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Il était une fois… 1985!


Pour paraphraser la chanson d’Aznavour, en 1985, « à 18 ans… j’suis devenu responsable » m’a dit mon grand-père paternel lors d’un déjeuner dominical de circonstance. Cette année-là, en France, il s’est passé un certains nombre d’événements, dans tous les domaines. En voici quelques-uns afin de vous rafraîchir la mémoire :

Lancement du plan informatique pour tous, autorisation par le gouvernement de création de chaînes télévisuelles privées. La Géode, nouvelle structure culturelle située à la Villette, est inaugurée par François Mitterand. Jack Lang, ministre de la culture, lance la première fête du cinéma. En sport, Mats Wilander remporte Roland-Garros, Chris Evert chez les femmes. Le FC Girondins de Bordeaux est champion de france de Football. Alain Prost devient le premier français champion du monde de formule 1.

Place à l’histoire.

Nikita et Aziza sont amies de longue date. Nikita, grande blonde au port altier, Aziza, brune au regard revolver avec ses yeux d’un noir profond.

Elles ont grandi dans la banlieue de Toulouse, cette ville rose chère à Claude Nougaro, qu’il a si magnifiquement chanté. Très complices, elles ont fréquenté les mêmes écoles, suivi les mêmes études d’architectures. Nikita se dirigea vers l’architecture des temps anciens, Aziza elle a préféré se tourner vers l’architecture d’intérieur. Un marché en plein essor.

Ces deux amies, au vu de leur activité professionnelle très prenante, avaient bien sûr besoin de se détendre, se défouler. Pour cela, elles avaient l’habitude d’aller, trois nuits par semaine, au Macumba, club où se produisait régulièrement Phil Wonder, un pianiste-chanteur de jazz. Celui-ci s’employait chaque soir, à les distraire, et les emmener sur les chemins du jazz, encore et encore. Elles vivaient ainsi, par procuration, les tragédies subient par le peuple noir, au travers du talent de Phil Wonder.

Nikita fit un soir la connaissance d’un certain Johnny, photographe professionnel, qui travaillait pour des agences de voyages. Il leur ramenait des photos de voyages pour leurs différents catalogues. L’alchimie fut immédiate. Mais, de caractère dominante et cérébrale dans ses relations amoureuses, elle allait mettre à mal l’amour que lui porte Johnny, qui ne cessait jour après jour de dire à Nikita « I’am crazy for you ». En fait Nikita s’amusait avec Johnny. Il était son jouet.

Dans cette relation devenue particulière au fil du temps, Johnny avait de plus en plus l’impression de marcher seul, sinon à côté de Nikita. Devenir un étranger, voire un homme objet aux yeux de Nikita lui était insupportable. Ce calvaire amoureux va le vivre pendant 1 an. Un soir, il s’est dit que ça ne pouvait plus durer. « Je me suis perdu à l’aimer « . Cela ne pouvait plus durer.

De son côté, son amie Aziza, caractère bien trempée, passionnée, vit une belle histoire d’amour avec Rebecca, jolie brune aux verts, qui travaille avec elle. Tout en relation fusionnelle, les deux amoureuses, se disent souvent « dear, I Will save all my love for you ». Installées dans le Lot de Rebecca situé près de la place du Capitole, elles n’hésitent pas à s’octroyer un week-end en amoureuses dans l’Ariege, près du Tourmalet et de la vallée d’Asp. Rebecca, dont la famille est originaire du coin, adore faites découvrir la région, sa beauté, son côté sauvage, à Aziza.

Nikita et Aziza, bien que s’éloignant parfois au regard de leurs vies personnelles, quand elles se retrouvent, aiment à partager leurs péripéties de vies. Les deux amies croquent la vie, sereinement.

Je vous laisse avec une jolie playlist qui vous rappellera sans doute quelques souvenirs.

Guillaume.

La magie de la Motown pour nos enfants.


Ceci est une lettre pour tous les jeunes parents… Un moyen de vous soulager les oreilles quand vous passerez du temps avec vos petits anges. On ne va pas se mentir, on est entre nous, n’ayez pas honte, ils nous arrive de prendre un temps avec les enfants devant un dessin animé ou leur faire écouter de la musique et de se poser sur le canapé, c’est bien naturel après toutes ces nuits sans sommeil…

Le problème dans ces deux cas, c’est que vous allez vite vous retrouver coincé entre Henri Dès et La Pat Patrouille, alors comme je suis sympa et que je suis en plein dans ce pétrin, je vous offre une petite astuce: Voilà ma recette, vous allumez votre télé, vous lancez Netflix et si comme les miens, vos enfants ne sont pas encore en âge de vous dire “C’est nul ce que t’écoutes papa!!!” vous devriez pouvoir leur vendre un peu de bon son et un dessin animé plutôt sympa, oui oui, les deux en un!!!

Pour ça, vous allez choisir une des sorties récentes de la plateforme de streaming qui s’appelle “Motown Magic”, vous commencez à voir où je veux en venir?

C’est l’histoire du jeune Ben, qui grandit dans une famille d’artistes, toujours de bonne humeur et toujours prêt à sortir une guitare et une batterie pour chanter et danser à la moindre occasion. Pour son premier jour d’école, le petit Ben doit réaliser un projet artistique mais malheureusement, contrairement au reste de la famille, il n’a pas encore trouver son talent… jusqu’à ce que la magie de la Motown, a l’aide d’une flûte magique fasse son effet!

Je vous en dit pas plus sur le scénario, c’est pas du Coppola non plus, mais c’est plutôt fun et le grand intérêt du show pour moi, c’est de pouvoir faire danser mes petits bouts sur les Jackson 5 et non plus sur “Pirouette cacahuète” et ça c’est la classe!!!

Alors niveau musical me direz-vous? Et bien vous allez pouvoir retrouver toute la crème de l’industrie Soul de Detroit des années 60-70, des Jackson 5 et leur “ABC” à Stevie Wonder et son “Sir Duke”, morceau préféré de mon chouchou Anderson.Paak, en passant par Martha Reeves et les Vandellas, bien sûr, les immenses stars du label de Berry Gordy sont là aussi, je parle évidemment de Marvin Gaye, des Temptations et de Diana Ross et ses Supremes.

A la production, vous retrouverez un certain Smokey Robinson, qui s’y connait un peu en matière de Motown puisque c’est lui qui, avec ses yeux bleus a fait les premières grandes heures du label avec des titres comme “Tracks of my tears” ou “Tears of a clown”.

Voilà, je vous laisse profiter de cette petite pause musicale avec vos chouchous, ça devrait plutôt bien se passer et vous verrez que l’expression « Netflix and chill » prend tout son sens!!!

Laurent

1 an en musique : 1982


1 an plus tard… 1982, j’ai 1 an, l’heure pour moi de me tenir debout et d’effectuer mes premiers pas de danse dans mes pampers, mais j’y viendrais plus tard, en attendant, préparez-vous pour un retour dans le passé, montez dans la Delorean…

WooooooW!!! Ca décoiffe non? Ca y est vous êtes remis? Je vais donc vous proposer une playlist pour résumer 1982 en douze morceaux, en incluant, mon inavouable. Un peu moins Funky que l’année précédente et plus orientée pop, cette playlist reste quand même assez proche de mon univers musical habituel.

Comment commencer autrement qu’avec LE morceau qui a ouvert les portes du rap au monde entier, à savoir « The message » de Grandmaster Flash et les Furious Five, je vous en avais parlé dans la chronique sur « Hip Hop Evolution » de Netflix, qui traite de l’histoire du hip hop, des origines à nos jours.

Vous y retrouverez aussi la chanson la plus célèbre du plus célèbre de tous les artistes Soul, l’immense Marvin Gaye et son inoubliable “Sexual healing”, probablement la chanson ou l’une des chansons les plus sensuelles de tous les temps et une de mes favorites, toutes catégories confondues. Toujours au rayon Soul, si Marvin Gaye est le roi, sa reine ne peut être autre qu’Aretha Franklin, ici son “Jump to it”, composé par Marcus Miller et écrit par mon chouchou Luther Vandross marque un virage plus funky dans la carrière de la Queen of soul.

Quelle chanson pour illustrer le mieux un pont entre la soul et la pop que le duo entre Stevie Wonder et Paul McCartney pour “Ebony and Ivory” sur l’album “Tug of war”, enregistré juste après l’assassinat de John Lennon. Chanson de paix et d’amour où les deux géants nous démontre que si les notes, blanches et noires de leurs piano peuvent cohabiter, alors pourquoi les hommes n’en feraient pas autant?

J’ai choisi aussi l’excellent “Come on Eileen” des Dexys Midnight Runners, la chanson qui donne la pêche par excellence. Vous retrouverez aussi “The eye of the tiger”, de Survivor, qui avant d’être la B.O géniale qui accompagnait l’entrainement de Rocky pour le combat contre Clubber Lang était le hit qui allait faire connaître le groupe.

Un peu de Culture club aussi avec “Do you really want to hurt me?” et puis mon inavouable, Philippe Lavil, pour “Il tape sur des bambous”, le titre qui m’a permis de tenir sur deux pattes!!! Et oui, c’est la petite anecdote perso du jour, j’aimais tellement cette chanson et je voulais tellement la remettre en boucle, ce qui devait rendre fou mes parents, que je me suis levé et bien accroché à ma couche j’ai couru jusqu’au tourne disque…

Voilà, ma petite séance nostalgie est terminée donc…

Laurent

Les Soulections #10 : Curtis Mayfield


Comme pour les autres sections de mes chroniques, sur les dizaines, je me réserve toujours un petit plaisir, aujourd’hui, c’est pour moi, l’un des artistes les plus marquants de l’histoire de la soul music, MONSIEUR Curtis Mayfield!!!

Le chanteur guitariste de Chicago est l’un des fers de lance de l’éveil d’une conscience sociale musicale au même titre que Marvin Gaye, Stevie Wonder ou Gil Scott Heron, peut être, quelque part des précurseurs du hip hop revendicatif des Public Enemy et autres. Sa musique a influencé à travers ses riffs de guitare et sa voix si particulière.

La vie et la carrière de Mayfield sont de véritables montagnes russes, il naît en 1942 dans l’un des quartiers les plus difficiles de Chicago, Cabrini-Green, très vite désintéressé de l’école, il se passionne pour la musique et les groupes de Gospel, très populaires dans sa communauté. Il s’oriente principalement vers la guitare et le chant et compose avec ses cousins et les ex “Alphatones”, une nouvelle formation qu’ils nomment les “Northern jubilee singers”, parmi eux, un certain Jerry Butler, qui sera leur lead vocal, Curtis, lui, c’est le guitariste principal. Leur musique est principalement spirituelle et comme pour beaucoup dans ce cas, la reconnaissance est majoritairement locale, malgré tout, cette expérience leur permettra de faire la connaissance des “Roosters”, une autre groupe, issu lui du Tennessee et qui a décidé de passer sur la côte est et tenter sa chance loin des terres du rock. Les deux groupes fusionnent, deviennent les “Impressions” et signent leur premier contrat dans un label, chez Vee-Jay Records, le premier label noir américain, et non, ce n’est pas la Motown. Les nouveaux re-nommés “Impressions” n’oublient pas leurs racines Gospel, mais se réorientent dans un style plus R’N’B et le succès est vite au rendez-vous avec des titres comme “For your precious love” en 1958.

Le problème, c’est qu’avec ce succès, vient également de grosses tensions au sein du groupe et notamment entre Curtis et Jerry Butler et ce dernier finira par quitter le groupe. Les Impressions continuent leur petit bonhomme de chemin et font même mieux que ça quand ils sortent “This is my country” et “Gipsy woman”, c’est une très belle carrière qui s’annonce pour le groupe avec Curtis à leur tête et cela durant toutes les années 60.

La fin de la décennie marque la fin des “Impressions” et le début de la carrière solo de Curtis Mayfield, c’est là qu’il va marquer l’histoire de la musique, dès son premier album éponyme, avec des chansons comme “(Don’t worry) If there’s a hell below, we’re all gonna go” (le générique de “The deuce”) et “We, the people, who are darker than blue”, il marque le pas sur les ballades et devient un artiste engagé socialement et politiquement.

Ce nouveau virage dans la carrière du Chicagoan explose au visage de la communauté noire Américaine et du monde entier en 1972 avec la B.O du film “Superfly”, le grand succès de Mayfield.

Finalement, le succès du disque dépasse même celui du film et pour la première fois, dans une bande originale de Blaxploitation, on ne parle pas que des macs et des prostituées, Mayfield aborde les problèmes de sociétés de l’époque, la drogue dans les ghettos, la pauvreté et l’ingérence du gouvernement en place. Très vite repris par le mouvement des droits civiques au même titre qu’Innervision de Stevie Wonder et What’s going on de Marvin Gaye, l’exposition de Curtis est décuplé, il devient l’un des emblèmes du “Black power”. Tout au long des années 70, il continuera d’enchainer les succès musicaux, en tant qu’artiste, mais aussi comme producteur, sur l’album de Baby Huey et son immense “Hard time” par exemple. Le début des années 80 marque les grands débuts du hip hop et de son aspect revendicatif, mais aussi un petit retrait de la scène musicale pour Curtis Mayfield, qui ne sortira des disques mais avec un succès moindre, le créneau politique étant occupé par les rappeurs.

Curtis continue de tourner sur scène jusqu’au 14 Août 1990, où un projecteur lui tombe dessus et le paralyse lors d’un concert à Brooklyn. L’artiste ne pourra plus jouer de la guitare, mais restera actif dans le monde musical et sortira même un dernier album en 1996, “New world order”.

Malheureusement pour nous et pour l’industrie de la musique, il est atteint de diabète et doit se faire amputer d’une jambe en 1998, dès lors, son état se dégrade rapidement et il décèdera le 26 Décembre 1999 à Roswell, en Géorgie.

Alors, voilà, si vous souhaitez (re) découvrir ce génie de la musique, je vous recommande vivement de venir emprunter nos documents à la médiathèque (disque, DVD…) en attendant de vous retrouver dans les bacs, voici un petit aperçu du talent de Curtis Mayfield.

Laurent

L’histoire d’une chanson: A gajota de Ipanema


Chose promise, chose due ma chère Michèle, j’ai trainé mais je vais m’essayer à ce petit exercice qu’est l’histoire d’une chanson et loin de mon univers musical habituel, je vais plutôt pencher pour la Bossa Nova avec la fameuse fille d’Ipanema.

J’ai entendu l’histoire de ce classique lors de mon voyage à Rio il y a quelques années de ça et j’ai été saisi par le fait qu’une anecdote aussi banale ait pu donner naissance à un tel mythe de la musique.

Août 1962, Tom Jobim et Vincius Da Moraes ont leurs habitudes au “Veloso”, un bar restaurant en face de la plage d’Ipanema à Rio De Janeiro, plusieurs jours durant, ils contempleront la beauté d’une jeune carioca qui emprunte cette route pour aller de chez elle à l’école. Subjugués et inspirés par leur nouvelle muse, ils décident d’en faire une chanson.

Les paroles de Da Moraes et la musique de Jobim sera jouée pour la première fois dans un club branché de Copacabana, “Au bon gourmet”, ils seront accompagnés par Joao Gilberto et les Os Cariocas.

C’est les débuts de la Bossa Nova et le morceau est connu un peu partout dans les endroits branchés de Rio, mais ne connaît pas de version studio avant 1964 et sa traduction en Anglais par Norman Gimbel pour l’album Getz/Gilberto, avec la voix d’Astrud Gilberto, la femme de Joao. Le titre et l’album sont un succès immédiat et reçoivent un Grammy l’année suivante.

Les auteurs de la chanson révèleront le secret de celle qui les a inspirés : Heloísa Eneida Menezes Paes Pinto et lanceront du même coup sa carrière, elle deviendra mannequin, puis styliste, mais restera à jamais la fille d’Ipanema.

Depuis, le bar “Veloso” a été renommé “A gajota de Ipanema” et c’est une adresse que je vous recommande vivement si vous avez l’occasion de passer par là. Vincius Da Moraes a donné son nom à l’ancienne rue Montenegro, où vivait “Helo Pinheiro”, la fille d’Ipanema. La chanson elle, sera reprise de nombreuses fois comme en témoigne la playlist ci-dessous.

Laurent

Un samedi avec Hubert Dupont et son M’Brass Band.


BRASSBANDCOULEUR.Samedi 16 Janvier, l’espace musique de la médiathèque a eu le plaisir d’accueillir pour la seconde fois (après la fête de la musique en juin 2014), le musicien et chef de band(e) Hubert Dupont, accompagné de son M’Brass Band, pour l’occasion composé de 9 musiciens : 6 cuivres dont 5 saxophones et un Tuba, un percussionniste avec sa grosse caisse, et un accordéoniste.

Au menu de cette rencontre musicale, un répertoire varié que le public présent (50 personnes, petits et grands) a pu apprécier pendant 45 minutes. Hubert Dupont et ses acolytes ont ouvert la séance par un morceau composé par Pee Wee Ellis (ancien membre de la section cuivres de James Brown), intitulé « Chicken ». Selon ses propres mots Hubert et son Brass Band ne jouent « que des tubes », « évidemment par écrits pour être joués en Brass Band, mais c’est ça qui est intéressant ! ». Alors après « Chicken », nous eûmes droit à « Kadji » du pianiste de jazz Don Pullen. Puis le Brass Band enchaîna avec le célèbre « Isn’t she lovely » de Stevie Wonder, « No mercy for me » du pianiste-organiste Joe Zawinul, ancien compagnon de route de Miles Davis et créateur-leader du Joe Zawinul Syndicate dans les années 90.

Pour terminer ce voyage musical à travers les styles, les continents, le M’Brass Band a joué un morceau d’une chanteuse-danseuse sud-africaine, Busi Mhlongo,  intitulé « Awuku Umuzi ». Du jazz, de la soul, de la musique traditionnelle, Hubert et ses complices nous ont régalé et démontré que rien ne résistait à l’adaptation pour Brass Band.

Au final, un joli moment musical, une belle rencontre, très appréciée par le public présent.

Vivement la prochaine fois ! DessinBrassBandGilles

Homme aux multiples projets, aux horizons sonores variés, Hubert Dupont est à la recherche de musiciens / musiciennes, pour compléter son Brass Band. Alors si cela vous intéresse, vous pouvez le contacter en allant sur le site : http://www.ultrabolic.com/

ou bien en vous rendant le samedi après-midi, au bar musical « Musique au comptoir » situé sous la Halle Roublot http://www.musiquesaucomptoir.fr/ , lieu de répétitions entre 16h et 19h.

Guillaume.

 

 

 

Torsten Goods, à la croisée des cultures….


TorstenGoods_pochetteTorsten Goods… cet artiste, jusqu’alors, m’était totalement inconnu. Renseignements pris, le bonhomme est un chanteur-guitariste-compositeur allemand, né à l’orée des années 80.

Après un apprentissage et des gammes auprès de Bireli Lagrène, Mike Stern (excusez du peu !!! ), il revendique une influence musicale tirée de Stevie Wonder, George Benson ou… Freddie Mercury. Belle palette !

Depuis 2001, le jeune musicien au look de jeune premier (voir pochette de son nouvel album), a déjà 5 disques à son actif. Le 6ème, Love comes to town, est un subtil mélange de toutes ses influences . Unlucky like me qui renvoie à Stevie Wonder et à Toto, Right here waiting, moment tendre de l’album (une reprise du titre de Richard Marx), Someone like you ou encore le standard jazz They can’t take that away from me, ici interprété en duo avec Viktoria Tolstoy, démontrent que le jeune chanteur-guitariste allemand est à l’aise en toutes circonstances. Outre la chanteuse suédoise,  il s’est adjoint les services de pointures comme le trompettiste Till Brönner, le tromboniste Nils Landgren.

Sans oublier When loves come to town, qui, certes de qualité, ne possède pas la magie de la version enregistrée par U2 et BB. King, figurant sur l’album de la bande à Bono « Rattle and Hum », sorti en 1988.

Au final, le résultat est certes agréable à écouter,  mais manquant parfois de fougue, de punch, de vérité, choses que réclament  le blues, la soul, le rhythm’n’ blues.

Je vous laisse donc juge…

Guillaume.