Francisco Tárrega, père de le guitare classique moderne.


Rendre hommage à l’un des musiciens (guitariste) et compositeurs espagnols emblématiques (Francisco Tarrega, en l’occurrence) de la seconde moitié du 19ème et du début du 20ème siècle, n’est pas chose aisée. Pour cela, il faut de l’audace et avant tout, surtout, une bonne dose de talent. Le guitariste brescian contemporain Giulio Tampalini, s’est attelé à la tâche. Le tout regroupé sur un coffret de 4 CD « Tárrega, Guitar Edition » paru en 2015, contenant à la fois des œuvres originales de Tárrega (flamenco, mais aussi mazurkas, valses, polkas) et des transcriptions d’œuvres de compositeurs comme Beethoven (sonate pour piano n°3 op.13 dite « pathétique ; Symphonie n°7, op.92…) de Chopin (nocturnes, valses, préludes), de Berlioz (Ballet des Sylphes, La Damnation de Faust).

Mais qui était Francisco Tárrega ? Né en 1852 à Villareal, il apprend  dès 1862 la guitare et le piano à Barcelone. Après son entrée au conservatoire de Madrid en 1874, et des études très fructueuses, il enseigne la guitare, puis donne des concerts à travers toute l’Espagne. En 1881, il donne un récital au Théâtre de l’Odéon de Paris. Un triomphe. Parti pour s’installer à Londres, il n’y restera pas, ne se faisant pas du tout au climat, à l’ambiance. Il en tirera le morceau « Lagrima ». Rentré pour s’installer à Barcelone en 1885, il se liera d’amitié avec Albéniz, Granados ou Casals, grands compositeurs ibériques. Son talent, son style très moderne feront de ce compositeur ibère une référence, dont l’approche musicale de son instrument posa les bases de la guitare classique moderne. Il décèdera en 1909.

C’est donc à cette référence que Giulio Tampalini s’est attaqué, sur « Tárrega, Guitar Edition« , paru en 2015. Né en 1971, Tampalini est un instrumentiste brillant, qui après des études musicales au conservatoire de Brescia, fera des tournées en Europe, Asie ainsi qu’ aux Etats-Unis. Soliste, également capable de jouer en tant qu’accompagnateur avec des groupes ou auprès d’orchestres symphoniques, il publiera en 2003, « Francisco Tarrega : Complete works for guitar »  qui fut récompensé au titre du meilleur album de l’année.

Avec tact, précision et un jeu sans esbroufe, sans démonstration, il se glisse dans les œuvres de Tárrega avec bonheur, nous le faisant ainsi partager, de même que les transcriptions présentées.

Un joli voyage dans le monde de la guitare classique, à travers les siècles, les styles, les œuvres.

Guillaume.

 

 

 

 

 

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Publié le 9 octobre 2016, dans Chroniques, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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