de quelques lives également.

Le temps pour lui de nous offrir quelques unes des plus belles chansons de l’histoire de la soul et des plus samplés aussi.

La carrière de Donny Hathaway, s’arrête brutalement le 13 janvier 1979 quand il est retrouvé mort, sur le trottoir de son immeuble, après l’enquête, la police a conclut un suicide,  le chanteur était atteint de schizophrénie et avait déjà fait plusieurs dépressions auparavant. Bref, ne soyons pas morbide, nous sommes là pour découvrir son oeuvre, celle d’un des plus grands de la Soul.

Pianiste d’exception, il a travaillé avec Curtis Mayfield et Aretha Franklin pour ne citer qu’eux, avant de se lancer en solo avec le sublime “Everything is everything” en 1970, l’album contient le titre qui va lancer la carrière de Hathaway: “The ghetto” ainsi que les reprises de Nina Simone “To be young, gifted and black” et de Ray Charles “I believe to my soul”, c’est sans aucun doute son album le plus joyeux, le plus proche du Gospel dans lequel il a grandi.

Ensuite, il enregistre son disque éponyme en 1971 “Donny Hathaway” qui est principalement composé de reprise de classiques Soul et Gospel, tout ça réarrangé à la sauce Hathaway avec notamment le titre qui me l’a fait découvrir “A song for you” samplé par Common en 1997 avec Lauryn Hill sur “Retrospect for life”.

Sa première collaboration avec Roberta Flack en 1972 est une merveille absolue, impossible de sortir un titre pour le mettre en avant, tout est sublime.

Il fera un dernier album solo, “Extension of a man” à l’image de son état d’esprit, sombre et dépouillé mais vocalement, l’artiste n’a jamais été aussi impressionnant, son “Someday we’ll all be free” est inoubliable, puis se décidera à collaborer à nouveau avec Roberta Flack pour un deuxième album de duo, qu’il n’aura malheureusement pas le temps de finir, il ne fera que 2 morceaux dessus et Flack refusera de continuer à enregistrer sans lui, les producteurs arrangeront le disque avec les enregistrements déjà réalisés.

La discographie de cet étudiant de la musique ne s’arrête heureusement pas la, nombreuses pépites sont sorties à titre posthume dont ce “Little ghetto boy” magistralement repris par Dr.Dre et Snoop sur “The Chronic” ainsi que par la fille de Donny, Lalah Hathaway, qui fera elle-même une bien belle carrière.

 

Voilà, j’espère vous avoir donné envie et si ce n’est pas encore le cas, voici la “Donny’s playlist”, ENJOY!!!

 

Laurent

Cette année, on pense tous Monae, Monae!!!


2017 sera l’année des débuts cinématographiques pour Janelle Monae avec des apparitions dans deux films très remarqués: Moonlight (Oscar du meilleur film) et Les figures de l’ombre. L’occasion pour moi de faire une petite séance de rattrapage sur Janelle, la chanteuse, c’est quand même sa carrière première après tout!

Pour ceux qui seraient passés à côté du phénomène, Janelle Monae (Robinson), c’est l’une des nouvelles reine du R’n’B/Soul Américaine. Découverte par Big Boi d’Outkast, puis signée par Puff Daddy chez Bad Boy records, pour qui elle a déjà signé un EP et deux albums, Janelle, c’est la dernière poule aux oeufs d’or de Diddy.

Personnage quelque peu excentrique, elle aime à dire qu’elle a grandi en s’inventant un monde fait de musique et de science fiction, elle s’est d’ailleurs créé un alter-ego androide: Cindy Mayweather, qui revient régulièrement dans ses morceaux, elle est le fil conducteur des trois projets de Janelle: Metropolis Suite 1 (The chase), The Archandroid (Suites 2 et 3) et The electric lady (Suites 4 et 5).

C’est de ce dernier dont je vous parlerais aujourd’hui, sorti en 2013, The electric lady est pour moi l’un des albums les plus marquants de ces dernières années. L’artiste y est très inventive, diversifiée, passant par tous les styles qu’elle affectionne: Soul/Funk, Rn’B, Hip hop et Rock, elle excelle à mélanger les genres et s’est entourée des meilleurs pour ce faire.

Au casting de cet opus, ni plus ni moins que l’une des dernières apparitions de Prince himself, la reine Erykah Badu et les stars montantes du milieu Solange et Miguel, ainsi qu’Esperanza Spalding sur “Dorothy Dandridge eyes”, le tout coproduit par ses 2 mentors Big Boi et Diddy. Le CD se termine par le morceau “What an experience” et ce titre ne pouvait pas être mieux trouvé tant le plaisir est total.

Pour conclure il ne me reste qu’une chose à dire, à quand les prochaines aventures de Cindy Mayweather et je vous laisse profiter du génie de Janelle…

Laurent

Un ferrailleur au cœur tendre


Je l’ai découvert comme tout le monde l’été 2016 avec son fameux tube Human, voilà t’y pas que Rag’n’Bone Man nous révèle enfin son très attendu album du même nom.

Ce grand barbu britannique de 32 ans (de son vrai nom Rory Graham) me donne des frissons. Une énorme voix, rocailleuse, singulière et envoûtante. Il nous propose une soul vibrante. Ce n’est pas pour rien qu’il est considéré comme la révélation de l’année.

Même si parfois certains morceaux de son album tombent dans la facilité, d’autres sont véritablement incroyables. 19 morceaux, et oui vous en avez pour votre argent. Human bien sûr, mais aussi Skin, chanson d’amour puissante où sa voix est accompagnée de chœur, Ego morceau funky, mélange de hip-hop et de trompettes, Grace qui donne des frissons, Wolves avec ses vocalises et percussions bondissantes, et un très grand bravo à Die Easy, morceau a cappella, où il se met à nu, sans artifices, sans fioritures.

Un album alliant douceur et force. Vous avez là un vocaliste exceptionnel. Venu du hip-hop, élevé à la soul, au blues et au reggae, je vous présente là une belle personne. Sa voix puissante hurle sa fragilité et son humanité.

Un colosse au cœur d’argile.

Michèle.

Nos samples rendez-vous #12


gangstarrSi je vous dis Gang starr, difficile de mettre un titre en avant, tant la discographie de Guru et DJ Premier est faite de morceaux mythiques, albums après albums. Aussi compliquée fut-ce la mission, j’ai quand même tranché, j’ai choisi « You know my steez », l’un des égotrips les plus marquants de l’histoire du rap US selon moi. Issu du cinquième album et avant dernier album studio du duo New Yorkais, le morceau propulse l’album disque d’or aux Etats Unis en 1998 et marquera la signature musicale de DJ Premier pour les années à venir.

Pour en revenir à ce qui nous intéresse : Le sample! J’aurais pu en choisir plusieurs car ce track en est rempli, Primo est coutumier de la chose et l’utilise à merveille. Ici, j’ai choisi Joe Simon et son « Drowning in the Sea of Love », début de la collaboration entre le chanteur et les « hitmakers » Gamble et Huff, en 1972 sur l’album du même nom. C’est le morceau qui marquera la carrière de Joe Simon, Guru ne sera pas le seul à sampler ce morceau, d’autres tels que Ghostface Killah et Big K.R.I.T mais jamais rien d’aussi marquant que le duo New Yorkais.

Laurent

 

Welcome to The Get Down!!!


the-get-downA mi-chemin entre la fin du disco et les prémices du hip hop, dans le South Bronx de la fin des années 70, voilà le décor de la série de Netflix : THE GET DOWN. L’histoire d’un groupe de jeunes qui essaient de sortir de leur quotidien à travers la musique, la danse ou encore le graffiti.

Je ne m’attarderais pas trop sur la série en elle-même, n’ayant pas pu encore finir la première saison (la suite des épisodes ne sort que courant 2017). Cela dit, la première partie est déjà de très bonne facture, si le style de Baz Luhrmann (réalisateur de Moulin Rouge et Australia), excentrique et coloré, ne vous dérange pas. Le contexte historique, bien qu’en partie fictif, est bien documenté et avec Nas et Grandmaster flash comme consultant sur l’histoire du hip-hop, le sujet ne peut être que maitrisé.Quelques évenements marquants de cette époque New-Yorkaise viennent étoffer le tout, comme la fameuse panne de courant du 13 Juillet 1977, qui plongea la ville dans le noir pendant 2 jours.

Revenons donc à notre intérêt premier : la bande originale, qui selon moi, est l’une des meilleures de ces dernières années (avec Vinyl). Celle commercialisée, avec notamment les deux morceaux de Michael Kiwanuka remixés avec Nas : Rule the world et Black man in a white world ou encore les extraits de la série où les Get down brothers affrontent les Notorious 3 lors d’une battle enflammée, même Christina Aguilera réussit à nous pondre un morceau décent ! Egalement au programme, Janelle Monae, Lyn Collins et son légendaire « Think(About it) » ou encore Leon Bridges.

Ça c’est uniquement pour la version CD, en revanche, si vous prêtez l’oreille pendant la série, c’est là que l’atmosphère musicale de cette période est la plus interessante avec les classiques hip hop de Grandmaster Flash, Afrika Bambataa ou Sugarhill gang et en bonus des intros inédites de Nas pour chaque épisode, mais aussi de la Funk, du Disco, de la Soul et du Punk avec les Clash, Marvin Gaye, Celia Cruz pour n’en citer que quelques uns, hétéroclite vous avez dit ?

Avec une telle richesse musicale, difficile de se limiter à un ou deux morceaux, je vous ai donc concocté une petite playlist pour l’occasion.

Laurent

Nos samples rendez-vous #9


odbAujourd’hui, 2 monstres du hip-hop et du R’n’B ou comment faire d’une même boucle, deux morceaux totalement opposés par leurs thèmes et leurs interprètes.

Le morceau original, lui-même issu de plusieurs samples, c’est  « Brooklyn Zoo » d’Ol’Dirty Bastard en 1995, sur son premier album « Return to the 36 chambers ». C’est le premier single issu de cet album et c’est un morceau qui va ancrer la personnalité d’ODB, c’est un véritable message que le MC envoie à quiconque oserait le défier : qui s’y frotte s’y pique,  ODB utilisera bien sûr d’autres termes pour imager sa pensée…

Et c’est donc ce morceau qu’Alicia Keys a choisi de sampler pour le single « Girlfriend », issu également de son 1er album, l’excellent « Songs in a minor », sorti en 2001. A l’inverse du morceau précédant, débordant de confiance en soi, notre pianiste, elle, se confie sur son insécurité dans son couple. Le morceau parle de sa jalousie envers une « amie » de son compagnon. Elle utilisera seulement quelques notes sur ce morceau produit par The Keys et Jermaine Dupri (qu’on entend d’ailleurs à la fin du track) mais cette guitare est reconnaissable pour tous ceux qui ont écouté ce morceau au moins une fois.

Laurent

 

Dans l’esprit d’un enfant de Chicago…


bjBryan James Sledge, alias BJ The Chicago kid est la nouvelle coqueluche de la nouvelle scène Soul/R’nb de Chicago et la dernière trouvaille du label légendaire Motown. La windy city, non contente de nous avoir offert des artistes tels que Curtis Mayfield, Donny Hathaway ou plus récemment R. Kelly ou encore Carl Thomas, semble avoir un vivier infini car BJ est une pépite en devenir.

Je l’ai découvert sur l’album de Dr Dre « Compton », mais le chanteur de 31 ans traine ses basques depuis une dizaine d’années déjà en tant que choriste pour Mary Mary ou Lalah Hathaway et ensuite sur des mixtapes, où il multiplie les duos avec Kendrick Lamar, Joey Bada$$ et autres Schoolboy Q.

« In my mind » est donc son 1er album studio et vu la qualité de celui-ci, surement pas le dernier. Dans la pure tradition du R’nB Chicagoan, Sledge nous ballade dans son esprit durant 1heure avec brio, son style est assez éloigné de ce qui marche actuellement, les Chris Brown, Ne-Yo etc… C’est assez lent, romantique avec une voix très douce (C’est un chanteur Gospel à la base).

Coté featuring, que du bon et des artistes avec qui il a l’habitude de collaborer : Kendrick Lamar sur « New cupid », un des singles de l’album, mais aussi Chance the rapper où Jeremiah. Plutôt pas mal comme guests pour un premier album, non ?

Je vous invite également à découvrir BJ the Chicago kid sur Youtube où il reprend énormément de classiques Soul/R’nb à sa sauce et franchement, c’est juste du bonheur !!!

Laurent.

 

 

Anthony a mis le ton !


Anthony HamiltonTout d’abord, désolé pour le jeu de mots, mais je ne pouvais pas m’en empêcher et je suis persuadé que certains sauront l’apprécier, n’est-ce pas G… Revenons aux choses sérieuses et à ce nouvel opus d’Anthony Hamilton qui s’est fait attendre. L’artiste de Caroline du Nord ne nous avait rien offert, hormis un album de Noël plus que discutable, depuis 2011 et sa pépite « Back to love ».

A priori ces quelques années sans  nouvelles n’ont pas été un long fleuve tranquille pour Hamilton, puisqu’il a divorcé et a bien failli sombrer dans la dépression comme il le répète dans plusieurs de ces morceaux. Sa musique s’en ressent et on est souvent plus proche du Blues que de sa Southern Soul habituelle. L’album reste de qualité, c’est juste différent, même s’il s’est entouré de son compère original Mark Batson avec qui il avait enregistré son premier album : « Comin’ from where i’m from. »

Peu de morceaux up-tempo en dehors de « Save me », introduction du CD et qui pose les bases très clairement : le chanteur est entre deux eaux, il a envie d’aller mieux, mais on en est pas encore là. Pas vraiment de hits à proprement parlé, le single mis en avant est « Amen », qui est une ode à la femme, certes très bon, mais pas de quoi révolutioner sa discographie non plus.

Mes tracks préférés sont finalement ceux où Hamilton nous plonge dans sa « loose », ceux où il parle quasiment plus à son ex-femme qu’à son auditeur, notamment le « Walk in my shoes » qui est un peu le débriefing de sa relation perdue.

J’ai aussi  beaucoup aimé le titre éponyme « What i’m feelin ‘ » où les chœurs habituels du chanteur, les « Hamiltones » sont mis en avant et franchement, ça sonne vraiment bien !!!

Bref, comme pour l’état d’esprit de l’artiste, je dirais que c’est un bon album, mais qu’il n’est pas encore revenu au niveau de ses précédents.

Laurent.

She puts a spell on me


 

ninaDepuis quelque temps, je voulais regarder le film dédié à Nina Simone qui a défrayé la chronique, suite au choix de l’actrice pour incarner la prêtresse de la Soul et du jazz. Cette actrice, c’est Zoe Saldana, Neytiri dans Avatar et si les critiques ont principalement portés sur sa « légitimité » à incarner une telle figure de l’activisme Afro-Américain, pour ma part c’est sa performance d’actrice que j’ai trouvé moyenne. Le film traite des dernières années sombres de la vie de la chanteuse : Alcoolisme, cancer du sein etc… Bref, pas les meilleurs moments, mais ça fait partie du personnage aussi.

Si le film n’est pas une réussite en soi, il donne quand même l’opportunité de découvrir ou redécouvrir le répertoire de l’une des plus belles voix du siècle dernier. C’est ce qui m’a donné envie de faire ce petit billet. Difficile de choisir quels morceaux mettre en avant, tant la discographie de Nina Simone est vaste (une cinquantaine d’albums) mais parmi les plusieurs documents disponibles à la médiathèque, vous pourrez retrouver quelques perles, telles que « Feeling good » « I put a spell on you » ou encore sa version de « Ne me quitte pas ». Je vous conseille vivement le DVD du Live au festival de Montreux qui est tout simplement magistral. En attendant voilà quelques mises en bouche…

Laurent

Nos samples rendez-vous #7


220px-game_laxAoût 2008, The Game et Common (2 de mes artistes rap préférés) reprennent un sample d’une légende de la soul des années 70 : Gil Scott Heron. Sorti en 1978, « Angel dust » est l’ode anti-drogue du poète de la Soul, un peu un comble pour lui, qui sera incarcéré quelques années plus tard pour consommation de crack et de cocaïne, mais bref… Ce morceau est peut-être l’un des plus funky de sa discographie et sa basse groovy m’enchante toujours autant près de 40 ans plus tard.

A priori, je n’étais donc pas le seul à apprécier cette boucle, car nos 2 rappeurs l’ont donc choisi pour cette connection Chicago/Los Angeles. Chacun pour exprimer l’amour qu’ils portent à leurs « Angel » réspectifs. Pour Common, la Marijuana, bon, après tout, chacun fait bien comme il veut, il nous explique que ça aide son processus créatif et le relaxe, soit. Quant à Game, il nous offre son amour pour le hip hop et nous raconte comment il s’est essayé à cet art avec tout un tas de métaphores aussi imagées les unes que les autres.

Le sample n’est pas énormément retravaillé, pas nécessaire vu que le son de Gil Scott Heron colle parfaitement à l’ambiance West coast de l’album LAX de The Game. Kohndo l’a également repris sur son dernier album (Intra-muros), chroniqué précédemment, dans le morceau « Le facteur ».

Laurent

Friday night lights


FNLVoilà une grosse surprise pour moi, niveau série ! Je suis totalement passé à côté de Friday night lights à sa sortie en 2007, pour une raison très simple, je l’imaginais comme une série pour ados et honnêtement, je ne pense pas être le seul ! Je n’ai rien à reprocher à ces séries tels que Dawson, Beverly Hills (oui je sais, je suis vieux) ou encore Teen wolf etc… Elles fonctionnent très bien pour la tranche d’âge visée, mais ne me touche simplement pas.

Bref, en réalité FNL ne fait pas du tout parti de cette catégorie ! Il s’agit, c’est vrai d’une équipe de Football Américain au lycée, donc  les gros muscles et les cheerleaders sont bien là, mais la comparaison avec les autres s’arrêtent là. La série traite en réalité de la vie d’une petite ville fictive du Texas qui vibre pour son équipe. C’est en fait plus une série de société, qu’une série sur le sport. Beaucoup de sujets sont abordés (et je viens juste de finir la 1ère saison) tels que le handicap, la pauvreté, l’alcoolisme ou encore la pression que peuvent subir ces jeunes, représentants de toute une ville.

Au casting, l’excellent Kyle Chandler, vu notamment dans Bloodline, mais aussi Taylor Kitsch (True detective) ou encore Connie Britton (American horror story). C’est Peter Berg (Hancock, Du sang et des larmes) qui est à la réalisation, il avait déjà dirigé le film dont la série est tirée.

Musicalement, comme c’est quand même de ça dont on parle, c’est très varié mais très intéressant ! C’est la pop/rock US qui est le plus utilisé pour l’ambiance du show, la majeure partie des instrumentaux ont été joués par le groupe  Explosion in the sky. On a également du rap avec Outkast, de la country (Black Betty) et même du Stevie Wonder. C’est l’occasion de redécouvrir quelques tubes des années 90 et 2000.

Je vous conseille vivement d’entrer sur le stade des Dillon Panthers et d’embrasser la devise de Coach Taylor (Kyle Chandler) : Clear eyes, full eyes, can’t loose !!! L’intégrale de la série est disponible à la médiathèque.

Laurent

Il joue du piano debout


Le 4ème album de General Elektriks est paru pour notre grand plaisir en ce début d’année 2016, cinq ans après Parker Street.

Dans cet album To be a Stranger, General Elektriks, de son vrai nom Hervé Salters nous plonge dans des explorations diverses, des ambiances variées, en mixant les genres et les époques. Expatrié à San Francisco dans les années 2000, puis à Berlin, Hervé Salters a la curiosité d’explorer les genres, et de se laisser influencer tantôt par la soul, la funk, tantôt par le hip hop voir le jazz.

L’ensemble est pourtant cohérent, imaginatif et intelligent. Hervé a écrit, arrangé et réalisé ce cd, et c’est Mike Cresswell qui l’a mixé. Une place importante est donnée aux claviers et plus précisement aux clavinets (qui se substituent parfois à la guitare rythmique) ainsi qu’à d’autres claviers vintage.

C’est un album pour danser, mais pas uniquement. General Elektriks réussit encore une fois avec sa voix haut perchée, son énergie décalée à nous apporter de la bonne humeur et surtout du swing.

Michèle

Du commercial… de qualité


pochette_Charlie-puthAujourd’hui je mets à nouveau ma tenue de midinette, et vais vous parler d’un jeune artiste qui n’a absolument pas besoin de mon avis pour devenir un acteur incontournable de l’industrie musicale. Charlie Puth, avec son premier album Nine track mind, est la coqueluche de ces demoiselles. Par curiosité au début, et surtout pour avoir le plaisir de le dénigrer, j’ai écouté son disque… Et puis comme souvent je n’y ai pas trouvé que des défauts, loin de là. J’ai tout de suite pensé à Bruno Mars (sans savoir  qu’il était souvent comparé à cet artiste). Oui c’est un album commercial, mais cette ambiance Blue eyed soul m’a bien plu.

Ce beau gosse, sourcil strié, utilise tous les clichés qui fonctionnent dans la pop en ce moment, un peu soul, jazzy, des ballades romantiques… Mais il le fait bien : pianiste, compositeur, producteur, ce jeune prodige est reconnu mondialement par les critiques et surtout par le public, ce n’est certainement pas par hasard.

A savoir qu’il y a déjà deux tubes dans ce disque See you again, en duo avec Wiz Khalifa qui compose la musique du film Fast and Furious 7, en hommage à Paul Walker ; Et puis son duo avec Meghan Trainor dans Marvin Gaye.

Cet album dans mon casque, tout en fredonnant ces hits, je peux vaquer à mes occupations.

Michèle