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Nos samples rendez-vous #12


gangstarrSi je vous dis Gang starr, difficile de mettre un titre en avant, tant la discographie de Guru et DJ Premier est faite de morceaux mythiques, albums après albums. Aussi compliquée fut-ce la mission, j’ai quand même tranché, j’ai choisi « You know my steez », l’un des égotrips les plus marquants de l’histoire du rap US selon moi. Issu du cinquième album et avant dernier album studio du duo New Yorkais, le morceau propulse l’album disque d’or aux Etats Unis en 1998 et marquera la signature musicale de DJ Premier pour les années à venir.

Pour en revenir à ce qui nous intéresse : Le sample! J’aurais pu en choisir plusieurs car ce track en est rempli, Primo est coutumier de la chose et l’utilise à merveille. Ici, j’ai choisi Joe Simon et son « Drowning in the Sea of Love », début de la collaboration entre le chanteur et les « hitmakers » Gamble et Huff, en 1972 sur l’album du même nom. C’est le morceau qui marquera la carrière de Joe Simon, Guru ne sera pas le seul à sampler ce morceau, d’autres tels que Ghostface Killah et Big K.R.I.T mais jamais rien d’aussi marquant que le duo New Yorkais.

Laurent

 

Welcome to The Get Down!!!


the-get-downA mi-chemin entre la fin du disco et les prémices du hip hop, dans le South Bronx de la fin des années 70, voilà le décor de la série de Netflix : THE GET DOWN. L’histoire d’un groupe de jeunes qui essaient de sortir de leur quotidien à travers la musique, la danse ou encore le graffiti.

Je ne m’attarderais pas trop sur la série en elle-même, n’ayant pas pu encore finir la première saison (la suite des épisodes ne sort que courant 2017). Cela dit, la première partie est déjà de très bonne facture, si le style de Baz Luhrmann (réalisateur de Moulin Rouge et Australia), excentrique et coloré, ne vous dérange pas. Le contexte historique, bien qu’en partie fictif, est bien documenté et avec Nas et Grandmaster flash comme consultant sur l’histoire du hip-hop, le sujet ne peut être que maitrisé.Quelques évenements marquants de cette époque New-Yorkaise viennent étoffer le tout, comme la fameuse panne de courant du 13 Juillet 1977, qui plongea la ville dans le noir pendant 2 jours.

Revenons donc à notre intérêt premier : la bande originale, qui selon moi, est l’une des meilleures de ces dernières années (avec Vinyl). Celle commercialisée, avec notamment les deux morceaux de Michael Kiwanuka remixés avec Nas : Rule the world et Black man in a white world ou encore les extraits de la série où les Get down brothers affrontent les Notorious 3 lors d’une battle enflammée, même Christina Aguilera réussit à nous pondre un morceau décent ! Egalement au programme, Janelle Monae, Lyn Collins et son légendaire « Think(About it) » ou encore Leon Bridges.

Ça c’est uniquement pour la version CD, en revanche, si vous prêtez l’oreille pendant la série, c’est là que l’atmosphère musicale de cette période est la plus interessante avec les classiques hip hop de Grandmaster Flash, Afrika Bambataa ou Sugarhill gang et en bonus des intros inédites de Nas pour chaque épisode, mais aussi de la Funk, du Disco, de la Soul et du Punk avec les Clash, Marvin Gaye, Celia Cruz pour n’en citer que quelques uns, hétéroclite vous avez dit ?

Avec une telle richesse musicale, difficile de se limiter à un ou deux morceaux, je vous ai donc concocté une petite playlist pour l’occasion.

Laurent

Nos samples rendez-vous #9


odbAujourd’hui, 2 monstres du hip-hop et du R’n’B ou comment faire d’une même boucle, deux morceaux totalement opposés par leurs thèmes et leurs interprètes.

Le morceau original, lui-même issu de plusieurs samples, c’est  « Brooklyn Zoo » d’Ol’Dirty Bastard en 1995, sur son premier album « Return to the 36 chambers ». C’est le premier single issu de cet album et c’est un morceau qui va ancrer la personnalité d’ODB, c’est un véritable message que le MC envoie à quiconque oserait le défier : qui s’y frotte s’y pique,  ODB utilisera bien sûr d’autres termes pour imager sa pensée…

Et c’est donc ce morceau qu’Alicia Keys a choisi de sampler pour le single « Girlfriend », issu également de son 1er album, l’excellent « Songs in a minor », sorti en 2001. A l’inverse du morceau précédant, débordant de confiance en soi, notre pianiste, elle, se confie sur son insécurité dans son couple. Le morceau parle de sa jalousie envers une « amie » de son compagnon. Elle utilisera seulement quelques notes sur ce morceau produit par The Keys et Jermaine Dupri (qu’on entend d’ailleurs à la fin du track) mais cette guitare est reconnaissable pour tous ceux qui ont écouté ce morceau au moins une fois.

Laurent

 

Dans l’esprit d’un enfant de Chicago…


bjBryan James Sledge, alias BJ The Chicago kid est la nouvelle coqueluche de la nouvelle scène Soul/R’nb de Chicago et la dernière trouvaille du label légendaire Motown. La windy city, non contente de nous avoir offert des artistes tels que Curtis Mayfield, Donny Hathaway ou plus récemment R. Kelly ou encore Carl Thomas, semble avoir un vivier infini car BJ est une pépite en devenir.

Je l’ai découvert sur l’album de Dr Dre « Compton », mais le chanteur de 31 ans traine ses basques depuis une dizaine d’années déjà en tant que choriste pour Mary Mary ou Lalah Hathaway et ensuite sur des mixtapes, où il multiplie les duos avec Kendrick Lamar, Joey Bada$$ et autres Schoolboy Q.

« In my mind » est donc son 1er album studio et vu la qualité de celui-ci, surement pas le dernier. Dans la pure tradition du R’nB Chicagoan, Sledge nous ballade dans son esprit durant 1heure avec brio, son style est assez éloigné de ce qui marche actuellement, les Chris Brown, Ne-Yo etc… C’est assez lent, romantique avec une voix très douce (C’est un chanteur Gospel à la base).

Coté featuring, que du bon et des artistes avec qui il a l’habitude de collaborer : Kendrick Lamar sur « New cupid », un des singles de l’album, mais aussi Chance the rapper où Jeremiah. Plutôt pas mal comme guests pour un premier album, non ?

Je vous invite également à découvrir BJ the Chicago kid sur Youtube où il reprend énormément de classiques Soul/R’nb à sa sauce et franchement, c’est juste du bonheur !!!

Laurent.

 

 

Anthony a mis le ton !


Anthony HamiltonTout d’abord, désolé pour le jeu de mots, mais je ne pouvais pas m’en empêcher et je suis persuadé que certains sauront l’apprécier, n’est-ce pas G… Revenons aux choses sérieuses et à ce nouvel opus d’Anthony Hamilton qui s’est fait attendre. L’artiste de Caroline du Nord ne nous avait rien offert, hormis un album de Noël plus que discutable, depuis 2011 et sa pépite « Back to love ».

A priori ces quelques années sans  nouvelles n’ont pas été un long fleuve tranquille pour Hamilton, puisqu’il a divorcé et a bien failli sombrer dans la dépression comme il le répète dans plusieurs de ces morceaux. Sa musique s’en ressent et on est souvent plus proche du Blues que de sa Southern Soul habituelle. L’album reste de qualité, c’est juste différent, même s’il s’est entouré de son compère original Mark Batson avec qui il avait enregistré son premier album : « Comin’ from where i’m from. »

Peu de morceaux up-tempo en dehors de « Save me », introduction du CD et qui pose les bases très clairement : le chanteur est entre deux eaux, il a envie d’aller mieux, mais on en est pas encore là. Pas vraiment de hits à proprement parlé, le single mis en avant est « Amen », qui est une ode à la femme, certes très bon, mais pas de quoi révolutioner sa discographie non plus.

Mes tracks préférés sont finalement ceux où Hamilton nous plonge dans sa « loose », ceux où il parle quasiment plus à son ex-femme qu’à son auditeur, notamment le « Walk in my shoes » qui est un peu le débriefing de sa relation perdue.

J’ai aussi  beaucoup aimé le titre éponyme « What i’m feelin ‘ » où les chœurs habituels du chanteur, les « Hamiltones » sont mis en avant et franchement, ça sonne vraiment bien !!!

Bref, comme pour l’état d’esprit de l’artiste, je dirais que c’est un bon album, mais qu’il n’est pas encore revenu au niveau de ses précédents.

Laurent.

She puts a spell on me


 

ninaDepuis quelque temps, je voulais regarder le film dédié à Nina Simone qui a défrayé la chronique, suite au choix de l’actrice pour incarner la prêtresse de la Soul et du jazz. Cette actrice, c’est Zoe Saldana, Neytiri dans Avatar et si les critiques ont principalement portés sur sa « légitimité » à incarner une telle figure de l’activisme Afro-Américain, pour ma part c’est sa performance d’actrice que j’ai trouvé moyenne. Le film traite des dernières années sombres de la vie de la chanteuse : Alcoolisme, cancer du sein etc… Bref, pas les meilleurs moments, mais ça fait partie du personnage aussi.

Si le film n’est pas une réussite en soi, il donne quand même l’opportunité de découvrir ou redécouvrir le répertoire de l’une des plus belles voix du siècle dernier. C’est ce qui m’a donné envie de faire ce petit billet. Difficile de choisir quels morceaux mettre en avant, tant la discographie de Nina Simone est vaste (une cinquantaine d’albums) mais parmi les plusieurs documents disponibles à la médiathèque, vous pourrez retrouver quelques perles, telles que « Feeling good » « I put a spell on you » ou encore sa version de « Ne me quitte pas ». Je vous conseille vivement le DVD du Live au festival de Montreux qui est tout simplement magistral. En attendant voilà quelques mises en bouche…

Laurent

Nos samples rendez-vous #7


220px-game_laxAoût 2008, The Game et Common (2 de mes artistes rap préférés) reprennent un sample d’une légende de la soul des années 70 : Gil Scott Heron. Sorti en 1978, « Angel dust » est l’ode anti-drogue du poète de la Soul, un peu un comble pour lui, qui sera incarcéré quelques années plus tard pour consommation de crack et de cocaïne, mais bref… Ce morceau est peut-être l’un des plus funky de sa discographie et sa basse groovy m’enchante toujours autant près de 40 ans plus tard.

A priori, je n’étais donc pas le seul à apprécier cette boucle, car nos 2 rappeurs l’ont donc choisi pour cette connection Chicago/Los Angeles. Chacun pour exprimer l’amour qu’ils portent à leurs « Angel » réspectifs. Pour Common, la Marijuana, bon, après tout, chacun fait bien comme il veut, il nous explique que ça aide son processus créatif et le relaxe, soit. Quant à Game, il nous offre son amour pour le hip hop et nous raconte comment il s’est essayé à cet art avec tout un tas de métaphores aussi imagées les unes que les autres.

Le sample n’est pas énormément retravaillé, pas nécessaire vu que le son de Gil Scott Heron colle parfaitement à l’ambiance West coast de l’album LAX de The Game. Kohndo l’a également repris sur son dernier album (Intra-muros), chroniqué précédemment, dans le morceau « Le facteur ».

Laurent

Friday night lights


FNLVoilà une grosse surprise pour moi, niveau série ! Je suis totalement passé à côté de Friday night lights à sa sortie en 2007, pour une raison très simple, je l’imaginais comme une série pour ados et honnêtement, je ne pense pas être le seul ! Je n’ai rien à reprocher à ces séries tels que Dawson, Beverly Hills (oui je sais, je suis vieux) ou encore Teen wolf etc… Elles fonctionnent très bien pour la tranche d’âge visée, mais ne me touche simplement pas.

Bref, en réalité FNL ne fait pas du tout parti de cette catégorie ! Il s’agit, c’est vrai d’une équipe de Football Américain au lycée, donc  les gros muscles et les cheerleaders sont bien là, mais la comparaison avec les autres s’arrêtent là. La série traite en réalité de la vie d’une petite ville fictive du Texas qui vibre pour son équipe. C’est en fait plus une série de société, qu’une série sur le sport. Beaucoup de sujets sont abordés (et je viens juste de finir la 1ère saison) tels que le handicap, la pauvreté, l’alcoolisme ou encore la pression que peuvent subir ces jeunes, représentants de toute une ville.

Au casting, l’excellent Kyle Chandler, vu notamment dans Bloodline, mais aussi Taylor Kitsch (True detective) ou encore Connie Britton (American horror story). C’est Peter Berg (Hancock, Du sang et des larmes) qui est à la réalisation, il avait déjà dirigé le film dont la série est tirée.

Musicalement, comme c’est quand même de ça dont on parle, c’est très varié mais très intéressant ! C’est la pop/rock US qui est le plus utilisé pour l’ambiance du show, la majeure partie des instrumentaux ont été joués par le groupe  Explosion in the sky. On a également du rap avec Outkast, de la country (Black Betty) et même du Stevie Wonder. C’est l’occasion de redécouvrir quelques tubes des années 90 et 2000.

Je vous conseille vivement d’entrer sur le stade des Dillon Panthers et d’embrasser la devise de Coach Taylor (Kyle Chandler) : Clear eyes, full eyes, can’t loose !!! L’intégrale de la série est disponible à la médiathèque.

Laurent

Il joue du piano debout


Le 4ème album de General Elektriks est paru pour notre grand plaisir en ce début d’année 2016, cinq ans après Parker Street.

Dans cet album To be a Stranger, General Elektriks, de son vrai nom Hervé Salters nous plonge dans des explorations diverses, des ambiances variées, en mixant les genres et les époques. Expatrié à San Francisco dans les années 2000, puis à Berlin, Hervé Salters a la curiosité d’explorer les genres, et de se laisser influencer tantôt par la soul, la funk, tantôt par le hip hop voir le jazz.

L’ensemble est pourtant cohérent, imaginatif et intelligent. Hervé a écrit, arrangé et réalisé ce cd, et c’est Mike Cresswell qui l’a mixé. Une place importante est donnée aux claviers et plus précisement aux clavinets (qui se substituent parfois à la guitare rythmique) ainsi qu’à d’autres claviers vintage.

C’est un album pour danser, mais pas uniquement. General Elektriks réussit encore une fois avec sa voix haut perchée, son énergie décalée à nous apporter de la bonne humeur et surtout du swing.

Michèle

Du commercial… de qualité


pochette_Charlie-puthAujourd’hui je mets à nouveau ma tenue de midinette, et vais vous parler d’un jeune artiste qui n’a absolument pas besoin de mon avis pour devenir un acteur incontournable de l’industrie musicale. Charlie Puth, avec son premier album Nine track mind, est la coqueluche de ces demoiselles. Par curiosité au début, et surtout pour avoir le plaisir de le dénigrer, j’ai écouté son disque… Et puis comme souvent je n’y ai pas trouvé que des défauts, loin de là. J’ai tout de suite pensé à Bruno Mars (sans savoir  qu’il était souvent comparé à cet artiste). Oui c’est un album commercial, mais cette ambiance Blue eyed soul m’a bien plu.

Ce beau gosse, sourcil strié, utilise tous les clichés qui fonctionnent dans la pop en ce moment, un peu soul, jazzy, des ballades romantiques… Mais il le fait bien : pianiste, compositeur, producteur, ce jeune prodige est reconnu mondialement par les critiques et surtout par le public, ce n’est certainement pas par hasard.

A savoir qu’il y a déjà deux tubes dans ce disque See you again, en duo avec Wiz Khalifa qui compose la musique du film Fast and Furious 7, en hommage à Paul Walker ; Et puis son duo avec Meghan Trainor dans Marvin Gaye.

Cet album dans mon casque, tout en fredonnant ces hits, je peux vaquer à mes occupations.

Michèle

Nos samples rendez-vous #1


Gladys KnightPour cette nouvelle rubrique de Sème La Zic, je vous parlerai de l’univers du « Sampling », une méthode qui consiste à extraire une boucle musicale pour la réutiliser, retravaillée ou non dans un nouveau morceau. Cette méthode est bien sûr réglementée de façon à protéger les artistes et leurs créations, mais assez parlé technique, replongeons-nous dans le passé…

1993, je veille pour regarder mon émission préférée : Yo ! MTV Raps et si je suis déjà bien accroc au Hip hop, c’est la découverte du Wu-Tang clan, le collectif New Yorkais de rappeurs mordus de Kung-fu (moi aussi ça tombe bien !) qui va finir de me contaminer, mais aussi de me faire découvrir réellement une autre musique : LA SOUL !!!

Je vais donc entrer dans la soul par la 36ème chambre de Shaolin, le 1er album du Wu-Tang, considéré par les amateurs comme l’un des albums « parfaits » de l’histoire du rap. Cet album, produit par RZA, le fondateur du groupe, utilise des samples à foison et notamment sur le morceau que je vous présente aujourd’hui « Can it be so simple ». Sur ce track, Raekwon et Ghostface killah rappent nostalgiquement à propos de leurs « good old days », leurs jeunesse. Quelle meilleur sample pouvaient-ils utiliser que celui de Gladys Knight sur « The way we were/ Try to remember » ?

Et voilà donc à quel moment j’ai basculé vers la Soul, en fouillant dans le livret de l’album pour savoir d’où venait cette mélodie et ce refrain qui ressemblaient à tout sauf au son des Public Enemy et autres Slick Rick que j’écoutais à l’époque. Je tombe sur la mention : Contains a sample from Gladys Knight’s The way we were/ try to remember.

Direction la médiathèque (pas de Youtube à l’époque !) en fouillant dans les bacs et avec l’aide précieuse des discothécaires, j’ai trouvé mon bonheur : Gladys Knight et son album « I feel a song » de 1974 où j’ai retrouvé ce fameux morceau. C’était le début d’un nouvel univers musical pour moi, je n’en suis jamais revenu…

Voilà, j’espère que vous vous amuserez autant que moi avec cette rubrique qui fait écho à l’atelier « Sample comme bonjour » de la médiathèque, où nous découvrirons ensemble comment utiliser cette technique et s’amuser ensemble à devenir les RZA, Dr Dre et autres Kanye West de demain…

Laurent

Un hymne à la vie


pochette_kellylee-evansEn novembre je découvrais le dernier album de Kellylee Evans : Come on. Cette chanteuse canadienne ne nous offre pas là un disque grandiose, mais un album composé d’airs simples mais prenants. Un album autobiographique qui raconte  l’histoire d’une femme frappée par la foudre, qui en survivant décide de reprendre sa vie en main et d’affirmer haut et fort sa féminité et son envie d’amour.

Un disque qui transpire de joie de vivre d’être parmi nous. Kellylee Evans nous livre là un mélange de soul, de jazz, de pop et de hip hop. Un pied dans les sons électros et l’autre dans les grooves. Un disque facile, joyeux « qui donne envie de danser, de se marrer, d’être heureux… »

Pas un grand disque, mais un moment agréable à passer avec une très jolie voix.

Michèle

 

Nobody Knows


pochette_willis-earl-bealJe voulais vous parler d’une voix, d’une vraie voix. Un vrai coup de coeur pour un vrai mystère : Willis Earl Beal. Je choisis son album Nobody Knows qui date de 2013, et qui était son deuxième album. Depuis il en est à son 4ème album (Nocturnes).

Cet artiste a effectivement une histoire (on nous le vend aussi avec ça), originaire de Chicago, il a traversé les Etats-Unis pour s’établir à Albuquerque, après avoir été SDF, après avoir fait plein de petits boulots… Bon même si ce parcours explique peut-être sa voix,  quand je l’ai écouté pour la première fois je ne connaissais pas son histoire. Et c’est cette émotion pure qui m’a attirée. Sa voix nous renvoie au blues et aux origines de la soul. Une voix hypnotique, puissante, pleine de souffrances et de sauvagerie. Cet album débute par Wavering lines, morceau quasi exclusivement a capella, qui vous happe vers un gospel tourmenté, écorché. Un artiste  à la limite de tout, toujours sur la ligne entre puissance et fragilité. Un artiste qui ne peut pas laisser indifférent. Et puis putain quelle voix !!!!!

Michèle

Un peu d’énergie pour débuter l’année


pochette_charlie&thesoapoperaPremier album de ce groupe lyonnais Charlie & The soap opera, composé de 7 musiciens, Many People nous embarque dans une soul/funk dynamique, exubérante. Avec son chapeau haut de forme, Charlie fait preuve  d’une énergie communicative, bref il nous met la patate. « J’adore le côté folklorique du funk américain » confie Rémi Tchango, chanteur-pianiste, dans son rôle de dandy atypique et excentrique qui mène la danse.

Peu d’artiste ont réussi à percer en France dans ce style de musique : Ben l’Oncle Soul par exemple… Il faut espérer qu’ils maintiendront ce cap avec succès.

En attendant préparez-vous à dodeliner de la tête en écoutant cet album.

Michèle