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Une vraie B.O de “Ballers”!!!


Toujours dans le thème séries et bande originale, j’en ai encore une intéressante à vous proposer, il s’agit de Ballers, diffusée sur HBO avec en vedette l’acteur ex catcheur Dwayne Johnson a.k.a The Rock pour ses anciens fans sur le ring. Egalement au casting, le fils de Denzel Washington, John David, que vous avez peut être vu dans l’excellent Blackkklansman de Spike Lee récemment. Le show traite de l’univers du football Américain et plus particulièrement de son arrière boutique, à savoir, les agents de joueurs, les contrats etc… Bien sûr les joueurs sont également bien mis en avant et John David Washington est vraiment top en Ricky Jerret! Et The Rock me direz-vous? Et bien, c’était mon gros doute quand j’ai commencé la série, parce qu’il est plutôt habitué aux comédies douteuses et aux films d’action parfois légers. Quoi qu’il en soit, avec Ballers, il m’a prouvé qu’il pouvait, avec la bonne direction, être un bon acteur et son personnage de Spencer Strasmore et aussi attachant que balèze!

A la réalisation, vous retrouverez Stephen Levinson, qui réalisait déjà l’excellente comédie Entourage, qui parlait, elle, d’Hollywood et du cinéma en particulier.

Voilà pour introduire la série, quant à sa bande originale, c’est un vrai petit bonheur et ce dès le générique d’intro, où les images de plaquages et de touchdown sont rythmées par le tube de Lil’ Wayne et Drake “Right above it”, le banger issu du “I’m not a human being” de Wizzy, ça donne le ton, le soundtrack sera hip hop et pas qu’un peu!!!

Je vous ai préparé une petite playlist d’une centaine de morceaux qui devrait ravir les oreilles des auditeurs de rap, faites chauffer vos Beats, on y va!!!

Les légendes du game sont là en force, du “Protect ya neck” du Wu Tang à Gangstarr et son “Work”, en passant par Nasty Nas et son inoubliable “If I ruled the world” en duo avec Lauryn Hill sont là aussi, ah oui… j’ai failli oublier l’un de mes préférés de la liste le “Watch out now” des Beatnuts, qu’est-ce qu’il a pu tourner dans mon casque celui-là aussi…

Il n’y a pas que l’ancienne génération évidemment, les petits nouveaux du game sont aussi à l’honneur, la West coast est bien représenté avec des petits gars que vous connaissez peut être… Kendrick Lamar ou encore Nipsey Hussle? Du costaud je vous dis! Deux de mes chouchous, dont je vous ai parlé récemment aussi font une apparition sur la bande son, Oddisee et Anderson .Paak ont chacun le droit a un morceau. Bien sûr, le rap East coast n’est pas en reste non plus avec des artistes comme Rapsody ou le duo mythique de Queensbridge, Mobb Deep.

Il n’y a pas non plus que du rap sur cette B.O, les starlettes de la pop sont également à l’honneur, vous pourrez retrouver l’ancienne amoureuse de  Mac Miller, à savoir Ariana Grande ou encore Taylor Swift et son fameux “Shake it off”, croyez moi vous aurez de quoi faire bouger les clubs, pas de problème!!!

Il y a quelques morceaux de rock aussi, de l’électro, mais l’autre musique qui est le plus à l’honneur, c’est celle qui m’est chère, la Soul!!! Et là, j’ai encore du très bon au programme, à commencer par William De Vaughn et son inoubliable “Be thankful for what you’ve got”, le classique des Delfonics aussi, “Didn’t I blow your mind?” entendu dans le Jackie Brown de Tarantino. Les Commodores, Al Green et j’en passe… Faites moi confiance, il n’y a que peu de faux pas dans cette bande originale.

Êtes-vous prêts à vous plonger dans l’univers du Foot US avec une B.O de feu??? Si oui, Ballers est faite pour vous!!!

Laurent

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Les Soulections #18 : The Isley Brothers


Makin’ sweeeeeeet loooooooove between the sheets… Allez, si vous n’avez pas reconnu les paroles, je vous promets que la grosse basse qui l’accompagne ne vous sera pas inconnue. “Between the sheets”, c’est l’un des morceaux les plus sexy que je connaisse et par dessus ça, pour ceux plus familier du rap que de la soul, il a aussi été rendu célèbre par le légendaire “Big poppa” de Notorious B.I.G, qui a réutilisé son sample à merveille.

Évidemment, l’immense carrière des Isley Brothers ne se résume pas à ce seul morceau, loin de là, à vrai dire, les frères Isleys ont quasiment une quarantaine d’albums à leur actif, entre la fin des années 50 jusqu’à nos jours, presque soixante ans de carrière, ça le fait quand même non? Au rythme des changements de casting au sein du groupe et de l’évolution musicale, le groupe a su rester constant dans leur carrière en s’adaptant aux époques sans perdre l’essence de ce qui a fait leur succès. Un fun fact, en parlant de casting, les Isley Brothers compteront pendant quelque temps dans leurs rangs, un certain Jimmy James, ça ne vous dit rien? Pas étonnant, peut-être que Jimmy Hendrix vous semble plus familier. Le légendaire guitariste de Seattle a tourné plusieurs fois avec les frères Isley. Mais en réalité, le véritable patron du groupe, c’est Ronald, alias Mister Biggs, qui même après la fin d’activité du groupe a continué une carrière solo plus que réussie, que ce soit avec les 3 disques solo qu’il a sorti ou bien les collaborations avec les petits nouveaux de l’époque du R’n’B contemporain, notamment le tristement célèbre R.Kelly, qui l’a clairement remis au goût du jour, au début des années 2000 avec des titres comme “Down Low” ou “Friend of mine” avec Kelly Price.

Très franchement, si les Isley Brothers manquent à votre mp3, c’est le moment de corriger le tir!

Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #32 : Future et “The Selma Album”



L’un des gros gros bangers de 2017, le fameux “Mask off” de Future, alors c’est pas le titre où il faudra chercher des paroles profondes hein? Le refrain “Molly, percocet” autrement dit le mélange détonnant de l’ecstasy et d’un anti-douleur bien bien costaud, l’une des habitudes des jeunes Américains résume assez bien le morceau. Future y parle de son addiction aux substances illicites, mais aussi de son ascension au succès, le “Rags to riches” comme ils disent.
Bon, si les paroles ne sont pas le point fort, le flow de Future, lui, est costaud et par dessus tout, ce beat produit par Metro Boomin’ est tout simplement une tuerie!!! Le producteur à succès du Missouri a utilisé le sample d’une comédie musicale à propos de Martin Luther King Jr et de son passage à Selma, composée par Tommy Butler, ce “Prison song” est un mélange de Gospel et de Soul qui ne peut laisser indifférent.
Les chants repris dans la boucle me font frissonner et la flûte, ah la la cette flûte est désormais mythique, une tonne de rappeur ont repris l’instru pour poser dessus, notamment Joey Badass, Joyner Lucas ou Dave East, mais le plus dingue, c’est le remix officiel de Future, qui choisit de mettre Kendrick Lamar en featuring et là, je sais pas si c’est une erreur ou un coup de génie, parce que K.Dot brule le beat et efface clairement Future du morceau, alors, oui, c’était vendeur, mais personnellement, depuis, j’écoute uniquement le remix et principalement pour la perf’ de “Kung-fu Kenny”, alors je vous laisse juger…

Laurent

Les Soulections #17 : Joss Stone



La belle Anglaise aux pieds nues est donc la première artiste non Américaine et la première blanche de mes Soulections. A 31 ans, Joss Stone a déjà une belle carrière derrière elle avec huit albums, on peut dire que c’est une artiste confirmée et respectée.
Personnellement je l’ai découvert sur un duo avec Common, à savoir “Tell me what we’re gonna do now?” en cherchant dans la disco du mc de Chicago, mais en réalité Joss Stone n’en est pas à son coup d’essai, ce morceau étant en fait issu de son troisième album “Introducing Joss Stone”. Intrigué par cette vibe qu’elle dégage et sa superbe voix, je me dis qu’il faut que je creuse un peu et me rend compte que son premier disque “The soul sessions” est un disque de cover des standards de la Soul des années 60/70 avec par exemple des reprises d’Aretha Franklin ou des Isley brothers et j’en passe.
Stone se fait rapidement un nom en collaborant avec des grands noms de la musique US comme Lauryn Hill, Nas ou Raphael Saadiq, des productions de Questlove des Roots, bref, la nana sait s’entourer comme il faut…
Tout au long de sa discographie, vous retrouverez une soul positive, portée par un message d’amour et de bien être. A la voir déambuler pieds nus, avec ses tatouages et ses cheveux de toutes les couleurs, on pourrait la croire sortie tout droit de Woodstock, mais c’est bien dans les rues Anglaises, à Devon plus précisément que la jeune Joss grandit, dyslexique (un peu selon elle) et où son amour de la musique va se développer. A 16 ans, elle décide de quitter l’école pour se consacrer à la musique, prétextant sa dyslexie comme motif pour arrêter son cursus et écumer les télé crochets Anglais, elle part ensuite rapidement pour la grosse pomme pour auditionner sur les labels locaux. En choisissant du Otis Redding et du Aretha, elle ose et se fait remarquer par le label S-curve qui la signe instantanément, s’en suit donc les “Soul sessions” qui marche très bien et je pense que pour le label, c’était aussi une façon de s’assurer que ça prendrait bien et ça a été le cas.
Ensuite, ce sera un enchaînement de succès et de collaborations plus diverses les unes que les autres, de Damian Marley à Johnny Hallyday (oui oui!!!) la belle Anglaise a toujours su se renouveler tout en restant cette pépite Soul Jazzy hors des standards et du circuit commercial de la pop Anglaise.
Laurent

Dans les pensées de Black Thought…


Vous avez peut-être eu l’occasion de lire ma petite chronique sur The Roots et dans ce cas là, vous connaissez mon amour pour ce groupe hors normes, il est donc normal que je vous parle un peu de l’opus que tous les fans de la formation de Philly attendait: Le solo de Black Thought, le lead MC du groupe.

J’ai attendu le deuxième volume de ces “Streams of Thought” pour vous en parler, car je savais qu’une suite était à venir, la première était sortie au mois de juin, pour égayer mon été et celle-ci début Novembre pour réchauffer les soirées d’hiver.

Voilà donc Black Thought à nu, sans les musiciens qui l’accompagne depuis le début de sa carrière, sans la batterie Questlove, ni le clavier de Poyser, non, juste Thought et son micro.

Alors, je dis qu’il est seul, mais ce n’est pas tout à fait exact, pour ces 2 disques, Tariq a décidé de s’entourer de deux très grands producteurs du game, un pour chacun des volumes, à savoir, pour le 1er, 9th wonder dont je vous avais parlé dans mon post sur les beatmakers et pour le second, le non moins talentueux Salaam Remi.

Pour le premier volume (mon préféré), dès les premières secondes, on ressent la patte du beatmaker de Caroline du Nord, qui, empreint de Soul se marie parfaitement avec les lyrics engagés du “wordsmith” de Philadelphia, presque faits l’un pour l’autre je dirais.

Le disque s’ouvre sur un truc énorme concocté par 9th, il a été nous péché un sample d’une inconnue absolue, une certaine Jeanette, une chanteuse Anglaise d’origine Espagnole, qui chante en Français?!? Le morceau c’est “L’amour joue au violon” et 9th Wonder va en sampler non seulement la mélodie, mais aussi la voix de la dame, qu’il va pitcher pour en faire l’instru de “Twofifteen”, qu’évidemment Black va dégommer, une vraie pépite!!! Viens ensuite le top du top, le duel “9th vs Thought” et là, préparez-vous à du rap de haut niveau avec une instru Boom Bap du meilleur goût, c’est l’un des tracks de l’année pour moi.Pour la suite, vous aurez le droit à des invités de prestige, ce qui ne sera pas le cas du deuxième opus. Vous pourrez retrouver Rapsody, la protégée de 9thWonder, mais aussi Styles P, l’ancien de TheLox qui participe à “Making a murderer” le single qui a lançait les rumeurs sur le net.

Les Covers par Rashid Johnson et Leslie Hewitt

Dans le deuxième volume, Tariq a choisi pour nouveau partenaire, le producteur touche a tout, Salaam Remi. Celui qui a travaillé avec un peu tout types d’artistes, de Nas à Amy Winehouse en passant par Nelly Furtado, n’est pas celui auquel j’aurais pensé pour prendre la suite de 9th Wonder, pas qu’il n’est pas talentueux, bien au contraire, mais je n’aurais pas forcément associé les 2 styles … et pourtant, ça le fait grave!!!

Je dirais même de cette collaboration, qu’elle m’a offert mon track préféré des deux volumes, à savoir “Streets”, un peu dans le même style que “9th vs Thought” dans le 1er, le beat frappe fort et Black Thought est au sommet sur ce genre là, le refrain de Tysh Hyman vient sublimer le tout et en ressort une vraie bombe!!!

Globalement, ce volume est plus jazzy et comme dans le premier, si la part belle est faite à Black Thought, bien sûr, la prod. de Salaam Remi est impeccable, des morceaux comme “The new grit” ou “Fentanyl” puent le hip hop et je m’en régale à chaque écoute!

Le seul reproche que je pourrais éventuellement faire à cette deuxième mouture, c’est que Black Thought a doublé le nombre de morceaux, mais a raccourci les durées, souvent pas plus de deux minutes, comme pour les deux que je viens de citer, sauf que c’est tellement bon, qu’on voudrait que ça dure.

En dehors de ça, je peux vraiment pas reprocher grand chose à ces deux disques, Black Thought nous a fait attendre, mais ça valait le coup d’entrer dans ses pensées.

Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #31 : Daddy Lord C et Bill Withers.



Ah la la mais qu’est-ce que j’ai pu l’écouter ce morceau, le “Freaky flow” de Daddy Lord C, je l’ai fait tourner en boucle à l’époque, c’était la folie. Déjà, j’aimais beaucoup ce que faisait La Cliqua en général, mais là, ce solo de Daddy Lord C, dans un univers assez différent de ce que proposait le groupe, un petit storytelling amoureux tout simplement génial!
Le flow en question de notre MC est juste trop puissant, rapide et ses rimes percutent dans cette histoire de coup de coeur avec cette jeune femme qui lui donne “le freaky flow”.
Pour nous raconter ce “storytelling”, Daddy Lord C utilise une boucle d’un grand classique de la soul, par l’un de ces plus grands chanteurs, Bill Withers et le fameux “Just the two of us”.
Cette balade sortie en 1981 est issue de la collaboration entre Withers et un certain Grover Washington Jr l’illustre Jazzman New Yorkais, la chanson est un véritable hit et obtient 2 grammy awards, l’un pour la meilleure chanson R’n’B et l’autre, pour le meilleur album “Jazz Fusion” pour Grover Washington Jr. Cette balade sent la bonne humeur a plein nez et Daddy Lord C est loin d’être le seul à avoir repérer ce sample génial, Keri Hilson, Regina Belle et Urban Zakapa, star de la pop Sud Coréenne a repris ce morceau, mais la version la plus connue et qui a le mieux marchée, c’est celle de Will Smith, en 1997, dédiée à son fils, je vous la mets d’ailleurs en bonus, c’est cadeau!

Laurent

Anderson .Paak termine sa “Beach series” en beauté!!!


ALERTE À LA BOMBE!!!

Voilà le disque que j’attendais le plus en cette fin d’année (à part si The Roots nous lâche leur “End game” un jour…), le dernier opus d’Anderson .Paak, sous la direction de Dr. Dre s’il vous plaît, voici donc Oxnard!!!

Pour ceux qui ne le connaitrait pas encore, Paak, c’est le petit protégé du Docteur le plus célèbre de la musique Californienne et même si ça fait déjà un petit moment qu’il traîne son bonnet et sa voix cassé sur les scènes du monde entier, la véritable explosion de cet artiste ne se fait en réalité qu’avec sa collaboration sur “Compton” en 2015, dans un premier temps, mais surtout avec la sortie de “Malibu”, l’année suivante, le deuxième volet de sa “Beach series” où il met en lumière différentes ville de Californie en bord de mer, le premier étant en “Venice” en 2014. Alors, allons-y si vous le voulez bien…Direction Oxnard, la ville natale d’Anderson.

14 titres au programme avec des invités de prestige, l’un des producteur les plus talentueux du game et un Paak toujours aussi à l’aise entre Soul, Funk et Hip Hop, alors qu’est-ce qui pourrait aller de travers me direz-vous? Et bien pour ma part, pas grand chose, je ne me suis vraiment pas ennuyé pendant une heure, j’ai essayé, mais non, rien à faire, c’est vraiment trop bon!!!

Déjà, à la sortie du single “Tints” avec Kendrick Lamar, je me suis dit là, on tient quelque chose de LOURD!!! Ce titre est trop funky et les 2 pépites de Dre se complètent à merveille dessus, le clip aussi est assez dingue et complètement décalé du morceau, à voir absolument!

Alors, évidemment, c’est le 1er single, donc il a envoyé du bois et on aurait pu se demander si il lui en restait sous le pied, mais ce serait mal connaître l’enfant d’Oxnard. Je dirais qu’il y a encore mieux sur le disque, personnellement, j’ai un énorme coup de coeur pour “Cheers” avec le vétéran dA Tribe Called Quest, monsieur Q-Tip himself!!! C’est comme si, malgré le choc des époques, ces deux-là étaient fait pour bosser ensemble, Tip n’a rien perdu de son flow légendaire et Paak n’a franchement rien a lui envier non plus. Quant à la prod, elle respire la bonne humeur comme pour le premier single, d’ailleurs je dirais que ce disque, si il était sorti l’été, aurait tout casser au niveau des ventes.

Je suis loin d’être au bout des feat de prestiges dont je vous parlais, vous pourrez retrouver le Doggfather aussi!!! Snoop Dogg abandonnant ses trips Gospel ou Reggae pour briller sur ce track, on retrouverait presque le Snoop des 90’s sur “Anywhere”. Pusha T est également là pour accompagner Paak sur un morceau avec un titre sorti tout droit de New Jack City “Brother’s keeper” (Suis-je le gardien de mon frère?)

 

Je vais pas faire toute la chronique sur les feat, mais ils m’ont tellement régalé que je suis obligé d’insister un peu, J.Cole fait parti de l’aventure aussi sur “Trippy”, BJ The Chicago Kid dont je vous avais parlé il y a quelque temps, Dre, lui même fait une apparition (pas la meilleure) et je finirais par les petites merveilles de la Soul moderne que sont Norelle, mais surtout Khadja Bonet qui ouvre le disque sur “The chase” qu’on croirait tout droit sorti de la B.O d’un film de la Blaxploitation, une petite bombe!!! Je pense qu’au même titre qu’une Jorja Smith, on a pas fini d’entendre parler de ces 2 nanas!

Si… j’oubliais presque, l’unique raté du disque selon moi, le dernier morceau où Anderson s’essaye à un style quelque part entre Soul et Reggae avec un accent jamaïcain un peu étrange et inutile à mon avis, mais bref, c’est un morceau sur quatorze, je vais pas en tenir compte…

Au niveau des thèmes traités, tout y passe plus ou moins, des morceaux sexys au plus intimistes, Paak s’attaque même à la politique et au Président en place avec un brin de cynisme. On a même le droit à un petit clin d’oeil à son pote récemment décédé Mac Miller. Niveau production, le disque est bien entendu supervisé par Dr Dre, mais l’artiste, pour une fois sans son groupe les Free Nationals, garde quand même bien la main sur l’ensemble et laisse même une petite place pour le génial 9th wonder, en soit, c’est du solide tout ça!

Alors voilà, faites vous votre avis, j’ai lu plusieurs retours ou les gens étaient presque déçus, ils attendaient un Paak plus original encore, personnellement, je trouve qu’il a gagné en maturité et que si il n’a pas forcément pris de gros risques, il a fait ce qu’il sait faire et à la perfection, au fond, c’est ça qu’on aime non?

Laurent

 

Les Soulections #16: Bill Withers


Voilà un artiste qui a marqué l’histoire de la musique noire Américaine et qui pourtant, aurait pu faire encore beaucoup plus si il n’avait pas été embourbé dans des problèmes contractuelles avec ses différentes maisons de disques.

Quel gâchis quand on pense à des titres tels que “Grandma’s hand” ou “Ain’t no sunshine”, Bill Withers est un grand de la Soul, y’a aucun doutes la dessus, mais comme je le disais, a deux reprises, d’abord avec Sussex Records, puis avec Columbia, il est empêché de produire des disques pendant plusieurs années, malgré ça, au cours de sa carrière musicale qui durera une bonne quinzaine d’années, il aura l’occasion de sortir neuf albums, de se produire durant le fameux “Rumble in the jungle”, vous savez le combat le plus mythique de l’histoire de la boxe, Mohammed Ali contre George Foreman.

Au passage, Withers est également devenu l’un des artistes les plus samplés de la musique Soul, j’aurais presque pu faire ma rubrique “Nos samples rendez-vous” qu’avec sa discographie, des Jackson 5 à DMX sur “Ain’t no sunshine”, de Daddy Lord C à Will Smith sur “Just the two of us” et j’en passe… Encore aujourd’hui dans mes recherches de samples je continue de trouver des pépites qui proviennent des disques du grand Bill.

Pendant qu’il était bloqué par ses contrats, il nous a quand même offert quelques formidables collaborations, notamment avec Grover Washington Jr ou bien avec les Crusaders.

Alors, voilà, avec moi, tous en coeur, ne remercions pas les maisons de disques, qui nous ont privés de plus de bonheur musical…

 

Laurent

Luke Cage, un super héros à la rescousse des soundtracks!


Parmi toutes les séries de super-héros de l’égérie Marvel (et il y en a un paquet!!!), une se démarque musicalement et je dirais même que, peu importe si vous aimez l’univers Marvel (bien sûr c’est mieux si c’est le cas) ou pas, musicalement au moins la série vaut le détour, depuis Power, c’est probablement ce que j’ai entendu de mieux.
Déjà, pour vous donner un ordre d’idée de ce qui vous attend, la production a décidé de nommer chaque épisode de la série d’après un morceau de Gangstarr pour la première saison et pour la deuxième, le choix s’est porté sur Pete Rock, dans le genre classique, on fait difficilement plus fort.
Alors, encore du hip hop me direz-vous? Oui, principalement, mais pas que, loin de là! Soul et Reggae sont aussi bien représentés, mais on y viendra plus tard, pour le moment, je vais quand même vous donner rapidement le contexte de la série.
Luke Cage, c’est la troisième collaboration entre Netflix et Marvel pour la saga des Defenders. Le héros de Harlem est introduit pour la première fois dans Jessica Jones, on le découvre en tant que barman et potentiel amant pour Jessica. On se rend rapidement que ce n’est pas un barman comme les autres, le type a des sacrés pouvoir, il est quasiment indestructible et à une force phénoménale. Sans spoiler pour ceux qui n’auraient pas vu Jessica Jones, quand la série de Luke commence, nous le retrouvons quelques mois plus tard, incognito dans sa ville natale de Harlem, où il essaie de vivre une petite vie au calme mais c’est sans compter sur Cornell Stokes alias Cottonmouth et sa cousine Mariah Dillard, qui dirigent les trafics de la ville et y font régner la peur. Luke ne pourra bientôt plus se cacher sous sa capuche et devra accepter les responsabilité qui vont avec ses pouvoirs.
Voilà grossièrement ce qui vous attend en attaquant la série et honnêtement, c’est pas la folie, y’a quelques longueurs, mais dans l’ensemble, c’est plutôt sympa et si vous aimez l’univers de Stan Lee, ça devrait le faire, sans problème.
Pour ce qui est de la musique, comme je le disais, là, c’est un gros morceau auquel nous avons affaire, comme je le disais, déjà le titre de chaque épisode donne le ton et quand on connaît un peu ceux qui supervisent la B.O, on ne peut qu’être impatient à l’idée de tendre l’oreille, il s’agit d’Adrian Younge, l’excellent compositeur originaire de Los Angeles, à l’origine des super projets “Twelve reasons to die 1 et 2” avec Ghostface killah et “Adrian Younge presents The Delfonics” dont je vous avais parlé dans les Soulections. Pour l’aider dans cette oeuvre, a été choisi Ali Shaheed Muhammad d’A Tribe Called Quest, alors, je vous donne un peu le programme de la playlist?
Côté hip hop, hormis Gangstarr et Pete Rock, vous pourrez retrouver du très bon avec des tracks de Mobb Deep, du Wu-Tang, M.O.P ou encore des Fugees. Comme je l’ai dit, il y a aussi pas mal de Reggae, étant donné que l’un des protagonistes de la deuxième saison est un Jamaïcain, on est gâté de ce côté là aussi avec le grand Bob Marley et ses fils aussi, Ini Kamoze et Gregory Isaacs. Enfin, et cette partie n’est pas la moins représentée, la Soul, on est à Harlem quand même, ça aurait été scandaleux! Nina Simone est là, l’ex Tony Toni Toné, Raphael Saadiq aussi, le défunt Charles Bradley et j’en passe… Vous aurez même un morceau de Nirvana, pour que les fans de Rock ne m’en veuille pas trop.
Voilà, pour vous faire une idée de la playlist et surtout le gros bonus qui vous attend dans la série, c’est que, les méchants de la première saison, Cornell et Mariah possèdent un club et que vous pourrez y voir défiler quasiment un artiste par épisode et ça, franchement c’est quand même la grande classe!!!
Laurent

La résilience va payer pour Bibo.


Il y a quelque temps, je vous avais déjà parlé de Bibo, ce jeune artiste multi-facettes, rencontré par le hasard des réseaux sociaux et des passions communes (musique, séries etc…). Il nous revient cette année avec son plus gros projet en date: Résilience. Un projet en trois parties, deux volumes musicaux et un livre, multi-facettes je vous ai dit!

Pour ma part, je vais me focaliser sur l’aspect musical du projet, n’ayant pas eu encore l’occasion de lire le bouquin et croyez-moi j’ai déjà de la matière avec ces deux disques.

Deux volumes qui pour moi, sont un peu les deux faces d’un même artiste, le premier plus axé sur le rap, le vécu street de Bibo et le deuxième, bien plus soul, plus sentimental. Alors, quand le gars peut gérer deux disques en moins d’un an, avec deux aspects différents mais en même temps complémentaires, pourquoi choisir? Moi je dis qu’il a eu bien raison de nous offrir une double portion.

Donc sur les deux volumes, on arrive à une vingtaine de morceaux, soit grossièrement deux heures de bonheur musical avec l’accent chantant de Toulouse de Bibo. Les textes profonds et introspectifs sont toujours là, des morceaux comme “Leur donner de la force” (vol.2) ou “Ils parlent de nous” (vol.1) sont vraiment écrits avec les tripes, c’est puissant mais maîtrisé, avec juste ce qu’il faut de rage pour nous communiquer le message, même chose pour “Vous” (vol.2) qui est l’un de mes morceaux préférés sur les deux disques, comme il le dit lui-même, c’est un texte engagé et enragé, j’adore et j’adhère personnellement.

Comme je vous l’avais dit dans la première chronique, j’apprécie aussi énormément le timbre de voix de Bibo, sans jamais forcer, il chante juste, avec une voix douce et stable sur des tracks tel que “Demain sera plus clair” (vol.2), conclusion et pépite du deuxième disque, ce morceau est empreint de gospel, la symphonie au piano est juste superbe, une chanson pleine d’espoir et de positivité. Pareil pour “L’amour de soi”, déclaration d’amour absolue dont le refrain reste dans la tête, je crois que mon épouse, va l’entendre souvent celle-ci (rires). Je finirais par mon morceau préféré du projet, à savoir “Résilience, Pt II”, un des rares rap du deuxième volume, un véritable cri du coeur en racontant son histoire, c’est le highlight du disque pour moi. Cela dit, je serais pas totalement complet, si je n’avais pas tiré un gros coup de chapeau à l’équipe de prod. qui est franchement au top, comme quoi, quand on a une bonne team, faut pas lâcher et être RÉSILIENT.

 

Les disques sont disponibles ici et là.

 

Laurent

Les Soulections #15 : Diana Ross and The Supremes


the_supremes_article_cover_caro_original_23306Pas facile de ne pas faire du déjà vu sur LE groupe soul féminin le plus réputé des sixties, mais ma foi, difficile d’appeler une rubrique “Soulections” sans mentionner ceux qui ont porté le mouvement aux yeux du grand public et dans le genre Les Supremes se posent là!

Aussi talentueuses que tumultueuses, les Supremes ont commencées leur carrière sous le nom des “Primettes”, en quelque sorte “les petites soeurs” des “Primes” futurs “Temptations” dont je vous ai déjà parlé il y a quelque temps.

Avant d’exploser au grand jour, les “Primettes” chantaient dans les quartiers ouvriers de Detroit avant d’être repérées par Smokey Robinson, faiseur de hits des débuts de la Motown, il convainc le grand patron, Berry Gordy de signer les jeunes filles sur son label, fini les radio crochets, bonjours les studios et les contrats, les filles deviennent les “Supremes”.

D’abord cantonnées aux petits rôles derrière Marvin Gaye ou les Temptations, elles persévèrent et la chance finit par tourner, Gordy leur laisse leur chance et l’étincelle s’enflamme automatiquement, à l’époque composé de Mary Wilson, Barbara Martin, Florence Ballard et évidemment Diana Ross, les Supremes démontrent tout leur talent très rapidement et la Motown tient sa pépite féminine.

A partir de là, les hits s’enchaînent et les filles nous offrent des titres légendaires tels que “Baby love”, “Where did our love go?” ou encore “Stop! In the name of love”, chaque passage des Supremes enflamment les foules, notamment grâce à la personnalité flamboyante de leurs lead vocale, l’incomparable Diana Ross. Malheureusement, cette personnalité est surexploité par les dirigeants du label, des conflits viennent heurter le succès du groupe, Florence Ballard sombre dans l’alcool et la dépression, finit par être évincer du groupe, qui devient Diana Ross et les Supremes, ce qui marquera les débuts de la carrière solo de la belle de Detroit et la fin du groupe tel qu’il a connu son apogée.

Évidemment même en solo, Diana Ross continue de rayonner et d’envahir les charts à chaque sortie, les autres membres du groupe ont, elles aussi continuer, notamment Mary Wilson, qui connaîtra un certain succès, avec des titres tels que “Midnight dancer” ou “Pick up the pieces”.

En solo, Diana Ross continuera de régner jusque dans les années 80 ou elle participera même à la mythique comédie musicale “The Wiz” avec un certain Michael Jackson, dont elle est la marraine, soit dit en passant, sa carrière au cinéma ne s’arrête pas là, elle a aussi joué dans “Lady sings the blues” film biographique à propos de Billie Holliday.

Comme pour les Temptations, la carrière des Supremes a été faite de hauts et de bas, mais elles ont clairement ouvert des portes aux artistes noirs de l’époque, l’accès aux émissions de télé, notamment le “Ed Sullivan Show” n’était pas possible avant leurs passages, elles ont même plutôt enfoncées des portes, au sens littéral et figuré.

Rendons hommage à l’un des groupes féminins les plus marquants de l’histoire de la musique Américaine.

Laurent

Jorja Smith, nouvelle pépite de la Soul Anglaise.


 

A mi-chemin entre une Sade 2.0 et une Amy Winehouse moins déjantée, devant nos yeux ébahis, voici la future reine de la Soul Anglaise, la jeune Jorja Smith. Avec son “Lost and found”, elle nous propose, ce qui est pour moi, le plus beau disque de l’été.

A seulement 20 ans, Jorja Smith démontre une maîtrise impressionnante de sa musique, de sa voix empreinte de mélancolie, mais de sensualité aussi. Ce premier album studio ressemble plus à une confirmation qu’à un début de carrière tant le disque est un sans faute. Il faut dire que la jeune Anglaise a pris son temps pour le sortir et que depuis le premier single “Blue lights” en 2016, qui la montrait comme une artiste engagée avec le sujet brûlant des violences policières, elle a, de session studio en collaboration, peaufinée son art et son disque pour nous proposer cette petite merveille.

Composé de douze titres, “Lost and found” ne nous fait pas ressentir de temps faibles, pas de raté, il fait parti de ces disques qu’on peut laisser tourner sans se poser de question, qui va ambiancer vos soirées autour d’un bon repas ou vous bercer sur le chemin de vos vacances.

Jorja Smith est déjà encensé par les plus grands artistes actuels de la musique urbaine noire, de Kendrick Lamar à Drake, tout le monde se l’arrache et ce disque devrait vraiment la révéler au yeux du grand public.

Je ne vais pas en écrire des tonnes parce que si vous n’avez pas déjà eu l’occasion de tomber sur une chronique du disque ou sur une interview de la belle Jorja, je pense que ça ne va pas tarder, je préfère donc mettre en avant les 3 morceaux que j’ai préféré, à savoir “Blue lights” bien sûr, son sample envoûtant et l’inspiration de la chanteuse ont suffit à lancer l’album 2 ans auparavant. “On your own” qui est mon morceau favori du disque, la simplicité de la mélodie ne fait que mettre en lumière la superbe voix de miss Smith et puis “Teenage fantasy”, qui malgré un thème déjà abordé avec Alicia Keys par exemple ou Stacy Latisaw, ne semble pas redondant, mais alors pas du tout.

Je vous laisse maintenant vous perdre et vous retrouver avec Jorja Smith, mon coup de coeur de l’été…

 

Laurent

Nos Samples Rendez-Vous #29 : Drake et Timmy Thomas


Attention blockbuster!!! L’un des titres les plus hot de ces dernières années, le “Hotline bling” de Drake. Alors c’est un petit défi pour moi car je suis pas un gros fan du Canadien, je sais que je vais probablement me faire canarder par les jeunes, mais malgré son talent, il en a, c’est évident, je le trouve un peu trop “facile” sur ces morceaux, trop mainstream! C’est pas un mal en soi, mais c’est juste moi, j’aime un peu plus d’épaisseur chez les rappeurs.

Bref, si vous avez passé ces quelques lignes sans m’insulter, revenons ensemble au morceau qui nous intéresse aujourd’hui, “Hotline bling” donc, le morceau club de 2015 de l’artiste, hyper sexy où Drake nous raconte son histoire avec son “Booty call” pour rester poli et respectueux.

Alors, le sujet est assez récurrent dans le rap actuel et ici, il nous explique que la jeune fille en question faisait sonner son téléphone pour un projet bien précis et que lui, gentleman qu’il est, se faisait une joie d’accomoder madame, bref…

Pour le track il a samplé Timmy Thomas et son morceau “Why can’t we live together?”, j’avoue que je ne connaissais pas cet auteur/compositeur avant ce morceau et même si sa carrière de chanteur n’a pas été des plus aboutis, ce titre a été un succès et je pense vraiment que je ne suis pas le seul à l’avoir découvert à travers le titre de Drake, alors rendons à César ce qui est à César…

Comme quoi, ça a du bon ces affaires de samples non?

 

Laurent

Les Soulections #14 : India Arie


Voilà une artiste aux multiples talents, India Arie, virtuose de la guitare, elle joue également de la flûte, du piano et elle est aussi actrice à ses heures perdues, qui dit mieux? Tout ça enrobé d’une voix de miel, la chanteuse née à Denver a t-elle des défauts artistiques? Je ne crois pas… Alors oui, elle est un peu en décalage avec le reste de l’industrie musicale R’n’B, mais peut-on lui en vouloir?

Parfois plus proche de l’univers Jazz, elle a sans doute manqué quelques récompenses pour son travail, mais a quand même réussi à glaner 4 Grammys dont celui du meilleur album R’n’B pour “Voyage to India”.

Ce que j’aime chez elle, c’est la constance dans sa musique, la douceur de sa voix et ses mélodies envoûtantes, c’est typiquement le genre d’artiste que je peux écouter pendant des heures sans me lasser, j’adore mettre ses disques pour ambiancer un dîner, sa musique est très emprunt de soul mais c’est aussi très bien pour les ambiances plus lounge.

Moi je l’ai découvert avec “Video” qui partageait la même mélodie que le “Put it in your mouth” d’Akinyele, bien moins romantique, je vous l’accorde, mais les deux morceaux sont bons, chacun dans leur registre. Quoi qu’il en soit, en 2001, pleine explosion des Destiny’s child et du R’nB sexy, mon oreille a été chatouillée par cette artiste et sa chanson qui revendiquait toutes les valeurs contraires aux codes du R’n’B féminin de l’époque, elle nous dit qu’elle s’aime telle qu’elle est, pas attirée par l’appel du bistouri, une belle femme, naturelle et qui ne répond pas aux standards des clips, mais qui s’en moque, en somme, elle portait le message qu’une Alicia Keys reprend aujourd’hui (je vous en parlais dans la chronique de son dernier disque), simplement 15 ans avant…

Du coup, je me suis intéressé de plus près à cette “originale” et j’ai jamais décroché, tout au long de ces sept disques, elle a bercé mes soirées avec des titres comme “The truth” ou “Brown skin” jusqu’au formidable “Breathe” inspiré de l’histoire tragique d’Eric Garner, ce New Yorkais de 44 ans, décédé aux suites d’un étranglement lors d’un contrôle d’identité, ce morceau deviendra l’un des morceaux forts qui viennent automatiquement à l’esprit quand on parle du mouvement “Black lives matter”.

J’espère vraiment vous avoir donné envie de découvrir cette artiste encore trop méconnue en France et si ce n’est pas le cas, je suis sûr que la playlist  ci dessous fera le boulot.

 

Laurent