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Cuarteto Lunares, Tango dans la peau.


Quand on pense à l’Argentine, le mot qui vient immédiatement derrière est Tango. Comme la Salsa à Cuba, ou la Samba au Brésil. Le Blues aux Etats-Unis.

Le tango, musique autant que danse, qui est un langage musical et corporel dans lequel tous les argentins se reconnaissent, puisque cela fait partie de leur culture, de leur histoire. L’Argentine, qui a vécu des heures sombres de dictature, de 1966 à 1973 puis de nouveau entre 1976 et 1983, ne s’est jamais départi de ce fondement-là. Le tango, c’est l’équivalent par moment du blues, et en ce temps-là une musique de résistance, un acte fort face à ce pouvoir qui étranglait l’Argentine. Mais c’est aussi une musique qui peut parfois être joyeuse, festive, accompagnant mariages, naissances, ou plus tristement, accompagner une cérémonie funéraire. Cuarteto Lunares, composé de 3 filles et d’un garçon (Aurélie Gallois, violon, orchestration ; Carmela Delgado, bandoneon ; Gersende Perini, violoncelle ; Lucas Eubel Frontini, contrebasse). Cet attelage instrumental novateur de par sa composition fonctionne très bien, laissant la place à chaque instrumentiste pour s’exprimer.  « A horas truncas » est un disque qui fait le lien entre le tango d’hier tel que révélé par Carlos Gardel, Astor Piazzolla, et des formes musicales telles que le Jazz, la musique classique et le candombe, qui bien qu’issu du Paraguay, trouve aussi sa place dans la culture argentine.

Tous les sentiments humains y sont représentés, mêlés, joués, avec talent et sans jamais tomber dans la facilité.

Un disque à découvrir pour les néophytes comme pour les amateurs du genre.

Guillaume.

2014, place aux kiosques musicaux en tous genres !


Après le succès de la  rencontre musicale du 14 décembre 2013 à l’espace musique de la médiathèque Louis-Aragon, autour de Sandrine Barège et de l’association Couleur Kafrine, venues nous présenter la culture musicale réunionnaise, au travers d’extraits musicaux, de danses, de mets traditionnels, l’année 2014 démarre fort, avec 2 kiosques musicaux à venir, illustrant des univers très différents : La musique pop électro mélangée au tango et aux rythmes reggae, avec Nadir Moussaoui alias Nadoo le 15 février à 15h30, puis un répertoire plus classique  avec la chorale Saint-Louis de Vincennes (http://www.choeursaintlouis.com/), dirigée par le chef de choeur Stanislav Pavilek, le 29 mars prochain, toujours à 15H30. Ces deux moments musicaux seront l’occasion d’échanges avec le public présent.

Les kiosques que nous organisons, ont pour vocation de permettre aux musiciens / musiciennes, chanteurs / chanteuses, aux associations musicales de Fontenay ou des villes du 94, de venir se produire, en formule acoustique, afin de faire connaître leurs répertoires, de se confronter à un public.

Nous vous attendons donc nombreux les 15 février et 29 mars prochains. L’entrée est GRATUITE.

Guillaume.

Piazzolla Monteverdi


piazzolla_monteverdi_450Quel est le lien entre ces 2 personnages ? Est-ce Piazzolla qui interprète Monteverdi ? Bien sur que non. Monteverdi est né à Crémone en 1567 et est mort à Venise en 1643, Piazzolla est né en 1921 à Mar del Plata et est décédé à Buenos Aires en 1992. La rencontre entre 2 musiciens, novateurs dans leur domaine. Monteverdi est l’un des créateurs de l’opéra, il a aussi poussé l’art du madrigal à son paroxysme. Piazzolla a porté à son apogée le tango d’avant-garde. La modernité est le point commun entre les madrigaux de Monteverdi et les tangos de Piazzolla qui en fait toute leur popularité. Ces deux styles musicaux expriment la nostalgie, la vie, la douleur, la mort. Le chant et la danse se mêlent tout au long du disque, on ne sait plus où s’arrête Monteverdi et où commence Piazzolla.

Françoise

Les musiques de l’âme…


Lors de ce concert à Buenos Aires, le « Flamenco et Tango se serrèrent la main ». Diego El cigala, grand chanteur de flamenco réussit ce soir-là la prouesse de recréer les classiques du tango en y intégrant le chant andalou. Les musiciens des deux côtés de l’océan se sont réunis. Leur performance et celle de Diego furent unanimement reconnues et appréciées.

Cet album va crescendo, l’atmosphère devient électrisante, peu à peu Diego El Cigala nous révèle le douleur authentique, la véritable passion. Mes préférées : l’hommage à Atahualpa Yupanqui Los Hermanos, Youkali tiré du Tango habanera de Kurt Weill et une version magnifique de Soledad.

Michèle