Archives du blog

Mister Bennett en 5 chapitres !


Oui je sais, vous vous dites : « Quoi encore un article sur Tony Bennett! »… Je vous comprend. Si la fois précédente c’était pour chroniquer le concert triomphal du crooner à L’Olympia fin juin, cette fois-ci c’est à l’occasion de la réédition en coffret, sorti en 2015 chez Columbia/ Sony, de 5 albums du crooner américain. Histoire de faire un petit tour dans l’œuvre de ce chanteur.

5 albums différents répartis en 2 périodes, puis mis à part « I Left my heart inSan Francisco » paru en 1962, les 4 autres albums ici regroupés concernent la période 1992-1995, période au cours de laquelle le crooner va revenir sur le devant de la scène, conquérir un nouveau public, avec quatre albums renfermant des univers musicaux très différents :

Ca commence par un hommage à son alter ego Frank Sinatra avec « Perfectly Frank » paru en 1992. La pochette en noir et blanc, est une photo de Frank Sinatra jeune se produisant sur la scène d’un cabaret, entouré d’un petit orchestre. Des titres comme « I fall in love too easily », « Night and day », « You go to my head », The lady is a tramp », « Day in, day out », « Call me irresponsible », autant de standards immortalisés par « The voice », ici chantés par Tony Bennett et sa voix si particulière. Un régal!

Ensuite, dans la foulée, il enregistre en 1993 « Steppin out », qui se veut un album en hommage à Fred Astaire, l’un des plus grands danseurs de claquettes américains, qui, avec Gene Kelly, ainsi que la talentueuse Ginger Rogers, a écrit les plus belles pages du cinéma hollywoodien dans le domaine de la comédie musicale. Accompagné d’un trio piano-contrebasse-batterie, Bennett se ballade avec une joie non cachée dans cet univers swinguant, virevoltant. 18 titres qui sont un bonheur à écouter, savourer, découvrir.

En 1994, il profite de la vague initiée par la chaine musicale américaine MTV et sa série de concerts acoustiques (Unplugged) pour se plier à l’exercice, comme d’autres artistes avant lui, tels Eric Clapton ou Nirvana. Toujours entouré d’un trio piano-contrebasse-batterie, aussi précis qu’une montre suisse, ce soir-là, Tony Bennett donne toute sa mesure et régale le public d’une superbe performance vocale. A savourer!

Enfin, le dernier album ici présenté dans le coffret est « Here’s to the ladies » (pas besoin de traduire, n’est-ce pas mesdames!). A l’origine, « Here’s to the ladies » devait être un album de Franck Sinatra. Pour des raisons de business, ça ne s’est pas produit! Bref bien des années plus tard,  Tony Bennett a donc décidé de s’y coller. Au menu, de superbes interprétations de titres comme « I’m in love again », « Somewhere over the rainbow », ou encore « I got rhythm ».

Ce coffret permet un voyage dans le temps, dans l’histoire du jazz, du swing à la variété en passant par le jazz cool, guidé par la voix magique de Tony Bennett!
A ne pas rater!

Guillaume.

Publicités

Tony Bennett, le dernier des Géants


Tony Bennett. Ce nom ne dira sûrement rien à la jeune génération. Mais leurs parents, à coup sûr, ont déjà entendu ou connaissent ce chanteur américain, contemporain des Dean martin, Sammy Davis Jr, Frank Sinatra.  A bientôt 91 ans (il les aura le 3 août prochain), ce chanteur américain né à New-York en 1926, continue de fouler les scènes partout dans le monde pour le plus grand plaisir du public qui vient le voir. Il a d’ailleurs fait escale à Paris, sur la scène du mythique de l’Olympia, le 30 juin. Il fallait au moins ça pour accueillir cet immense chanteur. Accompagné d’un quartet haut de gamme, dont le batteur fut le complice de Count Basie (!), il a livré sans faillir une prestations remarquable pendant 1H45.

Alternant les romances, les reprises de chansons de Sinatra, oun encore celle de la fameuse chanson de Sacha Distel « La Belle Vie », et clôturant le show par un moment unique, exceptionnel : « Fly me to the moon » chanté a cappella!!!  La salle était debout!!!!!

Avec sa silhouette et sa « gueule » de cinéma qui ne déparerait pas dans un film de Scorsese, il ne passe pas inaperçu mais c’est bien sûr sa voix, légèrement voilée, qui depuis plus 60 ans, séduit le public. Ayant grandi en écoutant Judy Garland ou Bing Crosby, mais également Louis Armstrong ou Jack Teagarden, Tony Bennett commencera à chanter dès l’âge de 10 ans et fera des études de peinture et de musique à la High School of Industrial Art de New-York. Après une période faste dans les années 50-60 (pas moins de 11 albums enregistrés de 1952à 1960!), dont l’apogée sera le succès de version anglaise de la chanson de Sacha Distel « La belle vie » devenue « The good life » en 1963, et bien qu’apprécié des jazzmen, l’arrivée du rock va provoquer un coup d’arrêt à sa carrière. Il a enregistré avec les plus grands jazzmen (Dave Brubeck, « White House Sessions » qui date de 1962 mais sera seulement publié en … 2013!!!,  Count Basie-album « In Person! »(1959), ou le pianiste Bill Evans avec qui il fera deux disques : « The Tony Bennett-Bill Evans album » en 1975, et sa suite « Together again » en 1976.

Ce n’est que dans les années 80 et 90 que ce chanteur va retrouver l’audience d’un public rajeuni, sans pour autant modifier sa façon de chanter  ni le style musical qui a fait son succès : Le jazz, le style crooner. Durant cette période il enregistrera deux disques marquants, hommages à deux immenses figures du jazz : « Tony Bennett on Holiday: Tribute to Billie Holiday » (1997), « Bennett sings Ellington » (1999).

Les années 2000 vont confirmer cette tendance. Devenu une référence auprès de qui il est de bon ton de chanter, la preuve en est les deux albums de duos qui sont sortis en 2006 (avec Barbara Streisand, Céline Dion, Michael Bublé, Sting ou George Michael) puis 2011 (avec deux duos marquants, celui enregistré avec Amy Winehouse, sur un titre de 1930, et une version revisitée de « My lady is a tramp » avec Lady Gaga).

En 2014, il a publié un album de jazz en compagnie de Lady Gaga, « Cheek to Cheek ».

Chanteur de jazz, crooner, Tony Bennett a su traverser le temps, les modes. Il est aujourd’hui le dernier de ces géants, chanteurs à voix dont je parlais au début. Un style inimitable, une voix, une élégance.

Guillaume.

Bennett-Brubeck, duo magique !


BennettBrubeck_pochetteParfois, il arrive de « tomber » sur une perle, un moment magique !

C’est le cas pour moi, lorsque mes oreilles ont entendu le White House Sessions de 1962, enregistré lors du festival de Jazz de Washington, réunissant pour l’occasion le chanteur Tony Bennett et le pianiste Dave Brubeck, accompagnés notamment par le saxophoniste alto Paul Desmond, Joe Morello aux baguettes, et Eugene Wright à la contrebasse.

Le concert démarre par le célèbre Take Five, derrière lequel nous pouvons découvrir le très joli Nomad.

Le très be bop Thank you laisse le saxophoniste Paul Desmond nous régaler de son jeu fluide, précis. Le duo rythmique tient la barque sans ciller. Castilian blues ferme cette première partie. Just in time voit Tony Bennett rejoindre Dave Brubeck et consorts sur scène.  Celui qui longtemps resta dans l’ombre du géant Sinatra, enchaîne alors avec le mélo Small world, puis Make someone happy.  Soutenu, accompagné par le quatuor précité, le crooner nous régale. Les superbes Lullaby of Broadway, That old black magic et There will be another you, clôturent cette rencontre au sommet, entre deux géants du jazz.

Une perle rare, à se mettre entre les oreilles au plus vite !!!

Guillaume.

Tony Bennett and Co


J’avais déjà apprécié, il y a 5 ans le premier volume de duos interprétés par Tony Bennett et ses compères. Mais ce second volet uniquement composé de duos avec les artistes du moment sur des grands standards de jazz m’a complètement emballée.

L’émouvante reprise de Body and soul avec Amy Winehouse fut l’un des derniers enregistrements de cette chanteuse trop tôt partie. Ce crooner de 85 ans s’est entouré des plus grands et plus grandes : Michael Bublé, Norah Jones, Queen Latifah… J’aime particulièrement le Lady is a tramp avec Lady Gaga où l’on voit deux artistes prendre du plaisir à chanter ensemble.

(note personnelle : merci à Robert de m’avoir parlé de ce cd)

Michèle