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The Chi, digne héritière des séries de David Simon


Ne perdons pas de temps, je me dois d’être clair de suite sur mon point de vue à propos de The Chi, c’est MON COUP DE COEUR de ce début d’année 2018 en terme de séries et vous verrez que niveau bande originale, on est pas mal non plus, mais j’y viendrais plus tard.

La série est réalisée par Lena Waithe, qui vous sera peut être familière si vous avez regardé Master of none sur Netflix, elle y joue le rôle de l’amie lesbienne de Dev, le héros de la série. Elle a également participée à l’écriture du show et a gagné un Emmy pour celle-ci, mais voilà ça ne suffisait pas à la jeune actrice/réalisatrice, elle avait en tête un tout autre projet, la création originale d’une série qui raconterait sa vision de sa ville natale de Chicago, la vie de la communauté Afro-Américaine de la “Windy city”. Pour ça, elle s’est offert un allié de poids et un Chicagoan par dessus ça, un certain Common, je vous en ai déjà parlé 2 ou 3 fois, je sais… Mais ici, il s’agit d’une autre facette de son talent, la comédie et la production aussi.

Voilà, l’histoire me rappelle un peu le film Collision dans sa manière d’être traitée, à savoir qu’en partant d’un événement bien précis, toute une communauté peut être impactée par les répercussions et que même des gens qui ne se connaissent pas peuvent être touchées… et pas qu’un peu.

Nous rencontrerons un jeune cuisinier de talent qui lutte pour se faire une place dans le monde de la restauration, un groupe de pré-ados tiraillés entre les gangs et l’école, un ancien gangster sur le retour ou encore un vétéran militaire qui lutte pour trouver sa route après l’armée et bien d’autres encore…

C’est difficile de vous en dire plus sans spoiler le récit, je n’en dirais donc pas plus sur l’histoire, par contre au casting, vous allez retrouver quelques visages familiers: Jason Mitchell qui jouait le rôle d’Eazy-E dans le biopic de NWA, Sonja Sohn, ma Kima de The Wire, Common donc, vous connaissez déjà si vous me lisez et puis le tout jeune Alex Hibbert, qui jouait un des rôles titres de Moonlight, le film oscarisé en 2016, on est pas mal en résumé… Quant à l’écriture, elle est très juste, efficace sans trop en faire, Lena prend son temps pour nous introduire les personnages et c’est en ça, que The Chi me rappelle beaucoup les séries de David Simon et plus particulièrement The Wire et Treme, où le personnage principal n’est autre que la ville elle-même, en l’occurrence, Chicago.

Bon et la musique dans tout ça me direz-vous? Et bah, là aussi, on a du très bon au programme, la ville de Chicago est assez fournie musicalement et dès l’intro de la série et la ballade de Coogie sur son vélo, les personnes en charges du soundtrack ont tapé très fort avec Chance The Rapper, la révélation musicale de Chicago et son “Coloring book”, personnellement, ça m’a plongé directement dans la série. Et ce ne sont que les premières minutes du show… Après ça, c’est une avalanche de bons sons, on oscille entre hip hop, R’n’B et Soul classique, moi qui suis clairement porté sur ce type de musique, j’ai compris ici, l’étendue du boulot qu’il me reste à accomplir pour parfaire mes connaissances tant j’ai fait des découvertes en regardant la série, je peux vous assurer que mon Shazam a chauffé!!! De Taylor Bennett à Noname en passant par The Cool kids, j’ai pas arrêté!!! Rassurez-vous, vous allez reconnaître quelques noms sur la tracklist, évidemment on retrouve Common, ce serait quand même un scandale qu’il n’y soit pas, Kendrick Lamar, le type est partout, mais aussi Mick Jenkins et Vince Staples, deux visages phares de la new school et côté Soul, l’excellent Lee Fields ou encore Sharon Jones.

Vous voyez, je vous ai pas menti, c’est du lourd!!! Pour conclure, je vous conseille fortement de tendre l’oreille durant l’épisode de la Block party, là, y’a vraiment des pépites!!!

En attendant la saison 2 avec impatience, je vous laisse dans les rues de Chicago en compagnie de Brandon, Kevin, Papa, Laverne et les autres… ENJOY.

 

Laurent

 

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Elijah Blake, free at last…



Aussi talentueux comme auteur qu’en tant que chanteur lui-même, Elijah Blake nous revient après avoir quitter Def Jam, en indépendant sur le label Steel Wool et mon dieu que c’était une bonne idée!!! Pas que ses productions antérieures n’étaient pas de qualité, non, simplement, avec “Audiology”, on redécouvre un artiste libéré, qui drive son propre navire et avec le talent qui est le sien, c’est du lourd!!!
Le jeune Dominicain nous revient donc avec un deuxième album studio, deux ans après le très bon “Shadows and diamonds”, composé de quatorze titres, pour près d’une heure de bonheur musical, le ton me fait un peu pensé à un mix entre du Bruno Mars et Khalid, dont je vous avais parlé plus tôt cette année, cinq fois nominé aux Grammy depuis.
Le disque a des vibes 80’s et c’était le souhait de Blake, lui qui considère que cette décennie était la plus fournie en talent R’n’B/Pop avec évidemment Michael Jackson, mais aussi les plus beaux moments de Prince, l’une de ses idoles. Le single “Technicolor” illustre parfaitement cette tendance, j’ai eu l’impression de replonger dans le temps et de renfiler mon jean large et mon bomber’s pour aller aux après-midi du SMJ!!!
Assez de nostalgie, parlons actualité avec ce super disque où Elijah Blake dit avoir eu besoin de se sentir écouté par sa maison de disque et les producteurs et qu’être noyé dans la masse d’artistes chez Def Jam ne lui convenait plus, il a donc pris son envol et ce disque s’en ressent, il ne cherche pas le hit radio, il veut faire SA musique, du coup, on a des choses très variées, de l’up-tempo avec “Occupied”, par exemple, qui reprend la mélodie de “Around the way girl” de LL Cool J ou “Dopeamine” aussi. De la ballade bien sûr, avec notamment le superbe “Black and blue” et “Momma knows” qui est proche du Gospel.
Que ce soit sur du rapide ou du plus lent, Elijah se régale et nous aussi, mais le morceau dont je tenais vraiment à vous parler, c’est le bonus, “Hanging tree”, où l’artiste s’engage profondément dans les problèmes de société actuels aux Etats Unis, le retour des “White supremacists” avec la présidence de Trump. Il dit qu’il ne veut pas des chaînes de ses ancêtres, qu’il ne veut pas être une autre victime et finir sur les arbres de pendaisons.
La chanson est le premier single d’un album produit pour et par l’association Sankofa, créée par Harry Bellafonte, en collaboration avec de nombreux artistes, musicaux, cinéma et autres, pour donner une voix à ceux qu’on oublie et en faveur d’une justice égale pour tous.
L’album en question, “Broken window” bénéficiera d’un casting exceptionnel, avec des artistes tels que Nas, Sting, John Legend, Black Thought ou encore Joss Stone, à suivre dans une prochaine chronique, évidemment.
En attendant, je vous laisse découvrir l’immense talent d’Elijah Blake à travers ces quelques morceaux de son dernier opus.
Laurent

Les Soulections # 12 : Teddy Pendergrass


Alerte musique pour faire des enfants!!! Teddy Pendergrass est dans la place! On a affaire ici à un poids lourd de la soul suave et sensuelle. Ce type a une voix à faire fondre un igloo, mesdames, vous n’êtes pas prêtes
La carrière de “Teddy Bear” a subi de nombreux rebondissements, nous y reviendrons plus tard, pour le moment, on va se concentrer sur l’immense talent de celui qui était considéré pour beaucoup comme le Marvin Gaye du label Philadelphia.
Comme nombreux chanteurs Soul, Teddy a commencé par le Gospel dès son plus jeune âge et plus tard, s’est tourné également vers la batterie, pour laquelle il avait également un talent certain, c’est d’ailleurs par là que sa carrière va véritablement se construire.
Il intègre “The cadillacs” comme batteur et tourne avec eux pendant un certain temps avant que le groupe ne fusionne avec une autre formation: Harold Melvin and the Blue Notes.
La fusion est un véritable succès et le groupe explose aux yeux du grand public avec des titres comme “Wake up everybody”, un morceau fait pour éveiller les consciences et repris par un sacré paquets d’artistes, mais surtout les deux tubes interplanétaires: “Don’t leave me this way” et “If you don’t know me by now” . Ces deux chansons, vous les connaissez forcément, le premier va devenir un standard du disco et sa reprise par Thelma Houston sera encore plus spectaculaire! Quant au deuxième, c’est l’un des slows les plus romantiques jamais écrit.
Pendant quelques années, tout marche comme sur des roulettes, sauf que, Teddy Pendergrass commence à faire sérieusement de l’ombre à Harold Melvin, le fondateur du groupe, qui supporte mal que la plupart des titres soient chantés par Teddy et que le groupe devienne au fur et à mesure, le sien. La séparation est inévitable et si Pendergrass va continuer sa carrière solo avec le succès qu’on lui connait, les Blue notes vont disparaitres des charts.
En 1977, Teddy sort donc son premier album éponyme et quel album!!! Avec “The whole town’s laughing at me” et “You can’t hide from yourself”, le crooner tient ses singles et le public est conquis!!!
Jusqu’en 1982, au rythme d’un disque par an et avec des titres inoubliables tels que “Love TKO” ou “Close the door” Teddy Pendergrass devient la nouvelle icône sexy, image de la virilité avec ses concerts réservés aux femmes (pleins à craquer), sa voix puissante et suave fait tourner les têtes jusqu’à ce jour de Mars 1982 où il est victime d’un terrible accident qui va le laisser paralysé des deux jambes.
L’accident fait en plus des dégats physique, une grosse polémique car la déclaration officielle est que la Rolls du chanteur n’avait plus de freins, sauf que, Teddy n’était pas seul dans la voiture, il était en compagnie d’un danseur transexuel ayant déjà été arrêté pour des faits de prostitutions, ce qui, à l’époque est un petit scandale, surtout pour un séducteur comme Teddy. Du fait que le chanteur ait dédommagé fortement le danseur et sa famille, certains ont supposé que ceux-ci étaient en train d’avoir des relations au moment de l’accident et que Pendergrass aurait perdu le contrôle du véhicule, rumeur ou faits, on ne saura jamais…
Cependant, la carrière de celui-ci est mise en suspens le temps de la rééducation et si, il continuera d’avoir du succès sur ses albums studios, il refusera de monter sur scène en fauteuil roulant jusqu’en 1985 où il fera son retour acclamé par la foule, lors du concert “Live Aid” à Philadelphie.
Après ça, il a continué à sortir des disques jusqu’à la fin des années 90 avec plus ou de moins succès à la fin, il a ensuite fait le choix de se retirer du monde de la musique et de se concentrer sur des oeuvres caritatives.
En 2009, Teddy Pendergrass est hospitalisé pour une opération suite à son cancer du colon, tout se passe bien en apparence et l’artiste peut rentrer chez lui pour reprendre des forces auprès des siens. Seulement quelques semaines plus tard, il doit être de nouveau hospitalisé pour des problèmes respiratoires et cette fois, il va rester au Bryn Mawr Hospital, chez lui en Pennsylvanie jusqu’à son dernier souffle sept mois plus tard, le 13 Janvier 2010.
Laurent

Les Soulections #10 : Curtis Mayfield


Comme pour les autres sections de mes chroniques, sur les dizaines, je me réserve toujours un petit plaisir, aujourd’hui, c’est pour moi, l’un des artistes les plus marquants de l’histoire de la soul music, MONSIEUR Curtis Mayfield!!!

Le chanteur guitariste de Chicago est l’un des fers de lance de l’éveil d’une conscience sociale musicale au même titre que Marvin Gaye, Stevie Wonder ou Gil Scott Heron, peut être, quelque part des précurseurs du hip hop revendicatif des Public Enemy et autres. Sa musique a influencé à travers ses riffs de guitare et sa voix si particulière.

La vie et la carrière de Mayfield sont de véritables montagnes russes, il naît en 1942 dans l’un des quartiers les plus difficiles de Chicago, Cabrini-Green, très vite désintéressé de l’école, il se passionne pour la musique et les groupes de Gospel, très populaires dans sa communauté. Il s’oriente principalement vers la guitare et le chant et compose avec ses cousins et les ex “Alphatones”, une nouvelle formation qu’ils nomment les “Northern jubilee singers”, parmi eux, un certain Jerry Butler, qui sera leur lead vocal, Curtis, lui, c’est le guitariste principal. Leur musique est principalement spirituelle et comme pour beaucoup dans ce cas, la reconnaissance est majoritairement locale, malgré tout, cette expérience leur permettra de faire la connaissance des “Roosters”, une autre groupe, issu lui du Tennessee et qui a décidé de passer sur la côte est et tenter sa chance loin des terres du rock. Les deux groupes fusionnent, deviennent les “Impressions” et signent leur premier contrat dans un label, chez Vee-Jay Records, le premier label noir américain, et non, ce n’est pas la Motown. Les nouveaux re-nommés “Impressions” n’oublient pas leurs racines Gospel, mais se réorientent dans un style plus R’N’B et le succès est vite au rendez-vous avec des titres comme “For your precious love” en 1958.

Le problème, c’est qu’avec ce succès, vient également de grosses tensions au sein du groupe et notamment entre Curtis et Jerry Butler et ce dernier finira par quitter le groupe. Les Impressions continuent leur petit bonhomme de chemin et font même mieux que ça quand ils sortent “This is my country” et “Gipsy woman”, c’est une très belle carrière qui s’annonce pour le groupe avec Curtis à leur tête et cela durant toutes les années 60.

La fin de la décennie marque la fin des “Impressions” et le début de la carrière solo de Curtis Mayfield, c’est là qu’il va marquer l’histoire de la musique, dès son premier album éponyme, avec des chansons comme “(Don’t worry) If there’s a hell below, we’re all gonna go” (le générique de “The deuce”) et “We, the people, who are darker than blue”, il marque le pas sur les ballades et devient un artiste engagé socialement et politiquement.

Ce nouveau virage dans la carrière du Chicagoan explose au visage de la communauté noire Américaine et du monde entier en 1972 avec la B.O du film “Superfly”, le grand succès de Mayfield.

Finalement, le succès du disque dépasse même celui du film et pour la première fois, dans une bande originale de Blaxploitation, on ne parle pas que des macs et des prostituées, Mayfield aborde les problèmes de sociétés de l’époque, la drogue dans les ghettos, la pauvreté et l’ingérence du gouvernement en place. Très vite repris par le mouvement des droits civiques au même titre qu’Innervision de Stevie Wonder et What’s going on de Marvin Gaye, l’exposition de Curtis est décuplé, il devient l’un des emblèmes du “Black power”. Tout au long des années 70, il continuera d’enchainer les succès musicaux, en tant qu’artiste, mais aussi comme producteur, sur l’album de Baby Huey et son immense “Hard time” par exemple. Le début des années 80 marque les grands débuts du hip hop et de son aspect revendicatif, mais aussi un petit retrait de la scène musicale pour Curtis Mayfield, qui ne sortira des disques mais avec un succès moindre, le créneau politique étant occupé par les rappeurs.

Curtis continue de tourner sur scène jusqu’au 14 Août 1990, où un projecteur lui tombe dessus et le paralyse lors d’un concert à Brooklyn. L’artiste ne pourra plus jouer de la guitare, mais restera actif dans le monde musical et sortira même un dernier album en 1996, “New world order”.

Malheureusement pour nous et pour l’industrie de la musique, il est atteint de diabète et doit se faire amputer d’une jambe en 1998, dès lors, son état se dégrade rapidement et il décèdera le 26 Décembre 1999 à Roswell, en Géorgie.

Alors, voilà, si vous souhaitez (re) découvrir ce génie de la musique, je vous recommande vivement de venir emprunter nos documents à la médiathèque (disque, DVD…) en attendant de vous retrouver dans les bacs, voici un petit aperçu du talent de Curtis Mayfield.

Laurent

Khalid, un teen Americain bourré de talent.


 

Bien plus pop que ce que j’écoute habituellement, le premier album de Khalid est pour moi, l’une des plus belles surprises de cette première moitié d’année 2017. La première sortie de ce jeune Texan de 19 ans seulement se nomme “American teen” et contrairement à ce que laisse suggérer ce disque fait déjà preuve d’une grande maturité.

Toute l’heure durant, Khalid va partager avec nous son expérience de la vie d’un teenager déjà presque adulte aux Etats Unis de nos jours. Des soirées aux histoires d’amour via les réseaux sociaux, mais aussi sur des thèmes plus intimes comme sur “Shot down” ou “Cold blooded”.

Dans l’ensemble, le ton du disque reste assez léger, on flâne en écoutant la voix un peu abimé de Khalid et musicalement on est assez proche de ce que peut faire The Weeknd tout en ayant sa propre personnalité. On ressent les influences d’un Frank Ocean et Khalid ne s’en cache pas et cite régulièrement ses inspirations musicale, même s’il affirme que sa principale muse c’est sa maman, c’est pas mignon ça???

En tout cas, si étonnamment vous êtes passé à côté des hits de l’album comme “Location” ou “Young, dumb and broke”, quelle meilleure période que l’été pour une séance de rattrapage musicale?

Perso, je me suis régalé et je vais suivre ce jeune artiste de près, je vous invite à faire de même.

Laurent

Les Soulections #8 : Minnie Ripperton


CINQ OCTAVES ET DEMI !!! C’est pas rien quand même? Comment introduire différemment miss Minnie Riperton, une autre étoile de la Soul partie trop tôt…

Sa voix identifiable entre milles a inspirée de nombreuses chanteuses actuelles tel que Mariah Carey, Mary J. Blige et j’en passe…

Originaire de Chicago (encore une) et née en 1949, Minnie a une formation lyrique et c’est ce qui lui permet de se démarquer avec sa puissance vocale qui atteint deux octaves de plus que la moyenne. Elle commence sa carrière très jeune, à l’âge de 15 ans avec le groupe The Gems, qui ne marquera pas les esprits, mais lui permettra de mettre un premier pieds dans l’industrie du disque et de rebondir avec une autre formation, The rotary connection, qui fonctionnera déjà beaucoup mieux et qui lancera par la suite, sa carrière solo.

En 1970, elle enregistre “Come to my garden” et fait découvrir son talent au monde entier et notamment à l’une des icônes de la soul, monsieur Stevie Wonder himself, qui craque complètement pour la jeune Minnie! L’album est un succès critique, mais l’explosion des ventes, ce n’est pas encore pour maintenant.

C’est avec “Perfect angel” et son inoubliable “Lovin’ you” que Minnie éclate au grand jour, ce titre, vous l’avez forcément déjà entendu, que ce soit dans les films de Tarantino, dans des pubs, sur une cover (Shanice, Olivia Newton-John ou encore les Stylistics), je suis persuadé que vous l’avez déjà entendu, allez, je vous aide encore un peu: des petits oiseaux qui chantent, la mélodie qui commence, une voix d’une pureté de cristal qui nous lâche un “la la laaaaaaaa…” qu’on ne peut pas oublier, ça y est je suis sûr que vous l’avez. Stevie accompagne Minnie au piano et à l’harmonica sur le disque et il le produit également, je pense qu’on peut quand même appeler ça un gage de qualité, non?

Viendra ensuite “Adventures in paradise”, qui est clairement l’album de la confirmation avec le superbe “Inside my love”, dont je vous parlerais sans doute dans un prochain rendez-vous samplé…C’est à cette période que la chanteuse apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein et doit subir une mastectomie. Malheureusement, le cancer a eu le temps de se propager et son espérance de vie est limité…

Elle aura le temps de d’enregistrer deux autres albums: “Stay in love” et “Minnie”, des disques plus up-tempo, dans l’air du temps, toujours de qualité, mais différent de son travail précédent. Elle deviendra également l’une des figures de la bataille contre le cancer aux Etats-Unis avec l’American cancer society, mais décédera des suites de son cancer en 1979 en laissant derrière elle une fille, la jeune Maya Rudolph qui deviendra plus tard, une actrice de renom, décidément, le talent coule dans les veines de la famille.

La maladie nous a volé encore une incroyable artiste, beaucoup trop tôt, Minnie Riperton est décédée à l’âge de 31 ans, mais elle a marqué toute une génération.

 

Laurent

Le monologue de Jacob Banks.


Comme je l’avais fait pour Bibo, je vais de nouveau vous présenter un artiste dont nous ne possédons pas le disque à la médiathèque, mais que vous pourrez retrouver sur Bandcamp. Cet artiste, c’est Jacob Banks, un chanteur Soul Anglais de 26 ans, originaire de Birmingham, que j’ai découvert en regardant la série Power.

Au tout début de la 4ème saison, Ghost, le héros de la série est confronté à une situation compliquée, rassurez-vous, je ne vais pas vous spoiler, mais ce passage est illustré par une chanson qui m’accroche direct, une voix très puissante, un rythme intense et même si je suis captivé par l’histoire, j’ai quand même la présence d’esprit de dégainer mon téléphone et de “shazamer” tout ça!!!

Le track en question, c’est “Monster 2.0” en featuring avec Avelino par Jacob Banks. Donc, évidemment, direction Youtube dès la fin de l’épisode et là, je ne décroche plus!!! Je suis tombé sur les fameuses “Mahogany sessions” où les artistes se produisent en acoustique, souvent dans des lieux insolites, si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille vivement d’aller voir leur chaine  ici.

Pour en revenir à Jacob Banks, je disais donc qu’au fil des vidéos, j’ai découvert un artiste né au Nigeria qui est arrivé à Birmingham à l’âge de 14 ans, totalement autodidacte, avec une voix d’une rare puissance et qui sait varier entre des morceaux très intimistes, engagés et des balades un peu plus pop, le tout à merveille.

Il me fait un peu penser parfois à Aloe Blacc même si sa voix est plus grave et son style moins commercial, mais il y a quand même quelques similitudes entre les deux artistes. Il a déjà sorti trois EP dont le premier “The monologue” disponible sur Bandcamp (voir plus bas), “The paradox” et “The boy who cried freedom” que vous pourrez trouver sur Itunes et Soundcloud.

Jacob Banks, c’est l’un de ces artistes sur lesquels on tombe par accident et dont on ne peut plus se passer, les titres “Unholy war”, “Worthy” ou encore “Chainsmoking” ne sortent plus de mon MP3, alors en attendant un album complet, je vous invite vivement à découvrir ce génie de la soul Britannique au bonnet rouge vissé sur la tête, au travers d’une petite playlist et sur les plateformes de streaming musical ICI et LA

 

Laurent

Les Soulections #7 : Leela James


Il est parfois des coups du destin, qui sur le moment peuvent paraître dramatique et qui ne sont, en réalité qu’une étape, dans le chemin de quelqu’un, c’est probablement ce que la jeune Leela James a dû se dire quand elle s’est blessée au genou alors qu’une belle carrière d’athlète lui était promise… Heureusement pour elle (et pour nous) la jeune Californienne avait d’autres atouts dans sa manche, elle possède une voix hors du commun et malgré qu’elle ait chanté déjà plus jeune dans les églises, ce n’était pas son premier objectif.

La carrière musicale de Leela James débute en 2005 avec “A change is gonna come”, un album construit comme un hommage à la Soul des années 60/70, le titre est d’ailleurs le même que l’un des morceaux les plus connus de Sam Cooke. L’album est produit par des gros noms de l’industrie tels que Wyclef des Fugees, Raphael Saadiq ou encore Kanye West, c’est un succès instantané pour James.

La Warner pense tenir une pépite, mais c’est sans compter sur l’esprit libre de l’artiste qui décide de signer chez un petit label nommé Shanashie et d’avoir encore plus de liberté artistique, elle sort pour eux “Let’s do it again”, un disque composé uniquement de covers, pas original, me direz-vous? Oui, sauf que Leela a une telle capacité à imposer son style et à s’approprier les morceaux qu’on en oublierait presque qu’elle n’en est pas l’auteur, sa reprise du “It’s a man, man, man’s world” de James Brown est juste incroyable, mais ma préférée est sans aucun doute “Clean up woman”, au moins aussi bien que l’original!!!

Pour “My soul”, Leela James change de nouveau de label et signe chez le légendaire Stax, le principal concurrent de la Motown pendant la période dorée de la musique Soul. C’est un album assez court, pas forcément son meilleur, même si ça reste un disque très correct, c’est pour moi le moins marquant, à l’exception de “Mr incredible – Mrs Unforgettable” avec Raheem Devaughn et “Tell me you love me” qui font partis de mes morceaux favoris de Leela.

Ensuite, elle nous propose un album hommage à la grande Etta James, qui contrairement à ce qu’on peut lire, n’est pas sa grand mère, Leela est tout simplement une grande fan d’Etta et souhaitait rendre un hommage à son immense carrière, aussi risqué que cela puisse être de s’attaquer au répertoire d’une telle légende, Leela s’en est plutôt bien sorti.

En 2014, sort son 5ème album “Fall for you” avec le track que je préfère de Leela, “Say that” en duo avec l’un de mes autres artistes préférés, Anthony Hamilton, j’ai d’ailleurs souvent tendance à comparer ces deux monstres de la Neo-Soul car non seulement ils ont deux des voix les plus puissantes du circuit, mais ils ont aussi cette capacité à produire des disques que l’on peut écouter sans sauter une piste, c’est aussi deux des chanteurs qui sont, selon moi, le plus dans l’esprit de la soul des années 70 et ça, je ne peux que valider!!!

Enfin, cette année et sorti “Did it for love”, que nous avons mis en avant à la médiathèque et qui est une nouvelle fois une réussite, alors n’hésitez plus, courez emprunter ce disque et en attendant, je vous propose une petite sélection de mes morceaux favoris.

Laurent

THE DEUCE, Sexe, Soul et David Simon.


Pour ceux qui ont l’habitude de lire mes chroniques, vous aurez compris que je suis un fan absolu du travail de David Simon, le réalisateur de THE WIRE, TREME et autres SHOW ME A HERO. L’ancien journaliste du Baltimore Sun nous propose sa nouvelle série, THE DEUCE, le démon en vieil anglais, qui prend place dans le New York des années 70, précisément sur la 42ème rue (également surnomée The deuce), où l’on s’apprête à vivre l’avènement du porno aux Etats Unis. Déjà populaire en Europe, il est encore interdit outre-Atlantique et cette saison n’est qu’une mise en bouche (si je puis dire…) de ce qui va arriver dans la grosse pomme.

Nous allons suivre le quotidien des prostituées, des macs, de la police qui doit gérer tout ça, mais aussi celui d’un barman et de son frère jumeau “maléfique”, tous deux joués par un James Franco de gala aux prises avec la mafia locale, incarnée par Michael Rispoli, le Jackie Aprile des SOPRANOS. Les séries de David Simon, c’est ça aussi, des galeries de personnages tous plus colorés les uns que les autres, chacun a son importance et comme il le dit si bien dans THE WIRE: All the pieces matters… La véritable étoile de la série pour le moment, c’est Maggie Gyllenhall, qui joue Candy/Eileen, une prostituée sans mac, avec une histoire mysterieuse et une double vie, elle veut en sortir et nous allons suivre son parcours… pour le moins tragique. Côté casting, on retrouve également des habitués de Simon, avec Gbenga Akinnagbe, Lawrence Gilliard ou encore Chris Bauer, autrement dit, que du très bon!

Gros bonus musical également, car non seulement la bande originale (j’y viens) est exceptionnelle, mais on a également deux invités de marque, deux des plus grands rappeurs de l’histoire, Method Man, qui avait déjà participé à THE WIRE et Black thought, l’incomparable lead de The Roots qui jouent le rôle de deux affreux proxénètes.

Le soundtrack donc, nous y voilà et si vous aimez l’ambiance Soul des années 70, la Blaxploitation et aussi du bon Rock, vous allez être servis!!! De l’ambiance sonore du Hi-Hat, le bar tenu par Vincent (James Franco), aux ruelles sombres, jusque dans les barbershops où les pimps parlent business, la Soul nous accompagne tout le long de la série, un vrai orgasme musical…

Dès le générique, du mythique “(Don’t worry) If there’s a hell below we’re all going to go” de Curtis Mayfield jusqu’au “Assume the position” de Lafayette Gilchrist, déjà entendue dans THE WIRE et utilisée ici comme générique de fin, on est vraiment baignés dans cet atmosphère seventies et on se croirait revenu à l’heure de gloire des Shaft et autres Foxy Brown.

Au programme de cette bande originale, vous retrouverez Al Green, Johnny guitar Watson, Rufus Thomas, je continue? On a aussi du Dean Martin (pour Guillaume), David Bowie, les Velvet underground et j’en passe…

Je vais pas vous spoiler le plaisir de l’écoute en vous en disant plus, car c’est vraiment l’une des playlists avec lesquelles j’ai pris le plus de plaisir cette année et si vous voulez voir la série, elle est disponible sur OCS, ici.

Alors, voilà, comme à chaque fois avec David Simon, la mise en place est longue, le thème est déprimant, mais l’excellence est au rendez-vous et vous ne ressortirez pas indemnes des recoins les plus sombres des allées New Yorkaises.

 

Laurent

 

Les Soulections #5: Luther Vandross


Allez, avoue Guillaume, tu la sentais venir celle-là, non? Je l’ai pas fait en premier, mais j’étais obligé d’y venir, c’est Luther quand même, “The king of the bedroom”, si ce n’est pas un surnom imagé ça, j’y comprends plus rien!!! Un surnom que le chanteur n’appréciait guère cela dit, ni les sous-vêtements que les jeunes femmes lui lançaient continuellement sur scène d’ailleurs, mais bon, que faire, sa musique crée des émotions, c’est comme ça…

Luther Vandross, c’est l’une des voix de la soul/R’n’B reconnaissable entre mille, c’est la voix de velours comme disait Dionne Warwick, l’une des meilleures amies de l’artiste et elle sait de quoi elle parle, il me semble.

Luther, c’est une grosse quinzaine d’albums studios, une demi-douzaine en live, 8 grammy awards, difficile d’appeler ça de la musique d’ascenseur, hein G…? ;-P

La carrière de Luther Vandross débute en tant que choriste pour des chanteurs tels que David Bowie, Bette Midler et Barbara Streisand pour ne citer qu’eux, puis crée le groupe Luther, qui sortira deux albums, passé inaperçus, il retourne à son boulot de choriste jusqu’à sa participation à l’album de Change où il est le lead singer sur “The glow of love” et “Searching”, cette fois sa carrière est lancée!!!

Avec l’aide de Donna Summer et la participation de son acolyte de toujours, l’immense bassiste Marcus Miller (qui dit que c’est en côtoyant Luther qu’il a enfin su apprécier les chanteurs, qui n’était pour lui, jusque-là que des faire-valoir pour les instruments) qu’il sort son premier album solo: Never too much, une perfection pour moi, avec le titre éponyme évidemment, mais aussi la reprise de Dionne Warwick, “A house is not a home” (la chanteuse dit quand même que c’est Luther a qui doit revenir la version définitive de ce morceau tant sa performance est supérieure), “Sugar and spice”, “Super lady” etc…

Quelques albums plus tard, Luther devient LA référence du romantisme durant cette période avec des tubes comme “Always and forever”, “There’s nothing better than love” avec Gregory Hines ou encore “Any love”.

Il était capable de sortir de son confort de crooner avec des morceaux plus funky comme “Bad boy/Having a party”, “Till my baby comes home” et j’en passe, il a également su s’adapter aux changements musicaux pour continuer à produire quasiment un disque tous les deux ans entre 1981 et 2003.

Des albums de Noël, des reprises, des duos avec des artistes tels que Stevie Wonder, Mariah Carey ou encore Busta Rhymes, la carrière de Luther Vandross est aussi diverse qu’elle est talentueuse.

Malheureusement, le 1er Juillet 2005, il meurt des suites de ses problèmes de santé, il souffrait de diabète et d’hypertension. Bien que reconnu par le monde de la musique, son décès est presque passé inaperçu à l’exception du disque hommage “So amazing: An allstar tribute to Luther Vandross” avec des reprises de ses standards par des artistes tels que Beyonce, John Legend, Usher ou encore Aretha Franklin.

En attendant, vos soirées romantiques sont parées avec la playlist spécial Luther ci-dessous…

Laurent

Blood par Lianne La Havas


Lianne-La-Havas-BloodOriginaire de Londres, d’un père grec et d’une mère jamaïcaine, Lianne La Havas, sort en 2015, un album intitulé Blood  – le deuxième – et qui est à son image, un beau mélange de styles.Une superbe voix, un léger grain, une « soul » envoûtante, cet album confirme son talent, après son premier album Is your love big enough. Entre ces deux opus, elle a entre autre collaboré avec Prince sur l’album Art Official Age.
C’est un album soul, mais aussi rock, jazz, et on pourrait dire folk. Et c’est tout ce qui fait la richesse de sa musique et de cet opus. Une variété de rythmes, de thèmes, d’ambiances et c’est cette diversité qui fait de cet album une belle histoire à écouter. Des récits personnels comme son voyage en Jamaïque avec sa mère.
Le titre phare de cet album est « Unstoppable ». C’est vrai, c’est un superbe morceau, avec un groove incroyable. Mais j’apprécie aussi beaucoup la sensibilité, la douceur de ces mélodies comme pour les titres « wonderful » ou « Good goodbye ».

On attend la suite.

Carine

Les Soulections #4: Gladys Knight & The Pips


L’une des grandes voix de la soul, des années 60 à nos jours, Gladys Knight est difficilement dissociable de son groupe, les fameux Pips, composé de son frère MeraldBubbaKnight, Edward Patten et William Guest puisqu’ils ont joué ensemble la quasi-totalité de leurs carrière.

Près d’une quarantaine de disques plus tard, des hits inoubliables et indémodables, petit retour dans le passé quand le groupe était composé encore de cinq membres avec la soeur de Gladys, Brenda et Eleanor Guest, à ce moment-là, ils sont encore Les Pips.

Ils débutent à la toute fin des années 50 et se produisent dans les soirées de la région d’Atlanta et le dimanche dans les églises. A force, le groupe se fait remarquer et se voit proposer d’enregistrer leur version du hit de Johnny Otis: “Every beat of my heart”, les Pips décrochent leur premier contrat, mais deviennent Gladys Knight & The Pips, tant la chanteuse éclabousse tout le monde de son talent.

Ca fonctionne plutôt bien pour eux, mais le vrai déclic se produit en 1966, quand ils sont signés par un certain Berry Gordy, le patron du label Motown, icône de la Soul. Celui-ci va déployer ses meilleurs auteurs/compositeurs et musiciens au service de son nouveau groupe et là, ce sera l’explosion, ils vont enregistrer “I heard it through the grapevine” et quelques autres hits tous écrits par Norman Whitfield. Au départ, plutôt Blues, les Pips et Gladys vont se fondre dans le moule Motown et offrir une soul plus pop et ce qui fera définitivement leur succès.

En 1973, ils quittent la Motown et signent chez Buddah records, qui continueront à leur faire enregistrer des pépites telles que “Midnight train to Georgia” (mon morceau préféré!) ou “The best thing that ever happened to me”, Curtis Mayfield (dont nous parleront une autre fois) écrira également pour eux.

Après quelques soucis avec le label, le groupe est forcé de se séparer et Gladys débute une carrière solo tout aussi fructueuse, ils pourront de nouveaux jouer ensemble au début des années 80 et leur rencontre avec Ashford et Simpson qui leur permettra de se réinventer à nouveau et de s’orienter vers le disco/funk plus en vogue à l’époque.

Gladys Knight et les Pips se séparent définitivement à la fin des années 80 et la lead continuera, elle à enregistrer de nombreux albums jusqu’en 2014 et son dernier album en date “Where My Heart Belongs”.

Tout au long de sa carrière, Gladys également décroché quelques rôles au cinéma ou à télévision, parfois, dans son propre rôle, comme dans la série Las Vegas, où elle joue la tante de l’un des employés et lui fait faire les choeurs lors d’un concert.

Tout ça pour dire que “The empress of Soul” d’Atlanta possède l’une des plus belles discographies qu’il m’ait été donné d’écouter.

Laurent

Les Soulections #3 : Angie Stone


Changeons un peu d’époque et revenons un peu à des artistes actuels avec une des divas de la Neo Soul, Miss Angie Stone. La diva de Colombia, souvent comparée à Chaka Khan, tant pour son physique que ses morceaux souvent sexy est l’une des pionnières de la Nu-Soul actuelle au même titre quErykah Badu ou celui qui fut son compagnon et père de son fils, D’angelo.

Dans un style proche de la “Philly Soul”, Stone a enchaîné les albums depuis la fin des années 1990 avec un succès constant, mais avant ça, elle avait fait plusieurs tentatives en groupe un peu moins fructueuses, de qualité, certes mais moins reconnues publiquement.

Elle a commencé comme beaucoup, par le Gospel, puis, comme elle est fan de basket, elle s’inscrit dans un programme de sport-études où, avec deux de ses amies, elles fondent un trio hip hop funk du nom de “The Sequence” et sortent deux tubes qui fonctionnent plutôt bien. Après deux albums, le groupe se sépare et Angie continue son petit bonhomme de chemin, notamment avec le groupe Mantronix et également en tant que choriste sur un des albums de Lenny Kravitz.

La suite, c’est le groupe Devox, qui lui offre pour la première fois, le lead vocal. C’est aussi à cette période qu’elle rencontre D’Angelo, pour qui, elle fait des choeurs (et un enfant), cette visibilité lui permet de sortir un premier album solo, “Black diamond”, qui explosera les charts et lancera sa carrière définitivement.

Son deuxième album, “The mahogany soul” la consacrera définitivement comme l’une des reines de ce mouvement et Stone va continuer à nous régaler les oreilles, elle compte à ce jour sept albums et une multitude de collaborations avec des artistes tels que Dave Hollister, Anthony Hamilton, Prince et j’en passe…

Il ne vous reste plus qu’a (re)découvrir l’univers de cette formidable artiste.

Laurent

Les Soulections #2: The O’jays


Quand on parle de groupe vocal masculin soul dans les années 60/70, généralement, le premier nom qui vient à l’esprit est celui des Temptations, le groupe mythique de la Motown est évidemment l’un des plus reconnus et talentueux de cette époque, mais du côté du label Philadelphia, l’un des autres leaders de la Soul de l’époque, une autre formation vient marquer la musique dès 1958: Les O’Jays.

Composé à la base de Walter Williams, Eddie Levert, William Powell ainsi que Bill Isles et Bobby Massey jusqu’à la signature avec les légendaires producteurs Gamble & Huff chez Philadelphia, les O’Jays deviendront un trio avec les 3 premiers cités plus haut. C’est à ce moment-là et avec le single “Backstabbers” que leur carrière va exploser.

Les O’jays sont l’un des groupes les plus représentatifs du “Philly sound” orchestrés par les fameux MFSB, le pendant des Funk brothers de la Motown, ils produiront près d’une trentaine d’albums studios et continuent de se produire jusqu’à maintenant. A travers les époques, la formation de Canton, Ohio a su se renouveler et adapter sa musique au sonorité actuelle.

Malgré les nombreux changements dans le groupe, ils ont su garder leur identité musicale en conservant deux des membres fondateurs avec Eddie Levert et Walter Williams, les 2 leads vocaux depuis les débuts du groupe. Tout au long de cette belle carrière, les O’jays nous ont offert des véritables pépites Soul dont voici quelques extraits ainsi qu’un concert entier filmé au légendaire Apollo theater, amoureux de la Soul, régalez-vous…

Laurent