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1 an en musique : 1982


1 an plus tard… 1982, j’ai 1 an, l’heure pour moi de me tenir debout et d’effectuer mes premiers pas de danse dans mes pampers, mais j’y viendrais plus tard, en attendant, préparez-vous pour un retour dans le passé, montez dans la Delorean…

WooooooW!!! Ca décoiffe non? Ca y est vous êtes remis? Je vais donc vous proposer une playlist pour résumer 1982 en douze morceaux, en incluant, mon inavouable. Un peu moins Funky que l’année précédente et plus orientée pop, cette playlist reste quand même assez proche de mon univers musical habituel.

Comment commencer autrement qu’avec LE morceau qui a ouvert les portes du rap au monde entier, à savoir « The message » de Grandmaster Flash et les Furious Five, je vous en avais parlé dans la chronique sur « Hip Hop Evolution » de Netflix, qui traite de l’histoire du hip hop, des origines à nos jours.

Vous y retrouverez aussi la chanson la plus célèbre du plus célèbre de tous les artistes Soul, l’immense Marvin Gaye et son inoubliable “Sexual healing”, probablement la chanson ou l’une des chansons les plus sensuelles de tous les temps et une de mes favorites, toutes catégories confondues. Toujours au rayon Soul, si Marvin Gaye est le roi, sa reine ne peut être autre qu’Aretha Franklin, ici son “Jump to it”, composé par Marcus Miller et écrit par mon chouchou Luther Vandross marque un virage plus funky dans la carrière de la Queen of soul.

Quelle chanson pour illustrer le mieux un pont entre la soul et la pop que le duo entre Stevie Wonder et Paul McCartney pour “Ebony and Ivory” sur l’album “Tug of war”, enregistré juste après l’assassinat de John Lennon. Chanson de paix et d’amour où les deux géants nous démontre que si les notes, blanches et noires de leurs piano peuvent cohabiter, alors pourquoi les hommes n’en feraient pas autant?

J’ai choisi aussi l’excellent “Come on Eileen” des Dexys Midnight Runners, la chanson qui donne la pêche par excellence. Vous retrouverez aussi “The eye of the tiger”, de Survivor, qui avant d’être la B.O géniale qui accompagnait l’entrainement de Rocky pour le combat contre Clubber Lang était le hit qui allait faire connaître le groupe.

Un peu de Culture club aussi avec “Do you really want to hurt me?” et puis mon inavouable, Philippe Lavil, pour “Il tape sur des bambous”, le titre qui m’a permis de tenir sur deux pattes!!! Et oui, c’est la petite anecdote perso du jour, j’aimais tellement cette chanson et je voulais tellement la remettre en boucle, ce qui devait rendre fou mes parents, que je me suis levé et bien accroché à ma couche j’ai couru jusqu’au tourne disque…

Voilà, ma petite séance nostalgie est terminée donc…

Laurent

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Les Soulections #10 : Curtis Mayfield


Comme pour les autres sections de mes chroniques, sur les dizaines, je me réserve toujours un petit plaisir, aujourd’hui, c’est pour moi, l’un des artistes les plus marquants de l’histoire de la soul music, MONSIEUR Curtis Mayfield!!!

Le chanteur guitariste de Chicago est l’un des fers de lance de l’éveil d’une conscience sociale musicale au même titre que Marvin Gaye, Stevie Wonder ou Gil Scott Heron, peut être, quelque part des précurseurs du hip hop revendicatif des Public Enemy et autres. Sa musique a influencé à travers ses riffs de guitare et sa voix si particulière.

La vie et la carrière de Mayfield sont de véritables montagnes russes, il naît en 1942 dans l’un des quartiers les plus difficiles de Chicago, Cabrini-Green, très vite désintéressé de l’école, il se passionne pour la musique et les groupes de Gospel, très populaires dans sa communauté. Il s’oriente principalement vers la guitare et le chant et compose avec ses cousins et les ex “Alphatones”, une nouvelle formation qu’ils nomment les “Northern jubilee singers”, parmi eux, un certain Jerry Butler, qui sera leur lead vocal, Curtis, lui, c’est le guitariste principal. Leur musique est principalement spirituelle et comme pour beaucoup dans ce cas, la reconnaissance est majoritairement locale, malgré tout, cette expérience leur permettra de faire la connaissance des “Roosters”, une autre groupe, issu lui du Tennessee et qui a décidé de passer sur la côte est et tenter sa chance loin des terres du rock. Les deux groupes fusionnent, deviennent les “Impressions” et signent leur premier contrat dans un label, chez Vee-Jay Records, le premier label noir américain, et non, ce n’est pas la Motown. Les nouveaux re-nommés “Impressions” n’oublient pas leurs racines Gospel, mais se réorientent dans un style plus R’N’B et le succès est vite au rendez-vous avec des titres comme “For your precious love” en 1958.

Le problème, c’est qu’avec ce succès, vient également de grosses tensions au sein du groupe et notamment entre Curtis et Jerry Butler et ce dernier finira par quitter le groupe. Les Impressions continuent leur petit bonhomme de chemin et font même mieux que ça quand ils sortent “This is my country” et “Gipsy woman”, c’est une très belle carrière qui s’annonce pour le groupe avec Curtis à leur tête et cela durant toutes les années 60.

La fin de la décennie marque la fin des “Impressions” et le début de la carrière solo de Curtis Mayfield, c’est là qu’il va marquer l’histoire de la musique, dès son premier album éponyme, avec des chansons comme “(Don’t worry) If there’s a hell below, we’re all gonna go” (le générique de “The deuce”) et “We, the people, who are darker than blue”, il marque le pas sur les ballades et devient un artiste engagé socialement et politiquement.

Ce nouveau virage dans la carrière du Chicagoan explose au visage de la communauté noire Américaine et du monde entier en 1972 avec la B.O du film “Superfly”, le grand succès de Mayfield.

Finalement, le succès du disque dépasse même celui du film et pour la première fois, dans une bande originale de Blaxploitation, on ne parle pas que des macs et des prostituées, Mayfield aborde les problèmes de sociétés de l’époque, la drogue dans les ghettos, la pauvreté et l’ingérence du gouvernement en place. Très vite repris par le mouvement des droits civiques au même titre qu’Innervision de Stevie Wonder et What’s going on de Marvin Gaye, l’exposition de Curtis est décuplé, il devient l’un des emblèmes du “Black power”. Tout au long des années 70, il continuera d’enchainer les succès musicaux, en tant qu’artiste, mais aussi comme producteur, sur l’album de Baby Huey et son immense “Hard time” par exemple. Le début des années 80 marque les grands débuts du hip hop et de son aspect revendicatif, mais aussi un petit retrait de la scène musicale pour Curtis Mayfield, qui ne sortira des disques mais avec un succès moindre, le créneau politique étant occupé par les rappeurs.

Curtis continue de tourner sur scène jusqu’au 14 Août 1990, où un projecteur lui tombe dessus et le paralyse lors d’un concert à Brooklyn. L’artiste ne pourra plus jouer de la guitare, mais restera actif dans le monde musical et sortira même un dernier album en 1996, “New world order”.

Malheureusement pour nous et pour l’industrie de la musique, il est atteint de diabète et doit se faire amputer d’une jambe en 1998, dès lors, son état se dégrade rapidement et il décèdera le 26 Décembre 1999 à Roswell, en Géorgie.

Alors, voilà, si vous souhaitez (re) découvrir ce génie de la musique, je vous recommande vivement de venir emprunter nos documents à la médiathèque (disque, DVD…) en attendant de vous retrouver dans les bacs, voici un petit aperçu du talent de Curtis Mayfield.

Laurent

L’histoire d’une chanson: A gajota de Ipanema


Chose promise, chose due ma chère Michèle, j’ai trainé mais je vais m’essayer à ce petit exercice qu’est l’histoire d’une chanson et loin de mon univers musical habituel, je vais plutôt pencher pour la Bossa Nova avec la fameuse fille d’Ipanema.

J’ai entendu l’histoire de ce classique lors de mon voyage à Rio il y a quelques années de ça et j’ai été saisi par le fait qu’une anecdote aussi banale ait pu donner naissance à un tel mythe de la musique.

Août 1962, Tom Jobim et Vincius Da Moraes ont leurs habitudes au “Veloso”, un bar restaurant en face de la plage d’Ipanema à Rio De Janeiro, plusieurs jours durant, ils contempleront la beauté d’une jeune carioca qui emprunte cette route pour aller de chez elle à l’école. Subjugués et inspirés par leur nouvelle muse, ils décident d’en faire une chanson.

Les paroles de Da Moraes et la musique de Jobim sera jouée pour la première fois dans un club branché de Copacabana, “Au bon gourmet”, ils seront accompagnés par Joao Gilberto et les Os Cariocas.

C’est les débuts de la Bossa Nova et le morceau est connu un peu partout dans les endroits branchés de Rio, mais ne connaît pas de version studio avant 1964 et sa traduction en Anglais par Norman Gimbel pour l’album Getz/Gilberto, avec la voix d’Astrud Gilberto, la femme de Joao. Le titre et l’album sont un succès immédiat et reçoivent un Grammy l’année suivante.

Les auteurs de la chanson révèleront le secret de celle qui les a inspirés : Heloísa Eneida Menezes Paes Pinto et lanceront du même coup sa carrière, elle deviendra mannequin, puis styliste, mais restera à jamais la fille d’Ipanema.

Depuis, le bar “Veloso” a été renommé “A gajota de Ipanema” et c’est une adresse que je vous recommande vivement si vous avez l’occasion de passer par là. Vincius Da Moraes a donné son nom à l’ancienne rue Montenegro, où vivait “Helo Pinheiro”, la fille d’Ipanema. La chanson elle, sera reprise de nombreuses fois comme en témoigne la playlist ci-dessous.

Laurent

Un samedi avec Hubert Dupont et son M’Brass Band.


BRASSBANDCOULEUR.Samedi 16 Janvier, l’espace musique de la médiathèque a eu le plaisir d’accueillir pour la seconde fois (après la fête de la musique en juin 2014), le musicien et chef de band(e) Hubert Dupont, accompagné de son M’Brass Band, pour l’occasion composé de 9 musiciens : 6 cuivres dont 5 saxophones et un Tuba, un percussionniste avec sa grosse caisse, et un accordéoniste.

Au menu de cette rencontre musicale, un répertoire varié que le public présent (50 personnes, petits et grands) a pu apprécier pendant 45 minutes. Hubert Dupont et ses acolytes ont ouvert la séance par un morceau composé par Pee Wee Ellis (ancien membre de la section cuivres de James Brown), intitulé « Chicken ». Selon ses propres mots Hubert et son Brass Band ne jouent « que des tubes », « évidemment par écrits pour être joués en Brass Band, mais c’est ça qui est intéressant ! ». Alors après « Chicken », nous eûmes droit à « Kadji » du pianiste de jazz Don Pullen. Puis le Brass Band enchaîna avec le célèbre « Isn’t she lovely » de Stevie Wonder, « No mercy for me » du pianiste-organiste Joe Zawinul, ancien compagnon de route de Miles Davis et créateur-leader du Joe Zawinul Syndicate dans les années 90.

Pour terminer ce voyage musical à travers les styles, les continents, le M’Brass Band a joué un morceau d’une chanteuse-danseuse sud-africaine, Busi Mhlongo,  intitulé « Awuku Umuzi ». Du jazz, de la soul, de la musique traditionnelle, Hubert et ses complices nous ont régalé et démontré que rien ne résistait à l’adaptation pour Brass Band.

Au final, un joli moment musical, une belle rencontre, très appréciée par le public présent.

Vivement la prochaine fois ! DessinBrassBandGilles

Homme aux multiples projets, aux horizons sonores variés, Hubert Dupont est à la recherche de musiciens / musiciennes, pour compléter son Brass Band. Alors si cela vous intéresse, vous pouvez le contacter en allant sur le site : http://www.ultrabolic.com/

ou bien en vous rendant le samedi après-midi, au bar musical « Musique au comptoir » situé sous la Halle Roublot http://www.musiquesaucomptoir.fr/ , lieu de répétitions entre 16h et 19h.

Guillaume.

 

 

 

Torsten Goods, à la croisée des cultures….


TorstenGoods_pochetteTorsten Goods… cet artiste, jusqu’alors, m’était totalement inconnu. Renseignements pris, le bonhomme est un chanteur-guitariste-compositeur allemand, né à l’orée des années 80.

Après un apprentissage et des gammes auprès de Bireli Lagrène, Mike Stern (excusez du peu !!! ), il revendique une influence musicale tirée de Stevie Wonder, George Benson ou… Freddie Mercury. Belle palette !

Depuis 2001, le jeune musicien au look de jeune premier (voir pochette de son nouvel album), a déjà 5 disques à son actif. Le 6ème, Love comes to town, est un subtil mélange de toutes ses influences . Unlucky like me qui renvoie à Stevie Wonder et à Toto, Right here waiting, moment tendre de l’album (une reprise du titre de Richard Marx), Someone like you ou encore le standard jazz They can’t take that away from me, ici interprété en duo avec Viktoria Tolstoy, démontrent que le jeune chanteur-guitariste allemand est à l’aise en toutes circonstances. Outre la chanteuse suédoise,  il s’est adjoint les services de pointures comme le trompettiste Till Brönner, le tromboniste Nils Landgren.

Sans oublier When loves come to town, qui, certes de qualité, ne possède pas la magie de la version enregistrée par U2 et BB. King, figurant sur l’album de la bande à Bono « Rattle and Hum », sorti en 1988.

Au final, le résultat est certes agréable à écouter,  mais manquant parfois de fougue, de punch, de vérité, choses que réclament  le blues, la soul, le rhythm’n’ blues.

Je vous laisse donc juge…

Guillaume.